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Enquête dans la seigneurie de Wismes

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En l'an de grâce 1218, au mois de novembre, le roi de France vous envoie une missive de la plus haute importance

Mais au fait, qui est roi de France en 1218 ?

La dynastie des Capétiens

La dynastie des Capétiens

Complète la fiche "La seigneurie"


  • Qui est roi de France en 1218 ?
  • Qu'est-ce qu'une dynastie ?
  • À quelle dynastie appartient le roi dont il est question ?

Sceau et contre-sceau de Philippe II Auguste
(dessin quelque peu idéalisé d’un manuel de diplomatique de 1759)


Source : http://www.corpusetampois.com/che-19-montrond1836chapitre10.html

Wismes




Wismes est aujourd'hui un village situé dans le nord de la France, dans le département du Pas-de-Calais.Au Moyen Âge, c'était une seigneurie.

Complète la fiche "La seigneurie".

Mais pourquoi le roi se mèle-t-il de cette histoire ?

Vous vous rendez au château pour trouver la scène de crime.

Le trajet est long à cheval.
Profitons-en pour en apprendre plus sur le château fort...


Complète la fiche "Le château fort".

À quoi sert un château-fort ?


Un château fort c'est :

  • Un lieu militaire : La protection est la première mission du château : une garnison d’une douzaine d’hommes y réside en permanence ( beaucoup plus par temps de guerre )
  • Un lieu d’habitation : le roi ou le seigneur habite le château. Lui et sa famille résident souvent dans un des endroits les plus sécurisés du château.
  • Un lieu de justice : C’est dans le château que le roi ou le seigneur rend la justice. Dans une pièce improvisée en tribunal, le seigneur règle les problèmes quotidiens survenus sur son fief.
  • Un lieu d’affirmation du pouvoir : Le seigneur se sert de son château pour montrer sa puissance et sa richesse. Plus le château est grand et haut, plus le seigneur est riche et puissant.

Les créneaux et les merlons

Le chemin de ronde en haut des courtines est protégé par des merlons, partie en pierre derrière lesquelles les soldats pouvaient se protéger des tirs ennemis. Les parties vides servant au tir sont appelés créneaux.

Les tours

Construction haute de forme carrée ou ronde permettant la surveillance des alentours ou la défense.


Les tours aux angles sont appelées tours de flanquement. Certaines peuvent être appelées autrement en raison de leur fonction. Dans l’architecture philipienne (de Philippe II Auguste), les châteaux comportent souvent deux tours, placées côte à côte et qui encadrent l’entrée. On appelle cet ensemble : porterie.


Le pont-levis

Pont en bois permettant ou empêchant l'accès au château selon qu'il soit baissé ou levé.


Le pont-levis est composé d’une partie fixe ( dormante ) et d’une partie mobile, le tablier qui vient se relever sur la porte. Le pont est dit pont dormant quand il est entièrement fixe.

Une meurtrière

Fente verticale dans un mur permettant à un archer de tirer sans être vu.

Le logis seigneurial

C’est un bâtiment situé dans la cour du château qui sert de lieu de garnison et pouvant comporter une salle pour les banquets ou pour rendre la justice...

Les remparts

Ils entourent le château et servent de défense. Ils sont constitués de courtines ( partie de mur entre deux tours ).

La cour

Bravo !
Vous avez trouvé la grande salle du château.

Après avoir pris connaissance de la recommandation du roi, le seigneur Guillaume vous invite au banquet.
"Nous y serons plus à l'aise pour discuter de cette tragique affaire. Les langues se délient vite avec une bonne chair !"

Le seigneur Guillaume a l'air sympathique.
Je pourrais devenir son vassal...

Comme vassal du Roi de France, je savais que mon suzerain m'aiderait à mener cette enquête !

C'est dans la grande salle que le seigneur reçoit ses hôtes, organise ses banquets et rend la justice. Une grande cheminée la chauffe, et les murs sont couverts de tapisseries.



C'est dans la grande salle que le seigneur reçoit ses hôtes, organise ses banquets et rend la justice. Une grande cheminée la chauffe, et les murs sont couverts de tapisseries.



Une dynastie c'est la succession des rois d'une même famille.

Le mot « dynastie » vient du grec dunasteia, δυναστεία, lui-même dérivé de dunastes, δυνάστης, dirigeant ou officier.

C'est dans la grande salle du château que se déroule le banquet en l'honneur de l'intendant Tristan.
Toutes les personnes présentes devront être intérrogées !

Le banquet

  • Le capitaine de la Garde vous montre le plan de la seigneurie. Ce plan étant l'original il ne peut vous le donner.
  • Il vous donne également sa liste de suspect.
  • Pendant votre entretien avec le capitaine de la Garde, vous remarquez qu'il marche sans le voir dans la terre mélangée avec du sang...

"Notre intendant a été tué ce lundi, dans cette salle. Il y avait beaucoup de sang et il semblerait qu'il ait reçu de nombreux coups portés à la tête."

C'est l'occasion d'en apprendre plus sur la vie des nobles au Moyen Âge !


Cherchez les informations dissimulées dans la page pour compléter votre apprentissage.


Complète la fiche "La noblesse"

Le mode de vie de nobles au Moyen Âge


En ces temps mouvementés, les seigneurs restent avant tout des guerriers et aiment les jeux physiques et dangereux. Les codes de la chevalerie régissent les rapports entre joueurs.


Les chevaliers s'affrontent

Les seigneurs cherchent à s’illustrer dans les tournois. Ces jeux militaires contribuent à l’apprentissage puis à l’entraînement à la guerre. Ce sont de grandes fêtes organisées sur deux ou trois jours. Le sol de la lice est constitué de terre et de sable, arrosé d’eau pour limiter la poussière. Les dames sont à l’honneur. Annoncée par les hérauts, chacune conduit son chevalier, revêtu d’une armure de parade et portant ses couleurs, dans la lice. Les joutes sont très violentes. Dans le combat à la lance, les adversaires doivent se désarçonner et ensuite s’affronter à pied à l’épée ou à la hache.

Des jeux de stratégie

Les jeux de stratégie font partie de l’éducation du jeune noble. On s’affronte aux dames, au trictrac, à la marelle, mais surtout aux échecs. Les plateaux sont, la plupart du temps, faits de bois de couleur, les pions et les figurines sculptés dans l’os ou l’ivoire. Pour les plus riches, ces jeux peuvent être taillés dans des pierres de couleur ou dans du cristal de roche.

Lors d’une partie, chacun doit se comporter noblement, avec modération et galanterie. Les jeux d’argent et de hasard, comme les dés, n’ont pas bonne réputation, mais suscitent un grand engouement.


Les plaisirs de la chasse

Sport princier par excellence, les chasses à courre ont lieu dans les vastes forêts royales de Vincennes et de Compiègne. Il y est interdit de braconner. On y trouve des cerfs, des renards, des sangliers et même des loups.

L’animal est poursuivi par la meute et les piqueurs, qui guident les chasseurs en sonnant du cor. Le sanglier est particulièrement dangereux, car il peut faire soudain volte-face et attaquer ses poursuivants à coups de boutoir mortels. Le cavalier, muni d’une courte épée, doit le tuer, tout en protégeant son cheval.

La chasse au vol a la préférence des dames. Dressés pour s’envoler du poing, les faucons fondent sur des pigeons ou des lapins.


Contenus extraits de l'ouvrage : Vivre au Moyen Âge - Hachette Jeunesse, Louvre.
Pour en savoir plus, découvrez au plus vite notre dossier sur la vie quotidienne au Moyen Âge.
Découvrez les principaux évènements du Moyen Âge avec notre carte « animée ».


