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Transcript

" Oyez, braves gens, notre bon seigneur Enguerrand a été occis "

"Notre gentil seigneur est mort"

Plonge avec nous
dans cette enquête judiciaire
au coeur du Moyen-Âge

- Préambule -

C'est Par une belle journee de printemps, de l’an de grâce 1204,
que vous recevez un parchemin, signé de la main de votre souverain, le roi Philippe-Auguste.

Cher connétable,
Le seigneur Enguerrand a été assassiné en son château de Wismes.
Son meurtrier est toujours introuvable...
Veuillez vous rendre sur place pour élucider ce crime.
Nous comptons sur vous pour résoudre cette enquête !
Votre Roi, Philippe-Auguste

Philippe II de France, dit Philippe Auguste, est né à Paris en 1165 et mort à Mantes en 1223.

Il fut roi de France de 1180 à 1223.

Il est le fils et successeur de Louis VII et fait partie de la dynastie capétienne (les descendants d'Hugues-Capet).

[Source : Vikidia]


- CONSIGNES -

Pour mener à bien votre enquête, le roi vous a fourni une lettre cachetée,
regroupant de nombreuses informations,
qui vous permettront de comprendre la population que vous allez rencontrer,
mais aussi de découvrir le fonctionnement de la société féodale.
Pour accéder à ces documents,
il vous suffira de cliquer sur l'icône ci-dessous,
à chaque fois que vous en aurez besoin.

- CONSIGNES -

Toujours pour vous aider dans votre enquête,
des informateurs du roi vous ont fourni une seconde lettre cachetée,
où se trouvent, notées, de nombreuses informations biographiques,
concernant les suspects que vous devrez interroger durant votre mission de justice.
Pour accéder à ces biographies, il vous suffira de cliquer sur l'icône ci-dessous,
à chaque fois que vous en aurez besoin.
Que Dieu, Saint-Michel et le Roi vous protègent...

Etape 1
votre arrivée à Wismes

Cliquez sur la serrure pour entrer dans le château

1- Vous partez de Paris. Où allez vous ? Aidez-vous du plan Google Map, puis notez cela sur votre carnet d'enquêteur.

2- Vous êtes enfin arrivé ! Le château est impressionnant. Vous décidez d’en faire un croquis pour bien vous repérer dans ses différentes parties ? Sur ce croquis, vous indiquerez où se trouvent : les courtines, les tours, la cour, le pont-levis, le donjon, les douves.

les courtines

La courtine ou muraille est l'ensemble des murs fortifiés qui ceinturent un château. [Source VIKIDIA]

les tours

la cour

le pont-levis

le donjon

Un donjon est la tour la plus haute d'un château fort, construite le plus souvent au centre de l'édifice.

Au Moyen Âge, le donjon d'un château a plusieurs fonctions : il sert de point d'observation, permettant de voir de plus loin l'arrivée d'une armée ennemie ; il abrite aussi les appartements du seigneur et de sa famille.

Enfin, le donjon est aussi un abri de défense ultime en cas de prise du château fort par l'ennemi. Le seigneur peut y rester pour se protéger des attaques, tandis que les archers le défendent en tirant des flèches du haut de la tour. Le donjon comporte souvent des cachots ou une prison. [Source VIKIDIA]

les douves

Une douve est un fossé, parfois rempli rempli d'eau, qui entoure un château fort pour le protéger. Pour se protéger des attaques, le château-fort est entouré de douves profondes. [Inspirée de VIKIPEDIA]

3- Allez-vous pouvoir loger au château ? Quelles sont d’ailleurs ses fonctions ? Souligne-les dans le texte ci-contre.

4- Vous voilà dans la grande salle du château. Le fils du seigneur et quelques hommes d’armes vous y reçoivent pour vous mettre au courant des faits. Au fait, à quoi sert la grande salle d’un château ?

Etape 2
LES PREMIERS SUSPECTS

Le corps du seigneur a été retrouvé
dans un recoin de la cour.
Il a été égorgé !
Mais l’arme du crime n’a pas été retrouvée.
Il va falloir interroger les habitants
du château et de la seigneurie.
Cliquez sur la scène de crime.

