Want to make creations as awesome as this one?

Transcript

Limiter les risques de contamination et d'infection

A faire sur l'écran

A faire sur la feuille

En 1878, Louis Pasteur, alors simple chimiste,
intègre l'Académie des Sciences et explique aux médecins qu'ils transportent eux-mêmes les microbes
responsables de la mort de leurs patients...

« (...) si j’avais l’honneur d’être chirurgien, je ne me servirais que d’instruments d'une hygiène et donc d’une propreté irréprochable. Après avoir nettoyé mes mains et avoir soumis mes instruments à un flambage rapide, je n’emploierais jamais que de la charpie, des bandelettes ou des éponges préalablement exposées à un air préalablement porté à la température de 130° à 150°, (...)
une eau qui aurait subi la température de 110° à 120°. De cette manière, je n’aurais à craindre que les germes en suspension dans l’air
autour du
lit du malade… »

A la même époque, deux scientifiques vont donc découvrir comment améliorer
les conditions d'hygiène et expliquer les gestes à respecter pour limiter les décès dans les hopitaux suite à des interventions classiques (opération, accouchement...).

Depuis, grâce à Louis Pasteur, nous avons des réflexes d'asepsie*
et grâce à Joseph Lister, nous utilisons des moyens d'antisepsie*.

L'origine de ces deux mots vient du grec ancien "sepsis" qui signifie "putréfaction".

Chercher la définition du mot "putréfaction"

Rédiger une définition des mots asepsie* et antisepsie*
en utilisant les mots suivants :
/ méthode curative / méthode préventive / contamination / infection /

Classer chaque situation suivante en fonction de la méthode respectée :

Compléter les définitions avec deux exemples pris dans le tableau pour l'asepsie et l'antisepsie.

ASEPSIE

ANTISEPSIE

Une fois terminé, cliquer sur le bouton pour vérifier le classement.

Limiter plus spécifiquement
les infections bactériennes

Un peu d'histoire...

Il s'agit d'Alexander Fleming, un bactériologiste britannique.
En 1928, dans son laboratoire, il a fait une erreur qui a révolutionner l'histoire de la médecine.

A son retour de vacances, l'une des boîtes de Pétri qu'il avait cultivée avec des bactéries a été accidentellement contaminée par un champignon : le "Penicillium notatum". Alors qu'il allait jeter cette boîte à la poubelle, il l'observa de plus près :

La sérendipité est la capacité à faire par hasard une découverte inattendue et à en saisir l'utilité (scientifique, pratique).

Certains microbes comme le Penicillium ont la particularité de fabriquer une substance qui va détruire la paroi des bactéries et les faire éclater. Il s'agit donc d'un antibiotique naturelle.

Aujourd'hui, il existe des antibiotiques de nature chimique dont l'action n'est pas toujours de viser à perforer la paroi des bactéries mais le but est toujours de limiter leur prolifération.

La découverte médicale
la plus importante du 20e siècle
:

En 1928, un bactériologiste anglais, Alexander Fleming, observe une culture de staphylocoques qui l’intrigue. La culture a été accidentellement contaminée par une moisissure Penicillium et les bactéries ont été en partie détruites. Fleming prépare alors un filtrat de moisissure, qu’il nomme pénicilline, et constate que cette solution a un fort pouvoir bactéricide et une faible toxicité pour l’homme. La pénicilline est purifiée en 1940 et le premier patient atteint de septicémie à staphylocoques est traité en 1941.

Depuis cette découverte, plus d’une centaine d’antibiotiques ont été produits, chacun efficace contre un nombre d’espèces de bactéries plus ou moins grand.
Depuis quelques années, on observe toutefois avec inquiétude qu’un certain nombre de souches bactériennes deviennent résistantes aux antibiotiques disponibles ; ainsi, certaines maladies comme la tuberculose, sont en recrudescence et redeviennent préoccupantes. La recherche pharmaceutique est de ce fait « condamnée » à découvrir sans cesse de nouveaux antibiotiques.

Regarder la vidéo et lire le texte

Répondre aux questions.

La technique de l'antibiogramme #1

Ceci est une boîte de pétri : elle est transparente, à fond plat et possède un couvercle. Il est possible de l'acheter en commerce et de fabriquer ensuite la gélose. L'ensemble doit être stérile pour réaliser l'antibiogramme.

L'étape suivante consiste à préparer de l'agar-agar. Il s'agit d'une substance gélatineuse utilisée pour cultiver des bactéries. Elle est fabriquée à partir d'une sorte d'algue rouge qui fournit une surface de croissance idéale pour de nombreuses variétés de bactéries. Certains agars-agars contiennent des nutriments supplémentaires qui favorisent la croissance de bactéries plus vigoureuses. Il suffit de la faire chauffer avec de l'eau et de la verser dans la boite de pétri.

La technique de l'antibiogramme #2

La boite contenant est ensuite placer au réfrigérateur afin de refroidir avant de l'utiliser.

Une fois la boîte prête, il faut y déposer les bactéries. La tige permet d'étaler l'échantillon de bactérie sur le gel. La flamme permet de travailler en milieu stérile.

La technique de l'antibiogramme #3

Il s'agit d'un disque d'antibiotique.

Nous disposons les disques de différents antibiotiques pour savoir lequel aura le plus d'effets sur le type de bactéries cultivées, à plusieurs endroits un peu éloignés dans la boîte de pétri.

On dispose de plusieurs disques d'antibiotique.

Chaque disque est imprégné d'un antibiotique différent.
Ils sont ensuite disposés sur la boîte de pétri, de la manière la plus éloignée possible.

L'ensemble est finalement fermé et étiqueté puis la boîte sera placé dans une étuve (un milieu chaud et sombre) pour favoriser le développement de bactéries.

Les résultats seront analysés au bout de 24h.

Auréole de contact =
Zone d'inhibition
des bactéries

Colonies d'une même souche bactérienne

La technique de l'antibiogramme #4

Résultats : L'auréole formée autour des disques d'antibiotiques s'appelle la "zone d'inhibition". Elle correspond à la surface de contact où les bactéries ont été éliminées. Plus l'auréole est grande, plus l'antibiotique est efficace. C'est celui qu'il faudra prescrire à un patient infecté précisément par cette souche de bactéries.


A toi de jouer

Fais ton propre antibiogramme

La plupart du temps, lors d'une infection bactérienne, l'utilisation d'antibiotique "à large spectre" suffit pour guérir un malade.

Mais parfois, une souche de bactéries plus résistantes peut rendre son élimination plus compliquée. Il faut alors réaliser un antibiogramme pour déterminer quel antibiotique sera le plus efficace pour la guérison.

Dans la page suivante,
vous réaliserez deux manipulations
afin de déterminer quel antibiotique donner
à une patiente atteinte d'une infection bactérienne
mais qui ne guérit toujours pas après une semaine de traitement...