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Le corps humain réinventé

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Corps réparé

Corps amélioré

Le corps réparé

par une prothèse

par une greffe

par la chirurgie

L'histoire des prothèses

Les "gueules cassées"

Le coeur

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Le corps amélioré

le transhumanisme

la génétique

le clonage

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Définitions :

- transhumanisme = mouvement intellectuel et culturel qui considère l'amélioration de la condition humaine possible grâce au développement de technologies annulant le vieillissement et améliorant les capacités intellectuelles, physiques et psychologiques de l'homme.

- posthumain = a des capacités supérieures à celles de l'homme grâce à la technologie.

- cyborg = (de l'anglais cybernetic organism) est un organisme vivant qui contient des éléments techniques.

-1000 (env)

-300 (env)

1585

1970

Frise chronologique de la prothèse

1999

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La prothèse d'orteil de la fille d'un prêtre égyptienVieille d’environ 3000 ans, elle serait, selon les chercheurs, l’une des plus vieilles prothèses actuellement découvertes. Faite d’une partie en bois et de pièces de cuir pour la fixation sur le pieds, des traces d’usure montrent qu'elle n'était pas seulement décorative mais servait réellement à son utilisatrice. Une chercheuse de l'Université de Manchester l'a d'ailleurs fait essayé en 2011 à des volontaires amputés du même orteil, qui l'avaient trouvé très confortable. Sa porteuse était la fille d'un prêtre, probablement haut placé. Grâce à la microscopie moderne, au passage aux rayons X et à la tomodensimétrie par ordinateur, ils ont pu constater que l'orteil de bois avait été modifié plusieurs fois pour l'adapter au pied de sa propriétaire. "Cela montre à quel point l'intégrité du corps humain était importante", confie le Dr Andrea Loprieno-Gnirs, en charge du projet, au Daily Mail."Cela montre aussi à quel niveau ces peuples souhaitaient déjà compenser l'handicap physique, et qu'ils avaient des technologies très sophistiquées pour la fabrication de prothèses. C'est un travail très impressionnant".

La Jambe de Capoue


La Jambe de Capoue est une prothèse du IIIe siècle av. J.-C. découverte en 1885 dans une tombe à Capoue, en Italie. Elle est l'une des plus anciennes prothèses connues. L'original ayant été détruit par un raid aérien pendant la Seconde Guerre mondiale, une copie est conservée au Science Museum de Londres.


L'objet est en bois et recouvert de bronze. Son utilité aurait été plus esthétique que fonctionnelle.

Les prothèses d'Ambroise Paré


L'apparition de la poudre à canon sur les champs de bataille influence la forte augmentation du nombre de blessures et d'amputations. Ambroise Paré (1509-1590) est un chirurgien français de cette époque. Il mit au point des membres artificiels tels que des pilons articulés et des cuissards à pilon. Il cherchait à reproduire le mouvement naturel grâce à la mécanique. Pour cela, il fit appel à des horlogers et serruriers afin de perfectionner ses prothèses. Il avait cependant conscience la demande et créait différents produits pour différents clients (le peuple se contentait de jambes de bois tandis que les couches supérieures de la société accédaient a des prothèses sophistiquées).

Le 1e genou hydraulique

Le genou hydraulique est inventé en 1970. Il a la caractéristique de projeter la jambe vers l’avant à l’aide d’un cylindre hydraulique, c'est-à-dire un cylindre qui contient un liquide propulsé par des valves. L’unité hydraulique contribue à rendre le mouvement de projection de la jambe plus naturel.

La première prothèse imprimée en 3D implantée sur un être humain.


"Le 13 mars 1917, le Dr Morestin présente devant l'Académie de médecine ce qu'il appelle les «autoplasties par jeu de patience», c'est-à-dire qu'il remplace la partie détruite à l'aide de tissus récupérés dans les plaies. Hippolyte Morestin est en charge du service des mutilés de la face à l'hôpital du Val-de-Grâce.

Et l'expression de ces pauvres visages! À la première image, les yeux, où flambait hier l'ivresse héroïque du combat, disent l'effarement et une détresse sans nom. Sans doute, un miroir leur a révélé l'immensité de leur disgrâce. Mais à mesure que les interventions successives amènent leur bienfait, l'espoir renaît sur tous ces traits remis en harmonie, l'immense espoir d'inspirer autre chose qu'une pitié douloureuse, de retrouver l'accueil sans effroi d'un enfant, et l'amour joyeux d'une femme. Devant ces spectacles nombreux et divers, de l'ingéniosité humaine restaurant, souvent à la perfection, ce qu'avait abîmé la barbarie, l'Académie entière, profondément émue, a salué d'applaudissements prolongés le jeune opérateur qui, descendant de la tribune, rassemblait la troupe de ses soldats guéris. Je voudrais vous parler de sa méthode, qu'il a si clairement exposée. Je ne saurais le faire ici que de façon fort imparfaite. Il ne s'agit pas de larges autoplasties à l'aide de tissus empruntés à d'autres régions du corps. Le docteur Morestin utilise tout simplement les débris de peau, de muqueuse, de muscles, de tendons restés dans la plaie il libère tout ce qui fait tiraillements fibreux et cicatrices vicieuses; puis avec tout son savoir d'anatomiste et sa prodigieuse habileté manuelle, sans plan prémédité, en mettant à profit tout morceau de tissu pouvant survivre, il recoud, rejoint, oriente, harmonise. Sa notoriété, légendaire avant la guerre, n'a cessé de s'accroître. Personne encore, nulle part, n'avait atteint à cette perfection."
Article paru dans Le Figaro du 15 mars 1917.

