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Ca chauffe à Boissy!

Une exposition virtuelle et interactive pour tout savoir sur le climat

Mode d'emploi

Il s'agit d'une présentation interactive ce qui signifie que vous pouvez cliquer (ou passer votre souris) sur certains éléments (généralement en rouge) pour faire apparaître du contenu.

Les petites fléches à gauche et à droite vous permettent d'
avancer ou de reculer dans la présentation.


Cliquez ici pour trouver les zones interactives

Bravo !

Vous avez tout compris !

Vous entendez les scientifiques tirer la

Cette exposition est faite pour vous et elle commence

ICI

Giec

Accords de Paris

Empreinte carbone

Budget carbone

sonette d'alarme

Vous aimeriez comprendre pourquoi quelques degrés de plus sont si inquiétants?

Climat : où allons-nous ?

Climat : où en sommes-nous?

Place à l'action !

Un nouveau rapport du
est sorti le 9 août 2021.

Vous n'en aviez pas entendu parler?
C'est normal et voici pourquoi :

Nous allons prendre ensemble un peu de temps pour passer en revue les points clés de ce rapport.

GIEC

Qu'est ce que le GIEC ? il est important de répondre à cette question pour que soit bien établie la légitimité des rapports produit par cet organisme.


Le GIEC est une émanation de l'ONU constituée de scientifiques issus du monde entier dont la mission est de passer en revue toute la connaissance produite sur le climat et d'en faire une synthèse.. Le GIEC ne fait donc pas de recherche, il se contente d'examiner la recherche déjà produite par les spécialistes du climat.


Seule la recherche publiée dans des revues à comité de lecture (c'est-à-dire soumise à révision par les pairs) sera prise en considération. Et seule la recherche sur laquelle il existe un consensus de la communauté scientifique y figurera.


Avant d'être publiés, les rapports du GIEC sont portés à la connaissance de tous les scientifiques ayant une compétence en lien avec la problématique. Ceux-ci peuvent émettre des commentaires auxquels les membres du GIEC se doivent d'apporter une réponse. Ce sont donc à chaque rapport des milliers de commentaires qui ont été examinés et pris en compte par les rédacteurs des rapports.


On peut donc dire qu'il n'y a pas de science plus examinée, commentée et consensuelle que celle qui se trouve dans les rapports du GIEC car chaque ligne qui y figure aura été examinée et discutée par la communauté scientifique.


On ne peut pas non plus accuser le GIEC d'être trop alarmiste ou catastrophiste et de ne retenir que les hypothèses les plus extrêmes pour marquer les esprits.


Pour tout savoir sur le GIEC et comment il fonctionne je vous recommande cette vidéo.


https://www.youtube.com/watch?v=C_UTlTiVQ_0

.


Où trouver le rapport?

Le rapport en lui-même compte pas loin de 4000 pages mais il existe également un résumé pour décideur disponible ici :


https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/#SPM



Si vous ne lisez pas l'anglais, des bénévoles proposent une traduction (non officielle) en attendant que le rapport soit traduit :


https://resumegiec.wordpress.com/2021/08/11/rapport-du-giec-resume-pour-les-decideurs/


Le Shift Project, un Think Tank qui œuvre pour la décarbonation de l'économie, s'est attelé à synthétiser encore d'avantage le rapport pour le rendre accessible pour un maximum de personnes. Pour réaliser cette présentation, nous nous sommes appuyés sur cette dernière synthèse.


https://theshiftproject.org/article/climat-synthese-vulgarisee-giec-wg1-shifte/


Mais vous trouverez d'autres synthèses, que ce soit par écrit ou en vidéo, notamment sur le site de Bon Pote, un blog d'information sur le changement climatique. Bon pote propose également des infographies qui reprennent les points clés du rapport.


https://bonpote.com/synthese-et-analyse-du-nouveau-rapport-du-giec/






Expliquer ce qu'est et ce que n'est pas le GIEC


Lien vers article Bon Pote

Lien vers vidéo du réveilleur

Lionel Messi qui a annoncé son arrivée au PSG au même moment que la sortie du rapport du GIEC a accaparé une bonne partie de l'attention médiatique.


Toutes les conditions étaient réunies pour que le changement climatique soit oublié. Malheureusement, le changement climatique, lui, ne nous oubliera pas !



https://bonpote.com/comment-les-medias-politiques-et-lobbies-ont-accueilli-le-rapport-du-giec/

Il n'y a plus l'ombre d'un doute, la planète est en train de se réchauffer .

1.09° C

Depuis le début de l'ère industrielle la température globale a augmenté de

La température moyenne à la surface du globe a augmenté de 1,09° par rapport à la moyenne des températures mesurées entre 1850 et 1900.

La température globale n'a jamais été aussi élevée depuis

2000 voir même 100 000 ans

Fig 1.a du rapport AR6 du GIEC



C'est du jamais vu depuis le début de l'HOLOCENE

L'HOLOCENE est l'époque géologique qui a commencé il y a 12 000 ans, à la sortie de la dernière glaciation et au cours de laquelle l'agriculture et les civilisations humaines se sont développées. Elle est marquée par une relative stabilité du climat.

On peut voir sur le graphique ci-dessous que nous avons connu un optimum climatique médiéval autour de l'an mil (la succession de pics en rouge au milieu du graphique), suivi d'un "petit âge glaciaire".

Mais ces variations de température étaient plus limitées que celles que nous connaissons actuellement (le Pic rouge tout à droite du graphique).