Vous commencez par interroger les personnes présentes dans le château.
Découvrez, puis lisez les témoignages de Jehanne, Thibault, Amaury, puis Marie.
Ces premiers témoignages vous intriguent. A vous de jouer !

Amaury, chevalier et vassal du seigneur :

Je croyais qu’Enguerrand était un homme de parole, mais nenni ! J’ai accueilli son fils chez moi dès ses 7 ans, je l’ai élevé comme s’il était le mien, je lui ai appris tout ce qu’un futur chevalier doit savoir. En échange, il m’avait promis la main de sa fille Jehanne. Et voilà qu’après tout ce temps, il m’annonce qu’il a changé d’avis ! C’est un affront pour lequel j’aurais pu envoyer mes hommes contre lui. Enfin, maintenant qu’il est mort, paix à son âme, j’espère que le jeune Thibault aura davantage à cœur mes intérêts ! Mais ce n’est pas moi qui l’ai tué, je suis un homme d’honneur, moi ! J’étais en cuisine quand on a trouvé son corps.

Jehanne, fille du seigneur :

« Notre père était un homme bon, même s’il nous montrait peu son affection. Un seigneur ne doit pas s’attendrir. Il préparait notre avenir, surtout depuis la mort de notre mère. Il avait placé mon frère comme écuyer chez le sei-gneur Amaury pour qu’il devienne chevalier. Moi je brode et j’apprends à sur-veiller le domaine. Nous avons fêté ce jour-là le retour de mon frère mais le repas a été houleux. On m’a d'ailleurs priée de laisser les hommes entre eux. Pourtant, j’aurais aimé entendre ce qu’ils se disaient. Je sais qu’il était question de mon mariage ! J’étais dans ma chambre quand on a trouvé le corps de mon père. J’espère que mon frère saura me trouver un époux digne de mon rang ! »

Thibault, fils du seigneur :

« Notre père s’occupait beaucoup de son domaine et de son rang. De nous, beaucoup moins. Il m’a placé comme écuyer chez le seigneur Amaury pour que je devienne chevalier. Jehanne, il devait juste lui trouver un mari, et il est temps, elle a déjà 15 ans ! C’est à moi maintenant de diriger le domaine. Si j’avais prévu ça l’autre jour ! On fêtait mon retour, avec Amaury. Et là, il m’annonce qu’il allait falloir que j’attende mon adoubement plus longtemps, sous prétexte qu’il n’aurait pas les moyens ! Il n’a qu’à augmenter les impôts sur ses terres ! On s’est quittés fâchés, je suis allé me calmer sur les remparts. »

Marie, cuisinière au château :

Quel malheur ! Quel malheur ! Enfin bon, pour nous les serviteurs, ça ne changera pas grand chose, mais j’espère que le seigneur Thibault sera meilleur maître que son père… Oh la la, quel drame l’autre jour au dîner ! Et ça criait ! J’ai bien cru qu’ils allaient s’entretuer ! J’ai même rangé à l’abri mes bons couteaux de cuisine ! Enfin bon, ils ont leurs propres armes après tout. Mais on n’égorge pas quelqu’un avec une épée… Le seigneur Amaury ? Oui, il est venu en cuisine après, il avait encore faim, du coup ! Au moins lui il ne m’a pas corrigée sous prétexte que la soupe était fade ou la viande trop cuite !

Vous vous interrogez aussi sur certains points abordés pendant ces premiers entretiens.
1- Quels éléments de l’éducation des enfants de la noblesse apparaissent dans les témoignages des deux enfants du mort. Notez tout cela sur votre livret d'enquêteur.

- Pour les garçons :

- Pour les filles :

Adoubement

L'adoubement était alors la cérémonie publique au cours de laquelle l'écuyer, un jeune noble en apprentissage du métier des armes, devenait chevalier.

Image du film EXCALIBUR (1981), de John BOORMAN, où le jeune roi ARTHUR se fait abouder. chevalier


Pour découvrir cette cette scène, clique sur le lien suivant : ABOUBEMENT ROI ARTHUR

Ecuyer

Un écuyer était un jeune noble qui poursuivait son apprentissage de chevalier. Cette position sociale était l'intermédiaire entre le grade de page et celui de chevalier. Un page pouvait devenir écuyer dès l'âge de 14 ans. Quant à l'écuyer, il pouvait être adoubé chevalier à partir de 20 ans. L'adoubement était alors la cérémonie publique au cours de laquelle l'écuyer devenait chevalier.


