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Transcript

LA FIN
DE LA GUERRE

CONCOURS NATIONAL DE LA RESISTANCE ET DE LA DEPORTATION

les opérations, les répressions,
les déportation et la fin
du IIIe REICH (1944-1945)

CNRD
2021-2022

Soldat américain à Kaufering (sous-camp de Dachau) le jour de la découverte du camp, le 27 avril 1945.
- Crédit: © United States Holocaust Memorial Museum, courtesy of Dr. Alfred B. Sundquist.

AVEC LE SOUTIEN DE

deuxième catégorie

Lieu historique, mémoire artistique contemporaine contre l'oubli

histoire de l'établissement

réalisations artistiques

démarche de recherche

Bibliographie sources

Remerciements

Lieu historique, mémoire artistique
contemporaine contre l'oubli

Nous sommes un groupe de lycéens qui avons voulu donner à voir les évènements qui se sont produits dans la ville de Thonon les Bains pendant la fin de la seconde Guerre Mondiale.
A travers ce support vous trouverez différentes étapes de notre travail et l'aboutissement du projet.
Nous avons choisi de mettre en lumière à travers des réalisations artistiques la thématique: fin de la guerre.
Les évènements qui se sont produits dans le lycée Savoie Léman à la fin de la guerre font état de la répression (les fusillés résistants), la poursuite de l'extermination de la population juive (deux élèves), la généralisation des actions punitives (les personnes torturées et déportées), l'univers concentrationnaire vécu par des figures féminines de la Résistance.
L’idée de révéler tout en maintenant une veille de cette mémoire, dans cet établissement scolaire, qui a été le théâtre d'évènements historiques, nous a semblé indispensable.
L'approche artistique permet d'avoir un regard plus sensible et plus révélateur de l'émotion liées aux évènements de la fin de la Seconde Guerre Mondiale, pour notre génération.
Faisant davantage appel à la mémoire qu'à l'Histoire, ce travail artistique s'inscrit dans l'affect (la mémoire renvoyant aux souvenirs), l'Histoire permettant d'expliquer le passé, nous espérons ne trahir ni les témoignages que nous avons reçu, ni les faits factuels qui se sont déroulés.Ces travaux artistiques permettent de faire un lien entre le passé et le présent afin que les émotions liées aux faits qui se sont produits traversent le temps.
En souhaitant que cela ne se reproduise plus, ni ici, ni ailleurs.

Genèse
Les axes retenus

Le siège de la milice de Thonon les Bains: un lycée et son hôtel le Savoie Léman
Les martyrs du Savoie Léman
Les déportés du Savoie Léman
Les internés torturés au Savoie Léman
Le mur des fusillés, vestige des atrocités de la Seconde Guerre Mondiale
Les personnes porteuses de la mémoire du lieu

Tout a commencé en classe lorsque notre professeur nous a demandé ce que signifiait "donner à voir" en Art. Afin d'étayer cette problématique, notre professeur nous a présenté un certain nombres d'artistes et d'oeuvres.
Une question nous est ensuite apparue:
Comment pouvions nous donner à voire un évènement qui s'était produit, sans être anecdotique et sans y avoir participé?
L'exemple de Gericault et de la frégate Méduse, Goya et son Tres de Mayo, Picasso et le drame de la ville de Guernica ou encore avec son tableau Massacre en Corée sont autant d'exemples parmis d'autres qu'a pu nous donner notre professeur. Il est pour nous devenu une évidence que partir d'un évènement historique connu de tous et étudié serait plus simple.
La Seconde Guerre Mondiale est apparue à l'unanimité. Nous avons recherché des lieux scolaires qui avaient pu être le théâtre des attrocités de cette période, afin de mieux pouvoir nous y projeter, étant les pairs de ceux qui auraient fréquenté les lieux.
Le lycée Savoie Léman et son mur des fusillés, au centre de la cours de l'établissement est devenu le point central des références à notre sujet. Nous nous y sommes rendus afin de mieux l'appréhender.
Stupéfaction de chacun, les personnes fusillées l'avait été mais à la fin de la guerre en 1944, et non pas par des allemands nazis, mais par des miliciens français. Après avoir discuté avec des élèves de l'établissement, bon nombre ne savaient pas que c'était le "vrai" mur devant lequel six résistants s'étaient fait fusiller par la milice française.
Après ces découvertes et en raison de notre réaction après la visite de ce lieu, notre professeur nous a proposé de nous inscrire au Concours National de la Résistance.
Le défi était lancé.
Pour proposer un travail de qualité, notre professeur à fait appel à l'association Blick Photographie et nous a épaulé pour organiser les rencontres avec les différentes personnes/organisations que nous souhaitions rencontrer et qui pouvaient être sources et ressources pour ce travail.
Nous avons ensuite imaginé de restituer notre travail à travers ce site, à savoir les recherches et la création d'une exposition artistique in-situ, intitulée: Mémoire artistique contemporaine contre l'oublis.
Les axes abordés dans l'expositions sont:

Genèse _ Les axes retenus

Création de l'école hôtelière

1912

création de l'hôtel

1935

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Histoire du lycée Savoie Léman

1912-2022

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LOREM IPSUM


aujourd'hui

1944

Au début du XXe siècle, la ville de Thonon les Bains, très fréquentée pour ses thermes par une clientèle internationale de curistes, comptait de nombreux hôtels de bonne catégorie et même un palace.

La municipalité décida de créer une section hôtelière dans le collège de la ville (actuellement Collège Jean-Jacques Rousseau), afin d’y former des personnels qualifiés pour ces établissements.


C’est ainsi que naquit à Thonon-les-Bains, sous l’impulsion du Sénateur de Haute-Savoie Jules Mercier et par le décret du 2 avril 1912, la première école hôtelière publique et gratuite française.



L'école se développa rapidement, et en 1927, la ville fit appel à l’architecte Louis Moynat pour concevoir un bâtiment spécialement adapté.

Le nouvel établissement – dans le style architectural fonctionnaliste a été inauguré en 1935, à l’angle des boulevards Carnot et de la Corniche. A cet emplacement, il a succédé à une prison pour femme devenue simple prison d’arrondissement après l'annexion de la Savoie à la France en 1860.


Cette nouvelle 'École Hôtelière de la Savoie et du Léman' était dotée d’un établissement scolaire et d’un hôtel d’application 3 étoiles ouvert à une clientèle extérieure.

18 février 1944

Les inspecteurs du SPAC (Service de police anti-communiste) et des miliciens, arrivent à Thonon les Bains et certain s'installent au Savoy Leman (hôtel du lycée Savoie Léman).


1914-1918


Première Guerre Mondiale

1922

Ouverture du premier camp de concentration de Dachau en Allemagne

1ER septembre 1939

Début de la Seconde Guerre Mondiale

OCTOBRE 1941

Isidore Aron entre en deuxième année d'étude a l'école hôtelière de Thonon

27 avril 1940

création du camp de concentration d'Auschwitz

20 mai 1940

accueil des prisonniers au camp de concentration d'Auschwitz

31 janvier 1944

Proclamation de l'état de siège en Haute Savoie suite aux actions de la Résistance

17 AOUT 1944

Libération de la ville de Thonon les Bains, 12 résistants meurent lors des combats contre l'armée Allemande Nazie

Le Lycée Savoie Léman compte 625 étudiants en 2021 dont près de 300 internes. Depuis quatre ans, à chaque rentrée, est organisée une cérémonie officielle en mémoire des personnes fusillées dans l'établissement et déportées de l'établissement. Lors d'une des cérémonies Madame Bouvet-Néplaz a fait don d'une oeuvre : La flamme de la Résistance de Iréné Voisin, illustrant la parole de De Gaulle, signifiant que cette flamme ne doit pas s'éteindre.


