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Transcript

Ce que l'on ressent

Carnet de Recherche qui se cherche... des exemples en cours

du vécu, du perçu, du ressenti

Des témoignages : "Dans ma classe de GS, je voulais que les enfants participent le plus possible et parlent d’autres langues (des mots !!). Ils étaient « acteurs » et « en binôme » avec le parent invité pour un meilleur échange et pas seulement « spectateurs » d’une intervention d’un parent. Cela m’a beaucoup plu. C’était très enrichissant pour tous élèves, parents et moi enseignante. A partir d’étiquettes mots (image et écriture) et sous la forme de « thémot », nous avons appris des mots dans d’autres langues que le français. Cette façon de faire était la plus simple pour apprendre. On s’amusait et les enfants connaissaient le principe de « thémot ». Effectivement, ça demande du travail en amont, mais je pense que ça a été bénéfique pour les élèves et pour moi aussi car langue nouvelle également pour moi et je me suis rendue compte que la prononciation, et le travail de mémoire est énorme !! Les 2 mamans ont été très investies (même au sein de la famille car le papa a écrit la recette en arabe). C’était vraiment des moments de partages dans la classe avec une grande fierté pour les élèves qui parlent ces langues. Moi, en tant qu’enseignante, j’ai beaucoup appris aussi, dans ses moments j’ai été « élève ». J’ai continué dans l’année, par l’intervention de 2 autres parents, pendant le projet « petit déjeuner à l’école », et d’une maman qui a traduit la chanson que nous avions appris pour la fin de l’année. Là encore, ce sont des moments riches. Sophie m’a parlé du projet Léa, que je trouvais très intéressant mais j’avoue qu’au début je ne me sentais pas capable d’intégrer le projet et je souhaitais juste mener des projets dans ma classe, vous les envoyer pour qu’ils soient exploités et avoir des retours pour améliorer car ce projet était très intéressant et j’avais envie de m’impliquer quand même mais à une plus petite échelle." " "J’ai toujours été convaincue que la confiance et la bienveillance entre l’école et les familles sont primordiales pour les élèves. Avoir de bonnes relations, et je pense qu’il est important d’enlever ces « barrières » école/famille, français/langues maternelles. Ma classe est toujours ouverte aux parents, les accueils le matin peuvent se prolonger avec les parents parce que l’on discute, on se parle on échange et ça pour moi c’est très important. Les apprentissages n’en seront que meilleurs."

