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Leglise Luka, Kamber Météhan, Fahem Abdellah, Paquin--Klein Matis S14

Transcript

Boule de Suif, des nouvelles de mon corps ?

Leglise Luka
Matis Paquin--Klein
Fahem Abdellah
Cambert Metehan S14

Si vous cliquez sur les titres des séances les objectifs vont apparaître

Sommaire :

Séance 0 :

Séance 1 :

Séance 2 :

Séance 3 :

Home

Séance 4 :

Séance 5 :

Séance 6 :

Séance 7 :

Séance 8 :

Séance 9 :

Séance 10 :

Séance 11 :

Séance 12 :

Séance d'AP :

Séance 0 : A la découverte de la séquence

- Découvrir les genres de la nouvelle et du roman
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes: qu'est-ce qu'une nouvelle? A quoi la reconnait-on? A quoi la distingue-t-on du roman? Du conte?
- Enrichir le genially DM n°3: quel est le vocabulaire utile pour l'analyse du texte narratif et descriptif


Ellipse : rythme du récit, néglige des événements

Chute : fin innatendue

Excipit : sentiment d'achêvement au lecteur

Incipit : début

Description : séquence descriptive

Narration : unicité de l'intrigue

Narrateur : il ou je, fictif

Auteur : personne réele

Analepse : revenir sur un événement antérieur durant le récit

Prolepse : figure réthorique ou l'on va au devant des objections

Portrait : représentation

Schéma actantiel : repérer et interpréter les rapports entre les personnages

Personnages : peux nombreux incarnent aucunes catégories

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4ème de couverture Boule de Suif:

Après la guerre franco-prussienne les soldats prussiens viennent récupérer leur dû qui n'est autre que Boule de Suif. L'Empire Allemand a pris possession d'une ville sous le regard des soldats français impuissants.

Séance 1 : Histoires littéraires / observations de C1 et du titre

- Emettre des hypothèses sur les thèmes de la nouvelle à partir de l'observation
- Réfléchir aux choix éditoriaux
- Enrichir le genially DM n°3: rédiger une C4 pour une des C1 à partir des éléments mis en évidence

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Séance 2 : Histoires littéraires Maupassant un auteur du XIXè siècle

- Découvrir l'auteur de Boule de Suif
- Découvrir le contexte d'écriture
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes d'informations biographiques et d'histoire littéraire
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes avec l'analyse d'un tableau de cette période

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Séance 3 : ancrage réaliste et historique de la nouvelle

- Découvrir l'ancrage historique et réaliste de la nouvelle
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes

1) La guerre s'est déroulé du 19 juillet 1870 au 29 janvier 1871 en Normandie

2) Il fait allusion à la guerre franco-prussienne

3) Les vainqueurs de la guerre sont les prussiens

4) Cette guerre a durée 7 mois

5) Perte du territoire français d'alsace moselle, la chute du second empire français et de l'empereur Napoléon III et la proclamation de la 3ème République

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Séance 4 : Le tableau d'une débâcle

- Découvrir l'incipit de la nouvelle
- Mettre en évidence le caractère original de cet incipit et sa fonction principale = s'initier au commentaire
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes avec la définition d'un incipit et ses principales caractéristiques ainsi que quelques exemples empruntés à la nouvelle

Définition de la description :
1/ La description est l'un des procédés de l'écriture réaliste et naturaliste. Elle permet au narrateur d'utiliser un langage spécifique à un domaine et ainsi de donner l'impression du vrai.

2/ La description constitue une pause au sein du récit, ou bien, comme dans cet incipit, au seuil du récit, avant le début de l'action, et permet de susciter l'attention du lecteur en retardant la narration proprement dite.

Incipit :
- Incipit veut dire le début d'un texte .
- Il répond au question du lecteur (ou, quand, comment, qui).
- Il expose le décor, les personnages, l'action.
- Il est utile à la compréhension du lecteur, et même indispensable.