31 janvier 1944

Proclamation de l'état de siège en Haute Savoie suite aux actions de la Résistance.

juillet 1940

Les pleins pouvoirs sont donnés au Maréchal Pétain, le gouvernement s'installe à Vichy


juin 1940

Armistice avec L’Allemagne Nazie et l’Italie Fasciste


20 février 1944

Maurice Flandin membre FTP

et sa compagne et agent de liaison Antoinette Pettavino sont torturés par la milice


21 février 1944

Maurice Flandin meurt sous les coup de la milice dans les sous-sol du lycée Savoie Léman



20 janvier 1944

Isidore Aron est déporté dans le convoi 66 à Auschwitz. Il y arrive le 26 janvier 1944, parfois identifié comme élèves, parfois comme électricien.

O5 MAI 1945

Isidore Aron meurt a Dachau ou Buchenwald

26 FÉVRIER 1944

Exécution par la milice de

Ange Angeli membre FTP, Marius Bouvet membre FTP ,

Jean Genoud membre FTP , André Grépillat résistant,

Jean Tallieu membre FTP , René Trolliet membre FTP

La Cour martiale milicienne siégeant au Savoie-Léman, juge ces six résistants qui ont tous subi les pires tortures et en quelques minutes les condamne à mort.


SEPTEMBRE 1938

Oswald Jacobi devient élève a l'école hôtelière de Thonon

4 SEPTEMBRE 1942

Oswald Jacobi arrive à Auschwitz avec le convoi 28, il sera envoyé dans les chambres à gaz.

6 JUIN 1944

Débarquement des troupes américaines et anglaises sur les plages de Normandie


8 MAI 1945

Capitulation de l'Allemagne Nazie


démarche de recherche

Que s'est-il passé au lycée Savoie Léman entre 1944 et 1945 ?

Il a s'agit de retrouver les témoignages des différentes personnes ayant vécues les attrocités par leurs enfants, remettre les informations dans le contexte historique. Choisir d'illustrer par l'Arts tout en respectant la mémoire des personnes et leur engagement en faveur de la liberté.

7

personnes assassinées au Savoie Léman

23

les personnes interrogées au Savoie Léman

au moins

personnes déportées du Savoie Léman

72

les personnes déportées du Savoie Léman seront assassinées dans les camps de concentration et d'extermination

36

Maurice FLANDIN-GRANGET torturé jusqu'à ce que mort s'en suive.

6 personnes fusillées:

Ange ANGELLI

Marius BOUVET

Jean GENOUD

André GREPILLAT

Jean TALLIEU

René TROLLIET

Les productions artistiques:

réalisations
photographiques

réalisations
plastiques

installations

exposition- plan

Plan de l'exposition

Entrée de l'établissement

Entrée de l'hôtel

Cour du lycée

Mur des Fusillés

administration

caves

premier étage

Plan de l'exposition _ 1er étage

Entrée de l'établissement

Entrée de l'hôtel

Cour du lycée

Mur des Fusillés

administration

Plan de l'exposition _ caves

Entrée de l'établissement

Entrée de l'hôtel

Cour du lycée

Mur des Fusillés

administration

Points de vue de l'exposition RDC

Points de vue de l'exposition 1er étage

Points de vue de l'exposition caves

Vidéo projetée sur le mur du couloir menant aux caves; noms des personnes ayant été torturées au Savoie Léman défilent, accompagnée de la voix "Je l'entendais, murmurer, et tous les autres, et tous les autres..."

Sur le mur du couloir se trouve cette plaque commémorative:

Photographies

Astreintes Féminines

Souvenirs Contemporains

La Valise

Ferment Résistant

Mémoire contemporaine de la Résistance

Matière collective in-situ

La Valise

Cette valise, que vous voyez devant vous est celle d’Oswald Jacobi.

Oswald Jacobi est né à Francfort (Allemagne) en septembre 1922. Il était d’origine juive et venait d’un milieu aisé. Il avait une sœur du nom de Lore.

En 1938, certainement pour des raisons politiques, Oswald fuit l’Allemagne pour se réfugier à Thonon-les-Bains. Il intègre alors l’école hôtelière. Sa soeur part Angleterre en décembre 1938 après la Nuit de Cristal. Lorsque la guerre éclate en 1939, Oswald, qui a un statut d’étranger, est emprisonné au camp d’internement d’Arandon en Isère, puis dans un camp de concentration à L’Oriol dans la Drôme. Il retourne ensuite à Thonon.. En raison de gros problèmes financiers, il ne peut pas reprendre ses études correctement.

Après plus de 5 ans à vivre sur le territoire français, il est obligé de se faire recenser au commissariat de police en tant que Juif étranger et c’est ainsi que sa trace a été retrouvée.

Lors d’un stage d’été qu’il effectue à Annecy en juillet 1942, un officier de police français arrête Oswald Jacobi. il est alors intégré au convoi n°28 en direction de Lyon, puis Paris et Drancy. il n’a pas le temps de récupérer sa valise.

Il est déporté le 4 septembre 1942 à Auschwitz Birkenau.

A quelques jours de son anniversaire, il est assassiné dans une chambre à gaz..

Cette valise, que vous voyez devant vous, était la valise d’Oswald Jacobi.

Oswald Jacobi est né à Francfort (Allemagne) en septembre 1922, il était d’origine juive et venait d’un milieu aisé, il avait une sœur au nom de Lore.

En 1938, certainement pour des raisons politiques, Oswald a fui l’Allemagne pour se réfugier à Thonon-les-Bains et a intégré l’école hôtelière tandis que sa sœur est partie en Angleterre en décembre 1938 après la Nuit de Cristal. Lorsque la guerre éclata en 1939, Oswald, qui avait à ce moment-là un statut d’étranger a été emprisonné au camp d’internement d’Arandon en Isère, puis dans un camp de concentration à L’Oriol dans la Drôme. Après ses plusieurs détentions, il retourne à Thonon mais il a eu de gros problèmes financiers ce qui ne lui a pas permis de suivre ses études correctement.

Après plus de 5 ans à vivre sur le territoire français, il est obligé de se faire recenser au commissariat de police en tant que Juif étranger et c’est ainsi que sa trace a été retrouvé.

Lors d’un stage d’été qu’il effectuait à Annecy en juillet 1942, un officier de police français a arrêté Oswald Jacobi, il été mis dans le convoi n°28 en direction de Lyon, puis Paris et Drancy, il n’a pas eu le temps de prendre cette valise.

Il sera déporté le 4 septembre 1942 à Auschwitz Birkenau.

A quelques jours de son anniversaire, il fut assassiné dans une chambre à gaz.

impression sur Dibond; format 100 par 75 cm
et texte en 20 par 30 cm

La valise était celle d'Oswald Jacobi.

