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econnaître le

fascisme

umberto eco

description de l'ouvrage

et infos sur l'auteur

resumé de l'oeuvre

lees idées principales

lieux

Italie pays du fascisme

personnages

et personnes de l'Hitoire

themes importants

les 14 points

Florilège

passages qui m'ont fait réfléchir ou particulièrement plu

avis Personnel

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Umberto Eco nous permet, à travers ce texte, d'imaginer cette histoire d'un petit italien des années 40 qui s'interroge et découvre des mots aussi précieux que la liberté d'expression, la dictature ou le fascisme en lui même. L'auteur nous raconte également sa renaissance en tant que "homme libre occidental" qui a enfin compris le sens complexe du terme liberté, un matin du 27 juillet 1943 en lisant les nouvelles lorsque tout est fini.
Pour veiller à ce que le sens du mot liberté ne soit pas oublié, Umberto Eco nous dresse une liste de caractéristiques pour reconnaitre ce qu'il nomme l'Ur-fascisme, soit le fascisme primitif ou éternel, en 14 points et il conclut en quelque sorte avec : " L'Ur-fascisme est toujours autour de nous, parfois en civil." page 50.
Parlant de son expérience personnelle et de son pays, il explique en gros que les fascistes utilisent tous l'un ou l'autre des caractéristiques de cet Ur-fascisme, que ce soit le culte de la tradition appelé aussi le traditionalisme, l'irrationalisme, le syncrétisme, le racisme, l'obsession du complot, le rejet du modernisme, le culte de la mort, de l'héroïsme, l'élitisme, le machisme, la "novlangue", le sentiment permanent d'être humilié, d'être dominé par un ennemi étranger et/ou intérieur…

L'histoire se déroule en Italie évidemment que ce soit lorsque Eco partage des moments de son enfance dans la "petite ville" ou il a vécu pour illustruer ses propos ou bien les endroits des discours et batailles qu'il cite tels que Milan ou l'Italie du Nord. Il évoque, en outre, aussi d'autres pays comme l'Angleterre, l'Allemagne, Auschwitz, les Etats-Unis mais surtout les personnes qui y sont actrices. Cependant l'histoire principale se déroule bien en Italie puisque, en effet, le fascisme est bien le régime autoritaire pour ne pas dire totalitaire de L'italie de 1922 avec la prise du pouvoir de Mussolini à juillet 1943.

Les thèmes imoortants constituent les 14 archétypes de l'Ur-fascisme, à savoir du fascisme primitif et éternel. Ils sont les suivants :

  1. Le culte de la tradition. Le traditionalisme est né vers la fin de l’âge hellénistique, en réaction au rationalisme grec classique. Cette nouvelle culture syncrétique doit tolérer les contradictions.
  2. Ce traditionalisme implique le refus du modernisme, le rejet de l’esprit de 1789 et du siècle des Lumières. Le fascisme peut être défini tel qu' irrationalisme.
  3. Cela dépend aussi du culte de l’action pour l’action : il y a un rejet de la culture, ainsi que le monde intellectuel.
  4. Ce syncrétisme ne peut accepter la critique. Pour l’Ur-fascisme, le désaccord est trahison.
  5. Le désaccord est signe de diversité, il y a une peur de la différence. Le fascisme cherche le consensus en exacerbant cette peur, nous pouvons dire qu'il est raciste par définition.
  6. Le fascisme émerge de la frustration individuelle ou sociale, il fait appel aux classes moyennes défavorisées par une crise économique ou une humiliation politique.
  7. Le fascisme propose à ceux qui n‘ont aucune identité sociale le privilège d’être né dans le même pays : la source du nationalisme est là. De plus, il a une obsession du complot. Pour que les disciples se sentent assiégés, on recourt à la xénophobie. Mais, le complot doit venir aussi de l’intérieur, les Juifs représentent alors la meilleure cible.
  8. Les ennemis sont à la fois trop forts et trop faibles
  9. Le pacifisme est mauvais
  10. L'élitisme et le mépris des faibles, la force du fascisme est fondée sur la faiblesse des masses, ayant besoin d’un dominateur.
  11. L'héroïsme en lien étroit avec le culte de la mort. Chacun est éduqué à devenir un héros qui aspire à la mort.
  12. Le machisme car il y a une volonté de puissance sur les questions sexuelles.
  13. Il se base sur le populisme qualitatif.
  14. Le fascisme parle "la novlangue".