Ce que l'on en dit

Témoignages de parents à l’issue de la présentation du projet à partir du film : Maman Mustafa : « quand on a eu des enfants, avec mon mari, on a choisi quelle langue on allait leur parler. On a choisi le turc. Récemment, j’ai décidé que j’allais commencer à parler à mon fils ( en MS) aussi en français. La première fois que je lui ai parlé en français, il n’a rien dit, il m’écoutait et puis au bout d’un moment il m’a dit ( en turc): «tu te fous de moi!!». Maman Lala Hiba : «pareil chez nous, on a décidé quand on a eu des enfants, pour la langue qu’on leur parlerait. Nous on parle berbère tous les deux mais on a choisi arabe. On pense que ça fait trop de langues l’arabe, le berbère et le français pour eux. Ils commenceront le berbère plus tard. » Remarques par rapport à la carte du monde, l’origine, les langues parlées : Maman Sultana : « je suis originaire d’Érythrée mais je suis née au soudan. Mes parents sont aussi nés au Soudan mais on parle encore une langue d’Erythrée, le Saho. Il y a 9 langues en Érythrée. Mon grand-père parlait aussi Italien. Moi je parle plutôt l’arabe, comme j’ai grandi au Soudan. » Maman Noah : « je viens d’Erythrée, je parle Tigrina. j’ai vécu en Israël, je parle hébreu. Je suis restée 8 ans en Israël. Puis je suis venue en France, ça fait 3 ans. » Maman Lala Hiba : « je viens du Maroc, de Ouarzazate. Je parle berbère et arabe. Avec mes enfants je ne parle qu’arabe. [ Tiphaine : comment font vos enfants pour parler avec vos parents au téléphone ? ] oui, mes parents ne parlent que le berbère, ils ne peuvent pas. Pour l’instant… après ils vont apprendre le berbère. » Maman Mustafa : « Je suis née ici. Mon mari est de cette région en Turquie. Ma famille de celle-ci. Mes parents parlent kurde entre eux. Je comprends tout mais je suis incapable de sortir le moindre mot en kurde. Je fais un blocage. Je réponds en turc ou même en français. Dans la famille de mon mari ils parlent kurde aussi, mon mari répond toujours en turc quand ils lui parlent en kurde. » Maman Sophie et Henri : « je suis originaire du Brésil, une ville près de Rio de Janeiro. Je parle portugais, mais le brésilien c’est l’accent qui est différent, et l’argot aussi. Mais oui, les brésiliens et les portugais se comprennent. Avec nos enfants, nous ne parlons pas portugais mais avec mon mari oui. mais récemment j’ai fait le jeu avec eux de ce que veut dire tel ou tel mot en portugais : ils savaient tout !!! j’ai été très surprise ! Alors je vais leur parler un peu portugais. Notre ainé parle plus portugais car il est allé à l’école là bas mais pas les jumeaux. » Maman Yuel : « je viens d’Erythrée. Je parle Tigrina. Il y a 9 langues en Erythrée [elle me les énumère] l’officielle c’est tigrina. Je parle englich aussi. Et un peu arabe car je suis passée par l’Ethiopie puis le Soudan, la Lybie, l’Italie pour arriver en France. [je lui présente la maman de Sultana en lui expliquant son origine erythréenne. Elles font le constat en français qu’elles ne parlent pas une langue commune ( hors français) puis réussissent à se parler pdt plusieurs phrases en ??? elles s’échangent leurs prénoms et se disent qu’elles vont se revoir…] maman Nicolle : « je parle roumain. [est ce que vous parlez une autre langue aussi?] oui. italien. j’ai vécu 8 ans en Italie. »

témoignages des partenaires

Au sein du quartier du Blosne, nous développons aussi des actions en cohérence avec les partenaires du territoire. Un groupe de travail bien nommé "Vivre ensemble" s'est constitué et nous remercions leurs contributions à nos réflexions : Irene GarcÍa-Aranda (Langophonies) ; Estelle MOUMIN (coordo REP – REP+) ; Anne CHARTIER-RIOU (Préfecture 35); Agnès DA SILVA (DQSE – Ville de Rennes ); Christophe Loviny (Ville de Rennes - Bibliothèque Triangle) ; Fabienne Thouault (école St Armel) ; Nathalie Delerin (MAE – Optima) ; Enit TSELA (médiatrice– Centre de santé du Blosne) ; Gabriel Biau (AMSIC – Maison des squares) ; Marie-Andrée Berthet (ARCS Ty Blosne) ; Soukaina Ait Ballhou, Edlira Tulani , Zahra Chabali, Devota Uwamariya (bénévoles de l’association Langophonies) Véronique JAMEZ (École maternelle Torigné); Vanessa CHARLES-ALFRED (Ville de Rennes DEE/REL Henri Wallon) Hélène MERCERE (Ville de Rennes DEE/PRE); Sylvie-Anne Guergnon (ATD Quart Monde); Vincent Ripoche (parent d’élève - APE Volga). Nos projets : des actions, et un partage de nos références, des formations communes à venir. Pour 2022: *Action Langue en fêtes : action opérationnelle du GT – présentation et méthodologie : « Langue en fête » est une action opérationnelle tournée directement vers les habitants et co-construits avec les acteurs du quartier et les habitants. L’événement vise à valoriser les langues présentes dans le quartier et de créer des rencontres interculturelles.En 2021, l'association MIR, en collaboration avec la Maison de squares, Ty Blosne, la bibliothèque du Triangle et Langophonies, a coordonnée un évènement de découverte intitulé Langues en fête le jeudi 08 juillet, sous la halle du Triangle. L’événement a été composé de plusieurs activités