Source : https://www.lumni.fr/article/les-divertissements-du-moyen-age

La vie des seigneurs au Moyen Âge

Repas des noces d'Arus et de la fille d'Olivier, enluminure de Loyset Liédet,
dans histoire d'Olivier de Castille. ? Bruges, XVe siècle.
© BnF

On ne peut porter un regard unique sur mille ans de vie quotidienne médiévale. La division de la société en « trois ordres » — les Bellatores (ceux qui combattent), les Oratores (ceux qui prient), les Laboratores (ceux qui travaillent) — prévaut jusqu'à la fin du XIIIe siècle. L’émergence des villes, de la bourgeoisie et des marchands, amène à la création d’un tissu social urbain complexe. Les paysans continuent à représenter la majorité de la population et sont la base matérielle et le fondement de l'activité économique. Il en résulte des relations nouvelles entre ville et campagne, entre seigneurs et « banquiers », producteurs et commerçants. Les grandes foires en sont un élément original, qui font se croiser avec la vie du terroir les flux nouveaux des voies commerciales qui traversent les grandes villes .

Chevalier à table, forteresse de la tour Blanche, Londres.
Photo © Olivia Gaultier 2011

Les Bellatores : ceux qui font la guerre


Dans les trois ordres de la société médiévale, les nobles sont qualifiés du latin de Bellatores : ceux qui font la guerre.

S'il y a plusieurs échelons de puissance chez les nobles, selon les terres gouvernées, ils adoptent un même mode de vie : l'habitat (maison forte, château fort), l'alimentation surabondante, l'apparat de la vie de cour (banquets, danse, musique), des activités assez violentes, comme chasse et tournoi, en rapport de simulacre avec celle de la guerre.

Le luxe assied symboliquement le seigneur dans son autorité et prestige : un mode de vie en représentation, dont la profusion doit rester visible, hors de tout souci de mesure. Conserver table ouverte par exemple est indispensable, et permet de produire apparitions de domestiques, effets de service, souvent entrecoupés d'attractions. Les festins sont « mis en scène » pour donner à voir les différences de statut social des convives, le seigneur qui accueille devant être servi de façon plus copieuse que les hôtes. La viande est l'aliment symbolique de la noblesse, image de force et de vigueur. Elle reflète sa capacité à la vénerie (chasse à courre du gibier), image elle-même de sa disposition à affronter la nature sauvage, le danger du gros gibier, donc la guerre. La chasse illustre la maîtrise de ses forêts, comme la pêche, souvent en étangs rationalisés, illustre la tenue en main des autres richesses vivantes de ses terres. Ainsi de la fauconnerie (chasse à l'aide d'oiseaux dressés) : le seigneur gouverne au monde des oiseaux, forme ses gens à façonner l'ordre naturel de son territoire. Les réceptions des nobles au château permettent d'affirmer cet ordre des choses, de réunir des vassaux qui viennent avec leur famille. C'est l'occasion pour la châtelaine d'être entourée d'autres dames, de pratiquer avec elles en privé divers travaux de couture, broderie ou filage.

Le mode de vie assez séparé au plan des sexes est lié à un mariage qui répond peu à une inclination réciproque mais est le moyen de renforcer une lignée, d'associer des territoires, de mettre fin à une guerre. Ce statut non amoureux du mariage, qui met la femme sous tutelle masculine, est équilibré par l'amour courtois : on considère licite que l'épouse d'un grand seigneur accepte l'engagement de fidélité d'un chevalier célibataire ; ce jeu d'amour, en principe non charnel et basé sur le don de soi du chevalier, est très codifié : regards, baisers, requêtes et actes de prouesse de chevalerie de l'amant (tournois, etc.).


Pour en savoir plus, découvrez au plus vite notre dossier sur le système féodal au Moyen Âge.
Découvrez les principaux évènements du Moyen Âge avec notre carte « animée ».


Source : https://www.lumni.fr/article/la-vie-des-seigneurs-au-moyen-age#containerType=folder&containerSlug=le-moyen-age-la-vie-quotidienne



Nous interdisons ces foires détestables où viennent les chevaliers pour exhiber leurs forces. Ils s'y rassemblent avec une audace téméraire et il advient souvent mort d'homme et péril pour les âmes. À ceux qui y trouvent la mort, on refusera une sépulture chrétienne. »


Ainsi le concile de Clermont, en 1130, condamne-t-il les tournois, ces « spectacles » très populaires du Moyen Âge. Pour la gloire, pour une dame, pour relever un défi ou pour de l'argent, des chevaliers et des princes se lancent dans ces simulacres de batailles, qui peuvent aller jusqu'à la mort. Ils sont un étrange substitut à la guerre, parée alors du statut du divertissement. Le tournoi, à mi-chemin entre fête militaire et entraînement en temps de paix, vient retoucher et actualiser les hiérarchies du moment de la noblesse guerrière. C'est une vaste foire aux seigneuries, aux fiefs, fortunes, rançons et chevaux : un vainqueur recevant non seulement le prix en jeu, mais encore les armes, les chevaux et la personne même du vaincu, lequel, considéré comme prisonnier, ne recouvre la liberté que sous une rançon. Aux danses et fêtes qui encadrent ces rencontres, les jeunes femmes participent...

Le tournoi est un divertissement qui ne brasse pas toute la société, mais permet au tout-venant des chevaliers de se confronter aux ténors de la haute noblesse.

Dans la seigneurie, le château abrite des divertissements moins violents, comme le passage de petits spectacles : saltimbanques, ventriloques, conteurs, bouffons, mimes, passent de palais en châteaux, jusqu'aux plus petites cours. Funambules, lanceurs de couteaux, musiciens, montreurs d'ours, peuvent se retrouver jusqu'au village. Tous ces bateleurs ont des publics au château comme au village.

Mais les habitants des campagnes se divertissent surtout lors des fêtes ; les fêtes religieuses elles-mêmes peuvent être des occasions de réjouissance. Certaines d'entre elles prennent même la place d'une fête païenne antécédente : le Carnaval par exemple, que l'église a absorbé dans le temps de Pâques, lui faisant marquer le Mardi-gras, veille de l'entrée en Carême. D'autres fêtes restées plus laïques scandent l'année : fête de l'âne (dite fête des innocents), fête des fous, fête de la Saint Jean, fête du Bœuf gras. Il y a aussi des fêtes purement agricoles : lors des moissons, le seigneur organise de vastes banquets de plein air pour encourager ses sujets.


Source : https://www.lumni.fr/article/spectacles-tournois-et-fetes-au-moyen-age#containerType=folder&containerSlug=le-moyen-age-la-vie-quotidienne

Que mangeait-on au Moyen Age ?


La cuisine du Moyen-âge était principalement composée de viandes, de pain et de pâtisseries.
Elle était faite de plats en sauces, de ragoûts et de pâtés. Il y avait peu de gras et pas de sucre.

La table du seigneur était richement garnie et utilisait de nombreuses épices qui coûtaient très cher car elles venaient d’orient. Les grands repas commençaient toujours par des salades assaisonnées ou des fruits frais pour ouvrir l’appétit.

Ensuite venaient les potages puis les viandes rôties accompagnées de sauces. Puis, c’étaient les entremets, c’est à dire des distractions (jongleurs, troubadours) que l’on regardait en mangeant des beignets ou des gâteaux salés.



Ensuite, on passait aux desserts et on terminait par du fromage, des gâteaux ou des fruits. Pour faciliter la digestion, on mangeait des dragées ou des épices confites que l’on accompagnait d’hypocras (vin dans lequel on a fait macérer des plantes et des épices). La viande la plus répandue était celle de porc duquel on tirait toutes sortes de provisions pour l’hiver (jambons, saucisson, lard, pâtés, etc.). Le gros gibier (sanglier, cerf, ...) était réservé aux seigneurs qui les chassaient, tandis que le peuple se contentait de lapins ou de lièvres. Les oies,
dindes et canards figuraient au menu des seigneurs tandis que les pigeons, les merles ou les grives figuraient à celui du peuple. On mangeait rarement des bœufs, des vaches, du mouton ou des poules car ils étaient élevés pour leur travail, leur lait, leur laine ou leurs œufs. Les pigeons étaient élevés pour leur fumier (la colombine) qui servait à fertiliser les terres. En période de Carême (40 jours avant Pâques) ou les vendredis, la viande, les œufs, le lait et le beurre étaient interdits. On les remplaçait par du poisson frais venu de la mer, salés ou fumés pour leur conservation (morue, hareng, maquereau), ou pêchés dans les étangs des châteaux ou des monastères (anguilles, perches, brochets).