  • «Le souvenir de ces terribles années devrait être refoulé. Seulement voilà, le refoulement est source de névroses. Si réconciliation signifie compassion et respect pour ceux qui ont livré leur guerre de bonne foi, pardonner ne signifie pas oublier. Je pourrais même admettre qu'Eichmann croyait sincèrement en sa mission, mais je ne me vois pas en train d'affirmer "Ok, reviens et recommence".» p.18

Ce passage est, pour moi, très réfléchi et fait prendre conscience des faits de manieres "légère" sans minimiser les actes en prennant un exemple frappant et important Eichmann étant le responsable logistique de la "Solution finale" concernant les juifs. De plus, il reste subjectif bien que tout le monde devrait soutenir son propos en employant la premiere personne du singulier et cela mintrigue pourquoi pas un nous, bien qu'il nous raconte SON histoire ?



  • «Nous sommes la pour rappeler ce qu'il s'est passé et declarer solennellement qu'"ils" ne doivent pas recommencer. Mais qui "ils"?» p.18

Ces questions rhétoriques qui apparaissent nous font réfléchir sur le sens des mots et l'histoire. Cette phrase m'est restée dans la tête tout le long de ma lecture de ce livre.



  • «Pourquoi les radicaux américains employaient-ils une expression comme Fascit pig pour désigner un policier désapprouvant ce qu'ils fumaient ?» p.21

Encore une fois l'auteur soulève la réflexion de l'auteur mais celle ci paraît différente car nous le savons déjà, en quelque sorte. Et le fait de reprendre les américains est assez "amusant" car eux qui n'ont rien connu du fascime n'en savent qu'à travers les journaux, news et les grands évènements qui se passent en Italie.



  • «La quintessence, le fascisme n'en possédait aucune, et même pas une simple essence. Le fascisme était un totalitarisme fuzzy.» p.25

Comme je continue de le répéter et de le reconnaître, quand je lis des passages comme celui, j'ai l'impression de me trouver face à un philosophe et en même temps ce côté narratif et drôle rappel les atrocités qu'Eco essaie de montrer. Le terme fuzzy fait sourire le lecteur mais quand on ne lit que la phrase on ne peut deviner que cela concerne le fascisme et que ce soit tellement "grave" sans lire le reste.



  • «Le fascisme était philosophiquement disloqué, mais d'un point de vue émotif il était fermement enchâssé dans certains archétypes.» p.31

Je l'ai juste trouvé belle. Au dessus du sens, au dessus du message, ces mots posés font juste une phrase que l'on a envie de lire. Mais ce n'est pas tout bien sûr car il apporte le fait que le fascisme peut être catégorisé.



  • «On peut jouer au fascisme de mille façons, sans que jamais le nom du jeu change.» p.31

On pourrait remplacer ici fascisme par une multitude d'autres mots, cette phrase est pour moi une citation à conserver car elle démontre qu'il a plusieurs facettes mais reste en même temps le même. Et bien que je n'ai été ni choquée ni émue, je ne reste pas moins admirative du talent de l'auteur et cette courte phrase en fait partie.



  • «Quand j'étais enfant, on m'apprenait que les Anglais étaient "le peuple aux cinq repas" : ils mangeaient plus souvent que les Italiens, pauvres mais sobres.» p.41

Cette phrase à une pointe d'humour qui m'a fait sourire car l'auteur n'écrit pas cela comme simple souvenir : tout ce qu'il partage a du sens et une intention. Mais aussi, le fait que cela ressemble à un récit ici m'a plu, on retrouve dans le roman quelques passages qui reprennent l'histoire du début.



  • «Le héros Ur-fasciste est impatient de mourir. Entre nous soit dit, dans son impatience, il lui arrive plus souvent de faire mourir les autres.» p.45

Cette phrase est posée délicatement comme une révélation sur grands chefs fascisme et en même temps comme quelque chose de tout à fait évident et si bien dit. C'est l'une de mes phrases préférées pour cela. Il reprend les deux termes princiaux à savoir impatience et mourir et les replace en changeant le sens.



