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Jean Valjean, coupable ou non-coupable ?

Jean Valjean, coupable ou non-coupable ?

Jean Valjean, coupable ou non-coupable ?

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Jean Valjean a séjourné au bagne, c'est vrai. Je lui ai fait subir coups et mépris. Je l'ai poursuivi toute sa vie, croyant qu'il était un assassin, un malfaiteur et qu'il redeviendrait un voleur.

Pourtant il a su être un homme bienveillant et empathique ainsi qu'un père pendant le restant de sa vie.

Je lui dois même la vie, le croyez-vous ? Devoir la vie à quelqu'un que vous avez arrêté pour délits ?! Cela prouve qu'il est prêt à secourir n'importe qui, quel qu'il soit. J'ai enfin pris conscience que Jean Valjean n'était pas qu'un forçat et qu'il pouvait malgré tout être bon.

En effet, Jean Valjean peut sembler coupable car il a enfreint la loi en volant et fuit la justice (p.103 « Jean Valjean recula, ce qu’il avait vu reculer dans l’ombre c’était sans doute Javert »).


En revanche, pour moi, Jean Valjean n’est pas coupable.

Premièrement, Jean Valjean veille toujours à la protection des autres avant la sienne, il les sauve, sans réfléchir à ce qu’il pourrait lui arriver, c’est devenu instinctif. Pour lui, le bonheur des autres compte avant le sien.


(- p.49 « Puis, sans dire une parole, il tomba à genoux, et avant même que la foule eut le temps de jeter un cri, il était sous la voiture. »

- p.104 « […] la patrouille et Javert pouvaient survenir d’un instant à l’autre, il défit sa cravate, la passa autour du corps de Cosette [...] »

- p.268 « Le tourbillon de l'attaque était en cet instant-là si violemment concentré sur Enjolras et sur la porte du cabaret que personne ne vit Jean Valjean, soutenant dans ses bras Marius évanoui, traverser le champ dépavé de la barricade et disparaître derrière l’angle de la maison de Corinthe. »)


De plus, la bonté de Jean Valjean atteint même Javert, le policier qu’il fuyait. La justice se doit donc d’admettre que Jean Valjean s'est amélioré et qu'il est devenu un homme brave et bienveillant (p.283 « Il était forcé de reconnaître que la bonté existait, ce forçat avait été bon. »).


En conclusion, Jean Valjean a peut-être été au bagne mais il n’a jamais été quelqu'un de mauvais et certainement pas coupable. La quantité de bonté qu'il a répandue surpasse de très loin la gravité de son vol. Et puis, est-ce un crime de vouloir se racheter et de devenir un héros ? Car c’est ce qu’il devient à force de faire le bien et la sagesse autour de lui.

J'ai choisi le témoignage de Javert car c'est le seul personnage qui a une mauvaise opinion de Jean Valjean et dont son jugement évolue de manière positive tout au long de l'histoire.

Il se remet en question sur son comportement envers lui ce qui lui cause la mort. Il s'en est tellement voulu d'avoir été un mauvais agent de police qu'il met fin à ses jours.

Paris, Mardi 14 août 1833

Ma chère et tendre Cosette,

Vous êtes grande désormais, alors il est temps de vous dire la vérité.

Voici, je m’appelle Jean Valjean, je suis un ancien forçat, j’ai été envoyé au bagne pendant dix-neuf années pour avoir volé un pain. J’ai dû changer mon identité à plusieurs reprises pour échapper à la justice et pour pouvoir vous protéger. Depuis mon étrange rencontre avec un évêque lors de ma libération, je suis devenu un autre homme. Ses saintes paroles m’ont totalement changé et je suis devenu qui je suis à présent.

Je ne suis pas votre véritable père, je ne sais rien du vôtre, juste qu’il n’a pas été présent pour aider financièrement et socialement votre mère bien-aimée, Fantine. Peu après son tragique décès, je vous ai sauvée des Thénardier, une famille d’escrocs et vous ai prise en charge. Toute votre vie vous m’avez considéré comme votre seule famille mais à présent vous êtes une femme, belle et mariée et moi je suis perdu d’amour à jamais. Vous commencez une nouvelle vie, accompagnée d’un homme à qui vous donnerez de l’attention, de l’émerveillement, de la compagnie et surtout de l’amour.

J’ai été cet homme-là, autrefois, mais j’ai perdu ma place...

Lorsque vous avez commencé à échanger des lettres d’amour avec Monsieur Pontmercy, je l’ignorais, je pensais avoir votre affection éternelle. Ce n’est que quelques temps après cela que j’ai compris que ce ne pourrait être possible tant que Marius serait en vie. Le soir où votre mari a été ramené inconscient chez les Pontmercy, j’étais avec lui à la barricade. C’est moi qui l’ai sauvé malgré ma haine et ma tristesse, je l’ai fait pour vous et pour votre bonheur.

Avec mes sincères excuses et tous mes plus beaux vœux de bonheur, je vous aime fort, adieu.

Jean Valjean