L'influence de l'humain sur ce réchauffement est

Le GIEC est absolument catégorique :

SANS EQUIVOQE

Sur les 1,09° de réchauffement, 1,07° sont imputables à l'activité humaine (le reste aux facteurs naturels tels que l'activité du soleil)

On constate une

Le tiers du réchauffement que l'on observe depuis 120 ans s'est déroulé sur les 17 dernières années.

Sur les 1.09° de réchauffement pris en 120 ans, 0.38° ont été pris entre 2003 et 2020.

C'est un rythme sans précédent

La vitesse à laquelle se produit le réchauffement climatique est encore plus inquiétante que l'amplitude du réchauffement en elle-même.


En effet, la terre a déjà connu des températures bien plus élevées que celles que nous allons atteindre à la fin de ce siècle, mais les changements se sont produits sur des milliers d'années ce qui fait que les écosystèmes avaient le temps d'évoluer et de s'adapter.


A titre d'exemple, lors de la sortie de la dernière glaciation, la température globale a augmenté de 4° en 8000 ans environ. Les humains qui vivaient à cette époque n'avaient probablement pas conscience que le climat était en train de se réchauffer car tout se passait trop lentement.


Aujourd'hui, les changements se déroulent à l'échelle d'une vie humaine : nous voyons les changements se produire sous nos yeux.


La question n'est pas de savoir si la planète va s'en sortir, elle en a déjà vu d'autres, mais de savoir si les écosystèmes dont fait partie notre civilisation humaine complexe et fragile, s'adapteront suffisamment rapidement pour ne pas s'effondrer.


du réchauffement.

ACCELERATION

Quelles sont les conséquences déjà visibles de ce réchauffement de 1.09°?

Sur les glaces

Sur les continents

Sur les océans

La banquise arctique a diminué de 40% entre 1979 et 2019

Les glaciers des montagnes ont diminué de façon inédite depuis 1000 ans

Les calottes glacières du Groenland fondent depuis 20 ans et cela va 4 fois plus vite depuis 10 ans

Par contre, nous n'observons pas de tendance claire du côté de l'Antarctique.

Connaissez-vous la différence entre banquise, calotte glacière et glacier ?

La banquise du Pôle Nord, c'est de l'eau de l'océan qui gèle (il n'y a pas de continent en dessous) tandis que les glaciers (au sommet des montagne) et les calottes (du Groenland et de l'Antarctique) se forment sur les continents (c'est de la neige qui s'est accumulée en transformée en glace)


Le saviez-vous?

C'est uniquement la fonte des glaciers et des calottes glaciaires qui provoquent une montée du niveau des mers.

La fonte de la banquise ne fait pas monter le niveau des océans de même que le glaçon qui font dans un verre rempli à ras bord ne fait pas déborder le verre.




35 ans de fonte de la banquise vue par la Nasa (copiez/collez le lien ci-dessous dans votre navigateur) :


https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/arctique-arctique-35-ans-fonte-banquise-vue-nasa-91810/


Une courte vidéo réalisée par la chaîne éducative Lumni pour expliquer les impacts de la fonte de la banquise.


https://www.lumni.fr/index.php/video/font-e-massive-de-la-banquise-arctique



https://www.youtube.com/watch?v=z2pRZedLj60



https://www.courrierinternational.com/diaporama/photographie-lere-des-stations-de-ski-sans-neige


Quelles sont les conséquences déjà visibles de ce réchauffement de 1.09°?

Sur les glaces

Sur les continents

Sur les océans

Quelles sont les conséquences déjà visibles de ce réchauffement de 1.09°?

Sur les glaces

Sur les continents

Sur les océans

Le niveau de la mer s'est élevé de
20 cm entre 1900 et 2018 à cause de
la fonte des glaciers et des calottes
et de la dilatation thermique des océans

Ce rythme s'accélère :
1.3mm/ans entre 1901 et 1971
3.7mm/ an entre 2006 et 2018.

Quelles sont les conséquences déjà visibles de ce réchauffement de 1.09°?

Sur les glaces

Sur les continents

Sur les océans

Sur les continents, l'augmentation de la fréquence et/ou de l'intensité des évènements extrêmes est déjà bien palpable

L'été 2021 en est un parfait exemple

C'est pour cette raison que le corail est en train de mourir et que l'on estime qu'il aura presque entièrement disparu lorsque la température aura atteint 2°.

Cela touche tous les organismes qui ont une coquille en calcaire comme le ????.

Tous ces organsimes sont à la base des écosystèmes marins et s'ils disparaisent cela aura d'énorme conséquence sur la biodiversité marine (qui n'était déjà pas bien en forme à cause de la surpêche et les diverses pollutions)

Inondations en Belgique et en Allemagne

Feux de forêts au Canada

Sécheresse à Madagascar causant des famines

Ouragan Ida en Louisiane

Dômes de chaleur aux USA

Climat : où allons-nous ?

Climat : où en sommes-nous?

Place à l'action !

Quels sont les possibles climats du futur ?

A cause de l'inertie du CO2 dans l'atmosphère, une partie des conséquences du changement climatique sont déjà engagées.

By by Holocène ! Hello Anthropocène !

Il n'y a plus de retour possible au climat d'avant.

Le CO2 reste dans l'atmosphère pendant des centaines voir des milliers d'années.

Au bout de 100 ans, 40% du CO2 émit est encore présent dans l'atmosphère.