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Au côté du Dr Morestin, un spécialiste de la chirurgie maxillo-faciale, une chirurgienne d’exception, Suzanne Noël, va se former rapidement aux techniques délicates de la chirurgie reconstructrice, allant jusqu’à les perfectionner. Elle voit en cette spécialité un moyen d’aider les soldats traumatisés physiquement et de changer radicalement leur vie. À l’aide de mécanismes ingénieux, de transplantations jamais osées, elle utilise instruments, vis, parties du cuir chevelu, greffes de peau, greffes d’os ou de cartilage pour recréer de la matière. Non seulement elle réussit à redonner un nouveau visage à ceux que l’on appelle les gueules cassées, mais elle initie ce que l’on appellera plus tard la chirurgie plastique, qui utilise à la fois la reconstruction et l’esthétique. Elle invente alors de nouvelles techniques et instruments encore utilisés aujourd’hui comme les gabarits ou les craniomètres. Véritable pionnière de chirurgie esthétique, elle reçoit la Légion d’honneur en 1928.

Si la chirurgie esthétique date d’il y a 3000 ans (les Egyptiens et les Indiens pratiquaient déjà des opérations de modification ou de reconstruction des lèvres, des oreilles et ou du nez en prenant la peau dans les endroits comme le front ou les joues), c'est lors de la 1e guerre mondiale qu'elle évolue considérablement. Les soldats gravement touchés par des éclats d’obus ou par des balles seront dénommés les « gueules cassées ». Pour se tenir en phase avec leur devise « The right to look human » ou le droit d’avoir une apparence humaine, les chirurgiens se mobilisent et développent une approche bien spécifique pour aider les poilus défigurés. Ces médecins ont su utiliser leurs différents savoir-faire pour réparer, voire même recréer entièrement de nouveaux visages. Fractures de mâchoires, éclat d’obus, perte de tissus, mais également de peau, muscles, os… les blessures sont telles qu’elles obligent les praticiens, quelle que soit leur spécialité, à innover dans le but de reconstruire.

"Il faut penser aux vivants dit-il souvent, mastiquant le bout d’une petite allumette, faut penser à ceux qui restent – dans son bureau, au revers de la porte, il a scotché la photocopie d’une page de Platonov, pièce qu’il n’a jamais vue, jamais lue, mais ce fragment de dialogue entre Voïnitzev et Triletzki, récolté dans un journal qui traînait au Lavomatic, l’avait fait tressaillir comme tressaille le gamin découvrant la fortune, un Dracaufeu dans un paquet de cartes Pokémon, un ticket d’or dans une tablette de chocolat. Que faire Nicolas ? Enterrer les morts et réparer les vivants."

"Il n’y a pas de donneur dans cette opération, personne n’a eu l’intention de faire un don, et de même il n’y a pas de donataire, puisqu’elle n’est pas en mesure de refuser l’organe, elle doit le recevoir si elle veut survivre, alors quoi, qu’est-ce que c’est ? La remise en circulation d’un organe qui pouvait faire encore usage, assurer son boulot de pompe ?"

"Surtout, elle ne pourra jamais dire merci, c'est là toute l'histoire.C'est techniquement impossible; merci, ce mot radieux chuterait dans le vide. Elle ne pourra jamais manifester une quelconque forme de reconnaissance envers le donneur et sa famille, voire effectuer un contre-don ad hoc afin de se délier de sa dette infinie, et l'idée qu'elle soit piégée à jamais la traverse."

"Chaque individu étant un receveur présumé potentiel, était-il si illogique, si infondé, après tout, que chacun soit envisagé comme un donneur présumé après sa mort ?"

« Il est temps, maintenant, de se tourner vers ceux qui attendent, dispersés sur le territoire et parfois au-delà des frontières du pays, des gens inscrits sur des listes selon l’organe à transplanter, et qui chaque matin au réveil se demandent si leur rang a bougé, s’ils sont remontés sur la feuille, des gens qui ne peuvent concevoir aucun futur et ont restreint leur vie, suspendus à l’état de leur organe. Ce truc d’avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête, faut imaginer ça. »

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Du dimanche matin 5h50 au lundi à 5h49, Réparer les vivants raconte la mort cérébrale d’un jeune garçon après un accident de la circulation puis le long et pourtant rapide processus d’acceptation du don d’organes par la famille et les différentes opérations de recherche des receveurs, de prélèvement et de transplantation. Un récit poético-clinique largement primé et adapté au cinéma par Katell Quillévéré.

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