  • «Ce serait tellement plus confortable si quelqu'un s'avançait sur la scene du monde pour dire : "Je veux rouvrir Auschwitz, je veux que les chemises noires reviennent parader dans les rues italiennes ! Hélas, la vie n'est pas aussi simple.» p. 50



Personnellement, je suis une grande amatrice de livre mais généralement plutôt gros roman science-fiction ou fantaisie ou encore les recueils de poésie. Les livres historiques ne sont pas ce qui m'attire le plus et pourtant, celui-ci m'a plutôt bien plu. En effet, je trouve que l'auteur a réussi à consentir tout son propos et a travers son enfance et ces différents points qui décrivent l'Ur-fascisme de 14 manières différentes, on réussit à comprendre l'ensemble du message. Bien sûr, le texte est relativement compliqué, le vocabulaire est varié, mais c'est justement le style de l'auteur qui séduit et le fait que rien ne laisse au hasard. Au départ, j'étais assez dubitative : j'avais peur qu'il ne raconte toute son enfance de manière détaillée et inutile et sa biographie dans son ensemble comme beaucoup d'auteurs ont tendance à faire surtout quand il commence par "En 1942, à l'âge de 10 ans, j'ai remporté le premier prix aux Lundi Juveniles." Et pourtant, par obligation je devais le lire et je n'en suis pas déçue ! L'auteur mélange et analyse la nature profonde de ce fascisme en géneral sans pour autant nous perdre dans son interprétation. Ce livre est d'autant plus intéressant qu'il permet de voir d'un autre aspect ce regime totalitaire dans lequel Eco a vécu. Et enfin, je rajouterai que Umberto Eco ne se contente pas de déballer toutes ces connaissances sur le sujet et ajouter des références pour paraître plus savant comme avec Pat Roberson, Albert Speer ou autres, bien au contraire il tente de nous faire réfléchir et ouvrir les yeux avec des questions qui restent en suspens ainsi que des exemples qui nous parlent relativement plus. Comme lorsqu'il nous dit "Permettez moi donc de poser une question : pourquoi a-t-on défini non seulement la Résistance mais aussi l'ensemble de la Seconde Guerre mondiale comme une lutte contre le fascisme ?" Je salue tout simplement son travail malgré que ce ne soit pas un livre que j'aurais lu de mes propres moyens et cela reste très pertinent et captivant et ce jusqu'à la fin avec ce poème de Franco Fortini.



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fascisme

umberto eco

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Reconnaître le fascisme : ce titre délivre a la fois le message principal de l'oeuvre et rien en même temps. En effet, nous comprenons à travers ces trois mots le but général du livre, de quoi il va traiter et donc à la fois du fascisme dans son ensemble, l'experience de l'auteur, sa définition du régime ...Cependant, nous prenons connaissance du thème mais pas des informations. Nous pourrions dire qu'il a pour fonction d'informer le lecteur et de l'attirer a lire son contenu. Ainsi le fait que son sens est très clair et explicite. Il ne me semble pas avoir retrouvé dans le roman le titre du livre.


description de l'ouvrage

et infos sur l'auteur

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LE TITRE

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UMBERTO ECO est un écrivain italien, né le 5 janvier 1932 à Alexandrie donc en Italie et mort le 19 février 2016 à Milan des suites d'un cancer. C'est un humaniste Européen. Ses oeuvres les plus connues, car auteur mondialement célèbre pour ses romans, sont Le Nom de la Rose (1980) dont l'ouvrage est vendu à des millions d'exemplaires et amplement traduit et La Pendule de Foucault (1988). C'est un intellectuel et écrivain italien contemporain. Érudit spécialisé dans les domaines de la sémiotique et de la communication.

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et infos sur l'auteur

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L'AUTEUR

Diplômé en philosophie en 1954 à l'université de Turin, il publie sa thèse en 1956, "Le Problème esthétique chez Thomas d'Aquin", et s'intéresse dans un premier temps à la scolastique médiévale, puis à l'art d'avant-garde et à la culture populaire contemporaine. De 1955 à 1958, il travaille comme assistant pour la télévision et s'intéresse aux médias et aux phénomènes de mode. À travers son travail de recherche sémiotique (l’étude des signes), il analyse la culture populaire. En 1963, il fonde avec d'autres intellectuels le Groupe 63 et participe aux réflexions communes sur le langage et l'esthétique. Universitaire, il est titulaire de la chaire de sémiotique et directeur de l’École supérieure des Sciences humaines à l’université de Bologne depuis 1971. Il est l’auteur de nombreux essais sur la linguistique, la sémiotique, l’esthétique, la culture de masse. Umberto Eco déploie une histoire médiévale dense et complexe et sollicite le lecteur avec des références et pastiches. Il publie toutes sortes d'oeuvres tels que des essais théoriques, des recueils de pastiches humoristiques ainsi que des romans. Et enfin en 2015, il est reçoit le prix Alphonse-Allais pour l'ensemble de ses œuvre.