Cela signifie qu'une partie du CO2 émit par les machines à vapeur des débuts de l'industrialisation se trouve encore dans notre atmosphère et provoque une partie du réchauffement climatique que nous subissons aujourd'hui,

Par conséquent, le CO2 que nous émettons aujourd'hui réchauffera la planète sur laquelle les générations futures vivront.


Certains scientifiques considèrent que, étant donné l'amplitude et la rapidité des changements de températures, nous sommes en train de quitter l'Holocène, la période géologique durant laquelle le climat était relativement stable, ce qui a permit à l'humanité de se sédentariser et aux sociétés humaines de se développer. Nous entrons alors dans une nouvelle période géologique baptisée Anthropocène.


Cette période serait caractérisée par l'ensemble des événements géologiques (pas uniquement climatique) qui se sont produits depuis que les activités humaines ont une incidence globale significative sur l'écosystème terrestre.

Cette notion d'Anthropocène est toujours en débat dans la communauté scientifique.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropoc%C3%A8ne





Quoi que nous fassions

Les températures vont continuer d'augmenter

Le niveau de la mer va continuer d'augmenter

L'acidification des océans va se poursuivre

Les événements météos seront plus fréquents et/ou intenses

Les glaces vont continuer de fondre

Le cycle de l'eau va continuer à s'intensifier

Et elles augmenteront

  • 1,5 x plus vite sur terre que sur mer
  • 2x plus vite au pôle Nord qu'ailleurs

Les océans se réchauffent et se refroidissent plus lentement que l'air. On le sent bien lorsque l'on prend un bain de mer glacé alors que la température n'est pas si froide (et à l'inverse l'eau parait plus chaude lorsque l'air est frais).


Ainsi, du fait de cette inerte thermique, l’accumulation d’énergie dans les océans rend le changement climatique irréversible à des échelles de temps de plusieurs siècles.




A l'exception des vagues de froid qui deviendront plus rares.

Un été sans banquise au pôle Nord est probable avant 2050, quoi que nous fassions

Focus sur le cycle de l'eau

Au niveau des saisons

Au niveau des années

Au niveau des régions

L'intensification du cycle l'eau signifie que nous aurons à la fois plus de pluies intenses et plus de sécheresses.

Il y aura donc une variabilité plus marquée visible :

Dans les hautes latitudes : nous aurons des hivers plus humides et des étés plus secs.

Dans les régions à mousson : il y aura des périodes sèches plus sèches et des périodes de pluies plus pluvieuses.

Dans une même région, nous pourrions avoir des années très sèches suivies d'années très humides

(pensez à 2020 et ses vagues de chaleur suivie de 2021 et son été pourri)

En moyenne, certaines régions seront globalement plus humides (ce qui ne les empêchera pas d'avoir aussi des vagues de chaleur plus fréquentes) et d'autres seront plus sèches (en particulier le bassin méditerranéen et sous les tropiques).


Plus de chaleur signifie plus d’évaporation de l'eau et donc plus de nuages et plus de pluies.


Dans les zones sèches où l'humidité du sol n'est pas assez importante pour que l’atmosphère se charge suffisamment de vapeur d'eau pour retomber en pluie, l'intensification de l'évaporation va assécher les sols d'avantage.


Dans les zones humides et proches des océans, l'intensification de l'évaporation va charger l'atmosphère en grandes quantités d'eau qui retomberont sur terre sous forme de pluie intenses.






Il y a 20 000 ans, la planète était plongée dans une ère glaciaire.

Tout le Nord de l'Europe était couvert d'une couche de glace de 3 kilomètres d'épaisseur.
Le reste de l'Europe ressemblait à l'actuelle sibérie : de la Toundra
On pouvait aller en Angleterre à pied car le niveau des océans se trouvait 120 m plus bas.

+ 2° ou + 3° ça à l'air de rien et pourtant !

A votre avis, quelle était le différence de température moyenne par rapport à celle d'aujourd'hui?

- 4° !!!!!


4° degrés de différence de température moyenne peuvent avoir un tel impact sur l'environnement.

Donc lorsque l'on parle, dans les scénarios les plus pessimistes du GIEC, d'un monde à +4° d'ici 2100 si ne faisons rien pour limiter le réchauffement, il faut bien comprendre qu'il s'agit d'un monde qui ne ressemble en rien à celui que nous connaissons aujourd'hui.


En outre, la sortie du dernier âge glaciaire s'est fait en à peu près 8000 ans.

Aujourd'hui nous avons pris 1,09° en 150 ans :nous avons donc affaire à un changement beaucoup plus rapide ce qui pose la question des capacités d'adaptation des écosystèmes et des sociétés.


Un monde qui se réchauffe est un monde plus imprévisible , plus chaotique et cela aura forcément un impact sur les sociétés humaines qui se sont développées durant une période particulièrement stable au niveau cimatique.

Quels seront les impacts concrets pour les écosystèmes et les sociétés humaines?

C'est à cette question que tente de répondre le
groupe de travail 2 du GIEC dont le rapport est sorti à la fin du mois de février 2022.

Il existe en effet trois groupes de travail au sein du GIEC.

  • Le groupe de travail 1 évalue les aspects scientifiques du système climatique et de l’évolution du climat. C'est ce rapport qui est sorti en août 2021.
  • Le groupe de travail 2 s’occupe des questions concernant les conséquences du changement climatique sur les sociétés et les écosystèmes ainsi que les possibilités d'adaptation.
  • Le groupe de travail 3 évalue les solutions pour atténuer les effets du changement climatique.

ce rapport est disponible (en anglais) ici :


https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-ii/

C'est pourquoi, beaucoup préfèrent parler de changement climatique plutôt que de réchauffement (même si au final cette instabilité est dûe à un réchauffement global.