Pour manger, on n’ait pas de fourchettes. Une tranche de pain épaisse (le tranchoir) servait d’assiette et on se servait dans les plats qui étaient tous posés sur la table. Les pâtés en croûte avaient un grand succès parce qu’ils étaient faciles à manger avec les doigts !


source : Château de Mauvezin

Vêtement au Moyen Âge

« Vêtement au Moyen Âge » défini et expliqué aux enfants par les enfants.


Les vêtements au Moyen Âge sont nombreux et variés. Ils ont beaucoup évolué au fil des années. Bien qu'ils soient assez simples, ils doivent être le reflet de la place de chacun dans la société. On reconnait ainsi le clerc, le moine, le légiste, le noble, le bourgeois, le paysan, … au costume qu'ils portent. Les souverains y veillent en réservant certaines étoffes précieuses, fourrures ou couleurs à la noblesse.

  • Vêtements de nobles au Moyen Âge (France, XIIIe siècle)

Vêtements de paysans au Moyen Âge (Italie, XIVe siècle)

Jusqu’au XIVe siècle, les formes de vêtements varient peu, et sont à peu près les mêmes pour tout le monde. Le vêtement de base était une sorte de longue chemise, resserrée à la taille. On prélevait la laine des moutons à la ferme, on la tissait et on la filait sur place. Chez les personnes plus aisées, en revanche, les tenues étaient plus élaborées et la mode changeait très vite. Certaines règles ne variaient cependant pas : les jupes ne remontaient jamais au-dessus de la cheville, mais les décolletés pouvaient descendre assez bas. Les femmes couvraient leurs cheveux. Les hommes pouvaient porter des bas et des vestes courtes .

Sommaire

Types de vêtements

Les paysans

Au Moyen Âge, les gens modestes avaient des vêtements assez semblables entre eux. La robe courte était le costume ordinaire des paysans avec les chaussures à la poulaine. Ils portaient le plus souvent les couleurs les moins nobles comme le gris, obtenu à l'aide d'écorce d'aulne, un arbre poussant en milieu humide.

Les moines

Certains moines, comme les cisterciens, s'habillaient avec des vêtements en laine. Très souvent dans des teintes de gris ou de brun. La robe traditionnelle s'appelle la coule. Par dessus, les frères portaient une longue tunique. Une pièce rectangulaire noire, serrée par une ceinture, servait également de tablier de travail. On l'appelait le scapulaire.

Les nobles

Les nobles s'habillaient avec des collants, des tuniques et des vêtements qui étaient plus coûteux, comme de la fourrure (par exemple de la fourrure d'hermine) ou de la soie, et des teintures chères. Il y avait également beaucoup de parures et autres bijoux sur leurs vêtements pour montrer leur supériorité au peuple de pouvoir posséder de telles choses. Les couleurs principales étaient le bleu et le rouge.

Nobles dansant la farandole avec des vêtements près du corps, des cottes courtes pour les hommes et de grands décolletés pour les femmes. On remarque aussi les chaperons, coiffes typiques du Moyen Âge.

Techniques

Matériaux

La laine était la plus répandue, grossière ou fine. Le lin la remplaçait dans certaines régions. On importait aussi des cotonnades et des soieries. Les Balkans exportaient du chanvre pour la toile et les cordes ainsi que des fourrures.

Les paysans faisaient leurs sabots eux-mêmes ou allaient à pieds nus. D’autres portaient de grosses semelles de bois ou de liège pour se protéger de la boue. Les chaussures à talon n’apparurent qu’au cours des siècles suivants. Les meilleures chaussures de cuir venaient d’Espagne.

Couleurs et leur "symbolique"

Au Moyen Âge, on utilisait des couleurs naturelles. Par exemple :

  • le bleu (azur) était fabriqué à partir de l'indigofera ou de la guède (plante déja connue pour sa coloration à la préhistoire) signifie la loyauté, la justice, la sagesse
  • le rouge = la garance (dont le pouvoir est connu depuis la préhistoire) de bois de Brésil ou de sang-de-dragon (évidemment ce n'est pas du vrai sang de dragon mais du "liquide" venant d'un palmier) ‏symbolise la force, le courage, la largesse et la charité
  • le vert (sinople) = le plantain ou le genêt symbolise la beauté, la jeunesse et la vigueur
  • le jaune (or) = le safran ou la gaude symbolise la richesse, la noblesse et la foi
  • le noir (sable) = beaucoup de matières brûlées, comme par exemple le noir de charbon, qui est une calcination de bois de chênes, symbolise l'humilité, la patience, la tempérance et la pénitence

Le lichen est aussi utilisé mais pour beaucoup de couleurs très différentes.

Évolution

Voici l'évolution de la mode vestimentaire médiévale en Occident (clique sur l'image pour l'agrandir) :

IXe siècle

Une grande tunique rouge, du temps des Francs, vient de Constantinople.

XIIe siècle

De somptueuses soieries arrivent massivement d’Orient. Certaines personnes portent de longues chemises de toile, les chainses.

XIIIe siècle

A cette époque, on porte une longue chemise aux manches très étroites et qui colle au buste avant de s’évaser à partir des hanches. Par-dessus, on porte un long surcot (tunique longue jusqu'à la mi-jambe) sans manches.

Ce surcot est bordé de fourrure. Sur la tête, on peut porter un touret, attaché avec une mentonnière et qui couvre presque toute la figure.

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Extrait de Game Of Thrones Saison 1

Les langues se délient pendant le banquet, on parle, on questionne...

Finalement, vous retenez 3 suspects.

Jacques


« Je suis Jacques, chevalier et vassal du seigneur de Wismes.

Je tiens fief pas très loin d’ici et j’ai formé le jeune Amaury.
Pourquoi je suis là ?
Parbleu, ne vous a-t-on donc rien dit ? Mon seigneur m’avait promis sa fille en mariage si je formais son fils, alors je l’ai fait. Et voilà que j’apprends pendant un tournoi que le jeune va être adoubé dans quelques jours et que Damoiselle Aliénor est convoitée par Tristan, l'intendant de Mon seigneur !

Je suis donc venu voir Mon seigneur pour lui demander de tenir sa promesse.

Par malchance j'ai été reçu par l'intendant lui-même, Sire Guillaume étant occupé. Comme je tentait de m'introduire dans la grande salle, l'intendant Tristan m'a repoussé et n’a rien voulu savoir alors j’ai quitté la pièce. Quand on l’a retrouvé mort j’étais dans les écuries, je voulais m’occuper de mon cheval pour me calmer. »


Amaury, fils du seigneur Guillaume


« Quelles étaient nos relations avec Tristan, notre intendant ? Nous n'étions pas sa préoccupation première. Tout ce qui l'intéressait c'était les rentrées d'argent, les taxes sur nos paysans. Il était dur avec tout le monde, y compris moi. Mais plus... tendre avec ma sœur. Il a voulu se débarrasser de moi dès que ma mère est morte. Il a convaincu mon père de m'envoyer chez son vassal pour que je devienne chevalier. Je sais que je dois connaître les armes et la guerre avant de devenir seigneur mais moi, partir en croisade, je n’en avais pas envie.

Lundi soir ? J’ai dîné dans la grande salle avec mon père et ma sœur. Pendant le repas, Tristan est venu parler à voix basse à mon père. J'ai entendu celui-ci répondre "Dites à Jacques que je suis occupé ce soir. Alors j'ai compris ! Tristan et mon père étaient de connivence. Ou plutôt, Tristan avait réussi à embobiner mon père. Un vrai sorcier !
Pour me calmer, je suis allé sur le chemin de ronde discuter avec les hommes »

Complétez les fiches personnages.

