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Transcript

Mme Magloire : Je pense et déclare que ce vulgaire être à peine humain n'est qu'un sale profiteur et voleur ! Ah, le vilain ! Nous l'avions hébergé, nourris, nous lui avions donné un lit … Mais ce fourbe s'est permis de s'emparer des seules richesses de M.Myriel, ce si bon personnage… Il était parti en pleine nuit, sans rien dire, tel un cambrioleur (et c'est le cas), avec la belle argenterie et les chandeliers familiaux de M.Bienvenue ! On devrait le rejeter au bagne, à perpétuité ! Au bagne, le voleur !

Paris, Jeudi 21 Juin 1832



Ma chère Cosette,


Est-ce que vous allez bien ? Votre nouvelle vie d'adulte est elle convenable ? Je l'espère Vous ne lirez cette lettre que quand je serai décédé, voire même plusieurs semaines après.

Je désirai, dans cet ultime et dernier message, vous transmettre des secret qui auraient pus être perdus et oubliés de tous.

Premièrement, je souhaitais vous révéler vos origines : votre mère. Non pas Mme Thénardier, qui est votre tutrice, mais une certaine Fantine, inconnue de ce monde, morte quand vous aviez dans les sept ans, une semaine avant notre rencontre; le jour où, bien lasse et terrifié, vous aviez été surprise de me voir surgir de l'ombre pour vous aidez à porter votre seau… Elle m'avais parlé de vous et ensuite m'a chargé de vous arrachez des griffes des Thénardier. J'étais un étranger pour vous, mais moi, je vous connaissais déjà…

Ensuite, je désirais que vous en sachiez un peu plus votre époux, Marius, ce que nous avions vécus ensemble, des péripéties dont il n'en a même pas conscience…Au tout début, quand j'ai su que vous écriviez des lettres d'amour à cet homme, je l'ai haïs sur le coup : j'avais trop peur de vous perdre, que vous partiez pour toujours; j'avais tort. Vous m'auriez pris pour votre pire ennemi… Cependant, il vous avait écrit une dernière lettre, une lettre d'adieu, pour vous dire que votre amour serait impossible et qu'il était partis pour la barricade du cabaret, où plusieurs de nos connaissance ont péris. Lettre que j'ai interceptée. Fou de joie quand je fus informé de la mort prochaine de Marius, je suis moi-même partis au front.

Mais en chemin, j'ai réalisé que vous mourriez de chagrin en apprenant le décès de votre amant… J'ai donc pris la décision ultime qui, selon mon choix, aurait altérée considérablement nos destins : j'ai décidé d'aller le sauver. A peine arrivé à la barricade, je l'ai repéré, mourant, pris sur mes épaules et suis descendu avec lui dans les immondes égouts de Paris. Pendant environ une heure j'ai du le soulever pour ne pas le mouiller et en même temps essayer de patauger dans la vase pour pouvoir respirer. Nous avons finalement débouché sur la berge de la Seine, où Marius fut transporté chez son aïeul et moi laissé à mon propre sort avec Javert…

Voilà. Il n'y a plus grand chose qui a absolument besoins de vous être dévoilé.

Et dernièrement, je voulais vous dire :


Adieu.


Jean Valjean,

Celui qui vous a aimé comme un père.

Je pense, je dis, je déclare que suite à de longues méditations, je me rends à l'évidence que malgré toutes les fautes qu'un individu a commises, de n'importe quelle gravité, peuvent être rachetées et pardonnées. En conséquence, on peut dire que Jean Valjean a certes volé, mentis, usurpé des identités et j'en passe, mais le sauvetage de Marius, la prise en charge de Cosette et la bonté envers Fauchelevent lui ont rachetés son innocence, sa non-culpabilité.