Elle est une preuve, une trace d'Oswald Jacobi.

La difficulté qui nous est apparue, a été de donner une valeur à cet objet. Une valeur non pas financière mais émotionnelle et affective.

Cette valise a été gardée dans la cave de la famille de Henri Carisey.

Elle fût confiée à Jacqueline Bouvet Neplaz. La valise est maintenant dans les réserves des professeurs d'histoire géographie de l'établissement.

Cette valise est précieuse à nos yeux, il nous semble difficile de trouver un lieu qui puisse la mettre en valeur et qu'elle soit préservée.

Nous avons donc réalisé une photographie de cette dernière, de façon à la magnifier comme on peut le faire avec des pierres précieuses dans un écrin, qui sera en velours noir, renforçant aussi l'apparence fragile de la valise.

Notre dispositif de présentation, de l'image de la valise et d'un texte à ses côtés la recontextualisant, est proche de la démarche artistique de Raphaël Dallaporta, dont la démarche est de présenter des clichés photographiques souvent accompagnés de textes.

Il a travaillé sur une forme de représentation de la guerre avec son travail sur les mines antipersonnel, réuni dans un livre en 2005; son procédé donne à voir des mines antipersonnelles comme si elles étaient des bijoux ou des objets précieux.



Matière collective in-situ

impression photographie sur papier Hahnenmülle au format 13 par 18 cm
Collage sur Leporello

Il s'agit de photographies prises dans les caves de l'établissement. Lieu de torture des internés du Savoie Léman.

Cette série de photographies, montre l'évolution du temps, qui passe et du quotidien qui reprend le dessus, sur les lieux qui ont été témoins de cruauté et d'horreur.

Les caves ont repris leurs fonctions de lieu de stockage. Certaines caves ont gardé les murs "bruts", ce qui permet d'entrevoir ce qu'on pu voir les personnes qui ont été retenues de force et torturées dans ces lieux

Certaines ont été remises en état ou adaptées pour avoir de nouvelles fonctions. Ce qui a pu s'y passer est donc masqué.

Ce travail permet de montrer et mettre en scène par le biais du Leporello, le nombre d'actes abominables qui y ont été commis.

Le Leporello est un support en accordéon qui présente différentes images. Dans l'opéra de Mozart Don Giovanni, Leporello est le valet de chambre de Don Giovanni ou Don Juan et est le messager de son maître.

On peut y voir dans notre installation comme ce support serait un témoin ou un rapporteur des évènements atroces qui se sont produit en ces lieux.

Le Leporello est un support utilisé par les artistes photographes pour rendre compte de leur travail, en faisant en sorte que le support de leur photo soit un élément à manipuler, et un élément artistique à part entière.

Il est mis en scène sur une desserte, ou le chariot à fromage le plus ancien de l'établissement. Cela suggère que l’on sert le leporello, qu'il devient un produit.



Ferment Résistant

impression photographie sur papier photo satin; format 60 par 80 cm et six formats 20 par 30 cm

Il s'agit d'une photographie mettant en scène une valise devant un mur criblé d'impacts de balles, la valise contenant de la terre et six roses rouges posées comme un fagot vertical.

La disposition des roses rappelle la façon dont les soldats, au repos, pouvaient poser leurs fusils pour que les canons ne touchent pas le sol. Elles se retrouvent comme enlacées à l'extrémité. La disposition des roses rappelle cette image. L'image est d'autant plus forte que ce sont les boutons des roses qui se rejoignent pour se soutenir les unes avec les autres. Proposant une image de ces six hommes qui se sont soutenus jusqu'à la morts et qui ont protégé par leur silence les membres de leur groupe de résistants.

Les fleurs coupées sont des éléments des natures mortes et des styles picturaux appelés Vanité. La symbolique des éléments qui composent se genre pictural rappelle aux humains qu'ils sont mortels, les fleurs coupées symbolisent la vie éphémère, une fois coupées leurs durée de vie est scellée dans le temps, tout comme ces résistants retenus dans les caves du Savoie Léman. Ils étaient le plus souvent déportés et pour sept d'entre eux, ils sont morts au Savoie Léman (Maurice Flandin torturé, mort des suites de ses blessures; Angeli, Bouvet, Genoud, Grépillat, Tallieu, Trolliet fusillés par des miliciens).

Le fait de présenter ces fleurs coupées plantées dans de la terre, permet de communiquer notre prise de conscience: leurs actes de bravoure et d'implication dans la résistance n'a pas été vain; le souvenir de leur engagement est perpétué pour les élèves de cet établissement.

La valise criblée de trous fictifs, correspond aux différentes catégories de victimes des atrocités de la seconde Guerre Mondiale: les personnes torturées, les personnes déportées, les personnes fusillées, les familles endeuillées des victimes appartenant aux précédentes catégories.

La valise pleine de terre rappelle la vie autour de ce mur. En effet, lors de la restructuration du bâtiment, les services de construction avaient retiré la terre au pied du mur, les familles de fusillés y ont vu la perte de l'identité de ce lieu de mémoire. En la mettant dans cette valise, la terre où des hommes sont tombées reprend sa place.

La mise en scène devant le mur devant lequel des hommes ont été fusillés, permet de faire un lien entre le passé et l'hommage rendu par les vivants ou le générations actuelles.


Six portraits d'élèves s'effacent pour honorer la mémoire des six personnes décédées dans leur établissement derrière des roses rouges, qu'ils tiennent devant eux comme un étendard.

Capsule Mémorielle

Installation

Il s'agit d'une installation qui devait au départ se trouver dans une chambre de l'hôtel Savoie Léman (voir croquis).


La mise en scène des documents permet de questionner le spectateur. Le support des journaux sous entend qu'une information est délivrée. Donc le support permet au spectateur de découvrir des informations, cependant elles apparaissent avec différents types de typographies.

Il était prévu au départ que ce travail soit installé dans une chambre de l'hôtel dont la fenêtre donne sur le mur des fusillés.


Mémoire contemporaine de la Résistance

impression photographie sur plexiglass; format 100 par 120 cm

Il s’agit d’une photographie d’une mise en scène devant le mur où se sont faits fusillés six résistants (Angeli, Bouvet, Genoud, Grépillat, Tallieu, Trolliet assassinés par des miliciens français).

Cette mise en scène traduit l’effroi provoqué par les impacts des balles sur le mur et le lieu que fût l’hôtel d’application du lycée, lieu de transit avant les déportations vers les camps de concentration. Six figures humaines sont présentes devant le mur.

La personne au centre de l’image tient un flambeau, un élément d’une sculpture en bois réalisée par Irènée Voisin intitulée le flambeau de la Résistance. C’est le seul personnage qui regarde vers cette flamme, la lumière, qui éclaire, qui symbolise aussi l’espoir, à la fois de jours meilleurs pour les résistants mais aussi de lumière contre les idées obscurantistes diffusées par l’Allemagne Nazie et reprises par le régime de Vichy.

Quatre personnes semblent être prises dans une spirale autour de lui, décomposant la chute d’un être humain ; après avoir été victime de tirs d’une fusillade.

