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Séquence 3 : Boule de Suif, des nouvelles de mon corps ?

Objet d'étude : le roman et le récit du XVIIIème au XXIème siècle

Les textes travaillé en classe (lecture linéaire ou analytique)

Les document lus en lecture complémenraires (lecture d'oeuvres integrales ou de documents annexes)

Les prolongements artistiques et culturels (HIDA et histoire littéraire)

Les notions grammaticales, lexicales et stylistique (outils d'analyse littéraire)

La métodologie du français au lycée (préparation progressive à l'épreuve du bac de fin de 1er

- Séance 1

- Séance 2

- Séance 0

- Séance 4

- Séance 5

- Séance 6

- Séance 7

- Séance 8

- Séance 9

- Séance 3

- Séance 10

- Séance 12

- Séance 11

- méthode ACIER

- méthode shéma § de commentaire

Frise chronologique

Maupassant :

- naissance = 5 Août 1850 à Tourville-sur-Arques

- décès = 6 Juillet 1893 à Paris

- écrivain et journaliste littéraire français

- 6 romans (Bel-Ami, Une vie...) + nombreuses nouvelles (Boule de Suif)

Objectifs :
- Découvrir les genres de la nouvelle et du roman
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes : qu'est-ce qu'une nouvelle? A quoi la reconnait-on ? A quoi la distingue-t-on du roman ? Du conte ?
- Enrichir le genially DM n°3 : quel est le vocabulaire utile pour l'analyse du texte narratif et descriptif

Séance 0 : A la découverte de la séquence

ellipse

L'auteur néglige ou fait passer quelques événements

chute

Scène marquante, fin surprenante dû à l'unicité de l'intrigue

excipit

Donner un sentiment au lecteur, conclusion morale, philosophique, politique

incipit

Introduction, 1er mots, début d'une pièce

description

Combinée au texte narratif, elle décrit une scène des personnages principaux et secondaires

narrateur

Unicité de l’intrigue, personnage fictif qui raconte. Il s'exprime avec "il" ou "je"

auteur

Personne réel qui a écrit l’œuvre

analepse

Procédé dans lequel on revient sur un évènement du passé par rapport à l'époque du récit

prolepse

Figure réthorique, sert à prévenir une objection en la refusant d'avance

point de vue

peut-être interne, externe, omniscient

narration

Unité de l'intrigue, présence de personnages principaux et secondaires, représente l'évolution du début à la fin

personnage

Personne qui figure dans une œuvre théâtrale et qui doit être incarné par un acteur ou une actrice, ils sont neutres, peu nombreux, ni stéréotypés ni symboliques, ikls ont tus une psychologie

portrait

Description permettant au narrateur de mettre en valeur un personnage à un moment précis

schéma actantiel

Permet de repérer et d’interpréter les rapports sociaux entre les personnages

Séance 1 : Histoire littéraire/ Observation de C1 et du titre

Objectifs :
- Emettre des hypothèses sur les thèmes de la nouvelle à partir de l'observation
- Réfléchir aux choix éditoriaux
- Enrichir le genially DM n°3: rédiger une C4 pour une des C1 à partir des éléments mis en évidence

Hypothèses

C1 Boule de Suif

Schéma narratif

Synthèse

C4 Boule de Suif

Hypothèses :

- La femme en première de couverture est comparé à une boule de suif (titre de l’œuvre)

- le livre parle de cuisine (suif = graisse = utilisé pour la cuisine)

Schéma narratif :

- situation initiale : Pendant l'occupation des Prussiens en France, dix personnes se trouvent à Rouen. Parmi eux, Élisabeth Rousset, dite Boule de suif, Cornudet, les Loiseau, les Carré-Lamadon, le comte et la comtesse Hubert de Bréville et enfin les religieuses.


- élément déclencheur : Ces dix voyageur quittent Rouen pour aller à Dieppe.


- péripéties : a) toutes les personnes voyagent à bord d'une diligence

b) les voyageurs font une halte à Tôtes, puis sont accueillis dans une auberge mais il y a deux prussiens

c) le lendemain, les voyageurs veulent repartir mais le prussien leur interdit sauf si boule de suif accepte de coucher avec le prussien, ce qu'elle refuse


- élément de résolution : boule de suif accepte pour permettre à tous les voyageurs de repartir


- situation finale : les voyageurs reprennent la route et arrivent jusqu'à Dieppe + Boule de suif est humiliée.

Synthèse :

Contexte érotique lié à une femme mise en avant et mise en confrontation avec d'autres éléments (personnes ou objets) + mise en évidence du titre = Boule de Suif. Ce titre renvoie donc aux personnage principal : il s'agit donc d'une périphrase pour qualifier l'héroïne éponyme. La femme est essentiellement caractérisée comme "une boule de suif", c'est à dire de la graisse animal. On en déduit qu'elle est ronde, enrobée, bien portante, bien en chair = femme limitée à n'être qu'une boule de suif = boule de graisse. C'est cela qui la rend appétissante et désirable.