Avoir du mal à se nourrir correctement

En effets les rendements agricoles vont diminuer pour certaines cultures en raison de multiples facteurs :

  • la sécheresse
  • la salinisation des zones côtières agricoles
  • des évènements météos extrêmes (ouragans, ...)
  • des printemps précoces suivis de gels tardifs
  • des canicules (au delà de 40° la photosynthèse s'arrête)

Et les populations vivant de la pêche vont également souffrir du réchauffement des océans qui va affecter les rendements de la pêche.

L'accès à l'eau potable va devenir problématique pour un plus grand nombre de personnes.

Avec l'intensification des cycles de l'eau, les nappes phréatiques se videront en période sèche et se rempliront moins bien pendant les périodes humides.

La fonte de la cryosphère va également intensifier le risque hydrique. Les galciers de l'Himalya consituent un immense réservoir d'eau douce pour des millions de personnes.
Or la taille de ce réservoir se réduit d'année en année.

Avoir soif

En effet, les pluies plus violentes ruissellent sur les sols asséchés plutôt que de pénétrer jusqu'aux nappes.

Cet effet de ruissellement peut être aggravé par un labour trop profond des surfaces agricoles ou la bétonisation des sols.

Tomber malade

L'augmentation des températures va provoquer la migration de certaines espèces vers les latitudes nord comme par exemple les moustiques qui transmettent la dengue et la malaria. L'augmentation du nombre de tiques (et des cas de Lyme) a également un lien avec le réchauffement.

La fonte des glaces notamment le pergélisol (ou permafrost en anglais) va libérer des microbes en dormance depuis des millliers d'années.

Il ya donc un risque non négligeable de nouvelles épidémies

https://www.lumni.fr/video/la-fonte-du-pergisol-la-nouvelle-bombe-a-virus



Devenir (encore plus) pauvre

Les catastrophes naturelles (incendies, innondations, effondrement des bâtiments à cause du retrait/gonflement des argiles, coulées de boues, etc) et les conflits vont faire que des gens vont perdre tous leurs biens et éventuellement devoir quitter leur lieu de vie.

Les assureurs risquent de ne plus être en mesure de rembourser les dégats au delà d'un certain stade.

Les investissements nécessaires pour s'adapter aux risques ou réparer les dégats seront énormes

Dans certaines zones très exposées aux risques climatiques, on peine à trouver un assureur.

Des groupes d'assurances ont récemment déclaré qu'un monde à deux degrés Celsius n'était déjà plus assurable. .


https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/rechauffement-climatique-un-monde-a-2-c-n-est-deja-plus-assurable-150028.html








.

Une étude récemment publiée détermine les conditions de chaleur et d'humidité qui sont létales pour l'être humain.

Selon cette étude, si nous ne diminuons pas nos émissions de gaz à effet de serre, 74% de l'humanité serait exposée à des vagues de chaleur mortelles d'ici 2100.

Mourir de chaud ... tout simplement

Les personnes habitant dans des zones devenues invivables ne vont bien entendu pas attendre de mourir de chaud et vont probablement migrer, ce qui nous amène à la diapo suivante ....

En effet, au delà d'un certain taux d'humidité combiné avec une certaine chaleur, le processus de transpiration qui permet de réguler la température de notre corps ne fonctionne plus.


Source de l'étude :

https://www.nature.com/articles/nclimate3322

L'équipe du professeur Camilo Mora a créé un simulateur interactif dans lequel vous pouvez évaluer le nombre de jours de chaleur/humidité mortels en fonction de l'année et des scénarios SSP élaborés par le GIEC ( scénario très optimiste, médian ou scénario catastrophe).

https://maps.esri.com/globalriskofdeadlyheat/#



Etre victime de conflits

Il peut s'agir de conflits liés à des mouvements migratoires.
De nombreuses personnes vont devoir quitter leur région.

Cela peut se passer dans la paix et ne pas dégénérer en guerre sanglante mais cela peut aussi engendrer des tensions et déstabiliser les pays.

L'accès à certaines ressources devenant de plus en plus contraint, les relations entre pays peuvent se dégrader. Cela peut concerner l'eau, les terres arrables ou les métaux nécessaires à la transition énergétique .

A ce sujet, nous vous recommandons la lecture de "La guerre de métaux de rares" de Guillaume Pitron.

Attention aux visions simplistes et caricaturales : ces millions de migrants ne vont pas forcément déferler sur l'Europe telles des hordes barbares.


François Gemenne, spécialiste des migrations en lien avec l'environnement fait le point dans cette vidéo.


https://www.youtube.com/watch?v=l0nO31DOgdw&t=3007s


Aujourd'hui en moyenne 25 millions de personnes sont déplacées chaque année en raison de catastrophes naturelles, dont une écrasante majorité sont liées au climat (inondations, ouragans, sécheresses, etc).

Il est difficile d'évaluer l'ampleur exactes de ces migrations car une bonne partie d'entre elles restent internes (à l'intérieur des frontières nationales).

L’ONU estime que d’ici 30 ans il y aura entre 100 millions et 1 milliards de réfugiés climatiques.

Une étude de la Banque Mondiale évoque la possibilité de quelques 143 millions de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays d'ici à 2050 si les Accords de Paris ne sont pas respectés.