Une personne s’agrippe au mur, la seconde s’y retient à deux mains, la troisième sur ventre au sol tend la main à travers un ultime souffle, quant à la quatrième au pied de la personne tenant se flambeau gît sur le ventre le visage tourné vers le sol. On peut y voir une métaphore de la vie qui s’éteint, de toutes les personnes qui ont donné de leur vie pour défendre l’idéal de la liberté porté par les idées de la Résistance.

La personne passant une ligne blanche au sol, incarne toutes les personnes déportées qui sont parties de l’établissement Savoie Léman pour la déportation vers les camps de concentration.

Cette composition rappelle le travail photographique de Jeff Wall, lorsqu’il met en scène des soldats lors d’un combat, intitulé Dead Troops Talk (A Vision after an Ambush of a Red Army Patrol near Mogor, Afghanistan, Winter 1986) de 1992, ou encore par sa composition le tableau de Eugène Delacroix, La Liberté Guidant le Peuple, de 1830.


Souvenirs Contemporains

impression photographie sur papier photo avec passe-partout; format 8 par 15 cm chacune

Il s'agit d'une série de deux photographies d'éléments architecturaux du lycée et de son hôtel.

Ce qui nous a intéressé en premier lieu c'est l'absence de figure humaine.

Le bâtiment est montré à deux époques différentes.

Pendant la période de la Seconde Guerre mondiale et de nos jours.

Les éléments qui apparaissent sur les photos sont la structure caractéristique des espaces: la façade de l'hôtel et sa réception.

Il s'agit du lieu où ont séjourné des miliciens, et qui ont torturé dans les caves des personnes innocentes.

L'intérieur de l'hôtel, plus particulièrement la réception de l'hôtel, où les clients sont accueillis du mieux possible afin qu'ils passent un agréable séjour. Ceci est en surface, car dans les caves du bâtiment des personnes ont été torturées, par les miliciens, qui eux dormaient dans les étages.

On peut y voir un aspect religieux avec un paradis et un enfer dans le traitement des séjours en ces lieux: les caves où les personnes vivaient l'enfer et dans les étages les bourreaux miliciens qui se reposaient sereinement.

Cette série photographique se rapproche du travail de Sophie Ristelhueber, artiste plasticienne (photographe et réalise des installation sonore), elle travaille sur la notion de trace sur les bâtiments et les architectures. "Prenant souvent pour point de départ un « fait réel »1 dont certains conflits géopolitiques, elle évoque une création qu’elle déclare inséparable du « monde existant » " , son travail trouve un écho dans notre traitement de l'image de ces lieux, par la dualité que nous proposons entre le passé et le présent.

A travers ces photos on cherche à voir la modernité qui n'efface pas le passé.


Ceci est un paragraphe prêt à contenir créativité, expériences et histoires géniales.

Astreintes
Féminines

impression photographie sur papier photo satin; huit formats 20 par 30 cm

Il s'agit de Madeleine Riffaud résistante. Femme de l'ombre (elle n'avouera qu'en 1994 qu'elle l'a été) et femme engagée politiquement contre toutes les formes de guerres, d'occupation (contre la colonisation).


Entrée en Résistance à 17 ans, elle a connu les réseaux patriotiques, la torture sous la Gestapo, Charles de Gaulle et Jean Moulin. À la libération de Paris le 25 août 1944, elle côtoie Paul Eluard qui publiera ses poèmes écrits en prison et Pablo Picasso, qui dessinera son portrait avec ses "yeux de folle".


Une jeunesse guidée par la liberté, plus tard aussi dans sa longue vie qui se poursuivra au Vietnam aux côtés de Hô Chi Minh mais aussi en Algérie pour dénoncer les tortures.


Fille d'instituteurs dans la Somme, Madeleine Riffaud a été confrontée jeune à la souffrance et à la mort. En mai 1940, alors que sa famille fuit l'offensive allemande, elle survit à un raid aérien.


Pour Madeleine Riffaud, c'est un soir de novembre 1940 qu'elle décide de s'engager. Harcelée par des soldats allemands à la gare d'Amiens, elle décide de lutter contre l'occupant nazi.

Humiliée, révoltée par la vie parisienne insouciante au milieu de l'Occupation, Madeleine Riffaud s'engage, non sans difficulté, aux côtés de son fiancé.


Grande reporter, elle a également publié un livre en 1974 sur l'hôpital public. Aujourd'hui encore, elle partage ses souvenirs.

Denise Jacob, soeur de Simone Veil s'engagea à 19 ans dans la Résistance à Lyon en 1943. Elle fut arrêtée, torturée et déportée à Ravensbruck. Elle survécut et témoigna toute sa vie.

A la prison de Montluc de Lyon, devenu Mémorial, une cellule porte son nom : Denise Vernay, née Jacob, soeur de Simone Veil, fut emprisonnée ici pendant une quinzaine de jours en juin 1944. Elle subit plusieurs interrogatoires et séances de tortures à la Gestapo, déplacée place Bellecour. Sans parler. Sans livrer aucune information de son réseau le groupe Franc-Tireur. Début juillet 1944, elle fut déportée à Ravensbruck ou elle rencontra Germaine Tillion dont elle deviendra plus tard l'assistante.

Dans ces étroites cellules de Montluc, on a peine à imaginer l'entassement, la promiscuité, la chaleur. Mais aussi la solitude extrême de cette jeune-fille, qui "fête" ses 20 ans en prison, n'a aucune nouvelle de sa famille, raflée à Nice trois mois plus tôt. De cette famille juive, qui aimait tant la littérature, seules ses soeurs, Madeleine dite Milou et Simone, la plus jeune, future Simone Veil, survivront à Auschwitz comme elle-même reviendra de Ravensbrück. Ses parents, André et Yvonne et son frère Jean seront assassinés.

En octobre 1943, Denise vit avec sa famille à Nice quand les arrestations de Juifs commencent à se multiplier. Elle est éclaireuse chez les scouts, sous le nom-totem de "Miarka". Et c'est naturellement ce nom qu'elle choisit pour entrer en clandestinité dans la résistance à Lyon pour le mouvement Franc-Tireur. Elle est agent de liaison, sillonne les rues de Lyon à bicyclette pour porter des messages. Parfois 18 adresses en une seule journée, qu'elle doit, comme les messages, retenir par coeur, dans cette ville qu'elle ne connait pas. Alors Denise se récite ses poêmes préférés pour exercer sa mémoire. La poésie l'accompagnera aussi au camp de concentration.

En mars 1944, après l'arrestation de plusieurs résistants, dont Marc Bloch, Denise passe quelques jours à Nice, pour se mettre "au vert". C'est la dernière fois qu'elle verra sa famille. Du mouvement Franc-Tireur, elle passe au Mouvement unifié de la Résistance du côté d'Annecy et se fait arrêter le 18 juin 1944 avec deux postes de radio. Elle sera transférée à Montluc.

Revenue de Ravensbruck en 1945, Denise Vernay-Jacob restera toute sa vie fidèle à ses engagements, témoignant inlassablement de ses compagnes disparues en détention. Toujours avec discrétion, dans l'ombre de sa soeur Simone Veil.

Son petit carnet, fabriqué au camp, avec un morceau de toile de jute. Sur la couverture un grand "V" avec écrit "la Victoire en Chantant"! Dans ce carnet, Denis y avait écrit ses poêmes préférés et ceux de ses camarades. La poésie pour braver la mort.