En 1870, pendant l'occupation des prussiens en France, dix personnes quittent Rouen pour se rendre à Dieppe à bord d'une diligence. Les voyageurs font une halte et sont accueillis dans une auberge. Mais le lendemain, un prussien leur interdit de partir. Que devra faire Boule de suif pour permettre à tous les voyageurs de reprendre la route afin de se rendre à Dieppe ?

1

2

2

3

3

1

2

4

- personnage féminin au centre + éclairée

- enlaidies, belle, jeune

- centre de l'attention

- forme mise en valeur

- décolleté plongeant

- air apaisé

- découverte

homme de l'autre = distinction entre les sexes

- femme d'un coté = distinction entre la femme centrales et les autres

- couverte

lieu = petit, clos, fermé, les uns sur les autres

- lecteur = mangeur

- idée de viol = lecteur va manger la femme = agression

- décolleté


1er plan : grandes mains = géant, tient grand couvert

2e plan : petit corps de femme

panier, pique-nique

1er impression : manger normalement

2e impression : femme accepte son sort

1

2

3

4

5

2

3

1

- jeune couple

- impression de faux personnages = 1er plan plaqué sur le fond

- femme habillée (beau manteau, soie, fourrure)

maison ancienne qui renvoie a la Normandie = loin de l'Alsace

- soldat = prussien (casque à pointes)

- point fermé = victoire + femme a son bras = trophée

- soldat français = pantalon rouge

- guerre de 1870

- période d'occupation

calèche = soit en train de partir ou en train d'arriver

juste une personne, pas de nourriture, rouge, noir, jambes = contexte sensuelle

- focalisation sur les jambes de la femme = pas d'identité

- limité a de la chair fraiche

- quelqu'un de mort, allongé

- bas = sensuel, érotique

- cuissarde

Séance 2 : Histoire littéraire / Maupassant un auteur du XIXème siècle

Objectifs :
- Découvrir l'auteur de Boule de Suif
- Découvrir le contexte d'écriture
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes d'informations biographiques et d'histoire littéraire
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes avec l'analyse d'un tableau de cette période

L'émeute d'Honoré Daumier, 1848

La liberté guidant le peuple d'Eugène Delacroix, 1830

La gare Saint-Lazare de Claude Monet, 1877

Séance 3 : Ancrage réaliste et historique de la nouvelle

1) L'action de la nouvelle se déroule au XIXe siècle du 19 Juillet 1870 au 28 Janvier 1871. A Rouen en Normandie.

2) Maupassant fait allusion a la guerre franco-prussienne de 1870-1871.

3) Les vainqueurs de la guerre sont les prussiens.

4) La guerre a duré 1 an

5) Les trois conséquences marquantes de cette guerre pour la France sont la chute du Second Empire français et de l'empereur Napoléon III, la proclamation de la Troisième République, et la perte du territoire français de l'Alsace-Moselle.

Objectifs :
- Découvrir l'ancrage historique et réaliste de la nouvelle
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes

Séance 4 : le tableau d'une débâcle, texte 1

Objectifs :
- Découvrir l'incipit de la nouvelle
- Mettre en évidence le caractère original de cet incipit et sa fonction principale = s'initier au commentaire
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes avec la définition d'un incipit et ses principales caractéristiques ainsi que quelques exemples empruntés à la nouvelle

L'incipit

L'incipit :

- début d'un texte

- répond aux questions qui ?, quand ?, ou ?, comment?

- expose le décor, les personnages, l'action, les choses

- très utile pour le lecteur

Hypothèse

Hypothèse : une description au début de la nouvelle

être attentif aux détails :
- contextualisation = lieu, temps
- rôle de la description
- qualité / défaut
- indice pour lancer l'action
- portrait physique
- infos sur les personnages

Le sens

Reformulation du sens = description réaliste de soldats français, qui ont perdu une guerre, rentrant de Prusse = sont exténués. Portrait physique et moral. Détails donnés sur les catégories de soldats. Narrateur observateur mais un peu « juge »

La description

1) La description est l'un des procédés de l'écriture réaliste et naturaliste. Elle permet au narrateur d'utiliser un langage spécifique à un domaine et ainsi de donner l'impression du vrai.


2) La description constitue une pause au sein du récit, ou bien, comme dans cet incipit, au seuil du récit, avant le début de l'action, et permet de susciter l'attention du lecteur en retardant la narration proprement dite.

Question problématique

Question problématique :
Par quel moyen le narrateur introduit il de la subjectivité dans une description réaliste ?