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Séance 5 : Une galerie de portrait

- Mettre en évidence des personnages types opposés à un portrait individualisé
- Mettre en évidence la peinture des différentes couches de la société
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes avec la lecture cursive du passage et l'ironie de Maupassant

L'ironie :
- Figure de pensée qui consiste à dire une chose et en sous entendre une autre.
- On la remarque grâce a l'exagération, l'absurde, un énnocé choquant.
- Elle permet de faire réfléchir, moquer pour dénoncer.

In medias res :
- Viens du latin "au milieu des choses"
- C'est un procédé littéraire qui consiste à placer le lecteur, ou le spectateur, sans beaucoup de préalables au milieu de l'action, les évènements qui précèdent n'étant relatés qu'après-coup.

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Séance 6 : HIDA/histoire littérature : peinture et physiognomie

- Préparer l'étude du portrait de Boule de Suif
- Découvrir un peintre atypique
- Découvrir un courant de pensée qui a influencé le Naturalisme
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes

La physiognomonie est une méthode pseudo-scientifique fondée sur l'idée que l'observation de l'apparence physique d'une personne, et principalement les traits de son visage, peut donner un aperçu de son caractère ou de sa personnalité.
La physiognomonie connut son essor au XIXème siècle, en particulier avec les thèses du criminologue Cesare Lombroso, portées dans son ouvrage L'Homme criminel.

Tableaux étudiés durant la séance :

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Séance 7: Un portrait à forte portée symbolique, texte 3

- Travailler sur les fonctions de la description
- S'entrainer au paragraphe de commentaire
- Enrichir le genially DM n°3 en groupes

Voici la fiche méthode ACIER pour le commentaire :

Voici le schema pour le paragraphe de commentaire :

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Fiche méthode 6 : le paragraphe de commentaire


A comme alinéa
C comme connecteur
I comme idées directrices et secondaires = "dans ce texte l'auteur veut nous montrer que..." (couleur 1)
E comme exemples et citations = analyse et identification du procédé = "en relevant le procédé suivant..." (couleur 2) + relevé précis entre "..." = "illustré par les mots/ expressions suivants..." (couleur 3) + interprétation = il nous montre que/ nous explique que/ nous permet de prendre conscience que..." (couleur 4)
R comme refermer le paragraphe

Séance 8: les points de vue dans le récit/ HIDA

1/ Travailler la notion de points de vue
2/ Enrichir le genially DM n°3 en groupes

Les 3 valeurs du « on »
1/ On signifie nous dans le langage courant. Il garde la conjugaison de la 3e personne du singulier.
On a bien rigolé. = Nous avons bien rigolé.
On a faim !
On s’aime.
2/ On s’utilise aussi pour les généralités, pour une personne indéfinie ou quelqu’un d’inconnu :
Au Mexique, on mange des tacos, et en France on boit du vin.
On ne peut pas comparer Londres et Paris.
3/ On = quelqu’un (passif) :
On m’a volé mon portable. = Quelqu’un a volé mon portable.
On m’a enlevé trois dents.

Texte de lecture complémentaire :

Tableau que nous devions etudier en classe :

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Lecture complémentaire


Emile Zola, L’assommoir, 1877, la mort de Gervaise, héroïne du roman

1 Gervaise dura ainsi pendant des mois. Elle dégringolait plus bas encore, acceptait les dernières avanies, mourait un peu de faim tous les jours. Dès qu’elle possédait quatre sous, elle buvait et battait les murs. On la chargeait des sales commissions du quartier. Un soir, on avait parié qu’elle ne mangerait pas quelque chose de dégoûtant ; et elle l’avait mangé, pour gagner dix sous. M. Marescot 5 s’était décidé à l’expulser de la chambre du sixième. Mais, comme on venait de trouver le père Bru mort dans son trou, sous l’escalier, le propriétaire avait bien voulu lui laisser cette niche. Maintenant, elle habitait la niche du père Bru. C’était là-dedans, sur de la vieille paille, qu’elle claquait du bec, le ventre vide et les os glacés. La terre ne voulait pas d’elle, apparemment. Elle devenait idiote, elle ne songeait seulement pas à se jeter du sixième sur le pavé de la cour, pour en finir. La mort devait la

