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Transcript

- né le 21 juin 1983 (38 ans), Caroline du Nord
- lieu de résidence : Russie
- informaticien
- ancien employé de la CIA et de la NSA
- affaire Snowden


Edward Snowden

BIOPICS :

Psition/jb

III/ LEURS CONSÉQUENCES:

II/ SES RÉVÉLATIONS :

I/ QUI EST-IL ?

Mémoires Vives

ou le sauveur de la démocratie

Info

citizen four

Originaire de Caroline du Nord, Edward Snowden a grandi dans le Maryland, où il a étudié l'informatique. À Crofton, où il habite, presque tout le monde travaille pour l'armée ou la NSA, dont le quartier général est non loin à Fort Meade.

Après un parcours scolaire chaotique, et des problèmes de santé qui lui font abandonner les bancs de l'université, il suit des cours en ligne afin d'obtenir une maîtrise à l'université de Liverpool, en 2001. C’est un génie d de l’informatique.

« Ed » rejoint la CIA en 2006 dans les quartiers généraux de l'agence en Virginie. L'année suivante, il est muté en Suisse pour superviser la sécurité des réseaux. Il quitte l'agence en 2009 pour rejoindre la société Dell. Il est alors chargé de la maintenance des systèmes informatiques pour la NSA. En 2011, Edward Snowden retourne aux États-Unis, il devient consultant en cyber contre-espionnage pour le compte de la CIA.

Toujours chez Dell, à partir d'avril 2012, Edward Snowden commence à collecter des documents sur les programmes de surveillance électronique. On estime qu'il a recueilli entre 50 000 et 200 000 documents classés top secret.

En mars 2013, il quitte Dell et rejoint le cabinet de consultant Booz Allen Hamilton. Il travaille désormais en tant qu'administrateur système pour le compte de la NSA au sein d'un centre opérationnel localisé à Hawaii. Ce dernier est spécialisé dans la surveillance de la Chine et de la Corée du Nord. Sur place, il continue de recueillir des informations.

En mai 2013, il part en congés, mais ne reviendra jamais. Trois semaines plus tard, il commence à rendre publiques ces informations confidentielles.

Il s'exile à Hong Kong en juin 2013, puis à Moscou. Edward Snowden a obtenu en août 2014 un permis de séjour de 3 ans (jusqu'en 2017). Ce nouveau statut lui permet notamment de voyager librement à l'étranger, dans une limite de 3 mois maximum.

Edward Snowden travaille ensuite pour des entreprises sous-traitantes de la NSA (Agence nationale de sécurité), l'agence américaine chargée de la sécurité des systèmes d'information du gouvernement américain. Ses "grandes oreilles", en quelque sorte.


C'est à ce moment-là qu'il découvre l'ampleur de l'espionnage des services secrets américains, et la façon dont ils interceptent partout dans le monde les mails ou conversations téléphoniques dont ils veulent connaître la teneur. "Peu à peu, détaille Le Monde, il réalise que la NSA a mis en place, à l’abri de tout véritable contrôle démocratique, un appareil de surveillance massif et tentaculaire, qui n’épargne aucun recoin d'internet ni les citoyens". Le programme Prism, explique encore le quotidien dans cette infographie, permet aux Etats-Unis de suivre "de manière étendue l'activité en ligne d'un très grand nombre de personnes", notamment via les géants comme Google, Facebook, Apple ou Yahoo.

Horrifié, Edward Snowden décide d'enregistrer sur des clés USB les documents secrets prouvant l'ampleur de la surveillance mise en place par les Américains au nom de la lutte contre le terrorisme. L'informaticien travaille alors à Hawaï pour la NSA. De là, il se rend à Hong Kong.

Les agences de renseignement américaines utiliseraient des portes dérobées pour accéder aux serveurs - et donc aux données - des plus grandes sociétés technologiques américaines. Microsoft, Yahoo, Google, Facebook et Apple sont notamment citées dans un document. Chacune d'entre elles a publiquement nié son implication dans cette affaire.


Dans l'ancienne colonie anglaise, il transmet ses fichiers secrets au journaliste américain Glenn Greenwald, qui travaille pour le journal britannique The Guardian, et à la documentariste américaine Laura Poitras, qui travaille, entre autres, pour le Washington Post. Le 6 juin 2013, Le Guardian révèle que l'opérateur téléphonique Verizon renvoie quotidiennement à la NSA et au FBI toutes ses données relatives aux communications établies au sein du pays mais aussi vers et depuis l'étranger.

