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Transcript

De Sandra Martinez-Delord

Collège Jean Rostand Eauze-Cazaubon

Séquence IV
Histoires fantastiques

Séances 0 et 1

Ci-dessous le travail des premières séances pour découvrir les caractéristiques du registre fantastique :


Séance 0
Merveilleux ou fantastique?

Objectif : distinguer différents registres

Ce que je pense savoir :
Je me teste




Puis je fais le bilan

Watch

Bilan :
3 genres sont à distinguer :

  • Le merveilleux est un registre dans lequel interviennent des créatures surnaturelles et magiques.
  • La science-fiction est un registre dans lequel interviennent des savants et des scientifiques qui créent des possibles.
  • Tandis que le fantastique est un registre qui s'inscrit dans un cadre réaliste mais qui voit survenir des événements surnaturels inexplicables provoquant le doute.

Dans un monde qui est bien le nôtre, celui que nous connaissons, sans diables, sylphides, ni vampires, se produit un événement qui ne peut s’expliquer par les lois de ce même monde familier. Celui qui perçoit l’événement doit opter (1) pour l’une des deux solutions possibles : ou bien il s’agit d’une illusion des sens, d’un produit de l’imagination et les lois du monde restent alors ce qu’elles sont ; ou bien l’événement a véritablement eu lieu, il est partie intégrante de la réalité, mais alors cette réalité est régie (2) par des lois inconnues de nous. Ou bien le diable est une illusion, un être imaginaire ; ou bien il existe réellement, tout comme les autres êtres vivants : avec cette réserve qu’on le rencontre rarement. Le fantastique occupe le temps de cette incertitude ; dès qu’on choisit l’une ou l’autre réponse, on quitte le fantastique pour entrer dans un genre voisin, l’étrange ou le merveilleux. Le fantastique, c’est l’hésitation éprouvée par un être qui ne connaît que les lois naturelles, face à un événement en apparence surnaturel.


Introduction à la littérature fantastique, Tzvetan Todorov

Définition simplifiée :

Le fantastique ne doit pas être confondu avec le merveilleux car il a pour cadre le monde réel, celui dans lequel nous vivons et que nous connaissons. Un évènement "étrange" s'y produit, qui sème la confusion dans l'esprit du personnage et du lecteur. Est-ce vrai ? Est-ce une illusion ?

Avec une carte mentale :

JE FAIS LE POINT :

Bilan :

  • Le récit s'inscrit dans un cadre réaliste.
  • Il se passe un ou des évènements troublants.
  • La fin du récit ne permet pas de trancher entre réalité ou phénomène surnaturel.
  • un narrateur 1ère personne
  • + vocabulaire du doute et de la peur !

Pour faire le questionnaire sur le texte :

Pour lire le texte intégral

Séance 1 Première approche

Objectif : découvrir et identifier les éléments caractéristiques du registre fantastique

Support :

https://qruiz.net/quiz-answer-step.php?code=m248Db7N

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Pendant un certain nombre d'années, ici à Milan, j'ai habité Piazza Castello, à la fin des numéros pairs. La nuit, je laissais ma voiture, alors une Fiat jardinière, rangée le long du trottoir. Et souvent j' oubliais de la fermer à clé. Un matin, j'ouvris la portière et m'apprêtai à m'asseoir quand je remarquai sur le siège de droite qu'il y avait un paquet. C'était un emballage grossier de papier journal lié par une ficelle, et il en suintait un liquide, ici rougeâtre, là tirant sur le jaune : une chose dégoûtante. Si repoussante qu'il ne me passa pas par la tête de l'ouvrir. Je me protégeai les mains avec un chiffon la soulevai et la jetai dehors sur la chaussée. C'était relativement lourd, comme si cela avait contenu, par exemple, de la viande. Une plaisanterie, pensai-je. Et le soir, je pris soin de bien fermer les fenêtres et les portes. Sinon que, à distance de dix jours environ l'événement se répéta. Encore un paquet sur un temps une matière liquide d'une couleur abjecte. Et de nouveau, je me gardai bien de l'ouvrir. Je l'enveloppai le mieux possible dans un vieux journal et le déposai sur le trottoir. Mais comment avaient-ils fait pour l'introduire dans la voiture hermétiquement fermée. ? Je restai troublé, je l'avoue.