Après la guerre, Denise choisit la vie, se marie et a trois enfants. A la fin des années 60, Denise Vernay-Jacob devient la collaboratrice de germaine Tillion. Elle publiera même, avec le soutien de la grande ethnologue, un mémoire sur une communauté de Harkis à Lodève.

Denise Vernay est décédée en 2013 mais elle reste une figure extraordinaire pour tous ceux qui l'ont croisée. Et son inlassable combat pour la liberté est une inspiration pour les jeunes filles et les femmes d'aujourd'hui.

Issue d'une vieille famille coloniale (son père est sous-directeur des Messageries maritimes), Marie-Madeleine Bridou est née à Marseille le 8 novembre 1909 et a vécu jusqu'à l'âge de 10 ans en Extrême-Orient. Pensionnaire du très huppé Couvent des Oiseaux, résidant ensuite cinq ans dans le bled marocain, mariée au colonel Méric dont elle a cinq enfants, elle partage depuis 1938 les passions nationalistes du commandant Loustaunau-Lacau, dit "Navarre". Secrétaire du groupe de publications d'extrême droite qu'il a créé, elle est à ses côtés à Vichy en 1940 et participe à la rédaction de l'appel à "La Croisade" qu'il fait parvenir à Londres par divers intermédiaires, dont Jacques Bridou, son frère, puis à la création du réseau Alliance en avril 1941 sous l'égide de l'Intelligence Service, après le refus opposé par le général de Gaulle.
Audacieuse, sachant s'entourer de dévouements nombreux, elle prend le relais de "Navarre" après son arrestation en mai 1941 et guide avec le commandant Faye, "Aigle", le développement de cette organisation à forte composante militaire et masculine. Elle-même prend le pseudonyme de "Hérisson", qui laisse planer le doute sur son sexe, et donne à chaque agent un pseudonyme d'animal, d'où le nom "Arche de Noé" du réseau. Ce dernier, très bien équipé, s'étend et fournit aux Britanniques de nombreux renseignements sur les sous-marins et les bases de V1 et V2. Fin 1941, le réseau possède des filières de passage de la ligne de démarcation des Pyrénées, des points d'hébergement, des agents de renseignement et de liaison.

Menant une vie itinérante, d'abord à travers la zone Sud au gré des déplacements de la centrale du réseau (Pau, Marseille, Toulouse, etc.), elle échappe à plusieurs reprises aux arrestations, en partie grâce aux appuis de ce dernier dans l'appareil vichyste. Elle a bénéficié une première fois de la valise diplomatique pour se replier clandestinement en Espagne à la fin de 1941. Arrêtée à son état-major à Marseille le 10 novembre 1942, peu après l'embarquement clandestin du général Giraud organisé par Alliance, elle peut s'évader avec ses compagnons en cours de transfert vers Castres grâce à la complicité de policiers liés au réseau (dont le commissaire Théus, futur responsable du réseau Ajax). Le travail du réseau se poursuit et, en février 1943, le PC est installé à Lyon.

Partie à Londres le 18 juillet 1943, elle participe à l'intégration d'Alliance dans les services giraudistes, puis dans l'organisation plus ou moins unifiée par le Bureau Central de Renseignement et d'Action (BCRA) au printemps 1944. Revenue en France en juillet 1944 pour reprendre en main le réseau qui a été décimé, elle est arrêtée à Aix-en-Provence par la Gestapo, parvient à s'évader et à rejoindre le maquis. Elle participe ensuite avec son réseau à l'avance des troupes alliées. Après la Libération, elle se consacre à la recherche de ses compagnons déportés et fonde l'Amicale du réseau Alliance dont elle est la liquidatrice.

Vice-présidente de l'Association nationale des Médaillés de la Résistance et de la Fédération des réseaux de la France combattante, devenue gaulliste active, membre du Rassemblement du peuple français, elle milite pour le retour au pouvoir de De Gaulle en 1958, fonde avec Léon Delbecque la Convention républicaine qui est intégrée à l'UNR (Union pour la Nouvelle République), dont elle devient membre du comité central. Présidente du Comité d'Action de la Résistance (CAR) qui fédère une cinquantaine d'associations, de 1962 à sa mort, elle constitue à la demande de Maurice Papon, le jury d'honneur chargé en 1981 d'examiner son passé résistant et qui, sous la présidence de Daniel Mayer, rendra un verdict compréhensif. Elle a été députée à l'Assemblée des communautés européennes en 1981-1982.


D'après Jean-Marie Guillon, in Dictionnaire historique de la Résistance, sous la direction de François Marcot, Paris, Robert Laffont, 2006.

Née le 24 juin 1911 à Moscou (Russie), morte guillotinée le 4 août 1944 à Berlin-Charlottenburg (Allemagne) ; mannequin, secrétaire dans l’industrie ; résistante secrétaire de l’Organisation civile et militaire OCM.

Son père, Apollon Apollonovitch Makarovff appartenait à la haute société russe, il fut vice-gouverneur à Bakou puis pendant la guerre civile, la famille émigra à Paris en 1920. Véra arriva donc dans la capitale française à l’âge de neuf ans où elle était munie d’un passeport Nansen. Après ses études, elle travailla comme mannequin dans des maisons de couture russes puis comme secrétaire de l’industriel Jacques Arthuys. En 1937, elle épousa le prince Nicolas Alexandrovitch Obolensky (1900-1979), fils du gouverneur de Saint-Pétersbourg, propriétaire d’immeubles à Nice.

Dès le début de l’Occupation de la France, elle entra dans un groupe de résistance avec Jacques Arthuys. En décembre 1940, il fusionna avec celui de Maxime Blocq-Mascart dont les activités étaient le renseignement et l’évacuation à l’étranger des prisonniers de guerre britanniques. Vera Obolensky, que ses proches surnommaient Vicky, prit en charge le secrétariat central du mouvement qui devint l’OCM au printemps 1941. Parallèlement à cette activité, Vicky aida régulièrement Marcel Berthelot dans la centralisation des renseignements destinées au réseau Centurie et à la Confrérie Notre-Dame CND.

Après l’arrestation de Jacques Arthuys le 21 décembre 1941, Vera Obolensky se mit au service de son successeur, le colonel Touny et conserva la responsabilité du secrétariat central de l’OCM. Dans ses fonctions, elle fit preuve d’une perspicacité (affaire Tilden) et d’un sang froid qui sauva l’OCM. En septembre 1943, lorsque Maxime Blocq-Mascart devint membre du bureau permanent du Conseil national de la Résistance (CNR), elle fut son agent de liaison.

Véra Obolensky est arrêtée le 16 décembre 1943 par l’équipe de Rudi Von Merode travaillant pour la Gestapo, chez son amie russe Sofka Nossovitch, résistante de l’OCM, rue Saint-Florentin. Inculpée de haute-trahison, jugée à Paris, Vicky fut condamnée à mort mais refusa de signer un recours en grâce, puis fut finalement déportée en Allemagne, à la prison Alt Moabit puis à celle de Barninstrasse. Elle fut guillotinée le 4 août 1944 dans la prison de Plötzensee à Berlin-Charlottenburg.

