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L'année 1968 dans le monde

L'année 1968 voit apparaitre l'émergence d'une multitude de mouvements contestataires dans le monde. Ces mouvements sont majoritairement portés par la jeunesse, la génération née après la Seconde guerre mondiale. La plupart de ces mouvements ont pour point commun un rejet de la politique américaine au Vietnam et une envie de plus de liberté

Cette carte suivante recense les différents évènements ayant eu lieu dans le monde durant l'année 1968 :

L'année 1968 dans le monde

Manifestation contre la guerre du Vietnam

Coretta King, la veuve de Martin Luther King, prononce un discours lors d'un rassemblement anti-guerre du Vietnam le 28 avril 1968 à Central Park à New York AFP/Archives

L'offensive du Têt fait basculer l'opinion publique américaine dans l'opposition à la guerre, la population n'est plus favorable à l'engagement du pays au sein de ce conflit. En effet, après 2 mois d'affrontement, le bilan humain est terrible avec plus de 40 00 morts chez les soldats Nord-Vietnamiens, 10.000 soldats tués dans les rangs des Sud-vietnamiens et 5000 jeunes GI américains. À cela s’ajoute enfin des dizaines de milliers de victimes parmi la population civile. Des enfants égorgés, des femmes violées, des hommes pendus, des fermes ravagées, des maisons brûlées. Les médias du monde entier retranscrivent la réalité des combats ce qui provoque la désapprouvassions de la société américaine par rapport à ce conflit. de nombreuses célébrités s'opposent ainsi aux combats et mettent en place des meeting pour manifestation contre les combat. Le candidat aux élections présidentielles Robert Kennedy est par exemple fortement opposé à ce conflit. De même pour le pasteur King et son épouse qui prononce un discours lors d'un rassemblement anti-guerre du Vietnam le 28 avril 1968 à Central Park à New York.


source : https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/0






Le "Black Power" des Jeux Olympiques de Mexico


AFP/Archives



Le 17 octobre 1968, après la course du 200 mètres, les athlètes Tommie Smith et John Carlos remportent les médailles d’or et de bronze. Au moment où l’hymne américain retentit, les deux athlètes baissent la tête et lèvent un poing ganté de noir. Ce signe permet de révéler aux yeux du monde le racisme présent aux Etats-Unis, il expose la cause des noirs. Une partie de la population américaine perçu ce geste comme une insulte. Interprété comme le salut du Black Power, il est condamné par le Comité International Olympique et la presse américaine tel que le Time du 25 octobre, dénonce ce geste commet étant un acte politique.

source : https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/0


MAI 1968: manifestation étudiantes française


Manifestation d'étudiants le 14 mars 1968 à Paris.AFP/Archives


En France, la crise universitaire débute le 22 mars 1968 sur le site de Nanterre par un mouvement initié par Daniel Cohn-Bendit, un étudiant allemand en sociologie. Le site de Nanterre est fermé le 2 mai 1968, l’agitation se déplace alors vers le quartier latin. La Sorbonne est ainsi évacuée le 3 mai 1968. Au sein du quartier latin, les étudiants et les CRS s’opposent violement dans des combats de rue ce qui entraine l’arrestation de plusieurs étudiants. L’apogée de ces combats a lieu du 10 au 11 mai 1968 lors de « la nuit des barricades » où plus de 400 étudiants sont gravement blessés. Dès lors, la crise étudiante devient sociale. Le 13 mai, les syndicats manifestent pour dénoncer la répression policière par rapport aux étudiants. Mais ces manifestations entrainent des grèves massiques (près de 10 millions de salariés en grèves). Les revendications cherchent à donner l’accès à la consommation pour les salariés. La crise devient aussi par la suite politique, le 25 mai, Pompidou, le premier ministre, propose des négociations aux syndicats débouchant sur les accords de Grenelle le 27 mai. Cependant ces accords ne mettent pas fin aux grèves. Le 28 mai, François Mitterrand demande la formation d’un gouvernement provisoire et la tenue d’une élection à laquelle il serait candidat. Le 30 mai, le général de Gaulle annonce à la radio qu’il reste à son poste mais qu’il dissout l’Assemblée et que les élections se tiennent les 23 et 30 juin. Une manifestation de soutien a alors lieu le soir même sur les Champs-Élysées et elle regroupe des centaines de milliers de gaullistes. Lors des élections législatives la droite l'emporte avec 293 sièges sur 487. Les manifestations s’affaiblissent ainsi après le discours du général de Gaulle et elles s’achèvent après les élections législatives.