Littéralement, l'écuyer porte les armes et l'écu (bouclier) du chevalier au service duquel il est attaché.


[Mots à utiliser dans ta trace écrite sur les garçons]

[Clique sur les mots pour connaître leur sens]

Amaury, chevalier et vassal du seigneur :

Je croyais qu’Enguerrand était un homme de parole, mais nenni ! J’ai accueilli son fils chez moi dès ses 7 ans, je l’ai élevé comme s’il était le mien, je lui ai appris tout ce qu’un futur chevalier doit savoir. En échange, il m’avait promis la main de sa fille Jehanne. Et voilà qu’après tout ce temps, il m’annonce qu’il a changé d’avis ! C’est un affront pour lequel j’aurais pu envoyer mes hommes contre lui. Enfin, maintenant qu’il est mort, paix à son âme, j’espère que le jeune Thibault aura davantage à cœur mes intérêts ! Mais ce n’est pas moi qui l’ai tué, je suis un homme d’honneur, moi ! J’étais en cuisine quand on a trouvé son corps.

Jehanne, fille du seigneur :

« Notre père était un homme bon, même s’il nous montrait peu son affection. Un seigneur ne doit pas s’attendrir. Il préparait notre avenir, surtout depuis la mort de notre mère. Il avait placé mon frère comme écuyer chez le sei-gneur Amaury pour qu’il devienne chevalier. Moi je brode et j’apprends à sur-veiller le domaine. Nous avons fêté ce jour-là le retour de mon frère mais le repas a été houleux. On m’a d'ailleurs priée de laisser les hommes entre eux. Pourtant, j’aurais aimé entendre ce qu’ils se disaient. Je sais qu’il était question de mon mariage ! J’étais dans ma chambre quand on a trouvé le corps de mon père. J’espère que mon frère saura me trouver un époux digne de mon rang ! »

Thibault, fils du seigneur :

« Notre père s’occupait beaucoup de son domaine et de son rang. De nous, beaucoup moins. Il m’a placé comme écuyer chez le seigneur Amaury pour que je devienne chevalier. Jehanne, il devait juste lui trouver un mari, et il est temps, elle a déjà 15 ans ! C’est à moi maintenant de diriger le domaine. Si j’avais prévu ça l’autre jour ! On fêtait mon retour, avec Amaury. Et là, il m’annonce qu’il allait falloir que j’attende mon adoubement plus longtemps, sous prétexte qu’il n’aurait pas les moyens ! Il n’a qu’à augmenter les impôts sur ses terres ! On s’est quittés fâchés, je suis allé me calmer sur les remparts. »

Marie, cuisinière au château :

Quel malheur ! Quel malheur ! Enfin bon, pour nous les serviteurs, ça ne changera pas grand chose, mais j’espère que le seigneur Thibault sera meilleur maître que son père… Oh la la, quel drame l’autre jour au dîner ! Et ça criait ! J’ai bien cru qu’ils allaient s’entretuer ! J’ai même rangé à l’abri mes bons couteaux de cuisine ! Enfin bon, ils ont leurs propres armes après tout. Mais on n’égorge pas quelqu’un avec une épée… Le seigneur Amaury ? Oui, il est venu en cuisine après, il avait encore faim, du coup ! Au moins lui il ne m’a pas corrigée sous prétexte que la soupe était fade ou la viande trop cuite !

2- Il vous faut préciser la nature des relations entre Amaury et Enguerrand. Quels liens les unissent ? Note tout cela sur ton livret d'enquêteur.

Le document A et le schéma ci-contre vont vous aider à y voir plus clair

Mots à utiliser dans
ta trace écrite :

Suzerain

Vassal

Hommage

Fief

Vous demandez au capitaine de la garde la liste des personnes qui sont entrées en contact avec le seigneur ces derniers jours.
Votre liste de suspects s’allonge !
Vous lui demandez aussi un plan de la seigneurie afin de pouvoir vous repérer pour aller les interroger.
Il vous donne un parchemin : le document B

Etape 3
LES PREMIERS SUSPECTS

1- Complétez-le :

En localisant : l’église, le château, le gibet et le moulin seigneurial.
En complétant la légende avec : tenures – bois- réserve seigneuriale – village et tenures – principaux chemins

Il va falloir se repérer sur ce plan. Pour vous qui venez de Paris ce n’est pas facile.
Vous décidez de le simplifier et d’en faire un croquis.