Texte 1

Texte 1

1 Pendant plusieurs jours de suite des lambeaux d'armée en déroute avaient traversé la ville. Ce n'était point de la troupe, mais des hordes1 débandées1. Les hommes avaient la barbe longue et sale, des uniformes en guenilles, et ils avançaient d'une allure molle, sans drapeau, sans régiment. Tous semblaient accablés, éreintés3, incapables d'une pensée ou d'une

5 résolution, marchant seulement par habitude, et tombant de fatigue sitôt qu'ils s'arrêtaient. On voyait surtout des mobilisés4, gens pacifiques, rentiers tranquilles, pliant sous le poids du fusil ; des petits moblots5 alertes, faciles à l'épouvante et prompts à l'enthousiasme, prêts à l'attaque comme à la fuite ; puis, au milieu d'eux, quelques culottes rouges6, débris d'une division moulue7 dans une grande bataille ; des artilleurs8 sombres

10 alignés avec ces fantassins9 divers ; et, parfois, le casque brillant d'un dragon10 au pied pesant qui suivait avec peine la marche plus légère des lignards.

(…) Leurs chefs, anciens commerçants en draps ou en graines, ex-marchands de suif11 ou de savon, guerriers de circonstance, nommés officiers pour leurs écus ou la longueur de leurs moustaches, couverts d'armes, de flanelle12 et de galons, parlaient d'une voix retentissante, discutaient plans de campagne, et prétendaient soutenir seuls la France agonisante sur leurs épaules de fanfarons13 ; mais ils redoutaient parfois leurs propres soldats, gens de sac et de corde14, souvent braves à outrance15, pillards et débauchés.

Les Prussiens allaient entrer dans Rouen, disait-on.

1. hordes : bandes indisciplinées

2. débandées : éparpillées

3. éreintés : épuisés

4. des mobilisés : citoyens recrutés dans l'armée.

5. des petits moblots : soldats

6. culottes rouges : pantalon des soldats

7. d'une division moulue : écrasée

8. des artilleurs : soldats qui s'occupent des canons

9. ces fantassins : soldat à pied

10. d'un dragon : soldat de la cavalerie

11. ex-marchands de suif : graisse animale qui sert à faire des chandelles et du savon

12. de flanelle : tissu de laine

13. fanfarons : prétentieux

14. de corde : vauriens

15. à outrance : avec exagération

§ argumenté corrigé

§ argumenté

En 1870, l’armée française est en pleine décomposition. Premièrement, Guy de Maupassant fait une énumération d’adjectifs « longue, sale », « guenilles » et met en avant le champ lexical de la précarité vestimentaire pour désigner le manque d’hygiène. Cela montre non seulement que les soldats sont négligés, mais en plus qu’ils ont des vêtements abîmés et déchirés. Deuxièmement, l’auteur utilise le participe passé « hordes débandées » pour indiquer que l’action est inéluctable. Il met en avant la répétition du préfixe [dé] « débris », « déroute » pour insister sur l’écrasement. De plus, la proposition privative « sans régiment » montre l’humiliation des français et le terme « division moulu » indique l’éparpillement du reste de l’armée. Troisièmement, Maupassant utilise le participe passé au pluriel « accablés », « éreintés » qui prouve que les troupes sont exténués. Ils sont soumis à leurs fatigues, tout leur semble lourd, ils sont à bout de force « tombant de fatigue ». Le rythme des soldats et ternaires, ils sont lents « marchant par habitude » Et enfin, l'auteur fait une allitération pour insister sur le champ lexical du poids « suivaient avec peine », « pliant », « poids », « pieds », « pesant ». Ainsi, l’armée française est déshumanisée.

Tableau CPI

IDD 1 : Armée en pleine décomposition

Séance 5 : Une galerie de portraits, texte 2

Objectifs :
- Mettre en évidence des personnages types opposés à un portrait individualisé
- Mettre en évidence la peinture des différentes couches de la société
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes avec la lecture cursive du passage

L' ironie

- figure de pensée qui consiste à dire une chose alors qu'on pense à une autre chose

- antiphrases = dire quelque chose alors qu'on pense le contraire

Pour repérer une ironie il y a des marques :

- exagération

- énoncé absurde

- énoncé choquant

Fonction :

- faire réfléchir le lecteur : il faut comprendre

- se moquer pour dénoncer les travers de la société

- complicité entre l'auteur et le lecteur


In medias res

In medias res :

- cacher volontairement des informations

- générer des solutions ambigües

- les spectateurs se posent des questions

- les personnages sont des relais de curiosité

- prendre le récit en cours

Synthèse

Synthèse :

- les femmes et les hommes ne se mélange pas = respect de la pudeur

- une femme parmi les hommes = personnage important, différente des autres, femme unique = forte, indifférente aux regards, confiance, courage

- pas de différence entre les hommes et les femmes

- supériorité des hommes = présenté en premier dans la description, occupent des places importantes, description plus développée = panorama de la société

- femme indispensable dans le couple = moteur du coupe

- classe sociale bien séparer (marchands, bourgeois, d'aristocrate, religieuse, peuple)

« le démoc » = démocratie

- préjugé anti-religion (présenté de manière caricaturale)

- présentation schématique

- prise ironique avec ses personnages = son rabaisser = satire

« ventre en ballon » = métaphore, caricature

« la terreur des gens respectables » = antiphrases

« rongée par une foi dévorante… » = allégorie

« armes courtoises » = oxymore

« demeurait la consolation des officiers » = litote

Calèche

Texte 2

Texte 2


Tout au fond, aux meilleures places, sommeillaient, en face l’un de l’autre, M. et Mme Loiseau, des marchands de vins en gros de la rue Grand-Pont.