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/sxf06002240/manifestations-mai-1968


https://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p2_2064315/l-annee-1968-dans-le-monde

Printemps de Prague



Le 5 janvier 1968, l’arrivé au pouvoir d’Alexander Dubcek en tant que Premier secrétaire du Parti communiste tchécoslovaque donne l’espoir d’un « socialisme à visage humain » à la Tchécoslovaquie. En effet, le parti met en place un programme d’action reconnaissant le droit de libre expression et une économie plus libérale, La censure de la presse est officiellement abolie fin juin 1968. La crise s’aggrave mi-juillet, lorsque les pays du Pacte de Varsovie (URSS, Allemagne de l’Est, Pologne, Hongrie et Bulgarie) exigent une offensive contre les forces antisocialiste. Le 20 août à 23 heures, 200 000 soldats venus de RDA, Hongrie, Bulgarie, Pologne et URSS envahissent la Tchécoslovaquie. Les principaux dirigeants, dont Dubcek, sont emmenés de force au Kremlin devant la direction soviétique qui les oblige à signer le « Protocole de Moscou », un diktat mettant la Tchécoslovaquie sous sa tutelle et entérine l'occupation soviétique. Ils s’exécutent ainsi le 26 août. L'intervention soviétique fait plus d'une centaine de morts.



https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/caf97047827/1968-le-printemps-de-prague


source :


https://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p2_2064315/l-annee-1968-dans-le-monde

La révolte étudiante et ouvrière au Japon


Ces jeunes Japonais qui lisent le Petit livre rouge de Mao Zedong manifestent, en juillet 1968, contre la prolongation du traité de sécurité nippo-américain. AFP/archive


Dès 1965, un premier mouvement étudiant a lieu au sein de l’Université de Keio en raison de l’augmentation des frais d’inscription à l’université et une opposition à la guerre du Vietnam. En janvier 1968, des manifestations importantes ont lieu face à l’arrivée du sous-marin atomique américain Enterprise à Sasebo, près de Nagasaki. Ces manifestations, auxquelles participent la population locale et des étudiants, sont très brutalement réprimées par la police japonaise. De plus, la chute, le 16 juin 1968, d'un avion américain sur une université japonaise amène son doyen à prendre la tête des manifestations, auxquelles se joignent les ouvriers. Mi-novembre 1968, des heurts violents opposent la police et les étudiants qui tentent de prendre d'assaut la résidence du Premier ministre, et réclament la restitution d'Okinawa au Japon, l'abrogation du traité nippo-américain et des lois anti-émeutes. Ces manifestations sont conduites par le Zengakuren, organisation d'extrême gauche, regroupant étudiants et ouvriers. La dernière évacuation d’université, la plus violente et la plus médiatisée, est celle en janvier 1969 à Tokyo de l’amphithéâtre Yasuda de l’Université Todai.


source : https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/0


La Famine du Biafra

La diffusion par les médias d’images chocs de «petits Biafrais» affamés, durant l’été 1968, va susciter un vaste mouvement d’entraide en Suisse.

