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Transcript

Stoicisme/
epicurisme

Comparaison

start

index

1. But

2. Philosophie

3. Caractéristiques

4. Ethique

5. Devise

6. Physique

7. Morale

8. Bilan

Le but de ces deux philosophies est le bonheur, la sérénité, la tranquillité de l’âme.
L’ataraxie pour les épicuriens est l’absence de trouble et l’apathéia pour les stoïciens est
l’absence de douleur.

Pour cela, elles ont donc des moyens semblables :
Vaincre les passions (les craintes, les désirs) comme la crainte des dieux, de la douleur, de
la mort ou le désir d’honneur, de richesse.
Chercher la sagesse, qui est un remède, et prendre exemple sur le sage.

Leur but

IVe au VIe s. av. J.-C.
Stoïcisme :
une philosophie du renoncement, de l'acceptation du destin.

connu pour ne pas être "une pensée de l'individu". La recherche du bonheur ne réside pas, pour les stoïciens, dans l'intérêt individuel mais dans l'exigence du bien par la sagesse intérieure que chacun peut édifier. Courant majeur de la morale antique. C'est à la fois une théorie de l'univers et une morale. On retrouve des thèmes platoniciens, aristotéliciens ou épicuriens.

philosophie

306 à 100 av. J.C.
Epicurisme :
prône un bonheur minimal, mais une philosophie de la volonté.

école philosophique fondée pas Epicure à Athènes mais également courant de littérature occidentale. L'épicurien fuit la politique et cherche la sagesse dans une vie retirée avec un petit cercle d'amis. Sa vie doit être guidé par des plaisirs simples, les plus minimalistes possibles. L'épicurisme est axé sur la recherche d'un bonheur et d'une sagesse dont le but est d'atteindre l'ataraxie. Selon cette doctrine, tout est matière.

Caractéristiques

Nous connaissons l’épicurisme par le philosophe Lucrèce et son poème, De la Nature.
Son nom vient de son fondateur Epicure (341-270 av. J.-C.).

Son nom vient de la Stoa, qui est le portique, l’allée couverte où l’on enseignait cette
philosophie à Athènes.
Le stoïcisme a été fondé par Zénon de Cittium (336-264 av.J.-C.). Ses successeurs sont
Cléanthe (331-232) et Chrysippe (280-210).
Il se développe sous l’Empire où il offre un moyen de résistance à la dégradation des mœurs
publiques
dans une époque troublée.
Le « summum bonum » (le souverain bien), c’est-à-dire ce que l’on cherche à atteindre, est
la vertu, la beauté morale.

Il y a trois critériums de la vérité : les sensations, les anticipations, les affections. C'est avec les sensations et les anticipations que l'on construit la philosophie spéculative, la physique. La sensation est évidente par elle-même. Elle s'impose par cela seul qu'elle se présente. L'idée générale n'est que le souvenir de plusieurs perceptions semblables. Le souvenir permet la prévoyance ou l'anticipation. Toute idée a pour origine la sensation et c'est ce qui fait sa valeur, la sensation communiquant à l'idée l'évidence qu'elle tient de sa propre nature. L'anticipation doit être exprimée par un mot qui la fixe. Le langage permet de raisonner. Toute connaissance a donc son origine dans une impression corporelle, dans la sensation. Les sensations elles-mêmes sont dues à des formes ou images matérielles qui proviennent des corps et frappent les sens. Quant aux affections, elles nous font connaître uniquement le plaisir et la douleur que les objets nous causent. C'est sur elles que repose la philosophie, pratique.

Les stoïciens ont vu dans la logique (logos= raison, langage) plus qu'un instrument de la connaissance.
Il existe un logos : une providence divine, un feu qui assure l’harmonie et la rationalité du
monde. Notre raison est une « étincelle de cet esprit divin » ; l’homme doit donc donner son
assentiment à l’ordre du monde.

La logique

+

éthique
nom féminin
  1. 1.
    Science de la morale.

  2. 2.
    Ensemble des conceptions morales de qqn, d'un milieu.