- Que sont les tenures paysannes ?
- Qu’est-ce que la réserve seigneuriale ?

2- Ajoutez ces quelques notes à votre croquis :

TENURES : Ce sont les terres louées par les paysans au seigneur.

RÉSERVE : C’est la terre que le seigneur garde pour sa propre consommation

Vous pouvez en conclure que la seigneurie est à la fois un territoire habité, un territoire agricole et un territoire où s’exerce la domination d’un seigneur.

Etape 4
LES SUSPECTS dans la seigneurie

Il vous faut désormais arpenter la seigneurie de Wismes à la recherche des personnes ayant rencontré le seigneur Engherrand quelques heures avant sa mort tragique.
Il va désormais falloir interroger les habitants de cette seigneurie, notamment, le curé, un vilain, un serfe et le forgeron du village... A vous de jouer !

Au détour d'un chemin creux, vous rencontrer le Père Jacques, prêtre du village de cette seigneurie. Vous l'interrogez.

Après son témoignage, que vous notez méticuleusement sur votre carnet, vous allez voir son église. Là, vous réfléchissez à quelques points importants :
1- Quelle est l'importance de l’'Eglise et d’un curé comme le père Jacques dans un village ?
2- Qu’ a-t-il voulu dire par « son Salut en dépendait » ?

Le père Jacques, curé de la paroisse :

"Quel malheur ! Assassiner ainsi son seigneur, qui pourrait oser une chose pareille ?

Dieu ne le pardonnera jamais !

Et ce pauvre Monsieur Thibault, si jeune pour devenir seigneur, il ne devait avoir son titre de chevalier que dans plusieurs mois ! Ce que je faisais au château ?
Hé bien voyez le piteux état de notre église !
J’étais allé demander au seigneur de l’argent pour réparer le toit. Je lui ai même montré un morceau de vitrail cassé par la tempête !

La dîme [impôt prélevé par l’Église] des villageois, vous savez c’est l’impôt qu’ils versent à l’Église, et bien ça ne suffit pas. Il a refusé, comme d’habitude. Il prétend toujours qu’il n’a pas de quoi, c’est à se demander ce qu’il fait de toutes les taxes que les paysans lui versent !

Je lui ai rappelé ses devoirs de chrétien, et que son salut en dépendait ! Il m’a congédié brutalement, je vais vous dire, cet homme était finalement un bien mauvais chrétien…"


DÎME : Impôt en nature versé par le peuple à l’Eglise. Il correspond souvent au dixième de la récolte.




Le père Jacques, curé de la paroisse :

"Quel malheur ! Assassiner ainsi son seigneur, qui pourrait oser une chose pareille ?

Dieu ne le pardonnera jamais !

Et ce pauvre Monsieur Thibault, si jeune pour devenir seigneur, il ne devait avoir son titre de chevalier que dans plusieurs mois ! Ce que je faisais au château ?
Hé bien voyez le piteux état de notre église !
J’étais allé demander au seigneur de l’argent pour réparer le toit. Je lui ai même montré un morceau de vitrail cassé par la tempête !

La dîme [impôt prélevé par l’Église] des villageois, vous savez c’est l’impôt qu’ils versent à l’Église, et bien ça ne suffit pas. Il a refusé, comme d’habitude. Il prétend toujours qu’il n’a pas de quoi, c’est à se demander ce qu’il fait de toutes les taxes que les paysans lui versent !

Je lui ai rappelé ses devoirs de chrétien, et que son salut en dépendait ! Il m’a congédié brutalement, je vais vous dire, cet homme était finalement un bien mauvais chrétien…"

Vous allez ensuite à la rencontre de deux nouveaux suspects, deux paysans résidents sur la seigneurie.

