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La Méditerranée et le monde grec au Ier millénaire avant J.-C

DELPHES

Olympie

Le stade visible actuellement est le quatrième construit à Olympie ; il remonte au ve siècle av. J.-C.

Olympie est l'un des grands centres religieux de la Grèce antique.

Le site d'Olympie était dédié à Zeus. Pour honorer ce dieu, Olympie accueillait tous les quatre ans les jeux olympiques durant l'Antiquité. Aujourd'hui encore, la flamme olympique y est allumée quelques mois avant la cérémonie d'ouverture des jeux modernes.

Plan type d'une cité-état grecque

Delphes est l'un des grands sanctuaires de la Grèce antique, dédié au dieu Apollon. Il est situé en Phocide, au nord du golfe de Corinthe, plus précisément au pied du mont Parnasse.

Les anciens Grecs de toutes les cités venaient y consulter la Pythie, prêtresse qui rendait des oracles, censés être les réponses du dieu Apollon aux questions qu'on venait lui poser.

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Damon de Delphes

L'athlète victorieux


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Les divinités de l'Olympe

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Le stadion

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L'épreuve reine des Jeux

DELPHES


Coureurs de stadion

Amphore panathénaïque à figures noires, vers 500 av. J.-C.


Le stadion était une course à pied faisant partie des épreuves au programme des concours sportifs et religieux de la Grèce antique, dont les Jeux olympiques antiques. Cette épreuve pédestre se courait sur toute la longueur d'un stade, soit 600 pieds.

Le stadion était la plus prestigieuse épreuve des Jeux panhelléniques. De 776 à 724 av. J.-C., c'était même l'unique épreuve aux Jeux olympiques. Le nom de son vainqueur fut rapidement utilisé pour désigner l'olympiade — la période de quatre ans entre deux jeux olympiques — et fut un des éléments constitutifs du calendrier grec. Aux Jeux panathénaïques à Athènes, le stadion était l'épreuve la mieux récompensée avec cent amphores d'huile d'olive.


Un coureur de stadion était idéalement grand et mince, avec un buste court, pas trop musclé pour ne pas être ralenti par son poids mais avec de grands bras. Au départ, les concurrents s'alignaient sur une bande de pierre. La position de départ réglementaire semble avoir été debout, les bras vers l'avant, le pied gauche un peu avancé. L'arrivée du sprint, six cents pieds plus loin, était elle aussi matérialisée par une bande de pierre.

Le sanctuaire d'Olympie

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Les Jeux débutent avec le sacrifice de bœufs au temple de Zeus. Leurs entrailles sont brûlées sur l'autel. Les hellanodices ouvrent la procession devant les athlètes, suivis des entraîneurs, des représentants des cités grecques. Arrivés devant la statue de Zeus, les athlètes se prosternent et prêtent serment de lutter loyalement.


Texte du serment Olympique:

"C'est devant Zeus que nous, athlètes et maîtres de gymnastique, jurons sur les entrailles d'un sanglier, que nous ne violeront en rien l'ordre établi dans les jeux olympiques; Nous jurons également nous être exercés avec le plus grand soin durant dix mois, sans interruption."


Puis la flamme, allumée par des jeunes filles vierges, va brûler durant les cinq journées que durent les Jeux. Les juges contrôlent l'entrée dans le stade afin d'en interdire l'accès aux femmes.


Règlement officiel des Jeux Olympiques :


I. Etre sujet hellène libre, ni esclave, ni métèque.


II. N’être ni repris de justice, ni d’une moralité douteuse.


III. S’inscrire à l’avance au stage d’un mois du gymnase d’Ellis.


IV. Tout retardataire sera hors concours.


V. Interdiction aux femmes mariées d’assister au Jeux ou de se montrer dans l’Altis sous peine d’être précipitées du rocher de Typaison.


VI. Pendant les exercices, les maîtres des athlètes devront être parqués et nus.


VII. Défense de tuer son adversaire ou de chercher à le tuer.[...]


X. Toute corruption d’arbitre ou d’adversaire sera punie de fouet.


XI. Tout concurrent contre lequel ne se présentera pas l’adversaire désigné sera déclaré vainqueur.


XII. Défense aux concurrents de manifester contre le public ou contre les juges.


XIII. Tout concurrent mécontent d’une décision peut appeler au Sénat contre les arbitres : ceux-ci seront punis ou leur décision annulée si elle est jugée erronée


«C’est le héros Héraclès qui, le premier, rassembla les Grecs à cette fête. Jusque là, les cités étaient divisées entre elles . Il institua une fête qui devait être un concours de force et d’intelligence. Les Grecs se réuniraient alors pour voir et entendre des merveilles. Ce rapprochement, pensait il, ferait naître entre les Grecs une amitié mutuelle. »

D’après Lysias, Discours olympique , Ve siècle av. J. C



« Pendant les jeux, nous concluons des trêves entre cités et nous faisons taire nos haines pour nous réunir en un même lieu où nous nous rappelons notre origine commune en faisant ensemble des prières et des sacrifices »

D’après Isocrate, Panégyrique , 43, V e siècle av. J. C.


L’une des rares violations de la trêve sacrée a lieu en 420 avant J.-C.

