Want to make creations as awesome as this one?

Transcript

Les femmes et l'amour

Alcools

Shaïnèze Norelle, Zara Owen et Melina Drexler

I - La présence des femmes et les relations qui ont le plus inspiré le poète


II - Appolinaire et la vision de la femme maléfique

III - évolution de l'amour dans l'oeuvre

Plan

I - La présence des femmes et les relations qui ont le plus inspiré le poète

I - La présence des femmes et les relations qui ont le plus inspiré le poète

Annie Playden

  • Gouvernante anglaise
  • Rencontre Apolinnaire en Rhénanie (Allemagne)
  • Elle rentre ensuite à Londres puis part pour les États-Unis
  • Influence trouvée dans : “La Chanson du Mal-aimé”, “l’Emigrant de Landor Road”, “Les Colchiques”, tous les poèmes de Rhénanes
  • Sentiment réel de perte, de solitude et d’abandon.

STROPHE 1:
"Un soir de demi-brume à Londres
Un voyou qui ressemblait à
Mon amour vint à ma rencontre
Et le regard qu’il me jeta
Me fit baisser les yeux de honte"

La Chanson du Mal-Aimé

STROPHE 5:
"[Une femme]
Sortit saoule d’une taverne
Au moment où je reconnus
La fausseté de l’amour même"

L'émigrant de Landor Road

"ces rues que j’aimais" (v.13)

STOPHE 7
"Intercalées dans l’an c’étaient les journées veuves
Les vendredis sanglants et lents d’enterrements
De blancs et de tout noirs vaincus des cieux qui pleuvent
Quand la femme du diable a battu son amant"

I - La présence des femmes et les relations qui ont le plus inspiré le poète

Marie Laurencin

  • Peintre
  • Leur rupture va beaucoup influencer le poète dans ses écritures de poèmes mélancoliques où plane l'ombre d'un amour passé
  • Influence trouvée dans :“Marie”, “Cors de chasse”, “Zone”, “Le Pont Mirabeau”.

La Chanson du Mal-Aimé

EPIGRAPHE:
"Et je chantais cette romance
En 1903 sans savoir
Que mon amour à la semblance
Du beau Phénix s’il meurt un soir
Le matin voit sa renaissance."

I - La présence des femmes et les relations qui ont le plus inspiré le poète

Marie Laurencin

  • Peintre
  • Leur rupture va beaucoup influencer le poète dans ses écritures de poèmes mélancoliques où plane l'ombre d'un amour passé
  • Influence trouvée dans :“Marie”, “Cors de chasse”, “Zone”, “Le Pont Mirabeau”.

Marie

STROPHE 5 :
"Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s’écoule et ne tarit pas"

Le Pont Mirabeau


"L’amour s’en va comme cette eau courante" (v.13)

II- Appolinaire et les femmes maléfiques

Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s’empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-là
Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s’empoisonne
Les enfants de l’école viennent avec fracas
Vêtus de hoquetons et jouant de l’harmonica
Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières
Qui battent comme les fleurs battent au vent dément
Le gardien du troupeau chante tout doucement
Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l’automne

Colchiques

La Loreley

À Bacharach il y avait une sorcière blonde
Qui laissait mourir d’amour tous les hommes à la ronde
Devant son tribunal l’évêque la fit citer
D’avance il l’absolvit à cause de sa beauté
Ô belle Loreley aux yeux pleins de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcellerie
Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits
Ceux qui m’ont regardé évêque en ont péri
Mes yeux ce sont des flammes et non des pierreries
Jetez jetez aux flammes cette sorcellerie
Je flambe dans ces flammes ô belle Loreley
Qu’un autre te condamne tu m’as ensorcelé
Évêque vous riez Priez plutôt pour moi la Vierge
Faites-moi donc mourir et que Dieu vous protège
Mon amant est parti pour un pays lointain
Faites-moi donc mourir puisque je n’aime rien
Mon cœur me fait si mal il faut bien que je meure
Si je me regardais il faudrait que j’en meure
Mon cœur me fait si mal depuis qu’il n’est plus là
Mon cœur me fit si mal du jour où il s’en alla