Damoiselle Alienor


« Je suis la fille du seigneur Guillaume.

Vous savez, Tristan nous aimait mon frère et moi, même s’il avait du mal à l’admettre. Depuis que ma mère est morte, il y a quatre ans, il essaye du mieux qu'il peut de seconder mon père. C’est pour cela qu’il a recommandé qu'Amaury soit placé chez Sire Jacques pour qu’il devienne chevalier, même si mon frère n’a pas envie d’aller à la guerre.

Si je discutais souvent avec lui ? Pas vraiment, les jeunes filles comme moi n’ont pas grand-chose à faire dans les affaires du seigneur. Je couds, je brode et je lis. Il venait me voir parfois et il était toujours attentionné avec moi.

Lundi ? J'ai dîné dans la grande salle avec mon père et Amaury pour fêter son retour. Ils se sont disputés d’ailleurs, je crois que c'était au sujet de Tristan. J'ai compris que mon frère en voulait à l'intendant mais comme la discussion devenait houleuse, mon père m’a prié de partir. Je suis retournée dans ma chambre et je me suis couchée. »

Après une bonne nuit de sommeil, vous décidez de visiter la seigneurie de Guillaume.

Passez la souris sur les différents lieux du plan de la seigneurie de Wismes pour en apprendre plus.

Il est temps de découvrir la seigneurie...

Le gibet

Le seigneur exerce la justice dans sa seigneurie.

Il dispose donc du gibet. Il oblige les paysans à utiliser son moulin en échange d'une taxe: le ban.Enfin, il protège les paysans en échange d'un impôt: la taille.


Les tenures paysannes


Les tenures sont les terres louées par les paysans au seigneur.

En contrepartie de cette location, le paysan doit payer certains impôts et doit rendre certains services au seigneur. Selon la condition des paysans on distingue différents types de tenures.

  • Les tenures serviles étaient confiées à des paysans non-libres (les serfs) soumis à de très nombreux impôts en raison de leurs conditions personnelles et sur les terres qu'ils cultivaient.
  • Les censives étaient confiées aux vilains qui sont des paysans libres. Ils doivent acquitter le cens (impôt qui indique que la terre ne lui appartient pas) et verser une partie de la récolte (comme le champart). Périodiquement il doit également effectuer des corvées sur les terres que le seigneur fait cultiver directement pour son compte (appelées la réserve seigneuriale).
  • Les obligations frappant les terres ainsi louées à un tenancier sont répertoriées dans un registre appelé terrier.

Le moulin

Les paysans étaient obligés d'utiliser le moulin du seigneur et devaient payer des taxes pour l'utiliser.


Le monde paysan au Moyen Âge

Demeure du seigneur, le logis seigneurial est souvent un château, (mais pas toujours).



En savoir plus sur le mode de vie de nobles au Moyen Âge.

La réserve

La réserve est la partie des terres d'une seigneurie dont le seigneur se réserve la totalité de la production.

Elle est cultivée par les serfs grâce à l'impôt de la corvée.



Les tenures paysannes


Les tenures sont les terres louées par les paysans au seigneur.

En contrepartie de cette location, le paysan doit payer certains impôts et doit rendre certains services au seigneur. Selon la condition des paysans on distingue différents types de tenures.

  • Les tenures serviles étaient confiées à des paysans non-libres (les serfs) soumis à de très nombreux impôts en raison de leurs conditions personnelles et sur les terres qu'ils cultivaient.
  • Les censives étaient confiées aux vilains qui sont des paysans libres. Ils doivent acquitter le cens (impôt qui indique que la terre ne lui appartient pas) et verser une partie de la récolte (comme le champart). Périodiquement il doit également effectuer des corvées sur les terres que le seigneur fait cultiver directement pour son compte (appelées la réserve seigneuriale).
  • Les obligations frappant les terres ainsi louées à un tenancier sont répertoriées dans un registre appelé terrier.

Les tenures paysannes


Les tenures sont les terres louées par les paysans au seigneur.

En contrepartie de cette location, le paysan doit payer certains impôts et doit rendre certains services au seigneur. Selon la condition des paysans on distingue différents types de tenures.

  • Les tenures serviles étaient confiées à des paysans non-libres (les serfs) soumis à de très nombreux impôts en raison de leurs conditions personnelles et sur les terres qu'ils cultivaient.
  • Les censives étaient confiées aux vilains qui sont des paysans libres. Ils doivent acquitter le cens (impôt qui indique que la terre ne lui appartient pas) et verser une partie de la récolte (comme le champart). Périodiquement il doit également effectuer des corvées sur les terres que le seigneur fait cultiver directement pour son compte (appelées la réserve seigneuriale).
  • Les obligations frappant les terres ainsi louées à un tenancier sont répertoriées dans un registre appelé terrier.

Les tenures paysannes


Les tenures sont les terres louées par les paysans au seigneur.

En contrepartie de cette location, le paysan doit payer certains impôts et doit rendre certains services au seigneur. Selon la condition des paysans on distingue différents types de tenures.

  • Les tenures serviles étaient confiées à des paysans non-libres (les serfs) soumis à de très nombreux impôts en raison de leurs conditions personnelles et sur les terres qu'ils cultivaient.
  • Les censives étaient confiées aux vilains qui sont des paysans libres. Ils doivent acquitter le cens (impôt qui indique que la terre ne lui appartient pas) et verser une partie de la récolte (comme le champart). Périodiquement il doit également effectuer des corvées sur les terres que le seigneur fait cultiver directement pour son compte (appelées la réserve seigneuriale).
  • Les obligations frappant les terres ainsi louées à un tenancier sont répertoriées dans un registre appelé terrier.

Les communaux

C'est une partie de la seigneurie commune à tout le monde.

Il s'agissait en général de chemins, des fossés et des haies qui les bordent, de bois et de landes plus ou moins étendus.

Les paysans pouvaient y chercher du bois, couper l'ajonc ou le genêt et mener au pacage, en vaine pâture son bétail.

Parfois les gros animaux (vaches, chevaux) en étaient exclus, au profit des ânes, mulets et baudets ou chèvres, moutons qui grâce à un poids plus léger endommagent moins les milieux fragiles.

Les communaux

C'est une partie de la seigneurie commune à tout le monde.

Il s'agissait en général de chemins, des fossés et des haies qui les bordent, de bois et de landes plus ou moins étendus.

Les paysans pouvaient y chercher du bois, couper l'ajonc ou le genêt et mener au pacage, en vaine pâture son bétail.

Parfois les gros animaux (vaches, chevaux) en étaient exclus, au profit des ânes, mulets et baudets ou chèvres, moutons qui grâce à un poids plus léger endommagent moins les milieux fragiles.

Wismes est aujourd'hui un village situé dans le nord de la France, dans le département du Pas-de-Calais.Au Moyen Âge, c'était une seigneurie.

Les communaux

C'est une partie de la seigneurie commune à tout le monde.

Il s'agissait en général de chemins, des fossés et des haies qui les bordent, de bois et de landes plus ou moins étendus.

Les paysans pouvaient y chercher du bois, couper l'ajonc ou le genêt et mener au pacage, en vaine pâture son bétail.

Parfois les gros animaux (vaches, chevaux) en étaient exclus, au profit des ânes, mulets et baudets ou chèvres, moutons qui grâce à un poids plus léger endommagent moins les milieux fragiles.

Les premiers villages médiévaux sont structurés autour de deux lieux majeurs : le château et l'église paroissiale.

[...]

L'espace rural est scindé en deux parties : d'une part l'ager, qui réunit les champs cultivés sur les terres les plus fertiles ; d'autre part le saltus ou «incultum» (forêts et prés communaux).

