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HOMERE 6e

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HOMERE, LE POETE LE PLUS ADMIRE DU MONDE GREC

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QUI ETAIT HOMERE?????

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Les deux poèmes d'Homère :
L'Iliade et l'Odyssée.

les personnages
des deux poèmes.

Les deux poèmes résumés

Homère, une référence culturelle de notre civilisation.

HOMERE ET LES HISTORIENS.

Un banquet
dans l'Odyssée

Deux extraits :
Un combat dans l'Iliade.
Le cyclope Polyphème

Extrait de l’Iliade:
« Le combat d'Achille contre Hector »
La guerre de Troie touche à sa fin. Hector, héros des Troyens, a tué le grec Patrocle. Achille, héros des Grecs, fou de rage et de douleur, provoque Hector en duel pour venger la mort de son meilleur ami. Zeus prend parti pour Achille.

«Hélas, [dit Hector] il n’y a plus de doute ! Les dieux m’appellent à la mort. […] C’est mon destin. Mais je ne mourrai pas sans combat ni sans gloire ni sans un exploit dont les générations futures se souviendront. » Hector tire le grand glaive aigu suspendu à sa hanche et prend son élan tel un aigle. Achille bondit aussi, saisi d’une fureur sauvage. Il se protège de son beau bouclier façonné par Héphaïstos. Son casque étincelant à la splendide crinière d’or va et vient sur son front. Comme l’étoile du soir, la plus belle du firmament, la pique aiguisée qu’Achille brandit dans sa main droite brille de tous ses feux. Le fils de Pélée réfléchit à la manière de tuer Hector, cherchant des yeux le meilleur endroit où l’atteindre. Les belles armes de bronze qu’il a volées à Patrocle, après l’avoir tué, protègent tout son corps. Un seul endroit reste à nu, là où la clavicule sépare l’épaule de la gorge. C’est là qu’on perd le plus vite la vie, c’est là qu’Achille enfonce sa javeline. La pointe traverse le cou délicat de part en part. Cependant, la trachée n’est pas percée et Hector peut encore prononcer quelques mots. Et tandis qu’il s’écroule dans la poussière, Achille triomphe : « Hector, tu croyais peut-être t’en sortir indemne quand tu dépouillais Patrocle ! […] Hector au casque étincelant répond d’une petite voix : – Je t’en supplie, ne laisse pas les chiens me dévorer près des navires achéens. Accepte autant de bronze et d’or que tu voudras, accepte les cadeaux de mes dignes parents et rends-leur mon corps pour qu’ils le ramènent chez moi et que Troyens et Troyennes puissent m’immoler par le feu. Achille lui lance un regard mauvais et lui rétorque : – Non, chien, ce n’est pas la peine de me supplier ! Si je n’écoutais que moi, je découperais ton corps pour le dévorer tout cru, pour me venger du mal que tu m’as fait ! Ta tête n’échappera pas aux chiens. » [La mort enveloppe Hector.]
Homère, L’Iliade, chant XXII, Folio Junior/Les Universels, traduction et adaptation par Chantal Moriousef, 2006
© Éditions Gallimard Jeunesse.

Extrait de l’Odyssée : Ulysse et le Cyclope.
Ulysse fait le récit de ses aventures, depuis qu’il a quitté Troie. Il raconte comment il a abordé l’île des Cyclopes. Avec douze de ses compagnons, ils entrent dans la caverne du Cyclope Polyphème. Celui-ci arrive, fait entrer les moutons, puis soudain aperçoit Ulysse et ses compagnons. « Étrangers, qui êtes-vous ? D’où êtes-vous venus par les routes de la mer? Est-ce pour commercer ? Êtes-vous des pirates cherchant l’aventure sur la mer, au risque de votre vie, pour piller en terre étrangère ? » « Nous sommes Achéens, au retour de Troie, égarés sous les coups de vents contraires. Nous sommes à tes genoux pour obtenir quelque cadeau d’hospitalité, comme c’est l’usage. » Il ne me répond rien, mais il bondit sur mes compagnons, les mains en avant. Il en saisit deux et leur fracasse le crâne contre terre comme à des chiots. Leur cervelle coule à terre et imbibe le sol. Il leur arrache les membres et apprête son repas. Il dévorait comme un lion des montagnes, sans rien laisser, entrailles, chair, os à moelle. Nous tendions les mains vers Zeus, en pleurant. C’était horrible, nous étions paralysés. […] Le Cyclope s’endort après avoir fermé l’entrée de la caverne avec un lourd rocher. Au matin, il dévore deux autres compagnons d’Ulysse puis fait sortir son troupeau. Le soir, lorsqu‘il revient, il dévore deux autres hommes. Ulysse décide de lui offrir de ce vin qu’il a apporté avec lui, et prétend se nommer Personne. Le Cyclope boit avec délice et tombe endormi. Ulysse chauffe alors sous la braise un pieu d’olivier… Quand le pieu d’olivier est près de flamber, je le sors du feu. Mes hommes soulèvent le pieu aigu et le plantent en plein dans l’œil, tandis que je le fais tourner du bout. Le Cyclope pousse un hurlement épouvantable. Il arrache le pieu souillé de sang et le jette loin de lui, dans son égarement. Il appelle à grands cris les autres Cyclopes qui habitent alentour dans des cavernes en haut des montagnes. Ils accourent à ses cris, l’entourent et lui demandent ce qui l’afflige : « Pourquoi ces cris, Polyphème, pourquoi nous réveilles-tu dans la nuit divine? Est-ce qu’un mortel te vole ton troupeau ? Est-ce que l’on t’agresse, par ruse ou violence ? » Du fond de la caverne le puissant Polyphème leur répond « Mes amis, c’est Personne qui me tue par ruse, non par violence !
– Si vraiment Personne ne t’agresse et si tu es tout seul, il n’est pas possible d’échapper à la maladie qui vient de Zeus. Prie donc ton père, le seigneur Poséidon. » Ils parlent ainsi et s’en vont. Moi, je riais silencieusement, à voir comment mon nom et mon astuce les avaient trompés. Le Cyclope, gémissant et accablé de douleurs, était allé à tâtons retirer la pierre de la porte. Il s’assied dans l’entrée et tend les mains en travers pour attraper qui voudrait s’échapper au milieu des moutons. Quand paraît, fraîche éclose, l’Aurore aux doigts de rose, les moutons courent vers le pâturage. Leur maître palpe le dos de chaque bête ; le sot ne voit pas comment mes hommes sont attachés sous les moutons à l’épaisse toison. Quand nous sommes encore à portée de voix, je crie au Cyclope :
« Cyclope, si on vient te demander qui t’a crevé l’œil, réponds que c’est Ulysse, le fils de Laerte, le pilleur de villes, celui qui habite à Ithaque !
Homère, Odyssée, chant IX (vers 252 à 295 et 378 à 562), traduit du grec et adapté par Michel Woronoff, 2001, © éd. Casterman.

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