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La Prison de Guingamp

Projet MineStory édition 2022

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de l'ancienne prison de Guingamp

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Le projet MINESTORY

De quoi s'agit-il ?

Le projet MineStory est un projet collaboratif qui regroupe plusieurs classes de cycle 3.
L'objectif est pour chaque classe d'étudier et de modéliser un monument historique proche.

La classe des CM1-CM2 de l'école de Coatréven dans les Côtes d'Armor a choisi de travailler cette année sur l'ancienne prison de Guingamp.


Info

L'histoire

De la prison de Guingamp

À Guingamp, il existe une prison depuis très longtemps. Elle se trouvait au début dans un des donjons du château, puis dans le couvent des Carmélites.

Au début du XIXe siècle, on demande à la ville de Guingamp de construire une nouvelle prison qui servira pour recevoir les prisonniers qui doivent subir une courte peine.

La ville de Guingamp choisit un terrain près d'une caserne pour la construction. Les soldats pourront alors aider si besoin.

C'est l'architecte départemental Louis Lorin qui va s'occuper d'établir les plans.
Pour cela, il va travailler avec l'avocat de Saint-Brieuc Charles Lucas.
Cet homme veut réformer l'emprisonnement en France. Pour cela, il étudie la
façon de faire de plusieurs pays et en particulier des Etats-Unis. Il souhaite
que les prisonniers aient de meilleures conditions de vie. Il souhaite même la fin
de la peine de mort.

Charles Lucas préconise que chaque prisonnier soit enfermé seul dans sa cellule.
On dit que sa réforme est humaniste, il veut que les prisonniers s'améliorent
pour ne pas recommencer.

Les deux hommes vont travailler ensemble pour établir les plans de la prison de
Guingamp afin de rendre possible cette réforme.

Charles Jean-Marie Lucas,
lithographie, imprimerie Le mercier & Cie, Paris
©Musée de Bretagne (991.0087.39

L'histoire

De la prison de Guingamp

Les travaux débutent en 1836 et se terminent en 1841.

En mai 1841, la prison est mise en service après avoir été meublée.
Elle est conçue pour 72 prisonniers mais au début, elle n'en reçoit que 28.

Elle a couté 68 000 francs de l'époque (ça représente environ 170 000 euros).



Le bâtiment va être utilisé en tant que prison jusqu'en 1952 avec une interruption entre 1934 et 1941. Son dernier prisonnier est arrivé en mars 1952.

En 1937 et 1938, elle va servir à héberger des réfugiés espagnols.

Après 1952, le bâtiment va servir de lieu de stockage.

La ville de Guingamp le rachète en 1992. Il est classé monument historique en 1997. On pense ensuite en faire un lieu touristique et culturel.

Affiche publique le 30 avril 1836 (AD22 4 N 98)

L'Architecture

De la prison de Guingamp

L'enceinte de la prison a une forme de trapèze. Son mur d'enceinte a une hauteur de 6 m.
À l'intérieur, on retrouve un bâtiment en forme de croix qui comporte 4 ailes :
- l'aile des prévenus masculins.
- l'aile des condamnés masculins.
- l'aile des femmes.
- l'aile administrative où se trouve également la maison des gardiens.

Ces 4 ailes sont toutes situées autour d'une cour centrale.

Entre les bâtiments et le mur d'enceinte, il y a un chemin de ronde d'environ 3m de large.

Il existe plusieurs cours qui servaient aux prisonniers et prisonnières pour prendre l'air et aller aux toilettes.

Elle a une superficie d'environ 3000m2, ce qui est plus petit qu'un terrain de football.

Les travaux ont été exécutés par des entreprises locales et des matériaux locaux.

En 1845, plusieurs cellules sont regroupées pour construire une chapelle.

Plans de Louis Lorin, 21 nov. 1836
(AD22 4 N 98)

L'Architecture

De la prison de Guingamp

Dans le quartier des hommes, il y a 22 cellules individuelles de 7m2, 5 autres chambres où les détenus pouvaient être regroupés car il manquait de la place.

Dans le quartier des femmes, il y a 16 cellules individuelles et 4 chambres collectives pour 4 femmes chacune.

Il existe des cellules à pistole, un peu plus grandes et avec une cheminée que les prisonniers qui avaient un peu d'argent pour payer pouvaient utiliser. Il existe également des cellules de répression pour les prisonniers qui posaient des problèmes.

Les cellules se trouvent autour de la cour centrale sur 2 niveaux.

Chaque cellule comporte une fenêtre qui permet l'éclairage et une porte avec un judas. Cette ouverture dans la porte permet de surveiller les prisonniers. C'est une invention de Charles Lucas.

Une galerie soutenue par des colonnes et balustrades en bois entoure toute la cour.

Les matériaux utilisés pour la construction sont des matériaux locaux et le moins couteux possible.

Feuille d'études - Théophile Alexandre Steilen (1859-1923)
© RMN-Grand-Palais (musée d'Orsay) / thierry Le Mage

Les prisonniers

Dans la prison de Guingamp, il y avait deux sortes de prisonniers :
- les prévenus : ils n'étaient pas encore jugés, ils gardaient leurs propres vêtements.
- les condamnés : ils avaient été jugés et leur peine n'était pas trop importante, ils portaient le costume de prisonnier.