La partie cultivée est répartie entre les tenures ou manses exploitées par les paysans et la réserve exploitée en direct par les domestiques du seigneur.


Source : Hérodote.net

Les premiers villages médiévaux sont structurés autour de deux lieux majeurs : le château et l'église paroissiale.

[...]

L'espace rural est scindé en deux parties : d'une part l'ager, qui réunit les champs cultivés sur les terres les plus fertiles ; d'autre part le saltus ou «incultum» (forêts et prés communaux).

La partie cultivée est répartie entre les tenures ou manses exploitées par les paysans et la réserve exploitée en direct par les domestiques du seigneur.


Source : Hérodote.net

Les premiers villages médiévaux sont structurés autour de deux lieux majeurs : le château et l'église paroissiale.

[...]

L'espace rural est scindé en deux parties : d'une part l'ager, qui réunit les champs cultivés sur les terres les plus fertiles ; d'autre part le saltus ou «incultum» (forêts et prés communaux).

La partie cultivée est répartie entre les tenures ou manses exploitées par les paysans et la réserve exploitée en direct par les domestiques du seigneur.


Source : Hérodote.net

Une seigneurie est composée d’une réserve (terres que le seigneur se réserve et qu’il fait cultiver par les paysans, au titre des corvées) et de tenures (terres qui appartiennent au seigneur et dont l’usage est confié aux paysans en échange d’un loyer en argent ou en nature ou de corvées).
Les communaux sont des terres du seigneur laissées aux paysans pour y faire paître leurs bêtes.

La seigneurie

Une seigneurie est composée d’une réserve (terres que le seigneur se réserve et qu’il fait cultiver par les paysans, au titre des corvées) et de tenures (terres qui appartiennent au seigneur et dont l’usage est confié aux paysans en échange d’un loyer en argent ou en nature ou de corvées).
Les communaux sont des terres du seigneur laissées aux paysans pour y faire paître leurs bêtes.


Dans sa seigneurie, le seigneur détient le pouvoir de commandement (droit de ban) sur la population. Il possède un pouvoir militaire (il assure la défense du territoire et peut imposer des corvées pour entretenir les fortifications), un pouvoir de justice (il juge les paysans et peut les condamner à la pendaison) et le
pouvoir de lever des redevances. Le seigneur peut construire des installations collectives et obliger le paysan à les utiliser contre des redevances. Le seigneur est le propriétaire de toutes les terres. Les paysans installés sur des tenures sont ses locataires. Il a le devoir de les protéger.


D’APRÈS B. DUMÉZIL, LA SOCIÉTÉ MÉDIÉVALE EN OCCIDENT, ELLIPSES, 2006.




Complète la fiche "La seigneurie".

Découvrir la pratique de la joute médiévale au travers du film Chevalier (2001)

En sortant du château, vous vous dirigez vers les tenures paysannes.
Un nouvel intendant surveille le travail sur la réserve...

La corvée


La corvée est, au Moyen Âge, un impôt consistant en un travail obligatoire, effectué gratuitement sur le domaine du seigneur.
Le travail agricole dans la réserve est assuré par les paysans soumis à l'impôt de la corvée. Selon les seigneuries, un nombre variable de jours de travail sont dus au seigneur. Ces jours de travail obligatoire et gratuit sont répartis tout au long de l'année en fonction des travaux agricoles à accomplir : labours et semailles, entretien des fossés de drainage, fenaison, moisson, vendanges, charrois de bois pour le chauffage du château... Ces travaux sont prioritaires sur ceux que le paysan doit faire sur les terres de sa tenure.


Les impôts seigneuriaux


En échange de la protection et de l'utilisation des terres du seigneur, les paysans étaient soumis à des impôts en nature et en argent.

  • le cens est un impôt que le paysan doit payer à son seigneur en raison d'un bien que celui-ci lui a remis pour y travailler et vivre (tenure). Le cens est dû en contrepartie de la protection que le seigneur assure à la terre et aux biens qu'elle porte (installations mais aussi récolte). C'est une taxe fixe, c'est-à-dire que le paysan doit payer tous les mois ou tous les ans.
  • Les banalités sont les taxes versées par le vilain au seigneur pour l'utilisation obligatoire du moulin, du four et du pressoir (appartenant au seigneur).
  • Le champart est le loyer des terres louées au seigneur (manses), il se calcule en fonction de la récolte obtenue (une part du champs).
  • La dîme est la fraction variable de la récolte prélevée par l'Église.
  • La taille seigneuriale est la taxe versée par le paysan en échange de la protection que lui fournit le seigneur.
  • À tout cela s'ajoutent des taxes en nature, variables selon les endroits : porçage (porcs), gélines (poules), moutonnage (moutons), fournage (utilisation du four), valetage (farine)...

    Les serfs doivent en plus :
  • La mainmorte : si un serf meurt, la majeure partie de son héritage revient à son seigneur.
  • Le formariage : si deux serfs de deux seigneuries différentes veulent s'épouser, ils doivent s'en acquitter auprès de leur seigneur respectif. Pour cela le seigneur perçoit une taxe.
  • La forfuyance : somme à payer pour pouvoir quitter la seigneurie.


Le monde paysan au Moyen Âge

Le paysan libre et sa famille sont installés sur une terre louée à un seigneur, la tenure. Les menaces de guerre l’obligent régulièrement à se réfugier au château.


Une petite chaumière

Durant les mois d’hiver, les paysans restent dans leurs chaumières, faites de pierres et de bois, et recouvertes d’un toit de chaume. En général, elles ne sont constituées que d’une pièce. On se tient la plupart du temps près de la cheminée, source de chaleur et de lumière. Dans le fond, une grande paillasse fait office de lit unique. Les bêtes sont parquées dans une salle attenante, la chaleur animale s’ajoutant ainsi à celle du foyer.


Une soupe et du pain

Le pain est la base de l’alimentation. Cuit dans le four du seigneur, il est bis, mêlé de froment et de son, ce qui lui donne une couleur brune, peu appréciée par la noblesse. Quotidiennement une soupe de légumes, souvent de chou, mijote dans la marmite, laissée dans l’âtre.

Manger de la viande est rare. Parfois du lard vient améliorer l’ordinaire. Le cochon est une véritable richesse. Engraissé de glands à l’automne dans les forêts du seigneur, il sera tué entre la Toussaint et Mardi gras. L’absence de mouches à cette période est la garantie d’un meilleur début de conservation dans le sel.


Les travaux des mois

Avec le retour des beaux jours, les paysans peuvent de nouveau s’occuper du jardin potager et préparer les semailles. Le moment est venu de tondre les moutons. Le berger leur fait traverser plusieurs fois la rivière pour bien nettoyer leur toison avant de couper la laine à l’aide de gros ciseaux à ressort, les forces.

En juin ou juillet, l’herbe a bien poussé et les paysans commencent les foins. L’herbe coupée, bien séchée au soleil puis engrangée, nourrira les bêtes durant tout l’hiver.

Septembre est le mois des vendanges. C’est un dur travail mais aussi une grande fête. Les raisins sont rassemblés dans une grande cuve en bois. Hommes et femmes, pieds nus, les foulent en dansant pour en extraire le jus qui, quelques mois plus tard, donnera un bon vin.


Des récoltes médiocres

Les champs ne sont pas tous cultivés. Un sur trois est laissé en jachère. Les blés, coupés à la faucille, sont battus sur l’aire du village, pour faire tomber les grains des épis. Une partie est réservée aux futures semailles, l’autre, portée au moulin du seigneur, donnera de la farine.

Mais les menaces de guerre incitent les paysans à ne semer que le minimum et à partir à la première alerte se réfugier en un lieu sûr et fortifié : le château, l’abbaye ou la ville. Les récoltes restent médiocres, sensibles aux variations climatiques. A plusieurs reprises des disettes ravagent le pays.


Source : Lumni

Complète les fiches "La seigneurie" et "Le monde paysan".

Vous croisez deux paysans qui travaillent sur la réserve.