Tout n'est pas joué car nous pouvons encore ralentir et limiter l'intensité des évènements à venir par l'ATTENUATION du changement climatique.

Nous pouvons aussi tenter de nous y adapter afin de limiter les risques que ces changements entraîneront par l'ADAPTATION au changement climatique.

Mais ce n'est pas encore

GAME OVER

Atténuer le changement vise à ralentir les émissions de gaz à effet de serre pour limiter les impacts du changements climatiques.


On dit qu’une activité contribue à l’atténuation du changement climatique si elle contribue à la stabilisation des concentrations de Gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère.

Il s’agit :

  • de réduire ou limiter les émissions de gaz à effet de serre
  • de protéger et améliorer les puits naturels de carbone (ex. forêts et sols)

Source :

https://www.ademe.fr/expertises/changement-climatique/quoi-parle-t/lattenuation-ladaptation

Une action contribue à l’adaptation au changement climatique dès lors qu’elle permet de limiter les impacts négatifs du changement climatique et d’en maximiser les effets bénéfiques.

D’après le Conseil économique pour le développement durable (2012), ces actions d’adaptation peuvent concerner :

  • nos modes d’organisation ;
  • la localisation de nos activités ;
  • les techniques que nous employons.

Climat où allons-nous ?

Climat : où en sommes-nous?

Place à l'action !

En effet, l'intensité du réchauffement
est totalement corrélée à la quantité de GES que nous émetterons à l'avenir.

Il nous faut donc transformer notre économie et nos modes de productions au plus vite pour parvenir à la neutralité carbone.

Plus vite nous y parviendrons plus nous limiterons les dégâts.
C'est une course où chaque demi degré compte.


Chaque tonne de CO2 compte, chaque demi degré compte

Les principaux gaz à effet de serre (GES) naturellement présents dans l'atmosphère sont :

Nous aurons atteint la neutralité lorsque tous les gaz à effet de serre que nous émettrons seront absorbés par ce que l'on appelle les puits de carbones qui sont soit :


  • naturels : la végétation (par la photosynthèse), les océans, les sols.
  • artificiels : il existe des techniques pour capturer et stocker le carbone dans le sol. Il s'agit en quelques sortes du processus inverse de ce que nous faisons lorsque nous extrayons du pétrole, du gaz et du charbon et que nous les brûlons.

Chaque Giga Tonne de CO2 réchauffe la planète de 0,45°C


Ces scénarios reflètent cinq trajectoires possibles du climat en fonction de la façon dont les sociétés humaines réagiront.

Les scénarios du GIEC : les SSP

Shared Socioeconomic Pathway



Les paramètres qui déterminent les différents scénarios sont :

- l'évolution de la population : va t-elle augmenter ou non?

- le développement économique : le niveau de développement économique d'une société influe sur la capacité à faire face aux aléas

- le développement technologique : le niveau de développement technologique d'une société influe sur la capacité à faire face aux aléas

- les politiques environnementales qui seront mises en œuvre

Attention ! "1,9", "2,6", etc, indiquent une quantité de forçage radiatif exprimé en w/m2 et non pas une température.


SSP 1,9 et 2,6 - les scénarios les plus optimistes

Dans ces scénarios, la température globale continue d'augmenter jusque 1,5° d'ici 2040, mais ensuite nous parvenons à contenir le réchauffement entre 1,4° et 1,8° d'ici 2100.


SSP 4,5 et 7,0 - les scénarios intermédiaires

Selon ce scénario, nous atteindrons 2,7° à 3,6° d'ici 2100.


SSP 8,5 - le scénario catastrophe

Selon ce scénario, nous atteignons 4,4° d'ici 2100.




Ces différences de quelques degrés entre les différents scénarios ont l'air anodines mais elles ont des conséquences majeures.

Prenons un pic de chaleur qui, il y a un siècle, se produisait tous les 50 ans
  • à +1,09 (aujourd'hui) il se produit tous les 10 ans
  • à + 1,5 il se produira tous les 5 ans
  • à + 2 il se produira tous les 3,5 ans
  • à + 4 il se produira tous les ans
La montée des eaux variera de +38 cm à +77 cm en 2100 selon les scénarios.

Chaque demi degré compte

En 2015, les pays membres de l'ONU ont signé les
Accords de Paris .

Pour tenir ses engagements, l'humanité doit parvenir à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 7,6% par an pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.

Focus : un COVID supplémenatire chaque année

Quels sont les objectifs que nous nous sommes fixés?

Les accords de Paris ont pour objectif de contenir d’ici à 2100 le réchauffement climatique nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 °C.


A la suite de ces accords, les pays signataires ont pris des engagements pour réduire leurs émissions (les NDC ou Contributions Déterminées au Niveau National).

Une diminution d'environ 8% de nos émissions de CO2 sur une année, nous sommes parvenus à le faire en 2020 grâce à la pandémie...

En d'autres termes, il nous faudrait l'équivalent d'un confinement supplémentaire chaque année jusqu'en 2050 pour tenir les accords de Paris.


https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/planete/la-pandemie-a-permis-une-reduction-de-8-des-emissions-globales-de-co2/







Sommes-nous sur la bonne trajectoire ?


Malheureusement les engagements pris par les pays sont pour l'instant

- non respectés par la plupart des pays (seule la Gambie respecte ses engagements) selon l'étude de Climate Action Tracker

- insuffisants pour pouvoir tenir les objectifs des accords de Paris (les engagements actuels nous emmènent à un monde à 2,7° d'ici 2100).


