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Transcript

L'année 1968 dans le monde

Mahaut Guedez Martinez
Julia De Conceicao
T1

MEXIQUE 🌶️


A Mexico, lors du mois de décembre, un nombre important d’étudiants de différentes universités poursuivent leur mouvement protestataire contre le gouvernement qu’ils jugent impérialiste. Certains entament une grève de la faim, d’autres font des longues marches à travers la ville. En réponse, l’armée met des quartiers sous surveillance, et réprime violement les manifestants, armés de chars légers et d’automitrailleuses.

(Le Monde samedi 14 décembre 1968 « MEXICO : nouvelle manifestation de masse » CLAUDE KIEJMAN)

ITALIE

(Place Saint-Pierre)

A Rome au courant du mois de décembre, une centaine de religieux brésiliens se regroupent place Saint-Pierre pour interpeler le Pape Paul VI. Les manifestants protestent contre les injustices sociales et religieuses au Brésil, dénonçant alors les mesures liberticides de l’armée.

(Le Monde, mardi 24 décembre 1968 « MANIFESTATION DE BRÉSILIENS PLACE SAINT-PIERRE À ROME »J. N.)

EGYPTE 👁️

Au centre du Caire en octobre des milliers de manifestants se sont regroupés pacifiquement pour apporter leur soutien au peuple palestinien, sous l’impulsion d'organisations palestiniennes. Ce mouvement est propulsé par les obsèques de Shobi Yassine, un des chefs d’El Fath et dont l’assassinat en Jordanie par un de ses adjoints soulève des interrogations. En réponse un mouvement populaire de « résistance » anti-Israël gagne de l’influence.

(Le Monde, mercredi 23 octobre 1968 « MANIFESTATION DE COMMANDOS PALESTINIENS AU CAIRE » (A.F.P.).

PORTUGAL


A Lisbonne au début du mois de novembre, des centaines d’étudiants protestent contre la police politique du pays, la P.I.D.E., en raison de leurs méthodes jugées violentes. Ces indignations ont émergé suite au décès d’un de leur camarade, Daniel Texeira, alors qu'il était aux mains de la police. Les étudiants réclament une enquête sur sa mort en brandissant des pancartes où il est écrit " P.I.D.E., égale Gestapo."

Cette manifestation est brutalement réprimée et dispersée dans le sang par la police, devant une large partie de la population lisbonnaise.

(Le Monde, samedi 2 novembre 1968 « MANIFESTATION D'ÉTUDIANTS A LISBONNE » (A.P., U.P.I.)

Irak

A Bagdad le 5 décembre, après que le parti Baas ai appelé leurs partisans à s’insurger contre le mouvement sioniste en Jordanie, une importante partie de la population est descendue dans les rues. Les manifestants apportent leur soutien à l’armée palestinienne et irakienne et protestent contre la puissance américaine, les accusant de persécuter le peuple palestinien et appelant à la violence pour les défendre.

(Le Monde vendredi 6 décembre 1968 « MANIFESTATION DE PROTESTATION A BAGDAD » (A.F.P.).

CANADA

A Montréal, au début du mois décembre, des émeutes de près de 300 étudiants se forment sur le campus de l'université McGill au cours desquelles des étudiants anglophones affrontent des étudiants francophones. Ceux-ci s’opposent au projet de loi du gouvernement québécois visant à donner aux parents le droit d’éduquer leurs enfants en anglais ou en français.

(Le Monde, jeudi 5 décembre 1968 « CANADA : manifestation à l'université McGill ». (A.F.P.).

MALAISIE

(Prison Pudu)

A Kuala Lumpur en août, de nombreuses protestations font rage devant la prison de Pudu contre la peine de mort d’onze individus accusés d’être complice de terroristes indonésiens. Les manifestants sont majoritairement des chinois communistes. Ils avaient déjà formulé des requêtes, soutenues entre autre par le pape, auprès des autorités de Kuala-Lumpur mais celles-ci les ont rejetées.

La manifestation perturbe la circulation et est finalement dispersée par la police, ayant eu recours à des grenades lacrymogènes. Celle-ci a également arrêtée de nombreux manifestants et a saisi toutes affiches ou documents s’opposant au gouvernement malaisien.

(Le Monde 16 août 1968 « VIOLENTE MANIFESTATION CONTRE L'EXÉCUTION DE ONZE DÉTENUS DE RACE CHINOISE » (A.F.P.).

FRANCE


A Paris, de nombreuses manifestations ont lieu tout au long de l’année. Majoritairement étudiantes, elles réclament une certaine modernisation de l’enseignement et un plus grand accès à l’Université. D’autres apportent leur soutien aux étudiants d’autres pays, qui s’insurgent aussi contre l’injustice. Ces événements connaissent un grand impact médiatique, notamment suite à leur sévère répression. De nombreux témoignages rapportent les brutalités commises par la police envers les manifestants étudiants. Certains reçoivent des violents coups de matraques, et continuent à être battus à terre, en plus d’être blessés suite aux jets de grenades lacrymogènes. En participant à ces cortèges interdits, ces jeunes s’exposent à être réprimés et dispersés. Néanmoins, les agressions de la police à leurs égards sont également interdites.