Martin, le serf


« Bien sûr que je suis au courant ! Tout le village sait que l'intendant Tristan est mort mais cela ne change pas grand-chose pour nous : un autre intendant le remplace et puis voilà.


Mes relations avec l'intendant ? Je suis un serf vous savez ce que c’est non ? Je dois obéir, faire mon travail et payer mes taxes. Oui je suis allé le voir lundi, je suis allé lui demander la permission de me marier avec une femme d’une autre seigneurie. Bien sûr, il n'était pas d'accord !

Et comme le seigneur Guillaume l'écoute tout le temps...


Quand je suis parti, je suis allé rejoindre les autres qui ramassaient les glands. »

Albert, le vilain


« Martin a raison : nous avons tous été surpris de la mort de l'intendant Tristan mais cela ne change pas nos vies au village. Même si moi je suis libre, je dois quand même obéir, payer des taxes et travailler. Et l'intendant me surveille autant que les serfs.


Moi aussi j’ai demandé à voir l'intendant lundi, je voulais juste lui dire que les récoltes n’ont pas été bonnes et donc que l’on risque la disette (= manque de nourriture) mais ça n’a pas eu l’air de l’intéresser.

Ensuite, je suis rentré chez moi retrouver ma famille. »

Complète la fiche "Personnages" et "Le monde paysan".

La glandée en forêt. Début du XIVe siècle

Albert vous invite chez lui à partager le pain.
Il vous montre un calendrier mystérieux gardé dans un coffre fermé à clef...

Passez la souris sur les miniatures et retrouvez les mois en lien avec les activités agricoles des paysans.
Un mois en particulier devrait vous intéresser...

En janvier, le paysan utilise une houe. Il ramasse de l'argile pour fabriquer des briques ou des tuiles

En février, les paysans utilisent une bêche. Ils étalent le fumier pour améliorer la qualité de la terre et donc des récoltes.

En mars, les paysans utilisent une serpe pour tailler la vigne.

En avril, le paysan utilise des grands ciseaux appelés Forces. Après avoir taillés les moutons, la laine sert à confectionner des habits.

En mai, le seigneur chasse au faucon. C'est la façon la plus noble de pratiquer ce loisir.

En juin, le paysan fauche l'herbe avec une faux. La fenaison permet de constituer des réserves de foin pour le bétail.

En juillet, la moisson est une activité fondamentale pour les paysans. Elle s'effectue à la faucille.

En août a lieu le battage du blé. La paysan sépare le grain de la paille avec un fléau.

En septembre, le paysan jette du grain dans un champ qu'il a labouré, lors des semailles.

En octobre, les paysans foulent le raisin. Ils l'écrasent avec leurs pieds dans une grande cuve pour faire sortir le jus, qui sera ensuite transformé en vin.

En novembre, lors de la glandée, les porcs mangent des glands que le paysan fait tomber avec un long bâton recourbé, une perche.

En décembre, on abat les cochons avec un couteau car il n'y a plus de nourriture pour eux. La viande est ensuite fumée, confite ou salée. Le sang sert à faire du boudin.

Complète la fiche "Le monde paysan".

Vous quittez les tenures paysannes pour retourner au château afin de réfléchir aux différents suspects.
Votre chemin passe devant un lieu très important pour les habitants de Wismes, l'église...

N'oubliez pas d'interroger le prêtre de l'église, Jean.
C'est peut-être un suspect...

C’est horrible ! Horrible ! Notre intendant n’aurait jamais dû mourir ainsi, cela ne peut pas être la volonté de Dieu. Et ce pauvre Monsieur Amaury, qui n’aura son titre de chevalier que dans quelques jours !

« C’est horrible ! Horrible ! Notre intendant n’aurait jamais dû mourir ainsi, cela ne peut pas être la volonté de Dieu. Et ce pauvre Monsieur Amaury, qui n’aura son titre de chevalier que dans quelques jours !

Pourquoi suis-je allé le voir ? C’est très simple, regardez autour de vous. Les vitraux de l’église se sont brisés lors de la dernière tempête et je suis venu demander de l’argent pour les réparer. La dîme des villageois ne suffit pas.


Qu’en a-t-il pensé ? Eh bien... Il a refusé, mais j’ai l’habitude. Je sais qu’il aurait changé d’avis en réfléchissant bien. Je suis parti en lui rappelant qu’il s’agissait de la maison de Dieu et que son salut en dépendait.

Je suis ensuite retourné dans l’église préparer mon sermon pour la prière du lendemain. »


La ferveur religieuse


Introduction

Au début du Moyen Âge, la foi religieuse était déjà profonde et bien ancrée chez les chrétiens européens. Malgré une tendance à générer un certain fanatisme, elle ne s'exalta que rarement jusqu'à la violence. Les choses changèrent cependant à mesure que grandissait et s'étendait la menace de l'Islam...


Présentation du contexte historique


L'expansion du christianisme

A partir de l'an 100 de notre ère, les conversions au christianisme au cœur même de l'Empire romain alarmèrent les dirigeants impériaux. Sous le règne de Néron, la persécution s'effectuait à une cadence vertigineuse. Le théologien Origène qui s'était castré pour ne pas succomber au péché de chair écrivait alors : « La foi en Jésus Christ s'assoit, se nourrit et s'étend sur des montagnes de martyrs ». La logique et la morale de la pensée gréco-latine ne pouvait comprendre la chrétienne. Alors que les Romains se livraient avec délice au paganisme, l'empereur Constantin Ier fut frappé par une vision, et se convertit subitement au christianisme. En fait ce césar se souciait moins de ses convictions que d'une opportunité diplomatique.


Le Bien contre le Mal

Dans ce bouillon de culture très particulier que fut le Moyen Âge, bourré de fantaisies démoniaques et de visions angéliques, deux acteurs tiennent un rôle de premier plan : Dieu et Satan. Deux antithèses mères de tous les excès entre ferveur et exaltation. Hors le Ciel ou l'Enfer, point d'alternative au genre humain en cette période sombre. Sauver son âme tel était l'objectif. Pourtant au début des invasions barbares, Dieu était craint, ses colères étaient redoutées, mais finalement en quittant l'époque mérovingienne, le Dieu exerçant les châtiments est progressivement devenu un Dieu bienfaiteur incarnant le Bien, et Satan est devenu la personnalisation du Mal.

La sagesse de Dieu

L'image de Dieu en vieillard tenant le globe, se répand dans l'art occidental au cours du XIVe siècle.

Heures à l'usage de Troyes (Troyes, B.m., ms. 3713, f. 093, 3713)


Divers exemples de la ferveur religieuse


La croisade contre les albigeois

La ferveur religieuse fut le grand symptôme du Moyen Âge, à la chute de l'Empire romain, le christianisme apparaissait comme une religion jeune et vigoureuse. Un processus d'expansion soumis à des évolutions du point de vue dogmatique et spirituel, lui donnait un beau dynamisme. Cependant les hérésies et les schismes florissaient et se multipliaient. L'un des plus dangereux schismes était sans doute l'arianisme qui niait la divinité du Christ. L'une de ces hérésies fut celle des bogomiles de Bulgarie, et qui s'étendit jusqu'à l'Occident. Ce fut alors une grave crise religieuse en France qui vit s'affronter l'Église catholique aux Cathares et aux Albigeois. La croisade entreprise par la papauté contre l'hérésie cathare fut commandée par l'ambitieux Simon de Montfort. Les armées papistes ravagèrent l'Aquitaine, entraînant des milliers de victimes et détruisant la culture la plus raffinée de l'époque : la civilisation occitane issue du mythe de la chevalerie, de l'honneur chevaleresque et de l'amour-courtois, honorée par les troubadours.