l'éthique

Le stoïcien se considère comme citoyen du monde en n'attachant pas d'importance aux lois coventionnelles, c'est au sein de l'humanité raisonnable que l'homme s'épanouit. Peu importe la classe sociale, derrière les fonctions des uns et des autres, il y a toujours des hommes qui peuvent ainsi atteindre le bonheur. L'homme, dans cettte philosophie prônant l'ascèse, doit vivre en acceptant l'ordre des choses, la fatalité, il doit même se mettre en accord avec la nature et apprendre à suspendre son jugement.
Il faut éviter les passions, ce qui trouble l’âme. Il faut agir sur ce qui dépend de nous. Puisqu’on ne peut éviter la douleur, il faut l’affronter et accepter le malheur, nécessaire à l’ordre du monde. Ces troubles sont envoyés par le destin (« fatum ») qui gouverne le monde. Les stoïciens sont des athlètes de la vertu et du courage ; ils font preuve de volonté, de constance, de grandeur d’âme. Il faut exercer son âme par l’accomplissement de devoirs et la confrontation à des épreuves. Les stoïciens s’engagent dans la vie de la cité.
La philosophie stoïcienne est fondée sur troix axes majeurs :
- "il faut vivre avec la nature", conserver un certain retrait par rapport à la vie publique et replacer l'Homme au centre de l'univers => naturaliste ;
- "seul existe la matière", car c'est ce qui est capable d'agir ou ce sur quoi il est possible d'agir. Les passions vaines, le passé et le futur n'existent pas car on ne peut agir sur eux. Seul le présnt compte => matérialiste ;
- la matière (corps de toute chose) est animée par l'âme, la raison ou la cause, qui donne une cohésion physique. Tout ce qui arrive est dans l'ordre des choses. La seule chose qui nous appartient de maîtriser est notre jugement => rationaliste

L'homme, dans la philosophie épicurienne, doit vivre en acceptant l'ordre des choses, la fatalité. Epicure dit que rien ne sert de souffrir pour des choses sur lesquels nous ne pouvons pas avoir d'emprise ce serait une entrave à notre liberté et à notre possibilité de vivre de manière sage. Cette éthique est certes du bonheur par le plaisir mais c'est pas lui que l'homme peut être heureux. C'est surtout l'absence de souffrance qu'il doit chercher. Epicure souligne que ce n'est pas en se laissant entraîner dans une course frénétique à la satisfaction de tous ses désirs que l'homme accède au bonheur. L'idéal est ascétique : le sage épicurien doit se satisfaire de plaisirs naturels comme la faim ou la soif.

Ses principes se résument au tétrapharmakon (4 remèdes):
Ne pas craindre les dieux, qui vivent dans des mondes séparés du nôtre, et ne s’occupent pas des affaires des hommes.
Ne pas craindre la mort : elle ne fait pas souffrir, pas plus que la décomposition des corps.
Ne pas craindre la douleur
: par notre volonté, on peut la limiter ; si elle est trop forte, on peut l’endurer ou bien on en meurt, mais il faut à tout prix tâcher de l’éviter.
Ne pas vivre dans l’excès : le bonheur terrestre est possible ; les sens permettent de l’atteindre mais l’excès devient un mal. Il faut donc vivre dans la simplicité, dans la tempérance (c’est l’adage : « Nihil nimis » : rien de trop). Il faut vivre dans l’otium (le loisir) en se cultivant et en modérant des désirs et ses plaisirs. Il faut bien distinguer les désirs naturels et nécessaires (ex : boire), des désirs naturels et non nécessaires (ex : manger des mets délicats), mais encore des désirs non naturels et non nécessaires (ex : la course au pouvoir et à la gloire). Il faut donc seulement satisfaire les désirs naturels et nécessaires car les autres sont cause de plus de troubles que de satisfactions. Enfin, il faut se retirer de la vie politique, vivre dans le retrait du monde, entouré d’amis choisis.

carpe diem (Horace) : cueille le jour, apprécie le moment présent.

Cette philosophie ne plaira pas aux Romains qui la jugeront trop amollissante et
contraire aux principes du courage, d’engagement politique et de défense de la patrie. De même, elle ne correspondra pas non plus aux valeurs chrétiennes.

Aujourd’hui, un épicurien désigne une personne gouvernée par la recherche des
plaisirs sensuels.

sustinere et abstinere : supporte et abstiens-toi.


Aujourd’hui, un stoïcien ou un homme stoïque désigne un homme qui subit, sans se
plaindre des événements douloureux, quelqu'un d'impassible et de courageux. Même si ça ne recouvre pas la totalité du stoïcisme, ce rapprochement est valable, tant il s'agit d'une attitude qui relève de la recherche de l'absence de troubles, en faisant preuve d'apathie, de sérénité intérieure, de résistance à la douleur comme à la joie.