Ancien commis d’un patron ruiné dans les affaires, Loiseau avait acheté le fonds et fait fortune. Il vendait à très bon marché de très mauvais vin aux petits débitants des campagnes et passait parmi ses connaissances et ses amis pour un fripon madré, un vrai Normand plein de ruses et de jovialité.

Sa réputation de filou était si bien établie, qu’un soir, à la préfecture, M. Tournel, auteur de fables et de chansons, esprit mordant et fin, une gloire locale, ayant proposé aux dames qu’il voyait un peu somnolentes de faire une partie de « Loiseau vole », le mot lui-même vola à travers les salons du préfet, puis, gagnant ceux de la ville, avait fait rire pendant un mois toutes les mâchoires de la province.

Loiseau était en outre célèbre par ses farces de toute nature, ses plaisanteries bonnes ou mauvaises ; et personne ne pouvait parler de lui sans ajouter immédiatement : — « Il est impayable, ce Loiseau. »

De taille exiguë, il présentait un ventre en ballon surmonté d’une face rougeaude entre deux favoris grisonnants.

Sa femme, grande, forte, résolue, avec la voix haute et la décision rapide, était l’ordre et l’arithmétique de la maison de commerce, qu’il animait par son activité joyeuse.

À côté d’eux se tenait, plus digne, appartenant à une caste supérieure, M. Carré-Lamadon, homme considérable, posé dans les cotons, propriétaire de trois filatures, officier de la Légion d’honneur et membre du Conseil général. Il était resté, tout le temps de l’Empire, chef de l’opposition bienveillante, uniquement pour se faire payer plus cher son ralliement à la cause qu’il combattait avec des armes courtoises, selon sa propre expression. Mme Carré-Lamadon, beaucoup plus jeune que son mari, demeurait la consolation des officiers de bonne famille envoyés à Rouen en garnison.

Elle faisait vis-à-vis à son époux, toute petite, toute mignonne, toute jolie, pelotonnée dans ses fourrures, et regardait d’un œil navré l’intérieur lamentable de la voiture.

Ses voisins, le comte et la comtesse Hubert de Bréville, portaient un des noms les plus anciens et les plus nobles de Normandie. Le comte, vieux gentilhomme de grande tournure, s’efforçait d’accentuer, par les artifices de sa toilette, sa ressemblance naturelle avec le roy Henri IV qui, suivant une légende glorieuse pour la famille, avait rendu grosse une dame de Bréville dont le mari, pour ce fait, était devenu comte et gouverneur de province.

Collègue de M. Carré-Lamadon au Conseil général, le comte Hubert représentait le parti orléaniste dans le département. L’histoire de son mariage avec la fille d’un petit armateur de Nantes était toujours demeurée mystérieuse. Mais comme la comtesse avait grand air, recevait mieux que personne, passait même pour avoir été aimée par un des fils de Louis-Philippe, toute la noblesse lui faisait fête, et son salon demeurait le premier du pays, le seul où se conservât la vieille galanterie, et dont l’entrée fût difficile.

La fortune des Bréville, toute en biens-fonds, atteignait, disait-on, cinq cent mille livres de revenu.

Ces six personnes formaient le fond de la voiture, le côté de la société rentée, sereine et forte, des honnêtes gens autorisés qui ont de la Religion et des Principes.

Par un hasard étrange, toutes les femmes se trouvaient sur le même banc ; et la comtesse avait encore pour voisines deux bonnes sœurs qui égrenaient de longs chapelets en marmottant des Pater et des Ave. L’une était vieille avec une face défoncée par la petite vérole comme si elle eût reçu à bout portant une bordée de mitraille en pleine figure. L’autre, très chétive, avait une tête jolie et maladive sur une poitrine de phtisique rongée par cette foi dévorante qui fait les martyrs et les illuminés.

En face des deux religieuses, un homme et une femme attiraient les regards de tous.

L’homme, bien connu, était Cornudet le démoc, la terreur des gens respectables. Depuis vingt ans, il trempait sa grande barbe rousse dans les bocks de tous les cafés démocratiques. Il avait mangé avec les frères et amis une assez belle fortune qu’il tenait de son père, ancien confiseur, et il attendait impatiemment la République pour obtenir enfin la place méritée par tant de consommations révolutionnaires. Au Quatre Septembre, par suite d’une farce peut-être, il s’était cru nommé préfet,

mais quand il voulut entrer en fonctions, les garçons de bureau, demeurés seuls maîtres de la place, refusèrent de le reconnaître, ce qui le contraignit à la retraite. Fort bon garçon, du reste, inoffensif et serviable, il s’était occupé avec une ardeur incomparable d’organiser la défense. Il avait fait creuser des trous dans les plaines, coucher tous les jeunes arbres des forêts voisines, semé des pièges sur toutes les routes, et, à l’approche de l’ennemi, satisfait de ses préparatifs, il s’était vivement replié vers la ville.