Au XIXe siècle, les prisonniers sont bien souvent des gens pauvres et misérables. Ils sont le plus souvent accusés de petits vols ou de violences. Souvent, on trouve aussi des prisonniers accusés de vagabondage.

Il y a aussi des enfants parmi les prisonniers. Par exemple, la petite Marie X, 6 ans, inculpée pour vagabondage. On a aussi trouvé dans les registres des enfants enfermés pour correction paternelle, c'est à dire à la demande de leur père.

Les prisonniers ne savent souvent ni lire ni écrire.

Dénombrement de population en 1846,
liste nominative concernant la prison
(AD22 6 M 162

Les prisonniers

Basile Alinitchenski est un prisonnier peu ordinaire.
Il est surnommé le roi de l'évasion. À Guingamp, il a tenté 4 fois de s'évader. Il a réussi 2 fois, mais s'est fait reprendre.
Il est né en Russie le 25 décembre 1891. Il est cordonnier de métier. Il arrive en France au moment de la Première Guerre mondiale en tant que militaire russe dans le cadre de la Triple Entente. En 1917, au moment de la révolution en Russie, les soldats russes refusent de combattre. Ils sont alors jugés et condamnés. Basile sera alors emprisonné dans plusieurs prisons car il tente à chaque fois de s'évader et il se fait reprendre car il vole.
Il arrive dans les Côtes-Du-Nord en mars 1925. Il est arrêté car un vol a eu lieu dans un commerce à Callac. Il est alors emprisonné à Guingamp. Il va tenter plusieurs fois de s'évader. Il va réussir 2 fois. Il sera repris les deux fois. Lorsqu'il revient il doit passer 60 jours dans le bâtiment des secrets.
En 1925, Basile est transféré à la prison de St-Brieuc. Il est alors condamné aux travaux forcés. Sa trace est perdue suite à son évasion du bagne en juillet 1933.

Extrait du registre d'écrou, 1925
(AD22 2 Y 115)

LeS GARDIENS

Les gardiens vivaient dans un des bâtiments de la prison. Au rez-de-chaussée, il y avait une partie administrative par laquelle les prisonniers entraient et les gardiens vivaient à l'étage où il y avait aussi une pharmacie. De leurs fenêtres, ils avaient vue sur la cour intérieure et pouvaient surveiller les détenus.

La journée d'un gardien :
Ils levaient les prisonniers à 7h et les couchaient à 19h. Ils leur donnaient une pause de promenade de 2h et une pause déjeuner de 1h.

La tenue des gardiens :
À partir de 1877, la tenue des gardiens est règlementée : une tunique en drap bleu, un gilet en drap bleu foncé, un pantalon de treillis, une capote en drap gris et un képi en drap bleu.

Les intervenants extérieurs :
D'autres personnes que les gardiens s'occupaient des prisonniers. Un barbier venait les raser et couper leurs cheveux. Un commissionnaire s'occupait de faire les achats de nourriture. Un aumônier s'occupait de la moralisation et de la religion. Un médecin venait également régulièrement pour soigner les prisonniers.
Les repas étaient préparés par les sœurs des Ursulines. Elles s'occupaient également de l'hygiène des latrines.



Illustration de Louis Montégut,
ed. Dentu, Paris, 1890
© Gallica.bnf.fr

LA vie dans la prison

Les hommes et les femmes étaient séparés. Leurs cellules et leurs cours étaient différentes.
Dans les prisonniers, il y avait 2 catégories : ceux qui avaient été jugés (les condamnés) et ceux qui attendaient leur jugement (les prévenus ou accusés).

Les prisonniers travaillaient pendant la journée :
- Les hommes broyaient du lin et confectionnaient des chapeaux de paille.
- Les femmes préparaient le lin, filaient le lin et la laine avec des rouets à la main. Elles tricotaient .

Les prisonniers mangeaient dans leur cellule. Souvent, ils mangeaient du pain et de la soupe de légumes. Ils avaient de la viande le dimanche, le repas était amélioré.

Ils pouvaient recevoir des visites tous les jours de 10h à 12h pour les femmes et de 14h à 16h pour les hommes et étaient alors très heureux de voir leurs proches.



Insolite

Page du Règlement intérieur adopté le 29/11/1952
(AD22 1 Y 27)

Rien ne se perd :

L'urine des prisonniers étaient vendue. Elle était transformée en acide formique qui servait à la teinture et à la fabrication de solvants.

Notre Réalisation

Dans le logiciel MineTest

À venir ...

Pour en savoir plus

L'équipe

L'éducation artistique et culturelle associe la fréquentation des oeuvres, la rencontre avec les artistes, la prartique artistique et l'acquisition de connaissances.
Ce projet a nécéssité de collaborer avec les acteurs culturels du lieu. Nous avons également eu besoin de nous déplacer et utilisé du matériel informatique performant. Merci à tous ceux qui nous ont aidés.


CM1-CM2 de l'école de Coatréven

Les étudiants de l'INSEAC

Les Archives départemantales

DANE acdémie de Rennes

Amicale Laïque du Rudonou

Ville de Guingamp

Merci !


marie-pierre.bernadac@ac-rennes.fr