Devise

C'est une philosophie matérialiste qui conçoit le monde comme une matière elle-même composée d’atomes. L'univers se compose de deux éléments, les atomes et le vide. Ce qui paraît s'anéantir ne fait que se résoudre en ses éléments, et ce qui semble une création n'est qu'une combinaison mécanique. Les atomes sont : solides, indivisibles, immuables et leur mouvement perpétuel se produit dans le vide. Abandonnés à la seule pesanteur, les atomes tomberaient éternellement sans se rencontrer. Pour expliquer la formation de l'univers, il faut admettre qu'ils ont le pouvoir de changer la direction de leur mouvement. Ce pouvoir consiste dans une spontanéité libre, qui se manifeste en un point de l'espace absolument indéterminé = la déclinaison. Par la suite, les atomes se rencontrent et le monde peut naître. La formation de l'univers suppose donc, dans ses premiers éléments, un principe de liberté qui anéantit la fatalité. La conséquence de cette physique est de délivrer l'humain de la chimère des superstitions, de la crainte de la mort, de la crainte des enfers et des dieux. En effet, l'âme n'est qu'un composé d'atomes subtils qui s'évanouit quand le corps se décompose. Si l'âme est mortelle l'enfer n'existe pas. Enfin, l'univers étant dû au hasard, les dieux n'interviennent pas dans l'ordre des choses. Sans doute les dieux existent, puisque nous en ayons l'idée et que toute idée vient d'une sensation; mais ils vivent dans la béatitude, heureux et tranquilles, sans s'occuper ni des humains ni des choses. Ils jouissent de cette sérénité à laquelle l'humain doit s'efforcer de parvenir. Ils ne sauraient se départir de cet état sans cesser d'être des dieux, puisque l'idéal de toute sagesse est le calme ou le repos absolu. De là résulte la théorie de la connaissance : des atomes, émanés des corps, produisent la sensation dans le cerveau, et par suite la perception.

physique

Le centre de la doctrine stoïcienne est la physique, étude de la Nature ou de Dieu. Le Stoïcisme peut, en effet, être considéré comme un panthéisme : Dieu est le Monde. Le Monde, pénétré par la raison, principe d'ordre des choses, est porteur d'unité et d'intelligence. C'est un organisme parfait, que gouverne le Destin, mouvement éternel, continu et réglé. Le Destin est, chez les Stoïciens, une puissance spirituelle qui administre tout l'univers. La providence, définie comme destin et organisation du monde en tant qu'ils sont doués de finalité, tient donc une place importante dans la physique stoïcienne. Cependant, le stoïcisme ne croit pas au fatalisme, car il reste à l'homme une part essentielle de liberté.

Morale

VS

La morale a pour fin de définir le souverain bien et de rendre l'humain heureux. Nous ne dépendons que de nous-mêmes, nous sommes libres, et comme rien ne s'oppose à notre bonheur, nous en pouvons être les propres artisans.
Le souverain bien que doit rechercher le sage selon Epicure est le plaisir. Mais il faut distinguer deux sortes de plaisirs l'un qui nous assure le repos, le calme, la béatitude, le plaisir en repos; l'autre qui est rapide et passager, le plaisir en mouvement. Le premier est exempt de toute inquiétude, l'autre n'est qu'une invitation de la nature à satisfaire des besoins insatiables. La suprême félicité consiste à ne pas souffrir dans son corps et à ne pas être troublé dans son âme. Le sage recherche les plaisirs en repos. Epicure y répond par la critique des désirs. Il y a trois sortes de désirs.
Les désirs naturels et nécessaires. Ils sont très faciles à apaiser.
Les désirs naturels et non nécessaires, tels que le mariage, l'amour, les affections de la famille. Bien que ces désirs soient naturels, le sage sait s'en affranchir; il se garde de compliquer sa vie et de se donner des occasions de souffrir.
Les désirs ni naturels ni nécessaires, tels que le désir de la richesse, du pouvoir, des grandeurs et de la gloire. Le sage s'abstient de la poursuite de tels plaisirs, qui se renouvellent sans cesse, ne sont jamais apaisés et enlèvent à l'âme la sérénité qui fait le bonheur.
Puisque le plaisir est le bien suprême, la vertu n'a aucune valeur par elle-même. Il faut l'acquérir pour le bonheur qu'elle peut nous assurer.
Cependant Epicure fait une place à part à l'amitié, qu'il regarde comme un bien précieux. Il étendait cette bienveillance à tous les humains et il disait qu'un esclave est un ami d'une condition inférieure.
La fin de la morale épicurienne est d'apprendre à l'humain à ne pas donner prise à la souffrance en modérant ses désirs. L'idéal est l'ataraxie ou l'absence de trouble qui est un sentiment positif.

La morale stoïcienne est une morale de la liberté. Malgré le destin, l'homme demeure libre de ses représentations et opinions. Nous pouvons, malgré la non maîtrise des causes, avoir le contrôle de nos représentations. La liberté désigne la puissance d'agir par soi-même au niveau de la pensée et du jugement. Ce qui dépend de nous, ce sont nos opinions et nos désirs. Ce qui ne dépend pas de nous, c'est le corps, la réputation, les honneurs, les biens matériels.

La maîtrise des représentations conduit à l'ataraxie, autrement dit la sérénité de l'âme, à l'apathie, état de l'âme qui ne perçoit même plus la douleur. L'homme atteint ainsi le Souverain Bien, le bonheur conçu comme existence en accord avec la Nature ou Dieu, comme vie conforme à la raison. Les passions sont le principal danger dans la vie du Sage, mais il parvient à les dominer en dominant ses représentations.

Ces deux philosophies sont donc différentes, mais possèdent également des points communs.