Pierre, le serf

JEAN, le vilain

Pierre, un serf :

"Pour moi vous savez, ça ne change rien. Un autre seigneur le remplace et puis voilà. Je suis un serf : je ne suis pas un paysan libre, je dois donc obéir, faire mon travail et payer mes impôts Mais c’est vrai que le seigneur n’était pas un bon maître. Je suis en effet venu au château le jour de sa mort pour lui demander la permission d’épouser une serve
d’une autre seigneurie. Bien sûr il a dit non, sauf si elle vient vivre ici avec moi. Mais bien sûr son seigneur à elle lui a dit la même chose ! Ça m’a exaspéré, on ne peut rien faire sans leur permission, et eux, tout ce qu’ils font, c’est prélever toujours plus d’impôts ! Pour me calmer, je suis allé prendre un verre ou deux chez le forgeron. Et puis je suis rentré chez moi."

SERF : Paysan non libre, qui appartient à un seigneur.

Jean, un vilain :

"Oui, je suis au courant de la mort du seigneur, même si ça ne change pas grand chose pour nous. Je suis libre moi, je suis un vilain comme vous nous appelez, mais je dois quand même obéir, payer et travailler.
J’étais au château ce jour-là. Je voulais plaider notre cause au seigneur : les récoltes ont été mauvaises, on risque la disette voire la famine.

On ne peut plus payer tout ce qu’il exige ! On va mourir de faim !
L’avidité de cet homme est à peine croyable !

Évidemment, il m’a fait jeter hors de la grande salle. J’espère que son fils sera meilleur seigneur que lui ! Et, je suis allé voir le forgeron du château pour reprendre des outils qu’il devait affûter, mais ils n’étaient pas prêts. Puis je suis rentré chez moi. C’est qu’il faut se lever tôt pour la moisson ! Voulez-vous entrer un instant, je vais vous présenter ma femme."

VILAIN : paysan libre.

Pierre, un serf :

"Pour moi vous savez, ça ne change rien. Un autre seigneur le remplace et puis voilà. Je suis un serf : je ne suis pas un paysan libre, je dois donc obéir, faire mon travail et payer mes impôts Mais c’est vrai que le seigneur n’était pas un bon maître. Je suis en effet venu au château le jour de sa mort pour lui demander la permission d’épouser une serve
d’une autre seigneurie. Bien sûr il a dit non, sauf si elle vient vivre ici avec moi. Mais bien sûr son seigneur à elle lui a dit la même chose ! Ça m’a exaspéré, on ne peut rien faire sans leur permission, et eux, tout ce qu’ils font, c’est prélever toujours plus d’impôts ! Pour me calmer, je suis allé prendre un verre ou deux chez le forgeron. Et puis je suis rentré chez moi."

SERF : Paysan non libre, qui appartient à un seigneur.

Jean, un vilain :

"Oui, je suis au courant de la mort du seigneur, même si ça ne change pas grand chose pour nous. Je suis libre moi, je suis un vilain comme vous nous appelez, mais je dois quand même obéir, payer et travailler.
J’étais au château ce jour-là. Je voulais plaider notre cause au seigneur : les récoltes ont été mauvaises, on risque la disette voire la famine.

On ne peut plus payer tout ce qu’il exige ! On va mourir de faim !
L’avidité de cet homme est à peine croyable !

Évidemment, il m’a fait jeter hors de la grande salle. J’espère que son fils sera meilleur seigneur que lui ! Et, je suis allé voir le forgeron du château pour reprendre des outils qu’il devait affûter, mais ils n’étaient pas prêts. Puis je suis rentré chez moi. C’est qu’il faut se lever tôt pour la moisson ! Voulez-vous entrer un instant, je vais vous présenter ma femme."

VILAIN : paysan libre.

Vous acceptez l’invitation de Jean, le vilain.

Vous en profitez pour examiner la maison de Jean, à la recherche d’un nouvel indice.

Pour vous qui n’ en avez pas l'’habitude, les maisons villageoises vous étonnent toujours par leur simplicité ! Mais, assez de palabres, entrons...
Vous soulignez dans les documents tous les éléments qui prouvent que Jean vit très modestement.

ENTRONS

Vous vous intéressez un peu plus à Pierre et Jean

1- Ils ne font pas partie de la même catégorie de paysans. Quelle est la différence entre les deux ?

2- D’ailleurs, que doivent les paysans à leur seigneur, exactement ? En échange, quelles sont les obligations du seigneur à leur égard ?

SERF : Paysan non libre, qui appartient à un seigneur.