En 1967, le Biafra, la région du sud-est du Nigéria, déclare son Indépendance et elle entre en rébellion. Cette région est majoritairement peuplée d’Ibos et chrétienne, elle est aussi riche en pétrole. Le gouvernement fédéral envoie l’armée réprimer cette tentative indépendantiste. La France, qui soutient le Biafra, envoie des armes à la rébellion. En 1968, la population civile est confrontée à une terrible famine qui tue plus d’un million de personnes. La Croix-Rouge met en place un pont aérien pour en limiter les effets de la guerre. Certains médecins français se détachent de la Croix-Rouge pour fonder un « Comité international contre le génocide au Biafra ». Après le conflit ce comité devient l’ONG Médecins Sans Frontières. La guerre du Biafra s’achève en 1970 avec la défaite des rebelles.

source : https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/4





Manifestations étudiantes au Brésil


En mars 1968, suite au décès d’un étudiant lors d’une intervention policière, des milliers de personnes manifestent, une grève générale des étudiants et de manifestations se met alors en place dans les grandes villes du Brésil entraînant une vague d’arrestations. Au mois d’avril, de nombreuses manifestations étudiantes contre le gouvernement issu du coup d’Etat de 1964 ont lieu. Ces dernières sont violemment réprimées par les autorités brésiliennes. Le 1er a alors lieu des manifestations contre les violences policières à Sao Paulo et Rio de Janeiro. En juin, des manifestations ont lieu pour réclamer des réformes universitaires, la police envahit alors la cité universitaire de Brasilia et le 22 juin, des arrestations massives d’étudiants suivent ces manifestations. De plus, le 26 juins 100 000 manifestants défilent dans le centre de Rio contre la dictature et l’impérialisme nord-américain. A l’automne 1968, il y a une recrudescence de la violence avec par exemple 3 attentats terroristes qui ont lieu le 28 septembre 1968 après le début de la huitième conférence militaire interaméricaine.


https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i19109741/junio-del-68-en-sao-paulo-juin-68-a-sao-paulo

sources :

- https://nouveau.europresse.com/Document/View?viewEvent=1&docRefId=0&docName=news%C2%B719680706%C2%B7LM%C2%B72498814&docIndex=11

- https://nouveau.europresse.com/Document/View?viewEvent=1&docRefId=0&docName=news%C2%B719680628%C2%B7LM%C2%B72498147&docIndex=14

- https://nouveau.europresse.com/Document/View?viewEvent=1&docRefId=0&docName=news%C2%B719680809%C2%B7LM%C2%B72485443&docIndex=9

- https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/8

Mort de Martin Luther King et émeutes raciales

La veuve de Martin Luther King, Coretta (C), mène la marche de Memphis, le 9 avril 1968, en souvenir de son mari assassiné cinq jours plus tôt AFP/Archives

Le 4 avril 1968, le pasteur King est assassiné à Memphis dans le Tennessee. A la suite de cet assassinat, des émeutes prennent rapidement vie dans 125 villes à travers les États-Unis, les villes connaissent des pillages, des incendies et de nombreux blessés sont à déplorer. Au total, 46 personnes perdent la vie durant ces émeutes et 2600 personnes y sont blessées. Dans la ville de Baltimore, les émeutes débutent eux jours après l’assassinat de Martin Luther King, le 6 avril 1968. Elles font 7 morts et 700 blessés. A Chicago, les émeutes débutent le lendemain de l’assassinat du pasteur King. Elles causent 11 décès et 500 blessés. Pour faire face à ces violentes émeutes les gouverneurs des différents états mettent en place des couvre-feux dans les villes touchées par les émeutes afin de calmer la situation.

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/afe86001168/l-assassinat-du-leader-noir-integrationniste-martin-luther-king

source : https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/1

Manifestations étudiantes en Pologne


Des étudiants polonais fuient la police communiste le 11 mars 1968 lors des manifestations à Varsovie. AFP/ archives
En janvier 1968, le pouvoir polonais censure au Théâtre National de Varsovie la pièce d’Adam Mickiewicz « Les Aïeux » car les autorités la jugent antirusse. Cette interdiction de la représentation provoque alors une manifestation d’étudiants devant le monument du poète à Varsovie afin que les représentations reprennent. Les meneurs de cette manifestation sont alors radiés de l’Université de Varsovie et un rassemblement a lieu le 8 mars 1968 aux abords de l’université pour contester le bannissement des étudiants contestataires. Les manifestations, soutenues par des groupes sociaux, dont des ouvriers, s’étendent par la suite à plusieurs autres villes. Le gouvernement réprime les étudiants par l’intervention de la police. Les manifestations durent pendant l’ensemble du mois de Mars. A la suite de ces manifestations le gouvernement cherche à purger les universités en excluant des milliers d’étudiants et de professeurs et il lance une campagne « antisioniste » qui conduit à évincer près de 9 000 Juifs polonais, ce qui conduit près de 15 000 personnes à quitter le pays.
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/caf92018741/manifestation-d-etudiants-en-pologne