  • la lecture des contes et histoires dans plusieurs langues : arabe, darija (arabe marocain), turc, yiddish, kabyle, italien, japonais, anglais, dari, berbère, breton.
  • Une prestation d’un clown français /espagnol pour les enfants
  • 2 stands pour découvrir par le jeu les alphabets arabes et hébraïques.
  • 1 concert de musique yiddish et 1 spectacle de chants et danses berbères,
  • Des espaces aménagés pour la lecture en autonomie des albums en plusieurs langues du fond de la Bibliothèque du Triangle.
Suite à la dynamique du GT du 18 janvier dernier, il a été proposé de reprendre le mur des mots réalisé pour faire interconnaissance et culture commune. Des notions à discuter et à partager : la première de l'année : langue maternelle Brainstorming : Post it - définition par les participants de ce qu’est la langue maternelle Les différents mots transmis par les participants ont été rangés par catégorie. 1. Espace intime / émotions / Affectif : Langue de l’amour pour grandir / Amour / Affectivité / Langue du cœur / Lien affectif / intimité / Langue des émotions / connaissance et expression de soi / Langue de naissance pour grandir / Lien familial 2. Linguistique : la langue entendue et parlée dès tout petit / langue d’entrée dans le monde / Langues familiales / Langue des parents / Première langue / La – les langue(s) de la maison / langue des premiers mot s/ et la langue paternelle ? 3. Philosophie : Langue indissociable des représentations du monde / façon d’observer, d’exprimer / entrée dans le monde 4. Juridique : Identité culturelle / Identité / respect des cultures / indépendance / autonomie / Valorisation 5. Culturelle : la culture – les cultures / la tradition / héritage / patrimoine immatériel / transmission / génération 6. Social – ressources – survie : Survie de la langue et la langue comme condition de survie / La langue comme capital social / matériel Définition proposée : - la langue maternelle est une langue ou des langues premières avec la ou lesquelles on apprend à parler. - la glottophobie : forme de discrimination basée sur le langage, certaines langues, ou certains accents régionaux. (voir vidéo de Philippe Blanchet)

Ce que l'on défend

Klaxoon sur la question des valeurs vous cliquez vous écrivez et on voit ce que ça donne...

nos engagements

Nos valeurs soumises au prisme d'une classification rapport aux valeurs d'une société, de la loi, du droitrapport aux valeurs humaines, ce qui fait que le vivre ensemble est possiblerapport aux valeurs de la personne, de l'individu.rapport aux valeurs du groupe, du collectif.SolidaritéRespectBienveillanceAccueillirFraternitéToléranceÉcouteCoopérationJusticeHumanismeConsidérationPartageEmpathie