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Le texte « Reconnaître le fascisme » a été prononcé par Umberto Eco le 25 avril 1995 lors d'un discours qu’il avait tenu à la Columbia University à l’occasion du cinquantième anniversaire de la libération de l’Europe. Umberto Eco publia dans la New York Review of Books un essai intitulé Ur-Fascism. Dans le contexte qui voit resurgir en France, en Europe, aux Etats-Unis et ailleurs des populismes qui deviendront peut-être autant de « fascismes en civil », ce texte représente une contribution indispensable au débat public et au réveil des consciences civiques.

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L'ŒEUVRE

Mais le livre, réédité par Grasset qui a été bien inspiré de republier ce texte (dans une traduction de l’italien), à en 19 avril 2017 apres sa mort. Il a été traduit de l'italien par Myriem Bouzaher. Ce texte, nous pourrions dire, est un temoignage puisque l'auteur italien se base notamment sur sa propre expérience de son passé enfantin du fascisme. Pour l'etude des sources, Eco se base sur de nombreux exemples et utilisent de nombreux textes et oeuvres comme Mein Kampf de Hitler, Armageddon, Roosevelt ou encore un poème de Franco Fortini à la fin de l'ouvrage.

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  • L'auteur en temps que petit garcon qui raconte donc à la première personne du singulier son histoire et des passages importants de sa vie en rapport avec le fascisme. C'est le personnage le plus important.
  • Ensuite nous avons Mussolini qui est important également car il est repis maintes fois pour citer des exemples de ces actions, discours et ideologies considérées comme absurdes comme le fait qu'au début il se proclame athé et que le fascisme l'était aussi.

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LES PERSOS

Mais que par la suite, comme nous le redit Umberto Eco il ne "manquait jamais de citer le nom de Dieu" dans ses discours. Umberto Eco fut bercé dans son enfance par les discours de celui-ci qu'il apprenait par coeur à l'école. C'est évidemment le Duce, leader du fascime, il en va donc de soi qu'il soit autant illustré ici.

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  • Puis vient Mimo, cité seulement au début du livre, c'était le chef des partisants de la zone, un ex-maréchal des carabiniers. Il nous raconte qu'il perdit une jambe lors d'un des premiers accrochages. Il n'apparaît que pour son discours et contextualiser l'histoire.
  • Joseph était lui, un soldat Afro-Américain dont l'auteur se souvient comme le premier qu'il a "eu". Il lui fit découvrir ses bandes-dessinées.
  • Muddy était un major ou capitaine qui savait un peu parler français. C'est de lui que vint l'image de l'auteur des libérateurs américains. Et il offrit à Eco son premier chewing-gum. Ce fut le seul passage où l'on entend parler de cet homme.

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LES PERSOS

Edgardo Sogno

  • Franchi ou Edgardo Sogno est lui le chef d'un groupe clandestin puissant de l'Italie du Nord. Cet homme est le héros de l'auteur dans son enfance après avoir découvert son existence à la radio. Il est monarchiste et contre le communisme.
  • Puis vint ces personnes citées faisant partie de la narration: Gramsci, Matteotti, Frères Roselli, Marinetti, D'Annunzio, Farinacci, Bottai, Le Roi


Après nous avons les personnages qu'ils expriment dans son ouvrage et exploite a travers leur histoire ou récit : Franco Fortini avec son poème à la fin du roman, Roosevelt et ces citations , Orwell et la "novlangue", Mussolini, Eichmann, Pat Roberson et son livre The New World Order, Goebbles chef de la propagande nazie, Julius Evola philosophe Italien, Franco, Salazar, Ezra Pound, Staline, Lamarck, Darwin, Albert Speer architecte nazi, Mies van der Rohe, Hitler et Mein Kampf, Hemingway et Pour qui sonne le glas, Robert Jordan