Dans le cimetière de Sainte-Geneviève-des-Bois, derrière le cimetière russe orthodoxe, une stèle honore la mémoire de Vera Obolensky. À Rueil-la-Gadelière où elle vécut dans les années 1940, avec son époux, lui aussi résistant, lieutenant FFI déporté, une plaque immortalise la mémoire de Véra. Dans cette commune, en 1958, au cours d’une cérémonie officielle, elle reçut à titre posthume, la Croix de chevalier de la Légion d’honneur et la Croix de guerre.


Auteurs : Fabrice Bourrée, Annie Pennetier et Françoise Strauss

En cliquant sur chacun des portraits vous découvrirez pourquoi ces élèves ont choisi de s'associer à ces Résistantes.

En tant que femme en devenir, elles sont conscientes que certains combats sont encore à gagner, mais lorsque l'intérêt de tous au-delà du genre, certaines femmes s'engagent par leurs actes.

Malheureusement, leur visibilité est nulle ou peu montrée. Comme l'a rappelé Madame Jacqueline Bouvet Néplaz, les femmes pendant la Seconde Guerre mondiale ont joué un rôle crucial, en tant que résistante ou en tant que mère célibataire, se retrouvant seule du jour au lendemain pour subvenir au besoin de leur famille.

Les élèves représentées ont choisi de se mettre en miroir de ces femmes afin de leur rendre hommage de par leur engagement pour la Résistance et la Liberté. Toute ont été arrètées au moins une fois pendant la période de la Seconde Guerre Mondiale et ont été de vaillantes résistantes face à l'occupation Nazie ou dans les camps de la mort.

Le visage de chacune de ces femme est couvert d'extrait de poèmes écrits par des hommes sur la Résistance Française: Paul Eluard et son poème Liberté de 1942. Louis Aragon La rose et le Réséda 1943, Robert Desnos Ce Coeur qui haïssait la guerre 1943


Le texte abordant la liberté voile leur visage, comme par pudeur et discrétion face à l'engagement en faveur de la liberté d'une oppression: physique dans les camps de concentration ou politique (gestapo, milice, nazi).


Le titre astreinte fait référence à cet état de veille et lorsque cela le nécessite d'intervenir rapidement. Le terme astreint peut aussi renvoyé à une obligation ou une contrainte, dans ce cas ce serait contre le principe de liberté (de penser, de se déplacer, de vivre, d'agir..) qui fût refusé à ces femmes.

installations

Les reflets de la Résistances

Hommage Célébré

Etai Mémorable

Capsule Mémorielle

Communauté déportée

L'écho de la mémoire

réalisations plastiques

Hommage Célébré

Ornement des motifs passés

In-o(u)blitération Enfantine

Les reflets de la Résistance

6 impressions de photographie sur adhésif; format 85 par 90 cm

Il nous est apparu indispensable que pour les élèves humanisent le combat des hommes de la Résistance, ceux tombés lors de la fusillade du lycée Savoie Léman le 26 février 1944, que leurs noms s’incarnent, en apposant leurs portraits au-dessus du mur devant lequel ils sont tombés sous les balles des Miliciens Pétainistes, après avoir été torturés et sans avoir dénoncés aucun de leur camarade.


La date figurant sur la plaque qui fut déposée pour honorer la mémoire des six fusillés du Savoie Léman fût déposée le 1er novembre 1944. Même si l’armistice de la seconde Guerre Mondiale est au 8 mai 1945, la ville de Thonon les Bains fût libérée les 16 et 17 août 1944.


Afin de permettre aux élèves de s’approprier l’Histoire de leur établissement et des tortures subies par bon nombre d’hommes pour défendre la liberté et la France Libre, il fallait un dispositif qui permette de leur rendre hommage lorsque nous sommes face au mur devant lequel ils ont été fusillé, et dans le bâtiment. Les fenêtre surplombants ce mur, donnent à voir leurs visages qui surplombent les déplacements des élèves dans cet espace de passage.


Le dispositif permet de voir les visages à l’intérieur et à l’extérieur par le biais de la transparence. Ce dispositif rappelle les vitraux dans les églises qui permettait aux personnes illettrées de comprendre des passages de la Bible. Dans le contexte de l’établissement les visages sur ces fenêtres permettent d’humaniser les noms de ces six martyrs, tout en rappelant aux élèves que la barbarie et la torture peuvent se manifester partout en temps de guerre, même dans un établissement scolaire.


La lumière qu’elle vienne de l’extérieur en journée ou de l’intérieur le soir/la nuit lorsque l’on est devant le mur, révèle leur visage, comme un état de veille de leurs actes et de leur sacrifice pour combattre la barbarie nazie et la France Pétainiste. L’expression lueur d’espoir prend alors tout son sens. Jusqu’au bout ces six hommes ont cru en un idéal et l’on défendu en protégeant par leur silence leurs camarades résistants, espérant une issue positive à leur combat se sachant condamnés.



Hommage célébré

collage différents média, puis numérisation et installation sur vitrages extérieurs, format 70 par 140 cm chacun

Le poing levé est une geste qui est apparu pendant la seconde guerre mondiale en opposition au salut fasciste. Il a été souvent repris lors d'évènement politique identifiés de gauche.


A travers ce geste nous avons voulu signifier l'importance des femmes et enfants durant la Seconde Guerre Mondiale, et à la façon dont ils sont entrés en Résistance.

Nous avons réalisé quatre poings dans lesquelles nous avons fait des collages pour mettre en avant que malgré la souffrance les femmes et les plus jeunes ont lutté au quotidien dans un monde en guerre, certain se sont engagés de façon plus politique contre l'Allemagne nazie et contre les idées de Vichy et les miliciens.

Nous avons aussi représenté le lycée lors de cette période, durant laquelle des élèves et des professeurs ont résisté, malgré la présence de la milice et des interrogatoires qu’ils faisaient subir pendant que les élèves étaient en cours. (témoignage de Mr Armand Antonietti, professeur et résistant)

Pour cela que nous avons nommé notre réalisation hommage célébrés afin de donner à voir l'implication que ces personnes on eu en cette période, et des élèves qui étaient présents et ce lieu ont aussi joué un rôle important, vécus des moments forts.


Témoignage de Mr Armand Antonietti

"...D'anciens élèves de l'école hôtelière revenaient nous voir ;ils étaient partis de chez eux pour éviter les camps de travail en Allemagne;je réussis à en placer quelques-uns comme surveillants des élèves de l'école."(le 18 février 1944) "Les arrestations commencent aussitôt dans la ville ; on perquisitionne, on vole; les agents de renseignements ont bien fait leur travail, les surveillants sont parmi les premiers arrêtés (un élève de l'école fut identifié comme étant un agent de la Gestapo...).

Les inspecteurs commencent les interrogatoires."" Le commandant F.T.P. Flandin, meurt sous les coups durant son interrogatoire. (...Même mort, les miliciens lui sautaient sur le ventre avec leurs gros souliers et cela devant les élèves...)"

" Je suis moi-même arrêté le 23 février, vers 17 heures. Le 24 février, la première cour martiale ouvre ses "assises" dans les locaux du Savoie Léman. On juge sans appel, sans défense et il suffit de quelques minutes pour fixer le jugement : la Mort."

