Want to make creations as awesome as this one?

Transcript

Eléments à compléter dans

le livret de l'enquêteur

Vocabulaire

Vous devrez enquêter dans le plus grand secret pour n'éveiller aucun soupçon.
Soyez vigilant ! Veillez à ne pas avoir trop de pénalités qui pourraient vous retarder dans votre compte-rendu!
Bonne chance à vous.

Après avoir lu le courrier du roi, vous préparez vos affaires pour
vous rendre dans la seigneurie de Wismes.
Mais où se trouve précisément cette seigneurie?
Indiquez votre réponse sur votre livret.

Cliquez sur le lien ci-dessous (surligné en jaune), faîtes l'activité en entier,

validez en cliquant sur le bouton suivant.

Quand toutes les réponses sont justes complétez votre feuille d'activité.

Sinon, recommencez.

https://learningapps.org/watch?v=p5dsw80kc20





Illustration : Les paysans à la corvée
(Miniature, Psautier de la reine Mary, XIVe s., British Library, Londres)
Les paysans moissonnent la réserve du seigneur sous le contrôle de son intendant.

LE VILLAGE principal EST SITUÉ NON LOIN DU CHÂTEAU ET DE L'ÉGLISE, LES LIEUX LES PLUS IMPORTANTS DE LA SEIGNEURIE.

IL COMPOSÉ DE MAISONS PAYSANNES ET de QUELQUES HABITATIONS D'ARTISANS.


Le gibet


Une exécution sur un gibet
(Miniature du XVe s., Musée Carnavalet, Paris)
Le seigneur rend la justice. Les petites fautes sont punies d'une amende. Les meurtriers sont pendus au gibet.

Le moulin


Un peu à l'écart, exposé au vent, le moulin appartient au seigneur. Les paysans sont obligés d'y faire moudre leur grain contre une taxe appelée banalité.

Illustration : Enluminure extraite du Roman d'Alexandre, XIVe s., université d'Oxford

Le four


Illustration : Femmes cuisant du pain
(Miniature extraite de Tacuinum sanitatis,Ibn Butlân, 1445-1451, BNF, Paris).
Les paysans sont obligés d'utiliser le four du seigneur pour cuire leur pain, contre une redevance (une banalité).
Il leur est interdit de cuire le pain chez eux.

Les biens communaux

Les communaux sont des terres collectives laissées principalement à la pâture des bêtes du village.
Le seigneur, « premier habitant » de la communauté, possédait juridiquement un droit éminent sur la totalité de son territoire. Parfois, certains seigneurs accordaient des chartes de franchise aux villageois, par exemple en leur laissant le libre usage de certains terrains de la seigneurie : il s'agit des biens communaux. Cette partie du territoire d'un village était donc commune à tous les habitants. Il s'agissait en général de chemins, des fossés et des haies qui les bordent, de bois et de landes plus ou moins étendus, parfois de la rivière [...]. Ordinairement, les communaux servaient à l'entretien des bestiaux des villageois, à la fourniture de petit bois de chauffage, etc. Les communaux jouaient un rôle non négligeable : Ils permettaient aux paysans les plus démunis de posséder au moins une vache ou une brebis, c'est-à-dire de quoi ajouter quelques laitages à une nourriture basée sur des préparations céréalières.

« Vous savez, mon père nous aimait mon frère et moi, même s’il avait du mal à l’admettre. Depuis que notre mère est morte, il essaye de nous construire un avenir. C’est pour ça qu’il a placé Amaury chez Sir Jacques, pour qu’il devienne chevalier, même si mon frère n’a aucune envie d’aller à la guerre.
Si je discutais souvent avec lui ? Pas vraiment, les jeunes filles comme moi n’ont pas grand chose à faire dans les affaires du seigneur. Je couds, je brode et je lis. Mais c’est vrai que je venais des fois dans la grande salle. Je m’y trouvais lundi pour l’arrivée de mon frère et de Jacques . Ils se sont disputés d’ailleurs, je crois avoir compris que notre père avait promis quelque chose mais qu’il aurait finalement refusé. Le repas a été houleux, très tendu, il m’a demandé de partir. Je suis retournée dans ma chambre, mes domestiques m’ont aidé à me déshabiller pour me coucher. Je n’ai rien vu, rien entendu ! »

« Si mon père s’occupait de nous ? Il n'en avait rien à faire ! Tout ce qui l’intéressait,
c’était l’argent ! Il a voulu se débarrasser de nous dès que notre mère est morte.
D’abord, il m’a envoyé chez son vassal pour que je devienne chevalier. Je sais bien
que je dois connaître les armes, savoir bien monter à cheval et combattre pour être
un seigneur, mais moi je n’avais aucune envie de partir en croisade !
Enfin...Maintenant, c’est moi qui commande ici. Pas de croisade ! Des parties de
chasse, plutôt ! Et puis il y a le mariage de ma sœur à organiser. Elle a 16 ans, alors
il est temps, comme disait mon père.
Lundi soir ? J’ai mangé dans la Grande Salle avec mon père et mon maître, Jacques.
Le repas n’a pas duré longtemps car Jacques était en colère et moi aussi. Il nous a
menti à tous les deux ! Pour me calmer, je suis allé sur le chemin de ronde discuter
avec les gardes. »