source : https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/4

Manifestations étudiantes au Mexique


28 août 1968, Mexico, Mexique. Des tanks de l’armée mexicaines fendent la foule des manifestants sur le Zócalo


Depuis juillet, la jeunesse mexicaine est mobilisée contre le pouvoir incarné par le Parti Révolutionnaire Institutionnel au pouvoir depuis 1946 et contrôlé depuis 1964 par le président Gustavo Diaz Ordaz : de plus en plus autoritaire. Les étudiants mexicains se sont inspirés du succès du mouvement ayant eu lieu en France et ils y ont vu l’opportunité d'apporter une démocratie plus ouverte au Mexique. Les étudiants pensent qu’en raison de la présence des Jeux Olympique, la période est favorable pour faire pression sur le gouvernement et le Parti révolutionnaire institutionnel. Le mécontentement de la population s’est accru le 22 juillet, lorsque la police a réprimé un affrontement entre lycéens. Après plusieurs jours d'émeutes, les étudiants ont entamé une grève pour protester contre la répression. Des centaines de manifestants pacifiques ont été tués lors des manifestations. Le 13 septembre, une grande manifestation parcourt Mexico. Le pouvoir choisit la force en prenant le contrôle de la Cité universitaire et de plusieurs campus quelques jours plus tard. Les étudiants se rassemblent alors sur la Place des Trois Cultures, dans le centre de la capitale, pour un grand meeting le 2 octobre, dix jours avant l’ouverture des Jeux olympiques à Mexico. Vers 18 heures, l’armée puis la police ouvrent le feu sur la foule. Les affrontements se poursuivent jusqu’au lendemain et un millier de jeunes sont arrêtés. Le nombre de morts vari : selon les autorités mexicaines, il y aurait eu 20 victimes, mais entre 150 et 350 selon l’ambassade des États-Unis.

Manifestations étudiantes en Italie


Les étudiants italiens affrontent la police lors de la bataille de "Valle Giulia", le 3 mars 1968 AFP/Archives


Les protestations étudiantes débutent en janvier 1966 avec l’occupation de l’université à Trente. Puis, elles se sont propagées dans le reste du pays. Le 1er mars 1968, à Rome devant la faculté d’architecture, la « bataille de la Valle Giulia » fait 158 blessés du côté policier, plusieurs centaines chez les étudiants. Durant l’année 1968, des heurts entre la police et les étudiants ont aussi lieu à Florence, Padoue, Venise, Turin, Pise et à Milan. Le mouvement universitaire italien s’étend dès le début de cette année 1968 aux ouvriers des grandes villes industrielles comme Turin ou Milan. Les élections législatives, se tenant le 19 mai, permettent de canaliser mais pas de mettre fin au mouvement de contestation, même si les résultats ne bouleversent pas la donne électorale, la Démocratie chrétienne obtient près de 40% dans voix et le PCI 27%. Cette période d’agitation est nommée le « mai rampant ». La contestation étudiante et ouvrière permet de faire évoluer une société encore très corsetée par l'Eglise catholique, le divorce est ainsi voté en 1970 et l’avortement en 1978.


sources :

- https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/5

- https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/7

Assassinat de Robert Kennedy :


