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Thème III:

La Troisième République avant 1914 : un régime politique, un empire colonial.

H6 : La mise en œuvre du projet républicain

Objectif : Expliquer la mise en place du projet républicain de 1870 à 1914

Problématique : Malgré les oppositions qu’elle rencontre, comment la Troisième République finit-elle par regrouper la majorité des Français autour d’un projet politique commun ?

Plan:
I- Les difficultés de la mise en place du projet républicain avant 1879
II- La mise en place du projet républicain entre 1879 et 1892
III- La consolidation du projet républicain, souvent contesté, entre 1892 et 1914

Description et analyse d'une lithographie

Contexte :

La guerre franco prussienne de 1870 à 1871 est un conflit opposant la France à une coalition d'États allemands dirigée par la Prusse se terminant par une capitulation des français à Sedan. Le Traité de Francfort est signé le 10 mai 1871 terminant la guerre opposant ses deux puissances et engendrant la perte de l’Alsace-Moselle à la France lui infligeant également une lourde indemnité de guerre. Désormais, la France va mettre en place la IIIe République.

I-Les difficultées de la mise en place du projet républicains avant 1879

• Les élection législative de février 1871 donnent la majorité aux monarchistes hostiles a la république et favorables à la paix. L'Assemblée nationale nomme le conservateur Adolph Thiers chef du pouvoir exécutif. Dans Paris longtemps assiégée et affamée, le mécontentement éclate le 18 Mars 1871, quand Thiers veut retirer les canons installés sur la butte Montmarte. L'insurection débouche sur l'élection d'une Commune de Paris, dominée par l'extrême-gauche républicaine et socialiste. La Commune veut établir une République sociale très ambitieuse dans sa lutte contre les inégalités. Louise Michel y participe activement.

• L'Assemblée conservatrice ne peut tolérer cette situation. Thiers négocie la paix avec le chancelier allemand Otto von Bismarck et signe le 10 mai 1871 le traité de Francfort qui ôte à la France l'Alsace-Moselle. Les mains libres, ils peut retourner l'armée française contre la Commune, écrasée lors de la Semaine sanglante.

• Lors de la Semaine sanglante, l'armée versaillaise entre le 21 mai dans Paris par l'Ouest, et ses bombardements déclenchent les premiers incendies. Les Communards en allument d'autres pour entraver l'avancée adverse et abattre des symboles de régîmes détestés (palais des Tuileries et de la justice, Arc de triomphe de Louis XIV, cours des comptes...).

II- La mise en place du projet republlicain entre 1879 et 1892

• La désignation à la tête des différents pouvoirs reposent sur le suffrage direct (députés) ou indirect (sénateurs, président de la République) des Français. En 1884, une loi instaure le suffrage universel direct pour l'élection des conseils municipaux qui désignent ensuite les maires. C'est une république démocratique. En 1879, suite à la victoire électorale des premiers, Mac Mahon démissione. Son successeur le républicains Jules Grévy annonce qu'il ne dissoudra pas la Chambre sous aucun prétexte. La IIIe République devient une République parlementaire. A partir de 1879, les républicains peuvent faire voter de grandes lois libérales. Les libertés de réunion et d'expréssions favorisent l'essor du débat politique.C'est la République libérale.

• Les lois Ferry de 1881-1882 décretent que les élèves devront dès maintenant étudier un enseignement primaire composé de nombreuses matières (Art.1) lors d'une semaine de 7 jours composé de 5 jours de travaille, d'un jour vaçant ainsi que le dimanche (Atr.2). L'article 4 des lois rend l'école obligatoire et gratuite pour les filles et les garçons de 6 à 13 ans. Ces différentes lois sont complétées par la loi Goblet de 1886 décrètant que dans les écoles publiques l'enseignement est exclusivement confié à un personnel laïque.

• Les grands hommes de la patrie et de la République sont honorés par des obsèques nationales, tels Adolph Thiers ou Victor Hugo panthéoniser en 1885. Lors des funérailles de l'écrivain, le régime associe largement la peuple français à un hommage rappelant les valeurs de la République défendues par Hugo

III- La consolidation du projet républicain, souvent contesté, entre 1892 et 1914

• Sur fond de crise économique et sociale, le général Boulanger rassemble de nombreux mécontents du régime parlementaire (légitimistes, bonapartistes et la droite républicaine). Les boulangistes remportent nettement quelques élections législatives partielles en 1888 et 1889. Ceux-ci exigent la revanche contre l'Allemagne et la transformation de la République parlementaire par la dissolution de la Chambre des députés , la révision de la Constitution dans un sens plus favorable au pouvoir exécutif et l'élection d'une assemblée constituante. En 1889, Boulanger sera contraint à l'exil.