10 prendre petit à petit, morceau par morceau, en la traînant ainsi jusqu’au bout dans la sacrée existence qu’elle s’était faite. Même on ne sut jamais au juste de quoi elle était morte. On parla d’un froid et chaud. Mais la vérité était qu’elle s’en allait de misère, des ordures et des fatigues de sa vie gâtée. Elle creva d’avachissement, selon le mot des Lorilleux. Un matin, comme ça sentait mauvais dans le corridor, on se rappela qu’on ne l’avait pas vue depuis deux jours ; et on la découvrit déjà

15 verte, dans sa niche.



Gustave Flaubert, Salammbô, 1862

1 La musique, au-dehors, continuait ; c’étaient trois notes, toujours les mêmes, précipitées, furieuses [… ] Salammbô, avec un balancement de tout son corps, psalmodiait des prières, et ses vêtements, les uns après les autres, tombaient autour d’elle. La lourde tapisserie trembla, et par-dessus la corde qui la supportait, la tête du python apparut. Il descendit lentement, comme une goutte d’eau qui

5 coule le long d’un mur, rampa entre les étoffes épandues, puis, la queue collée contre le sol, il se leva tout droit ; et ses yeux, plus brillants que des escarboucles, se dardaient sur Salammbô. L’horreur du froid, ou une pudeur peut-être, la fit d’abord hésiter. Mais elle se rappela les ordres de Schahabarim, elle s’avança : le python se rabattit, et lui posant sur la nuque le milieu de son corps, il laissait pendre sa tête et sa queue, comme un collier rompu dont les deux bouts traînent 10 jusqu’à terre. Salammbô l’enroula autour de ses flancs, sous ses bras, entre ses genoux ; puis le prenant à la mâchoire, elle approcha cette petite gueule triangulaire jusqu’au bord de ses dents ; et, fermant à demi les yeux, elle se renversait sous les rayons de la lune. La blanche lumière semblait l’envelopper d’un brouillard d’argent, la forme de ses pas humides brillait sur les dalles, des étoiles palpitaient dans la profondeur de l’eau ; il serrait contre elle ses noirs anneaux tigrés de plaques d’or. 15 Salammbô haletait sous ce poids trop lourd, ses reins pliaient, elle se sentait mourir ; et du bout de sa queue il lui battait la cuisse tout doucement ; puis la musique se taisant, il retomba.


Séance 9: le complot des honnêtes gens, texte 4

1/ Découvrir des personnages illustres pour enrichir le genially DM n°3 en groupes
2/ Travailler sur l'argumentation indirecte et l'implicite
3/ L'héroï-comique

Notion d'héroï-comique :

Texte 4 étudié en classe :

Informations sur les couples :

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Héroï-comique adj.

Qui tient de l'héroïque et du comique en littérature. Le genre héroï-comique donne à des personnages de basse condition (bourgeois, petit peuple) des idées et un style noble. Se dit d'une œuvre en vers dont le comique découle du contraste entre le style noble de l'épopée et le caractère familier ou commun du sujet, des personnages. (Ex: le Lutrin, de Boileau).


Texte 4 : la stratégie argumentative


1 Aussitôt à table, on commença les approches. Ce fut d'abord une conversation vague sur le dénouement. On cita des exemples anciens : Judith et Holopherne, puis, sans aucune raison, Lucrèce avec Sextus, Cléopâtre faisant passer par sa couche tous les généraux ennemis et les y réduisant à des servilités d'esclave. Alors se déroula une histoire fantaisiste, éclose dans l'imagination de ces

5 millionnaires ignorants, où les citoyennes de Rome allaient endormir à Capoue Annibal entre leurs bras, et, avec lui, ses lieutenants, et les phalanges1 des mercenaires. On cita toutes les femmes qui ont arrêté des conquérants, fait de leur corps un champ de bataille, un moyen de dominer, une arme, qui ont vaincu par leurs caresses héroïques des êtres hideux ou détestés et sacrifié leur chasteté à la vengeance et au dévouement.

