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La guerre Iran-Irak : 1980-1988 : une cause de l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990 ?

La guerre Iran-Irak est elle à l'origine de l'invasion du Koweït 10 ans plus tard ?

Problématique

Index

I. Guerre Iran-Irak: 1980-1988

2. Le contexte de la guerre

3. Les gagnants

4. Une guerre inutile ?

5. Le rôle des États-Unis

6. Les conséquences

1. Contexte historique

II. Invasion du Koweït

1. L'invasion

2. Contexte historique

3. Le conflit

4. Bilan humain

5. Le rôle des Etats-Unis

6. Condamnation par la communauté internationale

7. Opération "Tempête du désert"

8. Timeline

9. Comprendre : Vidéo

10. Conclusion

Contexte de la guerre

Guerre Iran-Irak: 1980-1988

1

1932





1960-1975

1968

1970


1978

1979

Contexte Historique

- Irak indépendante -> le Royaume- unis dirige la réorganisation des frontières réunissant les arabes chiites cependant les kurdes qui souhaitent aussi leur indépendance

- Demande de l'indépendance kurde financée par l'Iran
- Coup d'Etat-> arrivée d'Ahmad hassan al Bakr et Saddan Hussein
- Négociation et accords (les désaccords per-sistent entre l'Iran et l'Irak)
- De plus en plus de protestations en Iran à cause de pressions des USA pour devenir une démocratie
- L'Iran devient une République


Oppose l’Iran et l’Irak. Elle éclate lorsque l'Irak, dirigé par Saddam Hussein, lance une attaque-surprise contre l'Iran de Rouhollah Khomeini. Saddam Hussein, déclenche les hostilités en 1980 contre l’Iran dans le but de créer une guerre courte et de la gagner pour faire de son pays la première puissance du Moyen-Orient et déstabiliser le nouveau régime de Rouhollah Khomeini en Irak. Cette ambition ne résistera pas à la dure réalité d’un conflit acharné, l’un des plus dévastateur du XXème siècle, qui se terminera que huit ans plus tard. Cette guerre aura, par ses conséquences, un impact profond sur tout le Golfe Persique et au-delà.

Contexte de la guerre

En 1987, l'ONU adopte à l'unanimité la résolution 598 appelant à un cessez-le-feu immédiat, et au rapatriement des prisonniers. Les deux pays, épuisés par des années de bataille, acceptent cette résolution en juillet 1988, et consentent à revenir aux accords territoriaux de 1975.

Sur le plan militaire, la guerre est un échec pour l'Irak. Le conflit s'enlise pendant 6 ans dans une sorte de "guerre de tranchées", avec une ligne de front correspondant plus ou moins à la frontière commune de départ.

Les gagnants de la guerre

Une guerre inutile ?

Politiquement, Saddam Hussein est largement perdant. Non seulement il n’est pas parvenu à faire plier Téhéran et à faire de l’Irak une puissance du Moyen-Orient, mais d’autre part il est désormais largement débiteur des pétro marcheurs du Golfe. Son influance auprès de la population est alors au plus bas. Pour retourner la situation à son avantage, le dictateur Irakien finira par s’embarquer dans une aventure bien trop risquée : l’invasion du petit émirat du Koweït.

Info

Info

Le régime Iranien lui, est ressorti largement renforcé de la guerre. Non seulement il y a gagné une légitimité aux yeux de sa propre population mais aussi auprès de régimes et de groupes politico-militaires favorables à ses thèses. Cela ne fera que renforcer son rôle régional de puissance perturbatrice qui encore aujourd’hui continue d’agiter le Proche-Orient.

Saddam Hussein, dirigeant de l'Irak

Rouhollah Khomeini, dirigeant de l'Iran.

Durant le règne du Shah Reza Pahlavi, les États-Unis considéraient l'Iran comme un pays allié dans la région. Le 4 novembre 1979, la "crise des otages" éclate : de jeunes militants iraniens soutenus par l'ayatollah Khomeini envahissent l'ambassade des États-Unis à Téhéran, et prennent en otage plus de 50 diplomates et civils américains. En 1980, les USA rompent toutes relations diplomatiques avec l'Iran. Lorsque la guerre éclate quelques mois plus tard, la puissance américaine voit dans l'Irak un pays moderne qui pourrait évoluer vers la laïcité, et faire ainsi contrepoids à l'Iran islamique. Les États-Unis ne s'opposent donc pas à l'offensive irakienne, et finiront même par la soutenir. Lors de la guérilla maritime contre les pétroliers, des escarmouches entre bateaux iraniens et américains ont lieu à plusieurs reprises.