• En 1894, Alfred Dreyfus, un capitaine d'origine alsacienne et de confession juive, mis en cause pour trahison au profit de l'Allemagne, est jugé et condamné au bagne par les autorités militaires. Certains membres du service de contre-espionnage découvrent dès 1896qu'il s'agit d'une erreur judiciaire. Lors de cette période, le camp dreyfusard pour la liberté de Dreyfus fait face aux antidreyfusards pensant que Dreyfus est coupable, soit par antisémitisme, soit par respect de la chose jugée, soit par confiance aveugle envers les institutionsmilitaires. Mais en 1899 Dreyfus est rejugé mais condamné avec des circonstances atténuantes par un tribunal militaire.

• En 1904, le président du Conseil Emile Combes fait voter l'interdiction d'enseigner aux congrégations non autorisées, après quoi les relations diplomatiques avec le Vatican sont rompues. En Juillet 1905, la loi de séparation des Eglises et de l'Etat, confiée au député socialiste Artiste Briand, la laïcité devient une valeur centrale de la République française.

lithographie En Alsace-La première leçon , août 1914, de Fabien Fabiano : Description

Pour plus d'information sur l'auteur :

lithographie En Alsace-La première leçon , août 1914, de Fabien Fabiano : Analyse

La lithographie veut communiquer l'élan patriotique : il s'agit de mobiliser le plus grand nombre en insistant sur le bien-fondé et le caractère crucial de cette guerre. C'est une question de survie : celle, individuelle du soldat se confond avec celle de la République.
Le titre de la série, Pages glorieuses, et la légende de cette lithographie, Le jour de gloire est arrivé font référence à La Marseillaise, composée justement à Strasbourg, pendant la guerre qui opposait déjà, en 1792, la France et la Prusse.
La France républicaine est symbolisée par la salle de classe qui contient et respecte les diversités régionales (les costumes), en les intégrant dans une unité de valeurs. L'école primaire, rendue obligatoire, laïque et gratuite par les lois Ferry de 1881-1882, enseigne et met en œuvre les principes républicains, assurant l'égalité de tous dans le droit à l'enseignement, ainsi que le progrès des conditions et des savoirs.
La première leçon, dispensée par un soldat qui était peut-être instituteur dans le civil, consiste à rappeler à ces élèves qu'ils sont des enfants jamais oubliés de la République, et qu'ils devront aussi la défendre et la faire vivre.

Merci d'avoir lu mon travail

Fin

Source : Manuel éducadhoc 1ere histoire, Site officiel de l'Elysée, Wikipedia, corpus de document fournis et Histoire-image

Pour recommencer la présentation appuyer sur :

Cette personne représente un soldat français de 1914 (pantalon rouge) enseignant à des enfants alsaciens un cours de géographie. Celui-ci, après avoir déposé son arme et son livre, débute sa leçon. Il désigne du bras les différentes provinces du Nord Est de la France représentée sous forme de carte.

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Ces élèves alsaciens (vêtements féminin) assiste à un cours de géographie d'un soldat. Ils ont un air ébahi et reste bouche bée devant la leçon du professeur.

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Cette statue représente le buste de Marianne, allégorie de la République de la France et de la Liberté. Il est normal de le retrouvé dans une école car celui-ci est présent dans toutes les mairies et de nombreux lieux publics. Cette sculpture est encadré de deux drapeaux français aux couleurs bleu, blanc et rouge signifiant la monarchie et les couleurs de la villes de Paris

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La lithographie En Alsace-La première leçon est la dernière d'une série de cinq, intitulée Pages glorieuses. Ces lithographies, destinées à être reproduites et publiées dans certains journaux ou périodiques, sont destinées à un large public. Elles ont été réalisées en août 1914 par Fabien Fabiano (1882-1962), peintre et illustrateur, qui jusque là s'adonnait au dessin humoristique ou à la représentation de la vie parisienne.

Exemple d'une autre oeuvre de Fabien Fabiano:

Femme élégante 1940

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La salle de classe est ouverte au niveau de la porte et de la fenêtre montrant un paysage rural de campagne. Les différentes personnes, elles aussi en costume alsacien, ont l'air hésitantes et curieuses. Ce sont de simples témoin de la scène renforçant l'effet de focalisation de celle-ci

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Ce texte décrit la scène en parlant du sergent reprenant la leçon "interrompue il y a quarante-quatre ans" aux enfants. Celui-ci pointe de son doigt les Voges et entame le chant national "la Marseillaise". Enfin le texte ce termine sur une phrase qui nous fais comprendre que le sergent ne s'adresse pas que à la classe, mais à l'Alsace entière.

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