Le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle

La tradition raconte qu'après avoir été décapité en Judée, les restes de Saint Jacques le Majeur, apôtre du Christ, auraient été amenés dans le plus grand secret sur la côte de Galilée. De là, on suppose qu'ils furent embarqués pour la Galice extrémité de la péninsule ibérique. Un culte primitif local entretint et perpétua la mémoire de cet événement, tenant secrète la sépulture jusqu'à sa découverte au IXe siècle. La nouvelle se répand alors dans le monde chrétien de l'Europe de manière vertigineuse enflammant les esprits, exaspérant la foi de tous. Un engouement pour ce nouveau culte apostolique va drainer des foules pèlerines en quête « d'extraordinaire ». Des hommes se mettent en route, à pied par les sentiers et les chemins peu sûrs, traversant rivières impraticables et denses forêts au mépris de tous les dangers. Les pèlerins d'Europe se retrouvent en France et traversent notamment le col de Ronceveaux (la Chanson de Roland). L'élan de la Reconquista espagnole donnera de l'ampleur au pèlerinage.

Jacques le Majeur


Les croisades

Bénie par le pape et conduite par les monarques des royaumes chrétiens, cette aventure devait représenter tout ce que l'esprit médiéval avait de bon en lui. Huit croisades au total, où s'impliquèrent tous les états (clergé, noblesse, bourgeoisie et université), toutes castes confondues. Forgerons, tanneurs et artisans équipèrent les Croisés, les travailleurs de chantiers navals fournissaient les navires pour traverser la Méditerranée. Les femmes confectionnaient vêtements, couvertures, et brodaient avec ferveur les bannières, enseignes et fanions qui devaient arborer les champs de bataille, de nombreuses femmes de la Cour suivaient la reine qui accompagnait parfois son royal conjoint. Et la hiérarchie du clergé priait depuis les plus hautes cathédrales aux modestes chapelles. Les multiples campements devant les cités assiégées étaient en proie à une dévotion particulièrement atroce. Ainsi, après la mise à sac de la Palestine, Raoul de Caen, chroniqueur de la Première Croisade écrivait : « A Maarat, les nôtres firent cuire les païens adultes dans des marmites et embrochèrent les enfants pour les manger rôtis. » Certains prêtres musulmans qui savaient où se cachait la Sainte croix du Christ furent torturés, des Juifs étaient enfermés dans leur synagogue et y brûlèrent vifs. Ces entreprises démesurées étaient principalement menées par les Francs qui perdirent durant les Croisades plus d'hommes que tous les autres pays Chrétiens réunis.

La hiérarchie du clergé

Le clergé peut se distinguer entre :

  • clergé régulier: qui suit la règle d'un ordre religieux.
    • ordre monastique (bénédictains, cisterciens)
    • ordre mendiant (franciscains, dominicains)
  • clergé séculier : qui vit dans le « siècle », c'est-à-dire dans la société.

On peut également distinguer :

  • Le haut clergé, les prélats:
    • Pape
    • Cardinaux
    • Evêques
    • Archevêques
    • Abbés
    • Prieurs
  • Le bas clergé:
    • Prêtres
    • Frères convers
    • Curé

Annexe : voir la liste complète des papes


La justice


La justice au Moyen Âge

L'époque médiévale vit la coexistence de deux concepts en matière de justice :

  • Le premier se réclamant du droit romain, il s'agit de celui des rois et de l'Eglise, qui, après la chute de l'Empire et la christianisation des barbares incarnait l'antique prestige de Rome. Le Droit romain consistait en l'application de la justice en vertu de lois et décrets écrits : La loi des Douze Tables de l'ère républicaine tout d'abord, puis les lois plébiscites ou codes, à l'époque de l'Empire. Les Romains avaient adopté la manière des Athéniens de rendre la justice.

  • Le second est celui du peuple et des seigneurs sur leur fief qui désiraient établir leur justice sans rendre de compte, ce mode de justice dérive des principes du droit germanique Par essence, la justice germanique était très simpliste : le seigneur se réservait le droit d'infliger des châtiments à ses sujets, en application de vagues concepts issus d'antiques traditions. Cependant aucune loi n'était rédigée. L'exercice du droit germanique des seigneurs féodaux était réparti selon trois niveaux :

    • La haute justice, qui donnait pouvoir de vie ou de mort et l'octroi de l'utilisation de la torture ainsi qu'à la saisie des biens.
    • La moyenne justice se limitait à punir des délits qui n'impliquaient pas la peine de mort mais pouvaient conduire à de lourdes condamnations.
    • La basse justice était restreinte au châtiment des serviteurs dépendant du seigneur.

Scène de torture d'un homosexuel au Moyen Âge






Justice et châtiments

Les concepts de droit romain et de droit germanique se heurtèrent au cours des siècles, de nombreux châtiments physiques refirent leur apparition en Europe. La principale nouveauté introduite en Europe fut l'ordalie, il s'agit d'un système visait à démontrer la culpabilité ou l'innocence de l'accusé. Cette pratique barbare consistait à soumettre l'accusé à une épreuve difficile qu'il devait surpasser pour prouver son innocence. Parmi les plus courantes : la bassine d'huile bouillante dans laquelle l'accusé devait plonger une main et la ressortir indemne ou celle des braises de charbon chauffées qu'il devait se saisir sans se brûler... Evidemment dans la majorité des cas, l'accusation était suivie par l'exécution capitale. L'Eglise ne fit rien pour éradiquer ces pratiques brutales, bien au contraire, elle les développa avec dextérité. Une variante de l'ordalie fut celle du « jugement de Dieu » : l'accusateur affrontait l'accusé dans un combat mortel. Les femmes et les nobles pouvaient choisir un champion pour les représenter. Une autre pratique fut celle de l'écartèlement. Le prisonnier, après avoir été pendu, décapité, lapidé, ou criblé de flèches, était mis en pièces : chacun des « morceaux » était exposé publiquement.


Le Tribunal d'Inquisition

L'Inquisition était chargée dès le XIIIe siècle de réprimer l'hérésie dans certains États catholiques. Les premiers inquisiteurs connus, deux moines de l'ordre de Cîteaux lors de l'hérésie cathare. C'est en 1231 que le pape Grégoire IX créa Le Tribunal d'Inquisition, placé sous le contrôle de l'ordre des Dominicains. D'abord présentée comme un organisme judiciaire temporaire, l'Inquisition a été transformée en établissement régulier et permanent par les conciles du Latran (1215) et de Toulouse (1229). Toute personne pouvait être poursuivie sur simple dénonciation, l'essentiel pour les juges étant d'obtenir l'aveu des inculpés, ce qui, à partir de 1252, les amena à utiliser la torture. Par son action brutale, elle fut aussi utilisée pour combattre d'autres formes d'hérésie, pour réprimer la sorcellerie, pour persécuter les non-chrétiens ou jugés tels. Au XVe siècle, les progrès de la centralisation royale firent peu à peu tomber en désuétude les tribunaux d'Inquisition en France.

Sorcellerie et satanisme

En cachette, on pratiquait l'envoûtement et l'exorcisme. On croyait au pouvoir des talismans, amulettes, ou des philtres. La justice civile et religieuse ne tarda pas à mener une lutte féroce contre ces pratiques. Le satanisme se réfère à un maître, Satan ; c'est une religion qui s'oppose ouvertement à la chrétienté. Mais à cette époque, on ne fit pas de distinction entre sorcellerie et satanisme. Même l'herboristerie pouvait être considérée comme une hérésie.