Robert Kennedy, le frère cadet de John Fitzgerald Kennedy, est assassiné le 5 juin 1968 à 00h15 à l’hôtel Ambassador de Los Angeles. Robert Kennedy, le sénateur de New York, était candidat pour la primaire du parti démocrate pour les élections de novembre 1968. Kennedy milite pour les droits civiques et s’oppose à l’engagement de son pays dans la guerre du Vietnam. L’assassin de Robert Kennedy est un jeune américain de 24 ans originaire de Palestine qui veut attirer l’attention sur la question palestinienne, Kennedy se fait alors tué en raison de son soutien à Israël.

source : https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/4


Manifestations au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni ne connait pas de fortes contestations comme en France, en RFA ou bien en Italie. L’opposition à la guerre du Vietnam est un aspect essentiel de la contestation. Les universités anglaises accueillent de nombreux étudiants américains, ainsi, le 17 mars 1968, près de 25 000 personnes manifestent devant l’ambassade américaine à Londres en criant « Ho Ho Ho Chi Minh ! ». Les manifestants sont accueillis à coups de matraques par la police. De plus, l’apogée de la contestation a lieu le à Londres, le 25 octobre 1968, lors de la grande manifestation à Grosvernor Square qui réunit les pacifistes et les étudiants opposés à la guerre au Vietnam.

Le 20 avril 1968, , Enoch Powell, un député conservateur de très grande érudition, prononce à Birmingham un discours magistral sur les méfaits présumés de l'immigration, resté connu sous le nom de Rivers of Blood speech (« Discours des Rivières de sang »). Ce discours engendre une autre vague de manifestation au Royaume-Uni.


https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/caf97054520/manifestations-anti-guerre-du-vietnam-a-londres


Le Lundi de la Matraque

Le 24 juin 1968, s’est déroulé à Montréal lors des festivités de la Saint-Jean Baptiste, le lundi de la Matraque. La Saint-Jean Baptiste est la fête nationale du Québec. La présence du premier ministre intérimaire, Pierre Elliot Trudeau ayant une position de centralisation, est considérer comme un affront pour les québécois. 290 personnes sont arrêtées pendant le défilé de la Saint-Jean-Baptiste. Des émeutes suivent alors ce lundi de la Matraque.

Manifestations étudiantes en Allemagne

Malgré l’interdiction par les autorités allemandes, le Congrès Vietnam de Berlin-Ouest a lieu du 17 et 18 Février à l’auditoire de l’université Berlin Ouest. Il est organisé par les étudiants S.D.S. (Etudiants Socialistes Allemands) avec la participation de nombreuses organisations de jeunesse d’Europe Occidentale. Ce congrès regroupe 5000 participants et 44 délégations de 14 pays. Le thème central de ce regroupement est la résistance à la guerre du Vietnam menée par les Etats-Unis et à l'impérialisme occidental en général. Le congrès s'achève par une déclaration de solidarité avec le FNL vietnamien et une manifestation rassemblant environ 12.000 personnes. A Berlin, les manifestations contre la guerre du Vietnam s’accentuent et une vague d’émeutes se met en place après que Rudi Dutschke, le leader du mouvement étudiant, soit blessé le 11 avril 1968 par un extrémiste de droite. L’indignation de la population entraine un conflit ouvert entre les étudiants et la police allemande. Le 11 mai 1968 a lieu la marche sur Bonn en réaction aux « lois d’exception ». Cette marche est ensuite suivie de manifestations dans d’autres villes allemandes et des occupations d’universités tel que celle de Munich, Hambourg, Göttingen, Francfort ou bien Berlin Ouest.


https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/caf97033550/manifestations-en-allemagne

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/caf96060024/manifestation-pour-dutschke

source : https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/11

Manifestations étudiantes et ouvrières en Espagne


En Espagne, les manifestations étudiantes débutent en mars dans les villes de Zaragoza, Bilbao, Grenade, Pampelune, Saint-Jacques et Barcelone. Entre le 30 avril et le 2 mai 1968, le pays est le théâtre de nombreuses manifestations, occupations, boycottage des transport publics et grèves. Ces éclatent pour protester contre les conditions d’enseignement, la guerre du Vietnam et le régime de Franco. Ces manifestations s’accompagnent de violents affrontements avec la police et de très nombreuses arrestations ainsi qu’une forte répression policière et militaire. Plus de 70 ouvriers et étudiants ont été arrêtés à Madrid. A Barcelone, onze personnes ont été mises sous les verrous et à Bilbao, huit étudiants ont été déférés devant le tribunal. Le gouvernement déclare l’état d’urgence seulement un an après ces grandes manifestations.