L’évêque fit venir trois chevaliers avec leurs lances
Menez jusqu’au couvent cette femme en démence
Va-t’en Lore en folie va Lore aux yeux tremblants
Tu seras une nonne vêtue de noir et blanc
Puis ils s’en allèrent sur la route tous les quatre
La Loreley les implorait et ses yeux brillaient comme des astres
Chevaliers laissez-moi monter sur ce rocher si haut
Pour voir une fois encore mon beau château
Pour me mirer une fois encore dans le fleuve
Puis j’irai au couvent des vierges et des veuves
Là-haut le vent tordait ses cheveux déroulés
Les chevaliers criaient Loreley Loreley
Tout là-bas sur le Rhin s’en vient une nacelle
Et mon amant s’y tient il m’a vue il m’appelle
Mon cœur devient si doux c’est mon amant qui vient
Elle se penche alors et tombe dans le Rhin
Pour avoir vu dans l’eau la belle Loreley
Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

Nuit rhéane

Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme

Écoutez la chanson lente d’un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds
Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n’entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées
Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été
Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire

Nuit rhéane

Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme

Écoutez la chanson lente d’un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds
Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n’entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées
Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été
Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire

Le soleil ce jour-là s’étalait comme un ventre
Maternel qui saignait lentement sur le ciel
La lumière est ma mère ô lumière sanglante
Les nuages coulaient comme un flux menstruel
Au carrefour où nulle fleur sinon la rose
Des vents mais sans épine n’a fleuri l’univers
Merlin guettait la vie et l’éternelle cause
Qui fait mourir et puis renaître l’univers
Une vieille sur une mule à chape verte
S’en vint suivant la berge du fleuve en aval
Et l’antique Merlin dans la plaine déserte
Se frappait la poitrine en s’écriant Rival
Ô mon être glacé dont le destin m’accable
Dont ce soleil de chair grelotte veux-tu voir
Ma Mémoire venir et m’aimer ma semblable
Et quel fils malheureux et beau je veux avoir
Son geste fit crouler l’orgueil des cataclysmes
Le soleil en dansant remuait son nombril
Et soudain le printemps d’amour et d’héroïsme
Amena par la main un jeune jour d’avril
Les voies qui viennent de l’ouest étaient couvertes
D’ossements d’herbes drues de destins et de fleurs
Des monuments tremblants près des charognes vertes
Quand les vents apportaient des poils et des malheurs
Laissant sa mule à petits pas s’en vint l’amante
À petits coups le vent défripait ses atours

merlin et la vieille femme

Puis les pâles amants joignant leurs mains démentes
L’entrelac de leurs doigts fut leur seul laps d’amour
Elle balla mimant un rythme d’existence
Criant depuis cent ans j’espérais ton appel
Les astres de ta vie influaient sur ma danse
Morgane regardait du haut du mont Gibel
Ah ! qu’il fait doux danser quand pour vous se déclare
Un mirage où tout chante et que les vents d’horreur
Feignant d’être le rire de la lune hilare
Et d’effrayer les fantômes avant-coureurs
J’ai fait des gestes blancs parmi les solitudes
Des lémures couraient peupler les cauchemars
Mes tournoîments exprimaient les béatitudes
Qui toutes ne sont rien qu’un pur effet de l’Art
Je n’ai jamais cueilli que la fleur d’aubépine
Aux printemps finissants qui voulaient défleurir
Quand les oiseaux de proie proclamaient leurs rapines
D’agneaux mort-nés et d’enfants-dieux qui vont mourir
Et j’ai vieilli vois-tu pendant ta vie je danse
Mais j’eusse été tôt lasse et l’aubépine en fleurs
Cet avril aurait eu la pauvre confidence
D’un corps de vieille morte en mimant la douleur
Et leurs mains s’élevaient comme un vol de colombes
Clarté sur qui la nuit fondit comme un vautour.
Puis Merlin s’en alla vers l’est disant Qu’il monte
Le fils de la Mémoire égale de l’Amour
Qu’il monte de la fange ou soit une ombre d’homme
Il sera bien mon fils mon ouvrage immortel

Le front nimbé de feu sur le chemin de Rome
Il marchera tout seul en regardant le ciel
La dame qui m’attend se nomme Viviane
Et vienne le printemps des nouvelles douleurs
Couché parmi la marjolaine et les pas-d’âne
Je m’éterniserai sous l’aubépine en fleurs