Il pensait maintenant se rendre encore plus utile au Havre, où de nouveaux retranchements allaient être nécessaire.

Mme Loiseau
- marchand de vin
- grande, forte
- resolue

Mr Loiseau
- marchand de vin
- taille exigüe, ventre en ballon
- ruse, joviallité

Mme Carré-Lamadon
- plus jeune que son mari, petite
- bourgeoise

Mr Carré-Lamadon
- homme considérable
- bourgeois

La Comtesse
- grand air
-noble

Le Comte
- vieux
- gentilhomme
- noble

Les religieuses
- chétive, tête jolie
- vieille, face défoncée

Cornudet
- barbe rousse
- fort bon graçon
- inoffenssif, serviable

Séance 6 : HIDA / histoire littéraire: peinture et physiognomonie

Objectifs :
- Préparer l'étude du portrait de Boule de Suif
- Découvrir un peintre atypique
- Découvrir un courant de pensée qui a influencé le Naturalisme
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes

La physiognomonie est une méthode pseudo-scientifique fondée sur l'idée que l'observation de l'apparence physique d'une personne, et principalement les traits de son visage, peut donner un aperçu de son caractère ou de sa personnalité

La physiognomonie connut son essor au XIXème siècle, en particulier avec les thèses du criminologue Cesare Lombroso, portées dans son ouvrage L'Homme criminel.

Nous allons montrer quelle est la fonction symbolique des deux tableaux et en quoi ils illustrent le caractère des personnages qu’ils représentent. Dans le premier tableau, nous voyons un homme vu de trois quarts, dépeint uniquement par des livres, dont le visage est surmonté de l’un de ses exemplaires, ouvert, qui figure une chevelure ébouriffée. Les ouvrages sur cette image représentent aussi bien l’homme que la bibliothèque en elle-même. En voyant ce portrait, nous pouvons en déduire que le sujet aime la lecture, par les livres qui constituent l’homme et celui qu’il tient dans sa main. On peut ajouter le fait que ses yeux sont matérialisés par des clés, celles-ci représentant le fait de garder précieusement des livres. Par déduction, avec tous ces indices, on peut en conclure que la personne figurée est un bibliothécaire. Le deuxième tableau, lui, peut se voir de deux façons différentes, en le retournant. Dans une position on peut contempler un homme de forte corpulence, incarné par des légumes. Et dans l’autre sens on peut discerner un saladier de légumes, posé sur la table. Ces deux façons de regarder l’œuvre permettent aux observateurs de l’interpréter comme ils le préfèrent. D’après le titre de l’œuvre qui est Le jardinier d'Arcimboldo et le fait que l’homme soit dépeint avec des légumes, on peut penser que le peintre a fait le portrait d’un jardinier qui cultive un potager. En conclusion, ces deux tableaux sont des caricatures d’hommes réalisés à partir d’objets qui les symbolisent.

Séance 7 : Un portrait à forte portée symbolique, texte 3

Objectifs :
- Travailler sur les fonctions de la description
- S'entrainer au paragraphe de commentaire
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes

portrait physique de Boule de Suif

Portrait physique de Boule de Suif associé à la nourriture et à la graisse

Description du visage permet de nuancer le portrait et d'insister sur sa beauté et sa sensualité

IDD 2 :

IDD 1 :



Ensuite, Boule de Suif, vue de façon potelée, Guy de Maupassant à fait en sorte que celle-ci soit représentée sous les traits de la beauté et de la sensualité en insistant sur la description de son visage et en nuançant son portrait. Ainsi en parlant par exemple de ses « deux yeux noirs magnifiques, ombragés de cils épais » L7, Il choisit un lexique valorisant, avec les adjectifs qualificatifs « magnifique », « grand » et « épais ». Le champ lexical de l'obscurité quant à lui nous amène à considérer l'intensité de son regard envoûtant, « noir » et « sombre ». Ensuite la métaphore utilisée qui compare le visage de boule de suif à une fleur pas encore éclose « bouton de pivoine, prêt à fleurir » nous informe sur sa jeunesse, sa santé, sa « fraîcheur » comme si elle était en pleine éclosion. L’allitération en [f] dans « fraîcheur » et « fleurir » renforce cela. Enfin, Boule de Suif détient aussi un côté sensuel et attractif car elle est comparée à une « pomme rouge » ce qui nous fais penser à quelque chose que l’on pourrait croquer, qui nous donne envie de goûter et plus précisément quand les mots « charmant », « étroite », « humide » qui désignent ses lèvres sont impliqués dans la description. En conclusion, Guy de Maupassant a utilisé de nombreuses figures de style et des détails pour décrire la sensualité et la beauté présente sur le visage de Boule de Suif.