10 On parla même en termes voilés de cette Anglaise de grande famille qui s'était laissé inoculer une horrible et contagieuse maladie pour la transmettre à Bonaparte sauvé miraculeusement, par une faiblesse subite, à l'heure du rendez-vous fatal.

Et tout cela était raconté d'une façon convenable et modérée, où parfois éclatait un enthousiasme voulu propre à exciter l'émulation2. On aurait pu croire, à la fin, que le seul rôle de la femme, ici-bas, 15 était un perpétuel sacrifice de sa personne, un abandon continu aux caprices des soldatesques3.

Les deux bonnes soeurs ne semblaient point entendre, perdues en des pensées profondes. Boule de suif ne disait rien.

(…)

Au moment où l'on servit le potage, M. Follenvie reparut, répétant sa phrase de la veille : " L'officier prussien fait demander à Mlle Élisabeth Rousset si elle n'a point encore changé d'avis."

20 Boule de suif répondit sèchement : "Non, monsieur."

(…) La comtesse (…) interrogea la plus âgée des bonnes soeurs sur les grands faits de la vie des saints. Or beaucoup avaient commis des actes qui seraient des crimes à nos yeux ; mais l'Église absout5 sans peine ces forfaits6 quand ils sont accomplis pour la gloire de Dieu, ou pour le bien du prochain. C'était un argument puissant ; la comtesse en profita Alors, soit par une de ces ententes tacites, de ces

25 complaisances voilées, où excelle quiconque porte un habit ecclésiastique, d'une secourable bêtise, la vieille religieuse apporta à la conspiration un formidable appui. On la croyait timide, elle se montra hardie, verbeuse, violente. Celle-là n'était pas troublée par les tâtonnements de la casuistique7 ; sa doctrine semblait une barre de fer ; sa foi n'hésitait jamais ; sa conscience n'avait point de scrupules. Elle trouvait tout simple le sacrifice d'Abraham, car elle aurait immédiatement

30 tué père et mère sur un ordre venu d'en haut ; et rien, à son avis, ne pouvait déplaire au Seigneur quand l'intention était louable. La comtesse, mettant à profit l'autorité sacrée de sa complice inattendue, lui fit faire comme une paraphrase édifiante8 de cet axiome9 de morale :

"La fin justifie les moyens."

Elle l'interrogeait :

35 "Alors, ma soeur, vous pensez que Dieu accepte toutes les voies, et pardonne le fait quand le motif est pur?

- Qui pourrait en douter, madame? Une action blâmable en soi devient souvent méritoire par la pensée qui l'inspire."

Et elles continuaient ainsi, démêlant les volontés de Dieu, prévoyant ses décisions, le faisant

40 s'intéresser à des choses qui, vraiment, ne le regardaient guère.

Tout cela était enveloppé, habile, discret. Mais chaque parole de la sainte fille en cornette10 faisait brèche dans la résistance indignée de la courtisane. (…)

Personne ne dit rien après elle, tant l'effet semblait excellent.


1) Judith décapite Holophene, emporte sa tête dans un panier

2) Sextus viole Lucrece et elle se donne la mort

3) Marc Antoine et Cléopatre se suicident

4) Hannibal se suicide apres avoir perdu la guerre,

Séance 10: le premier repas, texte 5

1/ Travailler en autonomie sur un texte
2/ Rédiger un bilan de son travail
3/ Enrichir le genially DM n°3 en groupes sur le sens du texte et les références choisies

Nota Bene sur l'Allégorie :

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Séance 11: d'un repas à l'autre, la chute, texte 6