VILAIN : paysan libre.

3- Songeant que cela peut être important, vous pensez à relever quelques travaux paysans en fonction du calendrier agricole. Pour cela vous consultez une belle enluminure, que vous trouvez cachée sous la paillasse de Jean...

Le document C peut vous éclairer à ce sujet, que vous avez découvert dans le village

Le FLEAU sert à battre les épis de blé pour en récolter les grains.


4- Durant votre l’enquête, vous avez eu le temps de regarder travailler les paysans de Wismes. Décidément, cette seigneurie est bien en retard !

Quelles innovations pourriez-vous leur conseiller pour se moderniser et augmenter leur production ?
Servez vous de cette image d'une seigneurie voisine, bien plus moderne... (Document E)

La herse enfouit les graines.


La charrue, avec son soc en fer, laboure la terre plus en profondeur.


Le moulin moud les céréales et les transforme en farine.


La faucille sert à couper les végétaux : blé, seigle, herbe.

La faux, qui réalise le travail de 10 faucilleurs, remplacera progressivement la faucille.



Le collier d’épaule permet de tirer des charges plus lourdes que le collier de cou.



Tailleurs de pierre et maçons avec leurs outils : pique et équerre.


Les deux paysans vous ont parlé de Thomas, le forgeron.
Il faut que vous alliez l’interroger !
Ce témoignage ne fait que vous rendre davantage perplexe ...

Thomas le forgeron :
"Bah, le nouveau seigneur remplace l’ancien et puis voilà !

Enfin, j’espère que le jeune Thibault me paiera mieux que son père !

Oui, je suis forgeron ici depuis toujours, mon père l’était avant moi et mon fils le sera après !

Ce soir-là j’ai entendu les éclats de voix jusque dans ma forge !

Je buvais avec Pierre, j’avoue que je me suis approché pour entendre ce qu’il en était, encore des histoires d’argent. Oui, j’ai vu Jean aussi, il voulait reprendre sa faucille mais je ne la trouvais plus, il faisait trop sombre, je lui ai dit de revenir le lendemain.

Et puis j’ai oublié, tiens."

Thomas le forgeron :
"Bah, le nouveau seigneur remplace l’ancien et puis voilà !

Enfin, j’espère que le jeune Thibault me paiera mieux que son père !

Oui, je suis forgeron ici depuis toujours, mon père l’était avant moi et mon fils le sera après !

Ce soir-là j’ai entendu les éclats de voix jusque dans ma forge !

Je buvais avec Pierre, j’avoue que je me suis approché pour entendre ce qu’il en était, encore des histoires d’argent. Oui, j’ai vu Jean aussi, il voulait reprendre sa faucille mais je ne la trouvais plus, il faisait trop sombre, je lui ai dit de revenir le lendemain.

Et puis j’ai oublié, tiens."

Etape 5
TROUVER LE COUPABLE

Vous retournez au château.
Vous vous apprêtez à reprendre votre cheval à l’écurie pour avouer au roi votre incompétence à trouver le coupable et la nécessité de recourir à des méthodes plus énergiques.
Vous voici couvert de honte...
Entrons dans cette écurie...

ENTRONS

Cette écurie est bien rangée, la paille est toute fraîche.
Pourtant... vous butez sur un outil ensanglanté...
qui n’a aucun rapport avec les soins aux donnés chevaux !
Ça y est !
Vous l’avez... l’arme du crime !
Vous allez pouvoir dénoncer le coupable !

1- Mais au fait, que risque un criminel au Moyen-âge ?

2- Qui peut se charger de le juger ?

3- Quelle est la « méthode plus énergique » qu’on emploie à cette époque pour trouver le coupable ?

Le supplice par l'eau est un torture assez fréquente au moyen-âge.

Appelée aussi la cure par l’eau,

Cette torture moyenâgeuse consistait à forcer une personne à boire d’énormes quantités d’eau.

Attachée, nez bouché et bouche ouverte de force, la victime ingérait des litres et des litres d’eau.

La mort s’en suivait la majorité du temps, causée par l’éclatement de l’estomac.


Etape 6
RAPPORT AU ROI DE FRANCE

Fond sonore : Malicorne, Le prince d'orange, Album « Pierre de Grenoble »