" Tous les jours, de nouveaux prisonniers arrivent. Ils occupent les places laissées vides par les camarades fusillés ou emmenés à Annecy."

" Les interrogatoires durent jusqu'au 4 mars ; nous sommes sous le coup de la terreur ; les élèves que nous apercevons durant nos corvées à l'extérieur, semblent terrorisés et révoltés. En effet toutes les nuits deviennent de véritables cauchemars ; on entend dans tout l'hôtel les cris et les plaintes des résistants torturés."

Extraits d'un texte de mémoire rédigé par Armand ANTONIETTI en 1966




Ornement des motifs passés

impression photo contrecollée sur chassis avec toile, broderie, format 30 par 40 cm chacun

Cette série est un travail de broderie sur des photographies d’époque.

Le titre ornements suggère que des éléments qui en principe magnifient ce qui les porte, permet en réalité dans le cas de ce travail de les faire apparaître tout en les masquant. Il s’agit à la fois de révéler mais aussi de faire disparaître des éléments de l’image.

Sur la première photographie du mur, les broderies masquent les impacts de balles sur le mur lors de la fusillade des six résistants, le 26 février 1944. La broderie est souvent un travail féminin, dans le cas ces broderie seraient comme un pansement ou le fait de repriser ou réparer ce mur qui a vécu cette fusillade. Ce travail souvent féminin souligne que l’exécution barbare de ces six personnes a laissé des femmes veuves, des mères sans enfants, des sœurs… ces dernières disposaient de peu de droits et de reconnaissance aux yeux de la société et ont dû faire face seule à de nombreuses responsabilité et surtout à l’absence d’un être cher.

La deuxième photographie présente la façade de l’hôtel Savoie Léman. En 1944 il est le siège de la milice française. De nombreuses personnes y seront torturées, sept d’entre elles seront assassinées (une torturée à mort dans les caves ; et les six autre fusillées dans la cour de l’établissement). Ce rouge qui cerne le bâtiment suggère le sang qui y a été versé pour défendre les valeurs de la France Libre. Il a été recueilli le témoignage d’une femme (Madame Odette Bon) qui se rendait sur le marché ce jeudi (toujours jour du marché à Thonon les Bains) au matin du 26 février 1944, maraichère, et qui après être passée devant l’entrée de l’hôtel Savoie Léman et en remontant le boulevard Carnot fût choquée de voir du sang coulé dans le caniveau longeant l’hôtel. Il s’agissait du sang des six résistants fusillés par la milice.

Les deux dernières images sont des photos de classe d’élèves du lycée Savoie Léman. Sur chacune d’entre elle, des silhouettes ont été détourées par la broderie, le visage de ces silhouettes ont été brodées de façon à faire disparaître le regard des personnes.

Sur l’une d’entre elle il s’agit de Oswald Jacobi, élève juif et déporté au camp d'extermination d'Auschwitz du convoit n°28 au départ de Drancy, où il mourra dans les chambres à gaz, et d’un professeur résistant Armand Antonietti, capturé par les miliciens et la Gestapo qui trouvera refuge en Suisse après s’être évadé avec l’aide de son fils. Sur la deuxième photographie de classe on trouve Isidore Aron élève juif, déporté dans le convoi n°66, qui mourra à la libération des camps de concentration à Dachau, les autres personnes sont deux élèves résistants. Ces deux photographies de classe et leurs broderies soulignent ces personnalités tout en les faisant disparaître tout comme le voulait le Régime Pétainiste collaborant avec la barbarie nazie.



Etai Mémorable

pochoir sur feuille de journal, format 55 par 40 cm
élément sonore

Il s'agit d'un portrait de Jacqueline Bouvet Néplaz réalisé sur une page de journal contenant un article complet sur Simone Veil. Le portrait à été réalisé à l'aide d'un pochoir.

En dessous, un enregistrement est diffusé dans un casque. il s'agit d'une discussion de Jacqueline Bouvet Néplaz, avec en chanson de fond Sans la nommer de Georges Moustaki.


Le discours de Jacqueline Bouvet Néplaz fait référence à Jean Jaurès et le "Guerre à la guerre" qui était inscrit sur la tombe de son oncle, mort pendant la Première Guerre Mondiale, on peut en déduire que son grand-père était opposé à la guerre.

Elle continue de parler de sa famille, ses parents résistants, une famille multiculturelle qui s'élargit au fur et à mesure des générations.

Elle énonce aussi la difficulté d'exprimer ses idées, lorsqu’elles ne sont pas en accord avec les autres, de le faire en discutant, sans prendre les armes, sans violence.


Le titre fait référence à l’architecture, un étai est un élément qui soutien, résiste, consolide un bâtiment.

Madame Bouvet Néplaz de par ses récit, le temps qu'elle consacre à transmettre son histoire et celle de sa famille participe à la mémoire d'une partie de l’Histoire de l’établissement et des évènements qui s’y sont produits.

In-o(u)blitération Enfantine

tampon encreur sur feuille, format 65 par 50 cm

Le portrait de Marius Bouvet.

Le portrait de cet homme, fusillé le 26 février 1944, nous a été fait par sa fille Jacqueline Bouvet Néplaz.


A travers la présentation de cet homme, boulanger, père de 3 enfants, Jacqueline Bouvet Néplaz nous a fait le portrait d'un homme curieux, ouvert sur les sujets de société, engagé politiquement vers des valeurs humanistes, tourné vers les autres et les conditions des peuples colonisés.

Le 24 février 1944 est une date qui a marqué à jamais sa fille, Jacqueline Bouvet Néplaz.

Cette date est ancrée au plus profond de sa chair et transparait toujours avec beaucoup d'émotions lorsqu'elle parle de lui. La réalisation de ce portrait à l'aide de tampon, fait apparaître son visage grâce à un geste répété, mécaniquement et physiquement pour la personne qui l'a réalisé.


A l'inverse des bourreaux miliciens qui ont torturé Marius Bouvet, les "coups" de tampons font apparaître son visage, et rappelle à chacun l'implication de cet homme à œuvrer pour un monde meilleur, plus juste pour chacun.


La référence à l'oblitération est celle normalement de la disparition, or avec le témoignage de sa fille, nul auditoire ne peut oublier les heures sombres, à travers ce témoignage, de l'horreur qu'on put vivre les résistants capturés par les miliciens sous couvert de l'armée allemande nazie.



Communauté déportée

impression sur film adhésif; format 100 par 95 cm

Il s’agit des portraits de Isidore Aron et Oswald Jacobi élèves de l’établissement Savoie Léman, juifs déportés vers les camps de concentration. Leur portrait rappelle qu’au sein même du lycée, des élèves ont été victimes de la violence nazie. Leur portrait affiché au niveau des étages de l’établissement, où se trouvent les salles de classe qui n’existaient pas à l’époque, les inclus d’autant plus comme ayant appartenu à la communauté d’élèves du Savoie Léman.


