Want to make creations as awesome as this one?

Transcript

Arras, ville médiévale

J'étudie la ville

Je situe la ville

Je découvre la ville

Pour aller plus loin...

Au IXème siècle, Arras devient la résidence des comtes de Flandre et prospère : les bateaux peuvent accoster, l'eau du Crinchon est utilisée dans la fabrication des tissus. Au XIIème siècle, le développement de l'économie se fait grâce à l'abbaye Saint-Vaast. Le commerce et l'industrie du drap se développent jusqu'en Orient, et les tapisseries d'Arras, connues sous le nom d'arazzi, s'exportent aussi bien en Italie qu'en Angleterre sous le nom d'arras.

Doc 1 : Plan de la ville d'Arras

Doc 2 : Arras, ville drapante

Doc 3 : Arras, une commune

Doc 4 : Arras et le théâtre

Arras est, à la fin du Moyen Âge une riche cité drapière qui a la particularité d'être coupée en deux. Il y a, d'une part, la Cité, le cœur historique gallo-romain, avec en son centre la cathédrale Notre Dame.


Et il y a, d'autre part, la Ville, le vieux bourg monastique, qui s’est développé autour de l’abbaye de saint Vaast, et qui a prospéré plus vite que la Cité.

Les deux parties de la ville étaient séparées par le rivière Crinchon, fortifiées l'une contre l'autre.

Doc 1 : Plan de la ville d'Arras

La ville est importante et riche : ses notables, "les banquiers de l’Europe", investissent dans l’industrie du drap de laine et de la tapisserie. Le plan de la ville et son sous-sol sont les plus évocateurs de cette période : places immenses, entrelacs de ruelles, souterrains, anciennes carrières de pierre blanche. (...) La ville est entourée d’un système de défense constitué de remparts dès le XIème siècle. Les deux places, uniques par leur étendue, évoquées dès le Xème siècle, servent aux grands marchés, joutes et tournois.

Doc 2 : Arras, ville drapante

Sur cette immense toile marouflée de 240 m2, Charles Hoffbauer évoque la vie arrageoise de la fin du Moyen Âge.

Une vision d'Arras à la fin du Moyen-Âge

Détail de toile peinte, Charles Hoffbauer, 1932 ↓

Doc 3 : Arras, une commune

Ce sceau est le symbole des libertés urbaines. Le conseil communal d'Arras l'utiliser pour authentifier ses actes.

Le sceau de la ville d'Arras

Sceau du XIIIème siècle →

Doc 4 : Arras et le théâtre

Adam de la Halle

Fils d'un bourgeois aisé d'Arras, il a été au service du comte d'Artois comme poète et musicien.

(~1245 - 1288)

Des noms de rues témoignent encore de la présence d’artisans du textile dans la ville au Moyen-Âge : rues des Tisserands, des Fileresses (Trois Filloires), des Drapiers (Chariottes), de la Waranche (Trois Visages), du Marché-au-Filé, des Foulons, des Teinturiers,..

Les deux nouvelles enceintes La période du XIème au XIIIème siècle correspond à l’«âge d’or» d’Arras, nom qui apparaît au XIIème siècle. La prospérité et le dynamisme des marchands produisent une ville dense et cohérente qui se dessine autour de l’abbaye. En 1096 débute la construction des enceintes médiévales. La ville est administrée par le maire et l’échevinage, tandis que la cité épiscopale relève directement de l’administration royale. L’édification de la cathédrale Au XIIème siècle la ville prend le nom d’Arras, et sa population intra et extra muros atteint 20.000 à 25.000 habitants. La construction de la cathédrale NotreDame -en-Cité ébute en 1160 et durera quatre siècles. La cité épiscopale comprend aussi la résidence de l’évêque, le cloître des chanoines et les maisons canoniales dont l’une encore présente aujourd’hui est classée Monument historique. Le bâtiment actuel de la résidence épiscopale, reconstruit en1856, est partielllement inscrit Monument historique. La prospérité La ville accueille les habitants venus des campagnes alentour. Des tisserands flamands s’installent dans les quartiers populaires des paroisses de Sainte-Croix et de la Chapelette, actuels quartiers Méaulens et Saint-Géry. Des dynasties de marchands contrôlent la production drapière artisanale, les échanges régionaux et internationaux, et le commerce de l’argent.