Dans la maison du vigneron les femmes cousent
Lenchen remplis le poêle et mets l’eau du café
Dessus — Le chat s’étire après s’être chauffé
— Gertrude et son voisin Martin enfin s’épousent
Le rossignol aveugle essaya de chanter
Mais l’effraie ululant il trembla dans sa cage
Ce cyprès là-bas a l’air du pape en voyage
Sous la neige — Le facteur vient de s’arrêter
Pour causer avec le nouveau maître d’école
— Cet hiver est très froid le vin sera très bon
— Le sacristain sourd et boiteux est moribond
— La fille du vieux bourgmestre brode une étole
Pour la fête du curé La forêt là-bas
Grâce au vent chantait à voix grave de grand orgue
Le songe Herr Traum survint avec sa sœur Frau Sorge
Kæthi tu n’as pas bien raccommodé ces bas
— Apporte le café le beurre et les tartines
La marmelade le saindoux un pot de lait
— Encore un peu de café Lenchen s’il te plaît
— On dirait que le vent dit des phrases latines
— Encore un peu de café Lenchen s’il te plaît
— Lotte es-tu triste Ô petit cœur — Je crois qu’elle aime

les femmes

— Dieu garde — Pour ma part je n’aime que moi-même
— Chut À présent grand’mère dit son chapelet
— Il me faut du sucre candi Leni je tousse
— Pierre mène son furet chasser les lapins
Le vent faisait danser en rond tous les sapins
Lotte l’amour rend triste — Ilse la vie est douce
La nuit tombait Les vignobles aux ceps tordus
Devenaient dans l’obscurité des ossuaires
En neige et repliés gisaient là des suaires
Et des chiens aboyaient aux passants morfondus
Il est mort écoutez La cloche de l’église
Sonnait tout doucement la mort du sacristain
Lise il faut attiser le poêle qui s’éteint
Les femmes se signaient dans la nuit indécise
Septembre 1901-Mai 1902.

donc...

  • la femme = source de malheurs
  • vision de la femme en accord avec la vision que le poète a de lui-même
  • femme = muse (maléfique ou non)
  • Marie et Annie, femmes maléfique qui l'ont blessé profondément

III- évolution de l'amour dans l'oeuvre

"Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua"

Author's Name

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua. Ut enim ad minim veniam, quis nostrud exercitation ullamco laboris nisi ut aliquip ex ea commodo consequat.

Lorem ipsum dolor sit

Justification

Lorem ipsum

  1. Lorem ipsum dolor sit
  2. Amet, consectetur
  3. Adipiscing elit, sed do
  4. Eiusmod tempor
  5. Incididunt ut labore et

Info

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit, sed diam nonummy nibh euismod tincidunt ut laoreet dolore magna aliquam erat volutpat.

"Et nos amours"

Le pont Mirabeaue

C'est le printemps viens-t'en Pâquette


Mars et Vénus sont revenus
Ils s'embrassent à bouches folles
Devant des sites ingénus

De la floraison qui paraît
La nature est belle et touchante

Les grenouilles humides chantent

Aubade

“Il contient aussi une villa, qui est une grande rose“


“Nous nous regardons“

Annie

"Offerte à tous en tout mignonne"


Marizibill

"Quand donc reviendrez-vous Marie"


“Sais-je où s’en iront tes cheveux
Crépus comme mer qui moutonne
Sais-je où s’en iront tes cheveux
Et tes mains feuilles de l’automne
Que jonchent aussi nos aveux“

“Le fleuve est pareil à ma peine
Il s’écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine“


Marie

La tzigane savant d'avance


À ce qu’a prédit la tzigane

Nous fait penser main dans la main

La tzigane

“Un jour pendant plus de deus heures“


“la maison où entra la dame“

Rosemonde

“L´amour est devenu mauvais“


“Et les astres qui ont saigné
Ne sont que des têtes de femmes“

Le braiser

“Dont meurt le bruit parmi le vent“

Cors de chasse

Apollinaire est un poète qui a énormement souffert de ses relations amoureuses qui on mal fini avec Marie et Annie. On le remarquera alors tout au long du recueil car sa vision de l'amour et de la femme se déteriore le long de celui ci. Malgré tout, il se sert de ses souffrances et de ses mêmes femmes comme inspirations pour ses poèmes et cela se ressent énormément à travers son lyrisme. Enfin, il cherche à mettre en garde ses lecteurs face à la dangerosité des femmes, tout en dévoilant ses sentiments même les plus intimes et les moins vaillants.

Conclusion

Any questions?

Thanks for

your attention