(Le Monde, 8 octobre 1968, lettre de M. Jean Wahl, professeur honoraire à la Sorbonne)

Thaïlande

(Parlement de Bangkok)

A Bangkok au cours du mois de juin, des agitations opposent la police et des étudiants. Ceux-ci se dirigeaient en masse vers le Parlement. Certains érigent même des barricades mais sont violentés par la police. Les manifestants protestent essentiellement contre la nouvelle Constitution, promulguée récemment. Ils réclament une baisse du coût des transports en commun, l’interdiction pour les militaires américains de venir passer des permissions de détente à Bangkok et également le rapatriement des soldats expéditionnaires thaïlandais intervenant au Vietnam du Sud. La manifestation évolue finalement vers un mouvement anti-américain favorisant le communisme.

(Le Monde 22 juin 1968 « BANGKOK : manifestation d'étudiants hostiles aux Américains Bangkok », (A.P.).

PAYS-BAS

(consulat général de France à Amsterdam)

A Amsterdam au courant du mois de juin, une manifestation organisée par les jeunesses communistes néerlandaises et rassemblant près d’une centaine d’étudiants et ouvriers, se déroule sans incident devant le consulat général de France à Amsterdam pour soutenir les étudiants et grévistes français.

(Le Monde 1er juin 1968 « AMSTERDAM : manifestation devant le consulat général de France. » (A.F.-P.).

ESPAGNE

A Madrid en mai, une violente manifestation socialiste et antimonarchique a lieu comprenant plus de dix mille étudiants. Ces derniers sont rejoints par un important groupe d’ouvriers appartenant aux « commissions ouvrières de jeunes » au sein de la faculté de sciences politiques et économiques de Madrid pour alors assister à un récital du chanteur catalan Raimon, précédemment interdit par le ministère de l’intérieur, avant de se transformer en l’un des plus importants meeting de la faculté. Les étudiants brandissant des drapeaux rouges et des portraits du révolutionnaire argentin Che Guevara, se lancent dans une marche vers le centre ville avant que de violents heurts opposent les forces de police à des groupes étudiants tentant de couper la circulation. Durant cette violente manifestation, le véhicule de la princesse Sophie, épouse de Juan Carlos de Bourbon est lapidé et endommagé par les assaillants avant que ces derniers ne soient dispersés par la police.

(Le Monde, 20 mai 1968 « VIOLENTE MANIFESTATION DE DIX MILLE ÉTUDIANTS À MADRID »)


ETATS-UNIS

A New York en mai, environ cent mille New-Yorkais participent à une manifestation contre la guerre du Vietnam se déroulant sans le calme et se terminant par un meeting organisé dans Central Park au cours duquel plusieurs personnalités prennent la parole à l’instar de Mme Coretta King, veuve du pasteur Martin Luther King ou encore M. John Lindsay, maire républicain de New-York prônant un arrêt de la guerre du Vietnam et une restauration de la paix. A la fin de ce meeting, plusieurs contre-manifestants tentent de perturber cet évènement de sorte que des altercations soient déclenchées et que près de cent cinquante personnes soient arrêtées. "

(Le Monde, 29 avril 1968 « PRÈS DE CENT MILLE NEW-YORKAIS ONT PARTICIPÉ SAMEDI À LA MANIFESTATION CONTRE LA GUERRE » (A.F.P., Reuter)

CHINE

A Pékin, au courant du mois d'avril, a lieu une manifestation pacifique regroupant plusieurs centaines de milliers de travailleurs, étudiants et écoliers pour acclamer la déclaration du président Mao Tsé-toung, président de la république populaire de Chine, appuyant la cause des noirs Américains. Les manifestants ont poursuivi sans interruption les défilés jusqu’à huit heures du soir passant par la place de la paix Céleste ou encore l’ambassade Soviétique pour alors manifester leur accord avec la déclaration présidentielle se rapportant à la condition des Noirs et à l'historique des grands mouvements noirs américains. (Le monde 18 avril 1968 « MANIFESTATION A PÉKIN EN FAVEUR DES NOIRS AMÉRICAINS » (A.F.P.)

INDE

(université Bénarès)

A New-Delhi en décembre, les manifestations d’étudiants se multiplient et persistent de sorte que le 12 Décembre, les cours de l’université Bénarès sont suspendus selon la décision du vice-chancelier. Effectivement, des étudiants ont vandalisé une gare proche de Bénarès tandis qu’une autre manifestation a été dispersée par la police ayant réalisé une dizaine d’arrestations dont celle d’un conseiller municipal communiste. Ces tensions se poursuivent également au cœur de la capitale de l’Uttar-Pradesh, Lucknow, où cent soixante-sept étudiants sont arrêtés.

(Le Monde, 13 décembre 1968 « INDE : Les manifestations estudiantines se développent. » (A.F.P.).

RUSSIE

(place Pouchkine)

A Moscou en décembre a lieu une manifestation pacifique et silencieuse comprenant une vingtaine d’intellectuels moscovites, sans pancartes ni tracts, et durant une dizaine de minutes sur la place Pouchkine. Cette manifestation, coïncidant avec la journée de la Constitution, permet aux manifestants de commémorer le souvenir d’une de leur manifestation trois ans plus tôt, demandant que les écrivains Siniavski et Daniel, jugés pour leur oeuvre accusée de contenir une forme d’hostilité pour le peuple, l'État et le parti communiste soviétique, soient jugés dans des conditions équitables. La manifestation se déroule sans aucun heurt entre ces intellectuels et les forces policières.

(Le Monde, 7 décembre 1968 « MANIFESTATION SILENCIEUSE D'INTELLECTUELS » (A.P.).