Ce que l'on partage

des supports de formation

Sens et Valeurs

Nos valeurs communes, partagées ou discutées

VALINSCOTu portes bien ton nom

A cette étape du projet, c’est la valeur qualitative qui a toute notre attention. La valeur quantifiée, le combien ça "vaut" au regard des évaluations scolaires, reste au cœur de nos réflexions mais est d’abord mis à distance pour observer ce qui nous parait important : œuvrer pour que cette formule de l’éducation prioritaire « faire venir les familles les plus éloignées de l’école », en veillant à ne pas aller à contresens. Perier (2021) observe en effet que dans ses efforts de rapprochement, l’Ecole tend à éloigner les familles. Accepter que dans nos fonctions d’enseignants, nous devions assumer la controverse voire les tensions qui existent entre le français de l’école et le français des familles, ou les langues parlées en familles. Accepter que nos repères éducatifs ne soient pas forcément le cadre à «prescrire» ou à conseiller. Ça ne relève pas que de convictions pédagogiques ou sociales (toujours discutables parce que toujours en partie subjectives), ça relève aussi de cadres éthiques et juridiques sur lesquels on peut s'appuyer. Puis, à valoriser les langues des familles dont l’origine n’est pas la langue française, ne risque-t-on pas d’instaurer un sentiment de dévalorisation des enfants qui ne parleraient que le français ? Pour se prémunir de cela il nous faut mettre en place des modalités qui valorisent aussi la diversité des façons de s'exprimer en français, le mélange de langues (par ex les emprunts aux langues régionales intégrées dans le français parlé). Enfin, accepter cette donnée que le français des familles n’est pas le français scolaire. Mais est-ce d’un point de vue linguistique, une autre langue ? Donc tout dépend de ce qu'on appelle "langue" : il nous faut encore favoriser cette clarification sur ce point au sein de notre collectif

Respect de l'altérité• Diversité culturelle• Droit à la langue• Citoyenneté• Créativité

Un outil en réflexion et support pour la formation. Partager et discuter pour faire culture commune Glossaire en mouvement

Témoignages de parents: mamans parlant arabe ( Maroc) et arabe ( Soudan) : nombreux échanges et débat sur la manière de dire bonjour ( non ça c est bienvenue, ça c’est plutôt pour le matin, ça c’est en darija…) merci et au revoir. Une maman ne voulait pas écrire en Saho car elle ne sait pas l’écrire… on a fait quand même, en phonétique. Pour dire merci en Saho, c’est le mot chameau en arabe ( les mamans marocaines ont fait cette remarque. « oui c’est vrai ») Pareil pour le berbère, la maman ne voulait pas l’écrire car elle ne connaît pas l’alphabet berbère ( « c’est comme du chinois »), elle n’est pas sûre de comment on peut transcrire.. ; elle l’a écrit en alphabet arabe et m’a demandé de l’écrire en alphabet latin. Maman parlant roumain et italien : parallèles entre les deux langues, la revedere / arrivedeci pour au revoir, bcp de similitudes…

Que du Bonheur Plusieurs parents viennent accompagnés par une tiers personne "rassurante" : l'amie (autre parent), la fille, etc. C'est un vrai sujet. Parfois même c'est un remplacement (Irmuun, mongol : la grande sœur est presque la seule interlocutrice) "tiers rassurant" = famille élargie :-)

Notre équipe

  • Nolwenn Jeusset-Talon Patricia Godard Stefani Clerc Conan Sandrine Bergeon Tiphaine Arinne Marine Gerbouin Estelle Moumin et Corinne Rivoalla Gaëlle LebourgPascal ChevrelSophie LuronSophie VermeerschCécile Miossec

texte sur les valeurs (doc collaboratif???)

Soutenir la diversité linguistique dans toutes les actions au sein des écoles • Favoriser l'émergence d'une conscience citoyenne active fondée sur lacompréhension des langues et culturesexistantes au sein du territoire.• Promouvoir dès l'entrée en maternelle la valorisation des langues et des cultures.• Promouvoir par le plurilinguisme ladiversité culturelle, fondement de toutecréativité, l'échange et le respect de l'autre.• Contribuer à la prévention du racisme, dela xénophobie et du communautarismepar la promotion du plurilinguisme et del'interculturalité.• Susciter des collaborations pour la conduited'actions et de recherches sur ces mêmessujets

Contribution à un ouvrage collectif à paraître : Plurilingues en devenir en France et ailleurs, aux Éditions Lambert Lucas dans la collection dirigée par Pierre Escudé et Laurent Gajo.

Mur Sonore: Vidéo 1 : Mia Vidéo 2 : Emmanuel Vidéo 3 : témoignage de l'enseignante

Parlons pratiques : Podcast du réseau CANOPE.Le plurilinguisme, une chance pour l'école