« Qui suis-je ? Jacques, chevalier et vassal du seigneur de Wismes. J’ai un fief pas très
loin d’ici et j’ai formé le jeune Amaury.
Pourquoi je suis là ? Le seigneur m’avait promis sa fille en mariage si je formais son fils.
Et voilà que j’apprends pendant un tournoi, alors que le jeune Amaury va être adoubé
dans quelques jours, que Damoiselle Aliéna va épouser un autre seigneur ! Je suis venu
voir le seigneur de Wismes pour lui demander de tenir sa promesse. Nous avons mangé
ensemble lundi soir mais il n’a rien voulu savoir...Je suis parti. Quand il a été tué, je me
trouvais dans les écuries, je m’occupais de mon cheval. Je n’ai rien à voir avec sa mort. »

VOCABULAIRE:

* Vassal: personne se mettant aux services d'un seigneur plus puissant (le suzerain).

* Fief: terre remise par un seigneur à son vassal en échange de services.

* Adoubement: cérémonie au cours de laquelle un jeune noble était fait chevalier.



« C’est horrible ! Notre seigneur n’aurait jamais dû mourir de cette manière ! Et ce pauvre
Monsieur Amaury, si jeune pour devenir seigneur, il ne doit avoir son titre de chevalier que
dans quelques jours !
Pourquoi je suis allé voir le seigneur? C’est simple, regardez autour de vous. Les vitraux
de l’église se sont brisés lors de la dernière tempête et je suis venu demander de l’argent
pour les réparer. La dîme des villageois ne suffit pas.
Qu’en a-t-il pensé ? Il a refusé mais j’ai l’habitude. Je pense qu’il aurait changé d’avis en
réfléchissant quelques jours. Je suis parti en lui rappelant qu’il s’agissait de la maison de
Dieu et que son Salut en dépendait. Je suis ensuite retourné dans l’église préparer mon
sermon pour la prière du lendemain. »

VOCABULAIRE:

* Dîme: impôt payé au curé de la paroisse, correspondant généralement à 10% des récoltes.

* Salut: fait d'aller au Paradis après sa mort.


« Bien sûr que je suis au courant ! Tout le village sait que le seigneur est mort mais cela ne
change pas grand-chose pour nous : un autre seigneur le remplace et puis voilà.
Mes relations avec le seigneur ? Je suis un serf : je dois donc obéir, faire mon travail et payer
mes impôts. Ma journée de travail va rester la même : du lever au coucher du soleil ! Bientôt
l’hiver, la journée sera plus courte, on pourra profiter des veillées au coin du feu.
Oui je suis allé le voir lundi. Je voulais lui demander la permission de me marier avec une femme d’une autre seigneurie. Bien sûr, il a dit non...Ou alors seulement si elle vient ici. Sauf que son seigneur à elle lui a dit la même chose. Quand je suis reparti, je suis allé rejoindre les autres paysans pour fouler le raisin. »

« Tom a raison, on est forcément au courant de la mort du seigneur même si ça ne change
pas grand chose pour nous. Je suis libre moi, je suis un vilain comme vous nous appelez,
mais je dois quand même obéir, payer et travailler.
Moi aussi j’ai demandé à voir le seigneur lundi. Je voulais juste lui dire que les récoltes de
céréales n’ont pas été bonnes et qu’on risque la disette, voire la famine. Il faut dire qu’on a eu un été pourri. Déjà que l’hiver dernier avait été particulièrement froid. Et on a encore eu des
gelées au mois de mai! Mais ça n’a pas eu l’air de l’intéresser. Il devrait pourtant savoir que
les céréales, c’est la base de notre alimentation. On en a besoin pour le pain, les bouillies, les
galettes. Lui, il peut chasser du gibier, mais pour nous la viande est plus rare. Quand on
crève de faim, on cherche des racines, des oiseaux, des baies sauvages dans les bois, même de l’herbe ! Après notre discussion, je suis rentré chez moi retrouver ma famille. Voulez-vous entrer un instant? Je vais vous présenter mon épouse. »

Cliquez sur le lien ci-dessous (surligné en jaune), faîtes l'activité en entier,

validez en cliquant sur le bouton suivant.

Quand toutes les réponses sont correctes continuez votre enquête.

Sinon, recommencez.

https://learningapps.org/watch?v=pjktxzzyn20

Cette fois-ci, vous n'avez plus de doute!
Vous savez qui est le coupable et quel est son mobile.
Vous écrivez une belle lettre au roi pour tout lui expliquer. Vous y présenterez toute votre enquête en précisant notamment bien tout ce que vous avez appris, ainsi que les preuves que vous avez trouvées qui vous permettent de faire votre accusation. Ne vous trompez pas! Le roi n'apprécierait pas...