Pour en savoir d'avantage je vous suggère la lecture de cet article :

https://bonpote.com/cop26-les-7-objectifs-pour-esperer/




Depuis le début de l'ère industrielle (1850 - 1900) nous avons émis
2560 Gt de CO2.
Pour avoir une chance sur deux de rester sous 1,5° il nous reste
500 Gt à émettre.
Au rythme actuel d'émissions ce budget sera dépassé en 2032.
Pour rester sous les , le budget est de 1350 Gt de CO2.

Pour respecter ce budget , il nous faut donc diminuer nos émissions progressivement. Au plus nous attendons au plus la
pente sera vertigineuse.

Un budget carbone à ne pas dépasser

La France, comme beaucoup d'autres pays, s'est engagée à atteindre la neutralité carbone d'ici 2050 ce qui implique une division par 6 de ses émissions de GES.

L'empreinte carbone des Français est actuellement de
10 tonnes de CO2 par an (en moyenne) et nous devons atteindre 2 tonnes d'ici 2050.

ET en France?

En France, atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 implique une division par 6 des émissions de gaz à effet de serre sur son territoire par rapport à 1990.

Concrètement, cela suppose de réduire les émissions de la France à 80 MtCO2e contre 458 MtCO2e en 2015 et 445 en 2018.


https://www.ecologie.gouv.fr/strategie-nationale-bas-carbone-snbc

2 tonnes de CO2 c'est la quantité totale que l'on obtient lorsque l'on prend l'ensemble du budget carbone qui nous reste pour tenir les 1,5° d'ici 2100 et que l'on divise ce nombre par la population mondiale.

Cet objectif devra être atteint d'ici 2050.

Pourquoi aura-t-on le droit d'émettre encore deux tonnes de CO2 puisque l'objectif est d'atteindre la neutralité carbone? Il s'agit de la quantité que les puits naturels de carbone (océans, végétation, sols) sont capables d'absorber.

https://www.2tonnes.org/



Il nous faut agir sans plus tarder !
Nous avons moins de 30 ans pour opérer une transformation radicale de notre société, de nos modes de production et de notre consommation

De 10 TONNES à 2 TONNES
la pente va être rude.

Pour régler un problème, il faut d'abord avoir une vision claire de celui-ci.

Or dans la chasse aux émissions de gaz à effet de serre, le grand jeu consiste souvent à les chercher partout ailleurs que sur le pas de notre porte...

Focus : les 12 excuses de l'inaction climatique

Traquer les émissions de gaz à effet de serre

Changer pour s'adapter au défis environnementaux demande de gros efforts et de gros sacrifices auxquels nous rechignons tous. La tentation peut être grande de se trouver une bonne raison pour ne pas agir.

Découvrez avec cette infographie les douze excuses à l'inaction climatique :


https://bonpote.com/climat-les-12-excuses-de-linaction-et-comment-y-repondre/



En effet, la Chine est responsable à elle seule de plus d'un quart des émissions de la planète.
Mais il convient de nuancer quelque peu cette vision.

Il est vrai que la Chine est actuellement responsable de plus d'un quart des émissions de gaz à effet de serre.

Elle est suivie par les USA qui représentent 14% des émissions globales.


Bien sûr, si l'on ramène cela à la population nous obtenons déjà un autre tableau : les USA passent en quatrième position (après l'Arabie Saoudite, le Khazakstan et l'Australie), la Chine en 17ème position


Tableau



"Pas chez nous !
Allez voir du côté des Chinois ..."

Responsabilité historique des pays occidentaux

Si l'on prend en compte les émissions cumulées depuis le début de l'ère industrielle, on obtient déjà un autre tableau qui met en lumière la responsabilité des pays de l'occident dans la quantité de CO2 qui se trouvent actuellement dans notre atmosphère.

Une fois émis, le surplus de CO2 qui n'est pas absorbé par les puits de carbone reste dans l'atmosphère pendant des milliers d'années.

Une part des émissions qui ont été produites à l'aube de la révolution industrielle par les machines à vapeur sont toujours dans notre atmosphère.



La Chine, l'atelier du monde

Il convient aussi de faire la différence cruciale entre


  • les émissions territoriales ou "inventaire national" : l'ensemble des émissions produite par les organisations et les particuliers sur un territoire donné
  • l'empreinte carbone qui prend en compte les émissions liées aux importations d'un pays (et ne prend pas en compte les émissions liées aux exportations).


En ce qui concerne la France qui a exporté une grande partie de ses activités polluantes ... en Chine, les émissions territoriales diminuent depuis de nombreuses années (principalement parce qu'elle a délocalisé ses industries polluantes) tandis que son empreinte carbone stagne.

En conclusions, si la Chine pollue autant c'est surtout et avant tout parce qu'elle est devenue l'atelier du monde.


Comparaison de l'inventaire national et de l'empreinte carbone en France

(Rapport du Haut Conseil pour le Climat - 2021)




Focus sur la démographie

Est-ce que nous sommes trop nombreux sur terre?

La démographie est certainement une composante de l'équation mais est-ce que demander aux personnes de faire moins d'enfants nous sauvera de la catastrophe climatique? La réponse est complexe.


En réalité, la plupart des pays ont effectué leur transition démographique.

Selon les projections de l'ONU, la population mondiale plafonnera probablement aux alentours de 10 milliards d'habitants d'ici 2100 (avec une grande fourchette d'incertitude).