Rôle des Etats-Unis pendant la guerre Iran-Irak

Bilan humain terrifiant : environ 300 000 morts pour l’Irak et environ 1 million pour l’Iran.

Les dégâts infligés aux habitations et infrastructures sont considérables, et les pertes économiques sont chiffrées à des centaines de milliards de dollars des deux côtés. Les dettes de guerre de l'Irak sont aussi une raison majeure de l'invasion du Koweït en 1990 et de la guerre du Golfe. La guerre a détruit plus de 36 000 maisons et pendant 96 mois, 86 régions ont été intensément bombardées. De plus l'Irak a usé d'armes chimiques en masse augmentant les dégâts humains et matériels.

Conséquences

Enfants iraniens devant leur maison détruite par les bombardements.

Soldats mort au combats.

Contexte de l'invasion

Invasion du Koweït : août 1990

2

L’invasion du Koweït, également connue sous le nom de guerre Irak-Koweït, est un conflit majeur entre l'Irak de Saddam Hussein et le Koweït, du 2 au 4 août 1990. Elle résulte en une occupation irakienne du Koweït pendant 7 mois, avant que le pays ne soit libéré par les forces de la Coalition. Cette invasion, élément déclencheur de la guerre du Golfe, conduit ainsi directement à l'intervention militaire des États-Unis contre l'Irak en janvier 1991.

L'invasion

Historiquement, le parti Baas et les nationalistes irakiens n'avaient jamais accepté les accords Sykes-Picot de 1915-1916, où les Britanniques et les Français se partageaient le Moyen-Orient alors sous contrôle de l’Empire ottoman en zones d'influences. Les Britanniques vont attendre jusqu'en 1961 pour donner l'indépendance au Koweït.

Pour de nombreux Irakiens, le Koweït était un État artificiel, créé de toutes pièces par les Britanniques. Historiquement, il était une région de la Mésopotamie (l'Irak actuel) et son existence n'était due qu'à ses fortes réserves en hydrocarbures. Sans de telles ressources naturelles, l'existence de cet État n'aurait pas de sens et les Britanniques ne l'auraient pas créé. Les habitants du Koweït ne se sont jamais bien entendus avec les Irakiens qui les ont toujours méprisés. Très pauvres et dépourvus de ressources, ils devaient aller acheter leur eau en Irak qui la leur vendait cher.

Contexte Historique

Le conflit débute le 2 août 1990 à 2h00 du matin, après plusieurs heures de combats, Koweït tombe dans les mains de l'armée irakienne, qui parvient à capturer la résidence de l'émir Jaber al-Ahmad al-Sabah, le palais Dasman, protégé par la Garde nationale koweïtienne et la police locale. Les dernières poches de résistance tomberont le 4 août. La 35e brigade mécanisée de l'armée koweïtienne parviendra par ailleurs à battre en retraite en Arabie saoudite ainsi qu'une partie de l'aviation koweïtienne et de la marine de ce pays. Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté 12 résolutions exigeant le retrait immédiat des forces irakiennes du Koweït, mais en vain.

Le conflit

Watch

Document 3 : Les combats et l'occupation.



Document 3 : Les combats et les occupations.

Le sort de 605 Koweïtiens arrêtés pendant l'occupation est resté inconnu jusqu'en 2009, date à laquelle les restes de 236 d'entre eux ont été identifiés en Irak. Initialement, l’Irak avait affirmé avoir enregistré l'arrestation de seulement 126 des 605 Koweïtiens portés disparus. En août 2019, 369 personnes sont toujours portées disparues.

Bilan humain

Plus de 400 000 civils koweïtiens et des milliers de ressortissants étrangers fuient le pays, soit environ la moitié de la population koweïtienne. 150 000 ressortissants indiens vivant au Koweït ont été évacués par avion par le gouvernement indien dans un laps d'une semaine suivant l'invasion

Pendant les sept mois d'occupation irakienne au long, les forces de Saddam Hussein ont pillé les richesses immenses du Koweït ; on a dénombré également des violations massives des droits de l'homme.Lors de l'occupation, environ 1 000 civils koweïtiens ont été tués par l'armée irakienne qui a affronté une résistance désorganisée.

Le 25 juillet 1990, l'ambassadrice américaine en Irak, April Glaspie, demande au gouvernement irakien les raisons pour lesquelles l'armée irakienne se déploie massivement du côté de la frontière koweïtienne. Elle déclare à son interlocuteur que « Washington, inspiré par l'amitié et non par la confrontation, n'a pas d'opinion » sur le désaccord entre le Koweït et l'Irak, déclarant que « nous n'avons pas d'opinion sur les conflits arabo-arabes ». L'ambassadrice informe Saddam Hussein que « les États-Unis n'ont pas l'intention de commencer une guerre économique avec l'Irak ». Ces déclarations pourraient avoir amené le gouvernement irakien à croire qu'il avait reçu le feu vert des États-Unis pour envahir le Koweït.