"L’accès du sanctuaire fut interdit aux Spartiates1 [...] ; défense leur fut faite d’accomplir le sacrifice et de prendre part aux jeux, parce qu’ils n’avaient pas payé l’amende [...] infligée en vertu des règlements olympiques. Ils étaient accusés d’avoir [...] envoyé leurs hoplites2 à Léprée3 pendant la durée de la trêve olympique."

D'après Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, après 431 av. J.-C.


Temple de Zeus - Olympie

Le site d’Olympie était au cœur de la civilisation grecque. Ce lieu sacré, régulièrement utilisé pour des cérémonies religieuses, accueillait les Jeux Olympiques de l’Antiquité. La légende raconte que Zeus, roi des dieux grecs, aurait élu résidence à Olympie vers 1 200 av. J.-C.



Paul Christesen, expert renommé, nous emmène à la découverte d’Olympie et retrace l’évolution du site au fil de l’expansion des Jeux.

« À la base, les Jeux Olympiques de l’Antiquité étaient une fête religieuse, organisée dans un sanctuaire sacré », explique Paul Christesen, professeur d’histoire de la Grèce antique au Dartmouth College (États-Unis).


« Il n’était donc pas uniquement question de sport. » Niché au pied d’une colline escarpée et entouré d’eau sur ses trois autres côtés, ce grand centre religieux offrait un spectacle extraordinaire aux visiteurs. Avec ses platanes et ses oliviers sauvages, ce lieu était exclusivement consacré aux dieux et à leur adoration... jusqu’à l’arrivée des Jeux Olympiques.


La cité-État d’Élis, dont le centre administratif se trouvait à près d’un jour de marche au nord d’Olympie, a organisé les Jeux pendant la majeure partie de leur histoire. Au sommet de leur popularité durant le deuxième siècle, les Jeux pouvaient attirer jusqu’à 40 000 spectateurs dans le stade.


De la première édition en 776 av. J.-C. jusqu’à 550 av. J.-C., les Jeux se sont déroulés dans le sanctuaire proprement dit. L’olivier sacré de Zeus, à partir duquel les couronnes des vainqueurs étaient tressées, marquait la ligne d’arrivée de toutes les courses.

En un peu plus d’un millénaire de Jeux Olympiques, le site d’Olympie n’a cependant rien perdu de sa puissance religieuse. S’il a résisté à l’épreuve du temps, il le doit avant tout à sa diversité.

« Les Grecs étaient des polythéistes convaincus, souligne Christesen. Olympie était consacrée à Zeus, mais nous savons qu’il n’était pas le seul dieu adoré ici. On a dénombré plus de 70 autels différents. En venant sur le site, vous pouviez vous adresser à pratiquement n’importe qui. »

Tous les quatre ans, pendant une semaine, le site abandonnait sa tranquillité méditative pour devenir le centre de la Grèce, avec tout ce que cela suppose d’excitation.

« Tous ceux qui voulaient toucher une large audience venue de toute la Grèce se rendaient à Olympie. Il y avait des peintres, des artistes, des orateurs... bien décidés à montrer ce qu’ils avaient d’unique. »


En marge des compétitions, les athlètes s’entraînaient également à Olympie. Dans un premier temps, les ateliers avaient lieu en plein air, mais la palestre et le gymnase ont ensuite été construits pendant la période hellène (de 323 av. J.-C. à 31 av. J.-C.). La palestre était une grande cour intérieure carrée, qui accueillait les spécialistes de la lutte, de la boxe, du pancrace et du saut en longueur. Elle était bordée de colonnes et disposait d’un réseau de bains dans les salles adjacentes. Le gymnase était un rectangle étiré en longueur, avec suffisamment d’espace pour que les lanceurs de javelots et de disques puissent s’entraîner. Les deux bâtiments étaient aussi des lieux de débats et d’instruction. En effet, les philosophes et les professeurs aimaient profiter de l’ombre et de la présence de jeunes esprits pour dispenser leur savoir.

Le temple de Zeus a été construit entre 468 et 457 av. JC. Le temple de Zeus abritait la statue de Zeus, œuvre du sculpteur Phidias dans les années 430 av. JC après la victoire sur les Perses. Ce temple est considéré comme l'une des sept merveilles du monde.

Temple d'Héra, édifié vers 600 av. JC. Il abritait la table sur laquelle on déposait les couronnes préparées pour les vainqueurs des jeux.

Autel de Zeus, lieu où les offrandes en l'honneur de ce dieu étaient déposées.

Gymnase, où tous les compétiteurs étaient obligés de s'entraîner durant au moins un mois avant les jeux.

Palestre (Ecole de lutte, saut).

En dehors de l'Altis (l'enceinte sacrée), à l'Est, se trouvaient le stade (6) où s'étendait une large piste sur 192,25 mètres et l'hippodrome (7) où se déroulaient les épreuves. Les versants, aménagés en gradins, pouvaient accueillir près de quarante mille spectateurs.

En dehors de l'Altis (l'enceinte sacrée), à l'Est, se trouvaient le stade (6) où s'étendait une large piste sur 192,25 mètres et l'hippodrome (7) où se déroulaient les épreuves. Les versants, aménagés en gradins, pouvaient accueillir près de quarante mille spectateurs.