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Transcript

De Marine Battaglia

Dans quelles mesures les guerres napoléoniennes répondent-elles à la "guerre absolue" définie par Clausewitz?

Carl Von Clausewitz est un officier millitaire prussien. Il est un acteur et témoin du passage des conflits limités du XVIIIe siècle aux guerres déchaînées du début du XIXe siècle, en affrontant les armées napoléoniennes. Après 1815, Clausewitz se plonge dans la réflexion : il veut comprendre pourquoi la guerre a pris une telle ampleur durant la période révolutionnaire / napoléonienne, et pourquoi les armées françaises ont été si efficaces. Il construit une théorie de la guerre, qui n’est pas un « manuel militaire » pour l’emporter, mais une source de réflexions destinée à comprendre « ce qu’est la guerre ». Cette théorie est développée dans De la guerre, publié en 1832 en huit volumes, à titre posthume.

Biographie de Carl Von Clausewitz

1780-1831


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Clausewitz « émet l’idée que chaque époque tend à créer sa propre doctrine stratégique et que les guerres sont le reflet des sociétés qui les mènent »

Préface à De la Guerre, 1999 de Gérard Chaliand

La guerre absolue selon Clausewitz

La guerre a ses codes, mais sans décisions du politique elle n'a aucun but.Pour lui, il est indispensable de subordonner le point de vue militaire au point de vue politique. Il s'en réfère d'ailleurs à Cicéron qui écrivait "les armes cèdent à la toge". La guerre est conduite par l'Etat, et la violence physique qui lui est nécessaire est exercée par les forces armées.

La pensée de Napoléon se rapproche d'ailleurs de celle de Clausewitz en matière de théorie. Selon lui, la guerre fait partie du politique et donc le général doit avoir des qualités civiles mais elle a aussi sa logique propre : le général doit alors être autre chose qu'un politique, car la guerre "possède sa propre grammaire".

D'après Clausewitz, "la guerre est un acte de violence et il n'y a pas de limite à la manifestation de cette violence" : il faut alors frapper le plus fort possible pour obtenir l'anéantissement des forces de l'ennemi : tendre vers ce qu'il nomme "la guerre absolue".

La guerre est une arme politique, un moyen pour un Etat de s'imposer à un autre dans les relations internationales : le but est bien de s'imposer et non de mettre fin à leurs relations. La guerre est un instrument et non une fin en soi, "elle possède sa propre grammaire, mais non sa propre logique".

La guerre absolue selon Clausewitz est un modèle conceptuel : celui de la guerre durant laquelle la violence se déchaîne jusqu’aux extrêmes, sans limite.

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La guerre Réelle selon. Clausewitz

Il affirme alors que tout ce qui fait la guerre et qui détermine ses orientations majeures repose sur la puissance des adversaires et de leurs alliés, et des multiples autres éléments qui sont nécessairement de nature politique.

Ainsi, la "guerre absolue" celle qui doit anéantir l'ennemi par la force qu'elle déploie, devient un simple instrument politique et se transforme en une "guerre réelle" qui intègre nécessairement la part de hasard inhérente à la guerre et aussi "l'homme craintif par nature" qui accentue cette part de hasard.

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“La guerre est une poursuite de l'activité politique par d'autres moyens.”

Carl Clausewitz

  • Pour Carl von Clausewitz, les guerres révolutionnaires et surtout napoléoniennes contribuent à ce rapprochement par la participation du peuple à la guerre, provoquant une radicalisation de la guerre : par des armées numériquement plus nombreuses ; par l'importance de l'idéologie
  • Par cette stratégie napoléon parvenait à construire des arméees parfois plus nombreuses que les troupes coalisés contre la france comme pour la bataille de Valmy le 20 septembre 1792; les troupes francaises comptaient 47 000 hommes alors que les troupes coalisés seulement 34 000 hommes

Les guerres napoléoniennes vue par clauswitz

les guerres Napoléonniennes

Clausewitz affirme qu'"on ne commence pas une guerre sans se demander ce que cette guerre veut atteindre et comment".

Il évoque notamment "l'impitoyable Napoléon" qui a mené le concept de la guerre absolue à son paroxysme, cette guerre qui vise à terrasser l'ennemi : "avec lui, la guerre était menée sans trêve jusqu'à ce que l'adversaire s'effondre".
Clausewitz parle de Napoléon comme modèle de la guerre offensive

C'est en cela que Napoléon est un maitre de la guerre offensive qu'il utilise à bon escient dans le cadre de la guerre défensive : "on peut se battre de manière offensive dans une campagne défensive (...), la conduite de la guerre n'est pas un simple bouclier ; ce sont les coups habiles que l'on porte qui font le bouclier".

Il indique que ce type de guerre ne peut être mené que par l'armée la plus forte et qu'il serait absurde qu'une armée forte reste sur la défensive et qu'une armée faible pratique l'offensive.

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La spirale de la violence

Dans une approche purement logique, Clausewitz montre qu’en théorie l’emploi de la force à la guerre ne peut que monter aux extrêmes. Trois « actions réciproques » permettent la montée aux extrêmes selon Clausewitz. L’emploi réciproque illimité de la force. La recherche du renversement de l’adversaire. Le calcul des efforts nécessaires et l’escalade. Ces trois « actions réciproques » font que dans le monde des idées, de la théorie, le mouvement naturel de la guerre est la montée aux extrêmes dans l’emploi de la force. Cependant, ce principe de montée aux extrêmes, convainquant en théorie, s’applique dans la guerre absolue, mais pas dans la guerre réelle, même si l’on peut s’en rapprocher. La raison en est qu’il existe dans la guerre réelle des freins à cette montée aux extrêmes. Dans la guerre réelle, plusieurs principes de modération empêchent cette montée aux extrêmes. Si Clausewitz reconnait qu’essayer d’éviter l’effusion de sang à la guerre irait contre la nature de celle-ci, et serait donc une erreur, il ne recommande pas pour autant d’introduire la montée aux extrêmes de la violence dans la guerre réelle. Elle n’est qu’un objet théorique qui a vocation à le rester.

Cependant, et c’est là l’utilité de la théorie, elle doit être conservée à l’esprit comme la direction naturelle de toute guerre.

Marine Battaglia, TLE

Conclusion

On peut dire que les guerres napoléoniennes repondent à la notion de guerre absolue definie par Clausewitz. Certes, Napoléon n'est pas le premier à avoir pratiqué la guerre à outrance. Mais il est le premier à disposer des moyens de penser la guerre comme un but absolu. Pour reprendre Karl von Clausewitz, Napoléon « inaugure une forme absolue de la guerre », conduite, « dans toute son énergie écrasante, sans perdre un moment jusqu'à l'anéantissement de l'ennemi »

Napoléon dispose de deux outils d'une puissance et d'une modernité inédites ; les énormes masses humaines et l'organisation de l'armée en divisions, c'est-à-dire en unités mobiles et autonomes.
En outre, l'armée française, dont la discipline est forgée par le patriotisme, idée relativement neuve à l'époque, peut poursuivre l'adversaire.