L'offensive du Têt

Des forces sud-vietnamiennes au combat à Saïgon, dans les premiers jours de 1968. Nick Ut/AP

Dans la nuit du 30 au 31 janvier, 80 000 soldats du Nord-Viet Nam et du Vietcong attaquent par surprises plus de 100 villes à travers le Vietnam et des bases américaines situés au sud du Vietnam. Ces attaques vont jusqu’à l’ambassade américaine de Saïgon, un bunker pourtant réputé imprenable. Sur place, l’armée américaine dispose de plus d’un demi-million d’hommes et elle organise une violente contre-attaque. Les pertes liées à cette contre-attaque sont très lourdes des deux côtés. Cette offensive est un échec du point de vue militaire pour les communistes, mais c’est une victoire politique pour eux. En effet, cette démonstration de force est l’un des premiers signes de l’enlisement américain. De plus, cette offensive choque l’opinion américaine, pensant que les Nord-Vietnamiens étaient incapables d’un tel assaut, et décrédibilise l’administration de Lyndon Johnson. Après cette offensive, de nombreuses personnes s’opposent à la continuation de la guerre et demandent l’arrêt des combats.

Manifestations étudiantes au Sénégal


Une rue de Dakar, après des émeutes étudiantes, le 10 juin 1968 (AFP PHOTO)

Au Sénégal, les manifestations universitaires débutent le 27 mai 1968 par une grève à l’université de Dakar. Cette grève est causée par la diminution du montant des bourses étudiantes à cause d’une massification d’élèves dans le supérieur. L’université est le théâtre d’affrontements avec la police aboutissant à l’expulsion d’un millier d’étudiants étrangers et l’incarcération de dizaines de personnes. La grève étudiante dure toutefois jusqu’en septembre, mais là aussi s’achève sur la satisfaction des revendications étudiantes sur les bourses et la réintégration des exclus. De plus, en 1968, le Sénégal connait une crise sociale provoqué par la baisse du prix des matières premières et un problème de chômage des diplômés.

Coup d'Etat Militaire au Pérou


Le 30 mai, au sein de la capitale, Lima, une agitation universitaire avec des grèves et des manifestations ont lieu. Ces dernières sont réprimées par les autorités. De plus, un coup d'Etat militaire a lieu au Pérou. En effet, dans la nuit du 2 au 3 octobre 1968, des unités de l'armée ocuupent le palais du gouvernement à Lima et déposent le président Fernando Belaunde Terry dont le mandat prenait normalement fin dans moins de dix mois. Ce dernier quitte le palais à 3 heures du matin dans une jeep, entouré de hautes personnalités militaires. Le coup d'Etat est dirigé par le général Juan Velasco Alvarado, chef d'état-major des forces armées et commandant en chef de l'armée de terre.

sources :

https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/0

https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/7

https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/3




Manifestations étudiantes en Argentine


A Buenos Aires, de nombreuses manifestations organisées par des étudiants voient le jour, notamment à l'occasion du 50ème anniversaire de la réforme universitaire. Les étudiants expriment ainsi leurs revendications et souhaitent que les universités deviennent alors indépendantes.

sources :

- https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/18

- https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/19

Barricades et manifestations au Chili



Le 5 octobre 1968, plus de 3000 étudiants manifestent contre un projet de réorganisation de la faculté de philosophie et contre le coup d'état militaire qui s'est déroulé au Pérou

Le 4 décembre 1968, des barricades sont dressées par 2000 étudiants à la gare de la capitale (Santiago)


sources :

- https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/0

- https://nouveau.europresse.com/Search/ResultMobile/4