En réalité, c'est surtout dans les pays les plus pauvres d'Afrique que la natalité continue de croître.

Or l'empreinte carbone des africains étant très faible, une diminution de la natalité dans ces pays n'aura que peu d'impact sur le climat (ce qui ne veut pas dire que limiter le nombre d'enfants par femmes en leur donnant accès à la contraception, en éduquant les filles, en développant des systèmes de sécurité sociale, n'aurait pas un impact très positifs dans d'autres domaines).


Les pays les plus pollueurs sont les pays les plus développés mais ce sont aussi les pays où la natalité est en baisse. La transition démographique est un processus lent dont les impacts se font sentir sur le très long terme.

A part envisager un génocide de masse, une action de la baisse de natalité dans ces pays n'aura pas non plus beaucoup d'impact d'ici les 30 années à venir durant lesquels nous devons opérer notre transition énergétique.

Oui c'est VRAI : il existe un lien direct entre le niveau de revenu et l'empreinte carbone.

Qui sont les 10% les plus riches qui sont responsables de 50% des émissions mondiales ? En France, cela concerne
60% de la population.

Mais il existe aussi à l'intérieur de la population française une forte
disparité.

"Ce sont les riches qui polluent, c'est à eux de faire des efforts."

60% des Français font partie des 10% les plus riches au niveau mondial.




Comment lire ce graphique ? Les 60% les plus riches en France (ceux qui se trouvent entre le centile 40 et le centile 100 sur l'axe horizontal) sont aussi ceux qui se trouvent dans les 10% les plus riches au niveau mondial (entre le centile 90 et le centile 100 au niveau mondial).


En d'autres termes, 60 % des Français font parties des 10 les plus riches au noveau mondial repsponable de plus de la moitié des émissions de CO2.


Nous sommes donc les "riches" qui polluons la planète.

C'est une réalité difficile à entendre mais même les ménages modestes en France on un mode de vie "insoutenable" écologiquement.


Cela renvoie à la question de la responsabilité individuelle vs la responsabilité collective : peut-on compter uniquement sur les actions individuelles, demander à chacun même aux ménages modestes, de faire des efforts. Cette question sera traitée plus loin.

Alors, où traquer les émissions ?

Elles sont là où il y a du développement économique.
Il y a une corrélation forte entre croissance du PIB et croissance des émissions : lorsque l'une croit,l'autre aussi.
Pourquoi ? Parce que le développement économique se fait grâce à des machines qui fonctionnent à 80% avec des énergies fossiles.

Focus : nous sommes tous d'horribles esclavagistes

Et nos esclaves sont ... les machines

  • La puissance d'un tracteur équivaut à la puissance musculaire développée par 600 randonneurs qui montent un dénivelé de 2000m en portant une charge de 90 kg.
  • Un camion équivaut à 4000 paires de jambes


En 1840 on consommait 500 kWh par personne par an, essentiellement sous forme de bois.

Nous sommes aujourd'hui à 20 000 kWh par personnes et par an.

Ce qui correspond en moyenne à 200 esclaves énergétiques par personne (si l’on reprend l’analogie de l’escaladeur)


Ceci est une moyenne mondiale qui masque les inégalités

  • Pour un Français moyen on est plutôt à 600 esclaves énergétiques

  • Pour les CSP + en France c'est plutôt 1000 à 2000 esclaves énergétiques


Ce qui veut dire que si nous n'avions pas les machines nous devrions être 1400 milliards d'humains sur terre (une bonne partie étant des esclaves) pour produire ces 20 000 kWh par personne par an


Pour en savoir d'avantage sur le lien entre énergie et climat, je vous recommande chaudement de visionner l'une des conférences de Jean-Marc Jancovici, grand spécialiste de la question (disponible sur You Tube).

Source :

https://fr.slideshare.net/JoelleLeconte/panser-plus-de-plaies-avec-moins-de-moyens-09092021-vulnerabilite-et-societes?from_action=save



Faire le ménage sur le pas de sa porte

Nous avons compris à quelle point nos sociétés modernes sont dépendantes de ces énergies fossiles qui nous ont amené tant de bienfaits mais dont nous devons maintenant nous sevrer.

Maintenant, que pouvons-nous faire à notre niveau?

Nous pouvons, prendre conscience de notre impact personnel.
Il existe de nombreux outils pour prendre conscience du poids de nos actions quotidiennes sur l'environement et réaliser que certains
comportements peuvent être facilement modifiés.

Voici une infographie qui permet de visualiser rapidement l'impact de nos gestes au quotidien :


Si vous souhaitez aller plus loin, de nombreux calculateurs existent pour vous aider à évaluer votre empreinte carbone et repérer les comportements qui doivent être modifiés pour tendre vers les 2 tonnes de CO2 :



https://nosgestesclimat.fr/







Changer notre alimentation très carnée en faveur de protéines végétales est une des actions les plus faciles à mettre en place pour toutes les catégories de la population et dont l'impact sur le climat est réellement non négligeable.



Prendre conscience des limites de l'action individuelle

C'est ce que nous explique le think thank du Shift Project dans cette étude


Nous n'atteindrons pas les 2 tonnes de CO2 par an en misant uniquement sur les actions individuelles.
C'est toute l'organisation de la société qui est à revoir.

Changements sociétaux de quoi parle-t-on?

Un cabinet d'étude, B&L Evolution, a tenté d'imaginer ce à quoi ressemblerait une France alignée sur la trajectoire de 1,5°.


