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Enseigner la compréhension des textes informatifs et documentaires

Écrire des mots-clés en marge d’un texte

Réaliser la carte mentale des informations contenues dans un texte

Écrire un texte informatif

Proposer la reformulation d’un texte informatif après lecture.

Exemples d’activités niveau sixième ou fin de CM2

Trier des résumés

Remettre en ordre des textes préalablement découpés en plusieurs parties

Identifier l’idée principale d’un paragraphe ou d’un texte

Découvrir les textes informatifs par l’écriture

Le résumé

La lecture sélective ou de survol

Activités à mettre en oeuvre

Reconnaitre les textes documentaires

Effectuer un résumé guidé

Fiche Eduscol cycle 3 : La compréhension des textes informatifs et documentaires

Fiche Eduscol cycle 3 : Le résumé de texte

Écrire des mots-clés en marge d’un texte
Il s’agit d’écrire dans la marge réservée à cet effet, en regard de chaque paragraphe, quatre ou cinq mots ou expressions qui serviront de rappel aux informations essentielles et qui permettront la mise en mémoire.
Après avoir mené à bien leur projet, les élèves pourront comparer les mots clés choisis, analyser pourquoi tel mot ou expression est éventuellement plus pertinent pour retrouver une information ou encore comment chacun a procédé pour choisir. C’est l’occasion de prendre conscience du rôle des titres et sous-titres, qui guident la sélection des mots-clés.

Réaliser la carte mentale des informations contenues dans un texte
La réalisation de cette carte permet aux élèves de porter beaucoup d’attention à la structure du texte, et de comprendre le jeu de reprise des informations : chaque titre reprend ou annonce plusieurs sous-titres, chaque sous-titre reprend ou annonce plusieurs informations clés. Ces fiches peuvent être réalisées pour servir de support à un exposé (présentées sous forme d’affiche) ou encore pour servir de trame de «résumé» du texte, à garder dans le classeur, etc.


Écrire un texte informatif

• Utiliser un référent concret et commun : expérience, visite, étude d’un objet, etc.
• Faire produire un texte informatif/explicatif aux élèves à l’issue de la visite, de l’expérience, etc.
• À partir de leur production, leur faire expliciter leur démarche (« comment as-tu fait pour expliquer ce que tu as vu ? »).
• Travailler sur ces représentations en créant une fiche-outil commune permettant de leur faire prendre conscience de ce qui n’a pas été pris en compte ou insuffisamment : destinataire, objet du discours, progression et caractéristiques linguistiques du discours.
• Prolonger en proposant des études de textes explicatifs différents afin d’en dégager les invariants.

Proposer la reformulation d’un texte informatif après lecture (compte rendu d’expérience, article, paragraphe de manuel, etc.)

• Premier temps de travail individuel par écrit puis lecture au groupe classe, l’objectif étant la « lecture des textes écrits en présence des producteurs de textes, muets dans un premier temps. Il s’agit, pour les producteurs du texte de constater les effets de sens produits par leurs discours. La réponse aux interrogations et l’intégration des remarques permet d’améliorer le texte explicatif initialement produit. »
• Le deuxième temps de travail collectif permettra à l’enseignant de noter les remarques formulées par les élèves sous forme d’affiche ou de tableau. La trace écrite ainsi produite permettra de reprendre les textes initiaux et de les améliorer.


Trier des résumés

Éliminer les résumés incorrects parmi un corpus construit à partir du même texte. La mise en commun sera la partie la plus importante du temps d’apprentissage. L’activité peut être conduite par binômes. Le corpus pourra jouer sur les éléments suivants :

• des résumés corrects mais de longueurs différentes ;

• des résumés regroupant des informations exactes mais secondaires ;

• des résumés lacunaires ;

• des résumés erronés ;

• la suite du texte d’origine ;

• des commentaires ou des jugements sur le texte ;

• une énumération des personnages ;

• des résumés complètement décalés par rapport au texte.

Remettre en ordre des textes préalablement découpés en plusieurs parties

L’utilisation d’outils numériques peut faciliter le travail. Les élèves devront identifier la structure du texte, la chronologie, les connecteurs spatiaux et temporels. Une fois les textes reconstitués, il leur sera demandé de surligner les idées essentielles des paragraphes.