Le monde apprend qu'il est mis sur écoute, l'annonce fait l'effet d'une bombe, mais le jour même, le Washington Post révèle de son côté les premiers détails du programme de surveillance PRISM.


C’est la plus importante fuite de documents de l’histoire des Etats-Unis.

À la suite de ses révélations, Edward Snowden est inculpé le 22 juin 2013 par le gouvernement américain sous les chefs d’accusation d'espionnage, vol et utilisation illégale de biens gouvernementaux. Il risque trente ans de prison.

Le 23 juin 2013, il embarque dans un avion Aeroflot à destination de la Russie. Le jour même, les Etats-Unis invalident son passeport. Edward Snowden ne peut gagner l'Equateur, comme il comptait le faire initialement. Il passe un mois à l'aéroport de Moscou, dans l'attente d'un pays qui lui accorde l'asile. Il finit par demander l'asile à Moscou, qui le lui accorde. Sa petite amie le rejoindra en 2014, après avoir été martyrisé.

Pour le reste, son quotidien diffère sensiblement de celui d'un expatrié ordinaire. L'informaticien américain fait en général profil bas, même s'il se permet de temps en temps des sorties au restaurant ou au musée. Edward Snowden n'utilise ni carte de crédit, ni téléphone portable. Toutes ses communications sont cryptées et transitent par son équipe d'avocats, selon RFI. Pour gagner sa vie, il participe à des vidéoconférences sur la liberté de la presse ou la sécurité informatique.

Edward J. Snowden a décidé à l'âge de 29 ans de sacrifier son avenir personnel pour le bien de son pays, note son éditeur américain. Il a témoigné ainsi d'un courage immense et, qu'on le veuille ou non, c'est une fabuleuse histoire américaine. Il n'y a aucun doute que le monde est plus sûr et respectueux grâce à ce qu'il a fait."

Le lanceur d'alerte déclarait alors que son seul objectif était "de dire au public ce qui est fait en son nom et ce qui est fait contre lui".

Le plus triste dans toute cette histoire, c'est que le seul endroit où un lanceur d'alerte américain a la possibilité de parler, ce n'est pas en Europe mais ici [en Russie]", remarque l'ancien espion américain avant d'ajouter : "Protéger les lanceurs d'alerte, ça n'a rien d'hostile. Accueillir quelqu'un comme moi, ce n'est pas attaquer les Etats-Unis.

Quelques mois plus tard, le lanceur d'alerte dévoile que les plus hauts dirigeants européens, que ce soit Angela Merkel ou François Hollande ont été ciblés par les "grandes oreilles", ainsi que la quasi totalité des représentants de l'Union européenne...

Ces révélations suscitent l'étonnement, la consternation puis la colère des dirigeants européens.

En France, en juillet 2013, la Ligue des Droits de l'Homme porte plainte contre la NSA. Toutes les grandes sociétés accusées ont ensuite annoncé avoir renforcé leurs dispositifs de sécurité.

Un site spécialisé baptisé The Intercept a été mis en place en publiant chaque mois jusqu'en mars 2018 des révélations issue des documents fournis par Edward Snowden.

Ces révélations ont parfois servi de levier dans certaines discussions internationales, en particulier au niveau européen. Le règlement général sur la protection des données (RGPD), entré en application fin mai, a été sorti de l’ornière à la suite du débat occasionné par les documents Snowden. Le « Safe Harbor », un accord transatlantique sur les données personnelles, a été annulé par la justice européenne sur la base des révélations Snowden.


En décembre 2014, Edward Snowden, est invité par Amnesty International via une vidéoconférence. Il s'exprime pour la première fois de son exil : "Il est essentiel que l'on protège les lanceurs d'alerte aux USA mais aussi dans des pays comme la France qui reconnait et protège les droits de l'homme".

À la suite du succès du roman de Goerge Orwell sorti en 1984, l’expression « Big Brother » est devenue la représentation de l’État policier et de la perte des droits individuels de la population dans la culture populaire anglo-saxonne. « Big brother is watching you » est devenu une façon de dénoncer les systèmes de surveillance (vidéo, voyeurisme, etc.).