Rôle des Etats-Unis dans l'invasion du Koweït

April Glaspie, (à droite) ambassadrice des États-Unis en Irak en 1990, et Saddam Hussein (à gauche).

L'occupation du Koweït a été unanimement condamnée par toutes les grandes puissances mondiales. Même les pays traditionnellement considérés comme de proches alliés de l'Irak, comme la France et l'Inde, ont appelé à un retrait immédiat de toutes les forces irakiennes du Koweït. Plusieurs pays, comme l'URSS et la Chine, ont placé un embargo (mesure militaire visant à empêcher la libre circulation d’une marchandise) sur les armes à l'Irak. Les pays membres de l'OTAN ont également été très critiques face à l'invasion et les États-Unis lancent un ultimatum à l'Irak, l'appelant à retirer ses troupes du Koweït d'ici le 15 janvier 1991 ou de faire face à une guerre.

Le 2 août 1990, le Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 660 condamnant l'invasion irakienne du Koweït et exigeant que l'Irak retire inconditionnellement toutes les forces déployées au Koweït.

Condamnation par la communauté internationale

Document 1: Résolution 678 du Conseil de sécurité de l'ONU, 1990.

Alors que le 22 février l'Irak accepte un cessez-le-feu sous la pression de l'URSS, la coalition rejette la proposition mais déclare que les forces irakiennes battant en retraite ne seront pas attaquées, leur donnant 24 heures pour évacuer le Koweït. L'opération terrestre débute dans la nuit du 23 au 24 février, nommée Desert Sabre (« Sabre du désert »), elle a duré (symboliquement) cent heures. Le 26 février, les Irakiens commencent à se retirer du Koweït en appliquant une politique de la terre brûlée : les troupes irakiennes mettent le feu aux puits de pétrole koweïtiens.

Le 28 février, le président américain George H. W. Bush déclare un cessez-le-feu, mettant fin à l'opération. Le 15 mars 1991, l'émir du Koweït, Jaber al-Ahmad al-Sabah, rentre au pays après avoir passé plus de huit mois en exil.

L'opération Tempête du désert (Desert Storm en anglais) est le nom donné aux opérations militaires réalisées contre l'Irak du 17 janvier au 28 février 1991 par une coalition internationale sous commandement des États-Unis et missionnée par les Nations unies. Elle débute par des bombardements le 17 janvier 1991 contre l'armée irakienne, la coalition bénéficiant d'une suprématie aérienne et navale, les navires de guerre américains lançant des missiles depuis le golfe Persique. Plus de 100 000 sorties aériennes sont effectuées et 88 500 tonnes de bombes larguées, détruisant en grande partie les infrastructures militaires et civiles irakiennes.

Opération "Tempête du désert"

2 août 1990

6 août 1990

Fin février 1991

4 août 1990

15 janvier 1991

Timeline

Dissolution des dernières poches de résistance au Koweït, proclamation d'un gouvernement irakien au Koweït.

Invasion du Koweït par l'Irak à 2h00 du matin.

Les États-Unis lancent un ultimatum à l'Irak, l'appelant à retirer ses troupes du Koweït d'ici le 15 janvier 1991 ou de faire face à une guerre.

Le 6 août 1990, le Conseil de sécurité de l'ONU ordonne le blocus économique et financier de l'Irak.

Libération du Koweït par la Coalition internationale : Opération "Tempête du désert", début de la Première guerre du Golfe.

Comprendre, la guerre et l'invasion qui entraine la Première guerre du Golfe.

Conclusion

Pour conclure, la guerre Iran-Irak de 1980-1988 a crée des conflits entre l'Irak et le Koweït, certains conflits étants présents de longue date. A la suite de la guerre l'Irak devra une dette au Koweït, l'Irak voudra récupérer le Koweït sous prétexte que c'est une terre d'origine, de plus le Koweït augmente sa production de pétrole et baisse les prix de ses barils, un élément qui n'est pas favorable à la reconstruction économique de l'Irak, détruite après la guerre. Si la guerre Iran-Irak aura des allures de guerre conventionnelle, l'invasion du Koweït et la Première guerre du Golfe qui va s'en suivre, auront eux des allures de Guerre Froide et assymétrique.

Merci !

Katell CORBEL, Léa MENAGER