Inquisition Scene, par Francisco GOYA 1816 (Royal Academy of San Fernando, Madrid)


Les ordres


Les ordres de chevalerie

Les Hospitaliers
L'ordre des Hospitaliers est fondé en 1113 en Palestine pour soigner et protéger les pèlerins qui s'y rendaient. Gouvernés par un grand maître, les Hospitaliers faisaient vœu de chasteté, de pauvreté et d'obéissance. Après la perte de la Terre Sainte avec la prise de Saint Jean d'Acre en 1291, ils s'installent à Chypre et conquièrent l'île de Rhodes sur les Byzantins en 1309. Charles Quint leur cède l'île de Malte; ils prennent alors le nom de Chevaliers de Malte. Ils continuent à s'illustrer contre les Turcs et s'illustrent lors de la bataille de Lépante en 1571. L'ordre demeura à Malte jusqu'à la prise de l'île par Bonaparte en 1798. L'ordre siège aujourd'hui à Rome et n'a plus qu'un rôle honorifique.
Les Templiers
L'Ordre des Chevaliers de la milice du Temple est fondé en 1119, pour la défense des pèlerins en Terre Sainte. Il s'enrichit, posséda domaines et forteresses, servit de banque aux pèlerins et, plus tard, aux rois. Après la perte de la Terre Sainte, l'ordre se retire dans ses possessions européennes. En butte à de nombreuses hostilités, notamment parce qu'il ne relève que du pape, l'ordre est persécuté à partir de 1307 par Guillaume de Nogaret et Philippe IV le Bel : arrêtés et soumis à la question, les Templiers avouent des crimes peu vraisemblables. Le pape Clément V convoque un concile sous la pression du roi de France. En 1312, Clément V prononce la dissolution de l'ordre des Templiers. Le grand maître de l'ordre, Jacques de Molay, est exécuté en 1314, et les biens des Templiers sont transmis aux Hospitaliers.
Les Chevaliers Teutoniques
Cet ordre hospitalier et militaire est fondé vers 1128 par les Croisés à Jérusalem, mais exerce son influence surtout en Allemagne. L'ordre bénéficie bientôt de privilèges et de donations considérables. Les heurts avec les Hospitaliers les incitent à chercher un établissement en Europe Orientale. Leur avancée à l'Est est limitée par les Russes (défaite devant Alexandre Nevski en 1242). Au XIVe siècle, le grand maître des Teutoniques apparaît comme un des souverains les plus puissants et les plus riches d'Europe. Le XVe siècle voit cependant leur déclin la défaite de Tannenberg de 1410 face aux Polonais et Lituaniens. Napoléon supprime l'ordre en 1809, qui se reforme en Autriche en 1840.

Le trésor des Templiers

On a beaucoup écrit sur ce fameux trésor, nombreux l'ont cherchés en vain. Pourtant l'ordre était infiniment riche, lorsque les sbires de Philippe le Bel investirent le Temple de Paris, ils ne trouvèrent rien. Un cortège de chariots recouverts de paille, avaient quitté la capitale la veille a-t-on dit. On dit que le trésor fut emmené au Nord de la France pour aller jusqu'en Angleterre. D'autres sources affirment qu'il fût caché dans les monts d'Auvergne. Mystère...

Diffusé sur www.mythes-et-legendes.net


Les ordres religieux

La vie monastique a pris forme, dans ses structures essentielles, entre le IIIe et le XIIe s. Selon la tradition chrétienne, le monachus (moine) mène une existence retirée, plus ou moins solitaire, ceci est vrai pour l'ermite et, à un degré moindre, du cénobite (celui qui vit avec d'autres moines).

Les ordres monastiques (bénédictins, cistérciens)
L'ordre bénédictin, fondé au VIe siècle par saint Benoît de Nursie, est le plus ancien ordre monastique d'Occident. À partir du XIe siècle, l'ordre se diversifia : clunisiens, camaldules, chartreux... En 1098, avec la création de Cîteaux par Robert de Molesme, naissait l'ordre des cisterciens, dont le théologien le plus célèbre fut saint Bernard, abbé de Clairvaux. Mais les entorses à la pureté primitive de la règle se multiplient, le prestige des cisterciens décroît au profit des ordres mendiants.
Les ordres mendiants (franciscains, dominicains)
Saint Dominique part prêcher dans le pays languedocien en proie à l'hérésie cathare. Il prend conscience de l'ignorance de la population et du clergé. Il fonde à Toulouse en 1215, l'ordre des dominicains, une communauté de prêtres destinés à mener une sainte vie, à la prédication itinérante et à l'enseignement. C'est une innovation que de concevoir une vie religieuse au contact des foules et non dans un monastère isolé. Saint François d'Assise, quant à lui, fondateur des franciscains (1210) fait une rencontre personnelle avec le Christ qui le conduit à se dépouiller de tout son passé et à épouser Dame Pauvreté. La vie intérieure de St François est marquée par la réalisation de son propre péché et de la miséricorde de Dieu qui vient racheter. Les franciscains portent une robe brune avec une corde pour ceinture (ce qui leur a valu le nom de cordeliers), habit des pauvres de leur temps.

St Dominique


Sources et liens

  • Fascicule Soldats de plomb du Moyen Âge (Altaya)

Le prêtre est chargé du baptême, du mariage et de l’enterrement des villageois. Ils viennent prier et se retrouver à l’église le dimanche.

"Pourquoi suis-je allé le voir ? C’est très simple, regardez autour de vous. Les vitraux de l’église se sont brisés lors de la dernière tempête et je suis venu demander de l’argent pour les réparer. La dîme des villageois ne suffit pas.

Qu’en a-t-il pensé ? Eh bien…Il a refusé, mais j’ai l’habitude. Je sais qu’il aurait changé d’avis en réfléchissant bien. Je suis parti en lui rappelant qu’il s’agissait de la maison de Dieu et que son salut en dépendait.

Je suis ensuite retourné dans l’église préparer mon sermon pour la prière du lendemain."

Complète la fiche "La place de l'Église".

Après la visite à l'église, il est temps de retourner au château pour réfléchir aux différents suspects.
Mais sur le chemin...

Quelque chose semble dépasser du fossé....


Vous vous approchez et dégagez la terre et les broussailles....


Vous découvrez un bâton... Celui-ci est assez grand pour atteindre un arbre et l'extrémité est recouverte de sang...

Aucun doute, c'est bien lui !

Vous savez qui est le coupable!

Nous sommes en 1218, le roi à l'époque est donc Philippe II Auguste.

Philippe Auguste, 7e roi de la dynastie des Capétiens, est né le 21 août 1165 à Paris. Il devient roi de France à la mort de son père en 1180, il a alors 15 ans. Après plus de 40 années de règne, il meurt le 14 juillet 1223 à Mantes à l'âge de 57 ans.

Voyons cela autour de la cérémonie de l'hommage


Vassal ? Suzerain ?
Mais qu'est-ce que cela veut dire ?

L'hommage


Le comte de Flandre, le suzerain, demanda au futur vassal s’il voulait devenir son homme sans réserve, et celui-ci répondît : "je le veux" ; puis ses mains étant jointes dans celles du comte qui les étreignit, ils s’allièrent par un baiser.

Le vassal

Le serment de fidélité


En second lieu, celui qui avait fait hommage engagea sa foi en ces termes : "je promets en ma foi d’être fidèle à partir de cet instant au comte Guillaume, de lui garder contre tous et entièrement mon hommage, de bonne foi et sans tromperie". Il jura cela sur la relique des saints.( ou la Bible )

Le suzerain


Ensuite, le comte donna les investitures ( objets représentant le fief ) à eux tous qui par ce pacte lui avaient promis sécurité et fait hommage par Le vassal qui viendrait manquer à ses devoirs serait coupable de serment.

Le fief


Le seigneur donne un objet qui représente le fief (terre, bâton ou morceau de bois (festuca) gants, anneau en or ou autres).

Le plus souvent, le fief est une terre plus ou moins vaste en fonction de l'importance du vassal.

Complète la fiche "La noblesse".

Pour passer à la suite, tu dois participer à un petit jeu...

Il est temps de se préparer pour le banquet de ce soir !

Un peu trop voyant, vous ne trouvez pas ?

Pas mal mais l'épée est un peu longue.

Elle me gênerait pendant le banquet.

Je dois dire que cette tenue me sied assez !

Mais elle ne fait pas un peu jeune ? Je ne suis plus un page que diable !

Le haut me plaît.

Hélas, le bas fait un peu trop carnaval...