Exemples d’activités niveau sixième ou fin de CM2 :

• Après avoir proposé aux élèves de lire les titres, sous-titres, illustrations, leur demander d’écrire les questions auxquelles on pense trouver réponse en lisant le texte. Ils devront ensuite lire le texte pour corroborer ou infirmer leurs hypothèses.
• Demander aux élèves par groupe de trois ou quatre de mettre par écrit plusieurs hypothèses d’explication d’un phénomène scientifique. L’enseignant proposera ensuite un article scientifique de vulgarisation sur ce même phénomène et les élèves devront lire le texte en repérant au fur et à mesure ce qui conforte ou invalide telle hypothèse (surligner, barrer, découper, etc.). Ils seront amenés ensuite à reformuler l’explication.
• Demander aux élèves s’il est possible de situer la réponse à telle question dans un livre en ne lisant que la table des matières ou l’index.
• Faire formuler des questions par un groupe d’élèves à destination du reste de la classe, à charge pour eux de retrouver les informations dans le texte.

Dans de nombreuses situations scolaires, il est demandé aux élèves de repérer les informations essentielles d’un texte documentaire. Ils sont invités à sélectionner, classer, mettre en relation, etc., ce qui permet l’appropriation de ces informations, leur reconstruction personnelle et donc leur mémorisation. Toutefois cette identification ne va pas de soi. Il faut en effet distinguer :
• L’idée essentielle explicite : elle est souvent indiquée au début du paragraphe (première ou deuxième phrase). Elle est écrite textuellement par l’auteur et ne nécessite donc pas de faire appel aux connaissances propres de l’élève. Elle est bien souvent exprimée dans le titre.

• L’idée essentielle implicite : il s’agit ici pour le lecteur de dégager cette idée implicite en utilisant les indices donnés dans le texte. C’est une démarche difficile à laquelle il faut entrainer les élèves.

Jocelyne Giasson propose une démarche en trois étapes :
• déterminer le sujet du paragraphe en se demandant sur qui ou sur quoi il porte ;
• écrire l’information la plus importante que l’auteur a écrite au sujet du « qui » ou du « quoi » ;
• rédiger l’idée principale en 10 mots ou moins.
Si les élèves travaillent par deux, un élève lit le paragraphe, l’autre nomme le sujet et l’idée principale.


Produire des textes informatifs permet de mieux comprendre leur structure et de mieux les identifier ensuite. Le fait de rédiger ce type d’écrit contraint en effet à s’interroger sur les critères qui les constituent. L’enjeu des situations proposées aux élèves est de communiquer des connaissances à des destinataires. Cet objectif jouera le rôle de « moteur » de l’apprentissage en donnant du sens à ce que l’élève est en train d’apprendre et en le confrontant à un véritable problème d’écriture et de lecture.

Il s’agit d’une stratégie qui consiste à utiliser des moyens tels que le recours au titre, aux sous-titres, à des mots clés ou à une table des matières d’un document pour trouver rapidement l’information recherchée.
De fait, lors de la lecture d’un texte informatif, il n’est pas toujours nécessaire de réaliser une lecture exhaustive mais plus généralement d’effectuer un « survol » destiné à repérer l’information pertinente. Il faut donc localiser le passage précis à lire (selon son projet de lecture) :
• en utilisant la table des matières, le sommaire, l’index afin de trouver rapidement l’information recherchée ;

• faire une lecture sélective : utiliser titres, sous-titres, mots en caractères gras, illustrations, etc. pour situer le passage à lire en détail.

Résumer est une technique qui permet de repérer ce qui est important dans le texte et de synthétiser l’information. Elle s’avère essentielle tout au long de la scolarité mais elle est finalement assez peu enseignée. Elle obéit à des règles précises :
• le résumé est plus court que le texte d’origine ;
• il est fidèle au texte de départ ;
• le sens global est conservé ;
• le résumé est un texte personnel.

Activités pour faciliter l’identification des textes informatifs
• Tri de textes avec explicitation des critères de classement.
• Comparaison de textes : étude des fonctionnements et organisation linguistique.
• Textes mélangés à remettre en ordre.
• Transcodage : une information iconique est transformée en information écrite (ou inversement).
• Transformation de structure : passer d’un type à un autre en utilisant des connecteurs différents et en repérant l’information essentielle du paragraphe.
• Identification des indices de signalement (marqueurs de relation, connecteurs) utilisés dans les différentes structures. Exercices possibles : trouver le lien manquant d’un paragraphe à l’autre, employer les bons connecteurs dans un texte à trous etc.

Effectuer un résumé guidé

Après la lecture d’un texte, demander aux élèves de dire ce qu’ils se rappellent sans retour au texte. Noter au tableau les informations dans une forme très abrégée (expressions, mots isolés). Retourner ensuite au texte pour vérifier si des éléments n’ont pas été oubliés et les noter. Commencer alors à organiser ces informations dans des phrases formulées collectivement ou par groupes et ordonner le texte produit. Ajouter, au besoin, des connecteurs logiques pour relier les informations du résumé ainsi produit.