Les changements que cela implique sont profonds (selon cette étude 1/3 de la population devrait changer de métier d'ici 2030) et la question de l'acceptabilité par les citoyens et par les entreprises, se pose.



Dans leur étude "Faire sa part", le Shift Project tente de faire la part entre l'impact des actions individuelles et celle des actions "collectives" c'est-à-dire mises en place par les acteurs de la société que sont les entreprises et les gouvernements.

Selon cette étude, les actions individuelles ne pourront couvrir que 20 à 45% (si vous êtes un véritable héro de la transition écologique) de la diminution nécessaire. Le reste devra être engagé par les gouvernements et les entreprises.




Faire son bilan carbone peut être une expérience assez déroutante. On se rend vite compte que n'émettre que deux tonnes de CO2 par an est chose impossible à moins de vivre en marge de la société. En effet, rien que les émissions imputables à tous les services publics dont nous bénéficions tous (route, bâtiments publics, réseaux électriques, ...) nous amènent à 1,1 tonne.

Vous constaterez rapidement que si certaines émissions sont plus ou moins facilement évitables (voyages en avions, vêtements, viande) d'autres le sont beaucoup moins (les km que vous parcourez pour rejoindre votre travail par exemple).


Si l'on se contente de faire pression les individus pour qu'ils portent à eux seuls le poids des efforts à faire sans qu'aucun travail de réorganisation profonde de la société par les gouvernements et les entreprises soit mené , cela mène à des tensions sociales (pensez aux gilets jaunes). A titre d'exemple, on ne peut pas se contenter de demander aux personnes de moins se déplacer en voiture sans leur proposer de transports en commun ou des pistes cyclables en contrepartie.

Prendre conscience de son
poids sur le collectif

Ces limites à l'action individuelle ne doivent pas nous déresponsabiliser.
Les politiques et les entreprises sont le reflet de ce que pensent leurs électeurs et leurs consommateurs.
En tant qu'individu c'est en votant (avec un bulletin de vote ou avec "son portefeuil" en ce qui concerne les entreprises) que notre impact sera le plus fort.
C'est aussi en sensibilisant les autres à cette question que nous pourrions atteindre un point de bascule de l'opinion.

Et les technologies dans tout ça?

Elles seront centrales et indispensables.

Elles viendront soutenir les changements comportementaux et sociétaux, individuels et collectifs, nécessaires pour faire face aux changements climatiques.


Qelles technologies ?

Les énergies renouvelables

L'énergie nucléaire

L'hydrogène

La capture et le stockage de carbone

La géoingénierie

L'efficacité énergétique

Les technologies seront incontournables mais aucune d'entre elles ne sera la solution miracle.

Le climat n'est pas le seul problème environnemental

Tous ces problèmes doivent être traités de façon systémique car ce qui peut apparaître comme une bonne solution pour traiter un problème peut en aggraver un autre.

"Déforester à l'aide d'un bulldozer qui fonctionne à l'énergie solaire, ça reste toujours de la déforestation"
Aurélien Barrau

Pollution

Selon l'Agence Européenne pour l'Environnement, la pollution de l'air causerait 520 400 décès prématurés en Europe, soit un décès toutes les minutes.

Elle cause également 48 000 décès en France ce qui est plus que les décès provoqués par l'alcool.


https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/02/27/avec-48-000-morts-par-an-en-france-la-pollution-de-l-air-tue-plus-que-l-alcool_5429074_4355770.html


Raréfaction des ressources

Toutes les ressources non renouvelables que nous allons chercher dans la croûte terrestre vont, par définition, à un moment ou l'autre, atteindre un pic de production pour ensuite entrer en déclin.

Le pétrole brut conventionnel a atteint son pic de production aux alentours de 2008.

Cela concerne aussi les métaux dits "critiques" pour lesquels il devient de plus en plus difficile de s'approvisionner. .

Biodiversité

La crise climatique a tendance à occulter le problème de l'effondrement en cours du vivant.

Or l'état de la biodiversité est, d'une certaine façon, encore plus alarmant que celui du climat et les conséquences sont potentiellement dramatiques pour les sociétés humaines.

  • Le rapport Planète vivante du WWF indique une diminution de 68% des effectifs des espèces de vertébrés sauvages entre 1970 et 2016.
  • Une étude conjointe du CNRS et du Museum des sciences naturelles indiquent une diminution de 55% des effectifs d'oiseaux en France en 25 ans.

Les causes de cet effondrement sont, avant tout, la destruction des habitats naturels par l'artificialisation des sols et l'utilisation massive de pesticides.

Le réchauffement climatique n'est pas, pour l'instant, le facteur majeur agissant sur le déclin du vivant.


Pour en savoir plus :

https://podcast.ausha.co/greenletter-club/episode-27-biodiversite-vers-une-sixieme-extinction-de-masse-bruno-david-directeur-du-museum-d-histoire-nat-1



Cet ouvrage est disponible à la médiathèque

Nous arrivons à la fin de cette présentation

Vous trouverez à la médiathèque de Boissy l'Aillerie une sélection d'ouvrages pour approfondir le sujet.

MERCI

Merci à tous les vulgarisateurs et vulgarisatrices qui s'attèlent à diffuser des connaissances scientifiques et compréhensibles par le commun des mortels.
Pour réaliser cette présentations nous nous sommes reposés sur les travaux de :

- le Réveilleur
- Bon Pote
- le Shift Project
- Green Letters club

Et merci aux membre du GIEC pour l'incroyable travail qu'ils accomplissent.