En premier lieu, le portrait physique de Boule de Suif est associé à la nourriture et à la graisse. En effet, le narrateur utilise une énumération d’adjectifs qualificatifs en rapport avec le champ lexical de la graisse ainsi que plusieurs expansions du nom comme « petite », « ronde de partout », « grasse à lard » et « avec des doigts bouffis » ce qui nous amène à comprendre que Boule de Suif est à la fois grosse et ronde mais qu’elle est également alourdie comme son corps. Ceci nous amène à une impression de débordement, comme l’indique l’expression « une gorge énorme qui saillait sous sa robe » ou encore « étranglé jusqu’aux phalanges » qui nous fait comprendre qu’elle est bien portante, ce pourquoi elle est comparée à un animal farci. De plus, le physique de cette dernière est décrit par des métaphores assez valorisante, par exemple « sa figure était une pomme rouge », qui insiste sur la couleur vive du fruit qui fait référence au visage éblouissant et lumineux de Boule de Suif, ce qui permet aux lecteurs d’imaginer cette dernière comme étant ravissante et éblouissante. En somme, l’auteur, grâce à ses différents procédés, a insisté sur le portrait physique de Boule de Suif en la valorisant et en la rendant célèbre par son embonpoint.

Séance 8 : les points de vue dans le récit / HIDA

Objectifs :
- Travailler la notion de points de vue
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes

Les 3 valeurs du « on » :
1) On signifie nous dans le langage courant. Il garde la conjugaison de la 3e personne du singulier. On a bien rigolé. = Nous avons bien rigolé. On a faim ! On s’aime.
2) On s’utilise aussi pour les généralités, pour une personne indéfinie ou quelqu’un d’inconnu : Au Mexique, on mange des tacos, et en France on boit du vin. On ne peut pas comparer Londres et Paris.
3) On = quelqu’un (passif) : On m’a volé mon portable. = Quelqu’un a volé mon portable. On m’a enlevé trois dents.

Point de vue

Salammbô

Gustave Flaubert, Salammbô, 1862

Symbolique du texte = femme dominée qui joue le jeu des hommes obligation + fortement sexualisé

point de vue externe (narrateur décrit ce qui pour lui s'apparente à une danse sensuelle)

Gervaise

Emile Zola, L’assommoir, 1877, la mort de Gervaise, héroïne du roman

Symbolique du texte = dénonce la précarité, les inégalités sociales, l'indifférence

Déchéance physique accompagne dégringolade sociale = chute

point de vue omniscient (infos sur le temps, connait les décisions du personnage, connait l'état d'esprit du personnage + accompagne le personnage dans sa déchéance)

Séance 9 : le complot des honnêtes gens, texte 4

Objectifs :
- Découvrir des personnages illustres pour enrichir le genially DM n°3 en groupes
- Travailler sur l'argumentation indirecte et l'implicite
- L'héroï-comique

chasteté

comportement d'une personne qui exclus les rapports sexuels

émulation

sentiment qui porte à égaler ou à surpasser quelqu'un

absoudre

remettre les péchés de quelqu'un

forfait

crime énorme

tacite

sous-entendu

écclésiastique

membre d'un clergé

casuistique

partie de la théologie morale qui s'occupe des cas de conscience

axiome

proposition considérée comme évidente

Judith et
Holopherne

Judith assassine Holopherne dans son sommeil pour sauver son peuple + la servante porte un sac pour mettre sa tête

Lucrèce et
Sextus

Lucrèce est violée et menacé par Sextus, c'est la femme de Tarquin Collatin (frère de Sextus) + elle se suicide

Cléopatre et César, Marc-Antoine

César de le trône à Cléopâtre. Marc Antoine est le bras droit de César + amant de Cléopâtre

Annibal et les citoyennes de Rome

l'héroï-comique

STRATEGIE 1

STRATEGIE 2

TEXTE 4

Conclusion


Tiens de l'héroïque et du comique en littérature + donne à des personnages de basse condition (bourgeois, peuple) des idées d'un style noble.

Séance 10 : Le premier repas, texte 5

Objectifs :
- Travailler en autonomnie sur un texte
- Rédiger un bilan de son travail
- Enrichir le genially DM n°3

1/ Relisez le portrait de Boule de Suif étudié (texte 3) et établissez un parallèle précis entre ce portrait et le contenu de son panier, sa façon de manger, son attitude vis-à-vis des autres voyageurs.

2/ Quel personnage mythologique incarne la tentation inassouvie? Pourquoi cette référence apparait-elle dans le texte ?

3/ Relevez quelques termes et procédés qui caractérisent la façon de manger des voyageurs: à quoi sont-ils assimilés ?

4/ Qu'est-ce que le Rubicon? Que signifie cette référence ici ?

Texte 5

Texte 5

Enfin, à trois heures, comme on se trouvait au milieu d’une plaine interminable, sans un seul village en vue, Boule de Suif se baissant vivement, retira de sous la banquette un large panier couvert d’une serviette blanche.