Isidore Aron était un élève du Savoie Léman juif et résistant. Il est né en 1924 et mourra en 1945 peu après la libération des camps, cependant il n’y survivra pas. Il a été déporté le 20 janvier 1944 par le convoi n°66 au départ de Drancy. Il arrive dans un premier temps à Buchenwald, identifié comme étudiant, il sera affecté à un travail d’électricien dans le camp de Buchenwald, puis sera déplacé au camp d’Auschwitz, le camp sera libéré par l’armée soviétique le 26 janvier 1944, il a le temps d’écrire une lettre à ses parents à la libération des camps de concentration mais décède peu de temps après le 5 mai 1945.


Pour Oswald Jacobi, sa vie va basculer l'été 1942, c'est la période où les élèves doivent faire des stages. Son stage était à Annecy.

Il est arrêté au mois de juillet 1942 par un inspecteur de police français, mis dans un camp de Savigny au nord de la Haute-Savoie, puis mis dans un convoi direction Lyon, puis Paris, puis Drancy. Il fera parti du convoi n°28 du 4 septembre 1942.

Dans le train, il réussit à écrire une lettre à sa sœur. Elle date du 29 août 1942 et fut écrite entre Lyon et Paris.

Il est déporté vers Auschwitz avec à peu près 1000 personnes dont moins de 50 ne sont pas assassinés dès leur arrivée.

Oswald Jacobi ne fêtera jamais ses vingt ans. A quelques jours de son anniversaire en ce début septembre 1942 il est assassiné dans une chambre à gaz à Auschwitz.


Il a été recensé près de 88 convois vers les camps de concentration au départ de la France. 46 des convois ont été programmés en 1942, 18 en 1943, et 22 en 1944.



L'écho de la mémoire

Installation in situ: projection d'une vidéo sur le mur des caves où ont été torturés les internés au Savoie Léman

Les noms et prénoms qui défilent dans cette installations sont ceux des personnes qui sont passées dans les caves du Savoie Léman.

Lors de leur séjour ils ont été torturés par les miliciens.

La phrase qui se répète, "je l'entendais, murmurer: Et tous les autres, tout doucement" est une phrase que prononçait Geneviève Bouvet, veuve de Marius Bouvet fusillé lors des commémorations des fusillés du Savoie Léman (propos rapportés par sa fille Madame Jacqueline Bouvet Néplaz, voix que l'on entend).

Lors de l'entretien avec Madame Bouvet Néplaz, cette phrase est restée en tête de l'ensemble des personnes du groupe, comme une ritournelle.

Cette ritournelle restait dans notre esprit comme un avertissement, une mise en garde de ce que peut être l'atrocité d'un humain à un autre.

Aussi comme un hommage à demi-mot, émanent d'une forme de pudeur de la douleur liées à ces atrocités.

Pour toutes les familles des victimes torturées, ou mais souvent et, mortes en martyrs, ces paroles ont été perçues comme un hommage à la disparition de ces personnes.

Toutes ces autres familles qui se sont retrouvées avec une personne supprimée de leur vie du jour au lendemain, c'est aussi à cela que faisait probablement référence la veuve de Marius Bouvet (Marius Bouvet fusillé le 26 février 1944 avec 5 autres de ses camarades).




Bibliographie, sources, oeuvres


  • Photo issue de la collection de Gilles BONDAZ pour le Dauphiné
  • Photos issue des archives de la mairie de Thonon les Bains et du lycée Savoie Léman
  • Aimé BLANC, Français n'oubliez pas!, première édition 1947
  • Pierre GUEDU, Des Résistances à la Résistance Le Val d'Abondance dans la tourmente (1939-1947), 2014
  • Peter EISENMANN, Monument à la Shoa, 2005, Berlin
  • Pascal CONVERT, Monument à la mémoire des résistants et des otages fusillés au Mont-Valérien par les troupes Nazies 1941-1944, 1997 Suresne Mont Valérien
  • Emmanuel SAUNIER, Rester-Résister, 1994, Vassieux en Vercors
  • Jochen GERZ et Esther SHALEV-GERZ, Monument contre le fascisme, 1986-1993, Habourg Allemagne
  • Jochen GERZ, 2 146 Pierres, Monument contre le racisme(titre évolutif) ou Le monument invisible, 1993
  • Jeff WALL, Dead Troops Talk (A Vision after an Ambush of a Red Army Patrol near Mogor, Afghanistan, Winter 1986), 1992
  • Raphaël DALLAPORTA, Esclavage domestique, 2006
  • Jeffrey WOLIN, Written in Memory, portrait of Holocaust, 1997
  • Carole BENITAH, Photos souvenirs, 2009-2014
  • Yasmine EID-SABBAGH / Rozenn QUERE, vies possibles et imaginaires, 2012
  • Fransisco DE GOYA, Tres de Mayo, 1814
  • Pablo Picasso, Massacre en Corée, 1951
  • Yu MINJUN, Execution, 1995
  • Les Frères GAO, L’EXÉCUTION DU CHRIST, 2009
  • BANKSY, Napalm, 1994
  • Georges MOUSTAKI, Sans la nommer, 1969

Bibliographie, sources, oeuvres

  • Antoine DE MEAUX, Miarka, 2020 (Editions Phébus)
  • Jean-Marie GUILLON, in Dictionnaire historique de la Résistance, sous la direction de François MARCOT, 2006.
  • Steven SPIELBERG, La liste Schindler, 1994
  • Art Spiegelman, Maus, 1980-1990
  • Florence BEAUME et Isabelle FLATTOT, Mémorial de l'oppression 1940-1944, 2003
  • Michel GERMAIN, Marie-José CHOMBART DE LAUWE. Mémorial de la déportation Haute-Savoie 1940-1945, 1999
  • Michel GERMAIN, Si l'écho de leur voix, 2012


www.maitron.fr
www.deportedelyon.fr
www.museedelaresistanceenligne.org

Remerciements

Nous tenions à remercier en premier lieu le Proviseur du Lycée Savoie Léman et tout son personnel pour leur accueil et pour nous avoir permis d'accéder au bâtiment pour y réaliser une exposition artistique.
En deuxième lieu, nous tenions à remercier Chloé Colin de l'association Bick photographie pour son regard sur notre projet et ses conseils professionnels.
Nous souhaitions remercier Monsieur Gérard Capon, président de l'AFMD (Amis de la Fondation pour la mémoire de la Déportation) pour son intervention lors d'une conférence dans notre établissement et pour le partage de ses ressources, ainsi que l'ANACR 74 pour ses revues Trait d'union, qui nous ont mis à disposition des photographies et de nombreux documents.

Nous souhaitions aussi remercier plus particulièrement Madame Jacqueline Bouvet Néplaz pour son précieux témoignage lors d'une conférence et des échanges qui ont suivi autour des notions de la Liberté, la Fraternité; ce que signifie résister et les valeurs humaines portées par le Conseil National de la Résistance. Son témoignage nous a particulièrement touché par sa sincérité et sa volonté de partager le combat qu'a été la Résistance Française et les formes qu'il peut prendre contre les idéologies négationnistes et obscurantistes et aussi les différentes formes d'asservissement des peuples à travers le monde.

Nous souhaitions remercier notre professeur pour l'accompagnement

Nous, lycéens: citoyens de demains et d'aujourd'hui (certains d'entre nous étant majeurs), toutes ces rencontres nous ont permis de donner un sens aux valeurs de la République Française et de définir notre rôle à jouer pour les défendre.