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Transcript

Jean- Valjean
coupable ou non-coupable

Jean Valjean coupable ou non-coupable ?


Effectivement, Jean Valjean peut paraître coupable, car, dès sa sortie du bagne il récidive en volant l’évêque alors que celui-ci l’a accueilli chez lui. Sans aucune pitié il a volé les couverts en argent et s'est enfuit sans rancune, comme on le voit aux pages 21 à 23. De ce fait, Jean Valjean peut être considéré comme un voleur.


Cependant, pour moi, Jean Valjean n’est pas coupable.

Notamment car il sauve Cosette des Thénardiers en l'achetant 1500 francs. De plus il l'a rencontrée par un acte de pure bonté car ce dernier l'a aidé à porter son sceau le soir de Noël. Il a alors décidé de l'adopter car il a eu de la pitié pour cette enfant qui était maltraitée et car il avait promis à Fantine d'aller chercher sa fille. Cet acte montre bien que Jean Valjean est un homme bon. Après avoir adopté Cosette, Jean Valjean s’est chargé de l’élever et de lui apprendre à lire et à écrire.


De plus, Jean Valjean laisse la vie sauve à Javert alors qu'il était chargé de le tuer. Bien que Javert l’ait traqué toutes ces années, Jean Valjean le libère et le laisse partir. Suite à cela Javert se suicide, ce qui montre que la justice n'est pas infaillible. C’est encore une raison qui démontre que Jean Valjean est non coupable.


Pour finir, Jean Valjean a sauvé Marius alors que celui-ci était blessé. Il l'a porté sur ses épaules dans les égouts de Paris pour le sauver alors que celui-ci était un poids mort. Il a laissé ses propres sentiments de côté pour faire le bien.


En conclusion, nous pouvons dire que même si Jean Valjean a commis des erreurs, il a entrepris de faire le bien comme il le pouvait. Toutes les actions citées ci-dessus démontrent qu'il n'est pas coupable.

Témoignage de Cosette



Jean Valjean est un homme honnête et généreux. Il m'a tiré des griffes des Thénardiers. Jean Valjean a sauvé Marius pour ne pas rendre triste alors que celui-ci ne l'aimait pas particulièrement. Quand j'étais plus jeune il m'a aidé à porter mon sceau d'eau et c'est comme cela que je l'ai rencontré. Jean Valjean est un père aimant et généreux envers moi il m'a appris à lire et à écrire et m'a adopté pour me sauver des Thénardiers. Il a accepté mon mariage avec Marius.

Paris, juin 1833

Ma chère Cosette,

Je t’écris cette lettre pour t’avouer et te raconter certains passages de ma vie que je ne t’ai jamais avoués. Peut-être est-ce la honte qui m’a retenu ou bien la peur de ta réaction, je n’en sais rien. Mais maintenant, sur mon lit de mort, je regrette.

Tout d’abord, n’as-tu jamais remarqué certains détails sur mon passé ? Et bien il se trouve que j’ai passé dix-neuf ans de ma vie au bagne, cinq ans pour avoir volé un pain, un simple pain pour nourrir ma sœur et ses sept enfants, et j’ai écopé de quatorze années supplémentaires pour avoir essayé de m’évader à plusieurs reprises. Nous étions traités comme des animaux, comme du bétail, nous dormions à même le sol dans la paille. Je suis entré au bagne à vingt-cinq ans, je suis sorti à quarante-quatre ans, changé pour l’éternité. Je fus libéré en octobre 1815. Je me souviens de ce jours comme si c’était hier, on m’a remis le passeport jaune, ainsi que l’argent que j’avais gagné en travaillant durant ces dix-neuf années de bagne. J’étais libre. J’ai marché quatre jours, personne n’a voulu de moi. Enfin, j’arrivais à Digne. On m’a dit de frapper chez l’évêque, que j’y trouverai asile pour la nuit. J’ai frappé, on m’a ouvert, un homme des plus aimables que je n’ai jamais rencontré m’a accueilli, pour la nuit et m’a nourri. Mais pendant la nuit, j’ai commis une erreur que je regrette encore aujourd’hui. J’ai volé. C’était de magnifiques couverts en argent, je me suis enfui, on m’a rattrapé le lendemain. Les gendarmes m’ont ramené chez l’évêque et celui-ci m’a donné les couverts et deux magnifiques chandeliers en me faisant promettre d’utiliser cet argent pour faire le bien.


En 1823, un événement a bouleversé ma vie. J’étais devenu M. Madeleine, suite a un changement d’identité. Je vivais à Montreuil sur mer et j'étais maire de la ville. J’avais créé ma propre fabrique de verroterie. J'étais alors un homme respecté et charitable. Un soir, je fus alerté par des cris, j'ai alors accouru sur les lieux de l'agression et j'ai vu une fille publique se faire agresser, j'ai alors pris sa défense devant un policier que j'ai alors reconnu, c'était Javert, l'homme qui m'avait libéré du bagne et qui était à ma recherche, il m'a dénoncé. Parallèlement, un autre homme se fit accuser à ma place, un dilemme s'est alors posée à moi, soit laisser un innocent être accusé à ma place, ou me dénoncer et être condamné au moins à perpétuité. Je me suis alors souvenu des paroles de l’évêque, je me suis rendu mais je n'ai pas été arrêté. Je suis donc retourné voir Fantine, la fille publique que j'avais défendue et qui est en réalité ta mère. Elle était gravement malade et elle est morte devant moi. Comme je lui avais promis, je suis allé te chercher chez les Thénardier. Je t’ai payé 1500 francs. Je t’ai par la suite pris sous mon aile et je t'ai appris à lire et à écrire.


En 1832, tu avais déjà seize ans, et j’ai finis par me rendre compte que tu aimais un certain Marius, un étudiant. J'étais jaloux, très jaloux, je suis donc allé lui rendre visite et je l’ai sauvé par la suite en nous échappant par les égouts de Paris. J’aurais pu le laisser mourir, mais je l’ai sauvé.

Tu vois Cosette, j'ai entrepris de faire le bien depuis les paroles de l'évêque, j'ai tenu ma promesse. Maintenant, je vais partir loin, très loin. Je souhaite être enterré anonymement au cimetière du Père-Lachaise.


Je t’embrasse Cosette.


Jean Valjean