Elle en sortit d’abord une petite assiette de faïence, une fine timbale en argent, puis une vaste terrine dans laquelle deux poulets entiers, tout découpés, avaient confi sous leur gelée ; et l’on apercevait encore dans le panier d’autres bonnes choses enveloppées, des pâtés, des fruits, des friandises, les provisions préparées pour un voyage de trois jours, afin de ne point toucher à la cuisine des auberges. Quatre goulots de bouteilles passaient entre les paquets de nourriture. Elle prit une aile de poulet et, délicatement, se mit à la manger avec un de ces petits pains qu’on appelle « Régence » en Normandie.

Tous les regards étaient tendus vers elle. Puis l’odeur se répandit, élargissant les narines, faisant venir aux bouches une salive abondante avec une contraction douloureuse de la mâchoire sous les oreilles. Le mépris des dames pour cette fille devenait féroce, comme une envie de la tuer ou de la jeter en bas de la voiture, dans la neige, elle, sa timbale, son panier et ses provisions.

Mais Loiseau dévorait des yeux la terrine de poulet. Il dit : « À la bonne heure, madame a eu plus de précaution que nous. Il y a des personnes qui savent toujours penser à tout. » Elle leva la tête vers lui : « Si vous en désirez, monsieur ? C’est dur de jeûner depuis le matin. » Il salua : « Ma foi, franchement, je ne refuse pas, je n’en peux plus. À la guerre comme à la guerre, n’est-ce pas, madame ? » Et, jetant un regard circulaire, il ajouta : « Dans des moments comme celui-ci, on est bien aise de trouver des gens qui vous obligent. » — Il avait un journal qu’il étendit pour ne point tacher son pantalon, et sur la pointe d’un couteau toujours logé dans sa poche, il enleva une cuisse toute vernie de gelée, la dépeça des dents, puis la mâcha avec une satisfaction si évidente qu’il y eut dans la voiture un grand soupir de détresse.

Mais Boule de Suif, d’une voix humble et douce, proposa aux bonnes sœurs de partager sa collation. Elles acceptèrent toutes les deux instantanément, et, sans lever les yeux, se mirent à manger très vite après avoir balbutié des remerciements. Cornudet ne refusa pas non plus les offres de sa voisine, et l’on forma avec les religieuses une sorte de table en développant des journaux sur les genoux.

Les bouches s’ouvraient et se fermaient sans cesse, avalaient, mastiquaient, engloutissaient férocement. Loiseau, dans son coin, travaillait dur, et, à voix basse, il engageait sa femme à l’imiter. Elle résista longtemps, puis, après une crispation qui lui parcourut les entrailles, elle céda. Alors son mari, arrondissant sa phrase, demanda à leur « charmante compagne » si elle lui permettait d’offrir un petit morceau à Mme Loiseau. Elle dit : « Mais oui, certainement, monsieur, » avec un sourire aimable, et tendit la terrine.

Un embarras se produisit lorsqu’on eut débouché la première bouteille de bordeaux : il n’y avait qu’une timbale. On se la passa après l’avoir essuyée. Cornudet seul, par galanterie sans doute, posa ses lèvres à la place humide encore des lèvres de sa voisine.

Alors, entourés de gens qui mangeaient, suffoqués par les émanations des nourritures, le comte et la comtesse de Bréville, ainsi que M. et Mme Carré-Lamadon souffrirent ce supplice odieux qui a gardé le nom de Tantale. Tout d’un coup la jeune femme du manufacturier poussa un soupir qui fit retourner les têtes ; elle était aussi blanche que la neige du dehors ; ses yeux se fermèrent, son front tomba : elle avait perdu connaissance. Son mari, affolé, implorait le secours de tout le monde. Chacun perdait l’esprit, quand la plus âgée des bonnes sœurs, soutenant la tête de la malade, glissa entre ses lèvres la timbale de Boule de Suif et lui fit avaler quelques gouttes de vin. La jolie dame remua, ouvrit les yeux, sourit et déclara d’une voix mourante qu’elle se sentait fort bien maintenant. Mais, afin que cela ne se renouvelât plus, la religieuse la contraignit à boire un plein verre de bordeaux, et elle ajouta : — « C’est la faim, pas autre chose. »

Alors Boule de Suif, rougissante et embarrassée, balbutia en regardant les quatre voyageurs restés à jeun : « Mon Dieu, si j’osais offrir à ces messieurs et à ces dames… » Elle se tut, craignant un outrage. Loiseau prit la parole : « Eh, parbleu, dans des cas pareils tout le monde est frère et doit s’aider. Allons, mesdames, pas de cérémonie, acceptez, que diable ! Savons-nous si nous trouverons seulement une maison où passer la nuit ? Du train dont nous allons nous ne serons pas à Tôtes avant demain midi. » — On hésitait, personne n’osant assumer la responsabilité du « oui ».

Mais le comte trancha la question. Il se tourna vers la grosse fille intimidée, et, prenant son grand air de gentilhomme, il lui dit : « Nous acceptons avec reconnaissance, madame. »

Le premier pas seul coûtait. Une fois le Rubicon passé, on s’en donna carrément. Le panier fut vidé. Il contenait encore un pâté de foie gras, un pâté de mauviettes, un morceau de langue fumée, des poires de Crassane, un pavé de Pont-l’Évêque, des petits-fours et une tasse pleine de cornichons et d’oignons au vinaigre, Boule de Suif, comme toutes les femmes, adorant les crudités.

