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Transcript

2021-2022

« Parfois je me demande comment il se fait que nous soyons vivants, alors que tant d’autres sont morts sans raison, en suivant le même chemin et en franchissant la même frontière que nous. Toutes ces souffrances, tous ces morts, pour rien. Tant que je vivrai, je ne comprendrai jamais comment un pays a pu changer du jour au lendemain, rien qu’à cause d’une frontière. »

"Les policiers découvrent qu’un des câbles qui permet de faire tourner l’appareil en actionnant les ailerons n’est plus relié au reste de la structure. Comme s’il était brisé. Ou comme s’il avait été découpé."

"Je voulais rigoler, redevenir une sauvageonne du maquis, je voulais être libre. Libre de me coucher tard après avoir lu pendant des heures en culotte, poitrine à l'air, libre de me lever après midi sans que personne y trouve à redire, de manger avec les doigts ou les pieds, de me laver ou pas chaque jour, libre de regarder les étoiles sans fin sur une chaise longue dans le jardin ou de fixer les branches du vieux mûrier, libre de ne pas parler, libre d'être moi-même."

" Vous êtes un lâche, je dis. Un chercheur fou, sans la moindre morale, qui préfère se terrer dans un manoir délabré plutôt que d’affronter la réalité en face. »

« Quand un vieux est trop âgé pour aider la communauté, qu’il devient un fardeau, il réunit le campement et sollicite la Murfa. »

« Une simple enveloppe, un timbre, quelques mots écrits sur du papier, le tout envoyé depuis la petite commune de Saint-Léonard-des-Bois »

« Dans la trouée, j’aimerais rire, mais il n’y a pas de quoi : je suis perdue, blessée, je ne sais pas comment je vais m’échapper d’ici, et je parle à des yeux au fond d’un trou. »

Alors, nous nous sommes dirigés vers le seul endroit où nous ne risquions rien, le seul endroit que la folie des flammes ne pourrait jamais atteindre. L’île. Notre île.

« Après une chute de soixante mètres, dans un avion où rien ne protège les corps en cas de choc, il ne faut pas s’attendre à un miracle…. »

« Se retrouver libre, dans un pays libéré de l’esclavage, se déplacer, travailler, se coucher en paix le soir et se lever sans crainte du lendemain, démontrent que Noirs, mulâtres, Blancs, les êtres humains ont tous un droit naturel au bonheur. »

« En la remettant à sa place, au fond du coffre chinois, je me sentais comme dépouillée d’un trésor. Alors, par l’effet d’un pouvoir inexplicable, mes mains rouvrirent d’elles-mêmes le coffre. Elles se saisirent de ma poupée, la roulèrent dans un napperon, et la cachèrent sous mon manteau. »

- Est-ce qu’il faut choisir un camp ? Ai-je demandé.
- Je pense que c’est plus sûr. Comme ça, on sait qui sont nos ennemis, a dit Amil et il a croisé les bras, serrés contre sa poitrine.
- Mais si on ne prend pas parti, on n’a pas d’ennemis.
- Je ne crois pas que ça marche comme ça, a dit Amil. »