Deux mois passèrent ,je crois, et m'arrive un autre paquet d'aspect répugnant. La curiosité aurait voulu qu'avec les précautions d'usage je l'ouvrisse pour voir ce qu'il contenait, mais un sentiment difficile à décrire, une sorte d'obscure stupeur me retint : comme si le paquet avait recelé quelque chose qui me concernait personnellement et qu'il valait mieux ne pas dévoiler.
À intervalles réguliers, parfois de six ou sept mois, ce désagréable incident s'est répété de la même manière. J'ai déménagé deux fois et cela n'a servi à rien. Ce matin l'infâme paquet m'a paru plus lourd, sinon plus gros que d'habitude. Vous direz : pourquoi si tu n'as pas eu le courage de l'ouvrir, n'avertis-tu pas la police ? La réponse semblera absurde ; je ne sais pas en donner la réponse mais j'ai peur. (Confessions d'un ami dont je ne peux relever le le nom).

https://read.bookcreator.com/7JpGcrzsmwWuLqEypyOieAxPyRe2/D9B7P_zNT1udf870mzVg3Q

Le tout à retrouver ci-dessous :

Séance 2
La modalisation

Objectif : savoir identifier les marqueurs de la modalisation

Une leçon (lelivrescolaire.fr) :

Ai-je compris ? :
Je me teste




Puis je fais le bilan

La modalisation

  • Un énoncé peut être objectif (neutre) ou subjectif (traduisant un point de vue).
> Cette robe est rouge. (constat objectif)
> Cette robe est magnifique/horrible. (points de vue subjectifs)
> Les otages ont été libérés. (c’est un fait)
> Les otages auraient été libérés. (le locuteur montre qu’il n’en est pas certain)
  • La modalisation est le fait d’introduire de la subjectivité dans ce que l’on dit, en faisant part d’un sentiment de doute ou de certitude, d’un jugement de valeur, etc. Pour cela, on emploie des modalisateurs.
Expression du doute ou de la certitude
Les modalisateurs exprimant le doute peuvent être :
  • des adverbes comme peut-être, sans doute, etc.
  • des verbes comme sembler, paraitre, avoir l’impression, etc.
  • des expressions comme à mon avis, selon moi, etc.
  • l’emploi du conditionnel ou de phrases interrogatives.
Les modalisateurs exprimant la certitude peuvent être :
  • des adverbes comme certainement, sans aucun doute, etc.
  • des verbes comme assurer, affirmer, etc.
Jugement de valeur
Les modalisateurs exprimant un jugement péjoratif (négatif) peuvent être :
  • des suffixes péjoratifs comme -âtre ou -ard (verdâtre, criard, etc.)
  • un lexique péjoratif (laid, grossier, mauvais, hypocrite, hélas, etc.)
  • des figures de style comme la métaphore, la comparaison, l’hyperbole, etc.
> [Elle] a, par exemple, la barbe grise, un bouquet de poils ici, [...], et de tous côtés des poireaux comme des groseilles qui ont l’air de bouillir sur sa figure. (J. Vallès, L’Enfant, 1878) Les modalisateurs exprimant un jugement mélioratif (positif) peuvent être :
  • un lexique mélioratif (beau, brillant, par bonheur, etc.)
  • des adjectifs au superlatif (le meilleur, le plus drôle, etc. )
  • des figures de style comme l’hyperbole ou la comparaison.
> Michel Strogoff était de haute taille, vigoureux, épaules larges, poitrine vaste. (J. Verne, Michel Strogoff, 1876)