On ne pouvait manger les provisions de cette fille sans lui parler.

Séance 11 : d'un repas à l'autre, la chute, texte 6

Objectifs :
- Mettre en évidence la circularité de la nouvelle
- Travailler la notion de chute
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes sur la circularité et la chute

La Marseillaise

Analyse du texte

Séance 12 : Le réalisme et le naturalisme, deux mouvements

A l'aide des notes sur le réalisme et le naturalisme, réalisez l'escape game

Objectif :
- faire le bilan sur les deux mouvements littéraires pour enrichir votre genially DM n°3 en groupes

vidéo réalisme


Prise de note sur la vidéo:

1) Le sens historique du réalisme est un mouvement littéraire et pictural qui se développe en France dans le troisième quart du XXè siècle. il veut décrire la réalité sociale contemporaine.


2) il s'oppose au mouvement du réalisme


3) les traits majeurs sont: - une attention aux questions individuelles et sociales

- un privilège accordé au roman et à la nouvelle

- une recherche de vraisemblance: - description détaillée

- situation triviale

- personnages ordinaires


- une volonté d'objectivité: "il" et recherches documentaires rigoureuses

Les thèmes principaux: - ascension sociale

- puissance de l'argent

- amour

- désenchantement

- misère du peuple


Les procédés: - point de vue interne

- langage familier

- discours direct ou indirect libre

- détails

- insertion de documents


4) Les grands auteurs: - Stendhal (1783 -1842)

- Honoré de Balzac (1799 - 1850)

- Gustave Flaubert ( 1821 - 1880)

- Emile Zola ( 1840 - 1902)

- Maupassant (1850 - 1993)

définitions:

- objectivité: Qualité d'une personne impartiale, qui se fonde sur la réalité.

- déterminisme: Doctrine selon laquelle un rapport de cause à effet conditionne tous les faits de la nature, u compris les actes humains.

vidéo sur le réalisme et le naturalisme

vidéo naturalisme


Prise de note sur la vidéo:

1) la période du naturalisme est le XIXe siècle


2) le Naturalisme est le continuateur et l'héritier du réalisme


3) les grands auteurs sont: - Zola

- Maupassant

- Huysmans


4) Les nouveaux principes sont: - principe réaliste

- progrès de la science

- hérédité et milieu

- révolution industrielle

- Paris et ses changements


procédés du réalisme amplifié: - amplification épique

-dossier documentaire

- vocabulaire technique


Définitions:

- hérédité: transmission génétique / Droit de succession des biens d'un défunt

- physiologie: Science étudiant le fonctionnement d'un organe ou bien d'un organisme vivant

- pulsion: instinct qui pousse à agir

- amplification: agrandir une chose ou la faire plus petite qu'elle ne l'est

- épique: qui est relatif à l'épopée /. mémorable par un caractère extraordinaire


vidéo sur le réalisme et le naturalisme

AP de la séquence 3

Les nouvelles de Guy
de Maupassant.
Thème et sens

La morale de ces oeuvres

- fils de paysan aveugle

- à la mort de ses parents il est recueillis par sa sœur

- vie misérable, maltraitance ( champs lexical de la violence : "frappé", "gifla")

- mépris des autres, pas accepté

- empathie, compassion

- désespoir

- dénoncer les gens qui profitent des autres

- torture morale et physique

- abandon

- mort = délivrance


- élément perturbateur = perte du collier

- participe passé = affolé, bégaiement

- question rhétorique, gradation = annonce un bouleversement majeur

- accentuation sur l'apparence ( bien habillée, beaux bijoux = attire le regard)

- métaphore de l'ivresse = laissé emporté par la popularité -> n'a plus les pieds sur terre -> personne vaniteuse

- perte du collier = punition pour s'être exhiber avec


-> le mépris, les préjugés, les aprioris

-> le manque d'humanité, cruauté

-> l'influence des parents sur les enfants

-> l'effet de groupe, surenchère, escalade de la violence, crescendo

-> la cruauté n'a pas d'âge


-> valeur d'un enfant inestimable

-> 2 situations différentes/similaires mais deux réactions différentes

-> l'humain est insatisfait, cupide, insatiable

-> empathie pour les paysans

-> faire des sacrifices pour atteindre le bonheur

-> éducation


moral censée interpeller le lecteur sur les choix et ses conséquences

Les œuvres de Guy de Maupassant couvrent de nombreuses thématiques. Les œuvres que nous avons étudier parlent non seulement de l’étalage et l’exhibition de ses charmes et de ses richesses mais également de la mise en avant de la pauvreté, de l’adoption, de l’argent et de la cupidité. Tout cela ayant pour but de dénoncer et de mettre en exergue la réalité et la méchanceté des hommes.