1/ Mettre en évidence la circularité de la nouvelle
2/ Travailler la notion de chute
3/ Enrichir le genially DM n°3 en groupes sur la circularité et la chute

Nota Bene: Quel est le sens de "La Marseillaise"? (Vidéo)

Texte 6 :

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Texte 6 : d’un repas à l’autre, effet de circularité


1 Au bout de trois heures de route, Loiseau ramassa ses cartes : « Il fait faim », dit-il.

Alors sa femme atteignit un paquet ficelé d’où elle fit sortir un morceau de veau froid. Elle le découpa proprement par tranches minces et fermes, et tous deux se mirent à manger.

— Si nous en faisions autant, dit la comtesse. On y consentit et elle déballa les provisions préparées

5 pour les deux ménages. C’était, dans un de ces vases allongés dont le couvercle porte un lièvre en faïence, pour indiquer qu’un lièvre en pâté gît au-dessous, une charcuterie succulente, où de blanches rivières de lard traversaient la chair brune du gibier, mêlée à d’autres viandes hachées fin. Un beau carré de gruyère, apporté dans un journal, gardait imprimé : « faits divers » sur sa pâte onctueuse.

10 Les deux bonnes sœurs développèrent un rond de saucisson qui sentait l’ail ; et Cornudet, plongeant les deux mains en même temps dans les vastes poches de son paletot sac, tira de l’une quatre œufs durs et de l’autre le croûton d’un pain. Il détacha la coque, la jeta sous ses pieds dans la paille et se mit à mordre à même les œufs, faisant tomber sur sa vaste barbe des parcelles de jaune clair qui semblaient, là dedans, des étoiles.

15 Boule de Suif, dans la hâte et l’effarement de son lever, n’avait pu songer à rien ; et elle regardait, exaspérée, suffoquant de rage, tous ces gens qui mangeaient placidement. Une colère tumultueuse la crispa d’abord, et elle ouvrit la bouche pour leur crier leur fait avec un flot d’injures qui lui montait aux lèvres ; mais elle ne pouvait pas parler tant l’exaspération l’étranglait.

Personne ne la regardait, ne songeait à elle. Elle se sentait noyée dans le mépris de ces gredins

20 honnêtes qui l’avaient sacrifiée d’abord, rejetée ensuite, comme une chose malpropre et inutile. Alors elle songea à son grand panier tout plein de bonnes choses qu’ils avaient goulûment dévorées, à ses deux poulets luisants de gelée, à ses pâtés, à ses poires, à ses quatre bouteilles de Bordeaux ; et sa fureur tombant soudain, comme une corde trop tendue qui casse, elle se sentit prête à pleurer. Elle fit des efforts terribles, se raidit, avala ses sanglots comme les enfants, mais les pleurs

25 montaient, luisaient au bord de ses paupières, et bientôt deux grosses larmes, se détachant des yeux, roulèrent lentement sur ses joues. D’autres les suivirent plus rapides, coulant comme des gouttes d’eau qui filtrent d’une roche, et tombant régulièrement sur la courbe rebondie de sa poitrine. Elle restait droite, le regard fixe, la face rigide et pâle, espérant qu’on ne la verrait pas.

Mais la comtesse s’en aperçut et prévint son mari d’un signe. Il haussa les épaules comme pour dire : 30 « Que voulez-vous, ce n’est pas ma faute. » Mme Loiseau eut un rire muet de triomphe et murmura : « Elle pleure sa honte. »

Les deux bonnes sœurs s’étaient remises à prier, après avoir roulé dans un papier le reste de leur saucisson.

Alors Cornudet, qui digérait ses œufs, étendit ses longues jambes sous la banquette d’en face, se

35 renversa, croisa ses bras, sourit comme un homme qui vient de trouver une bonne farce, et se mit à siffloter la Marseillaise.

Toutes les figures se rembrunirent. Le chant populaire, assurément, ne plaisait point à ses voisins. Ils devinrent nerveux, agacés, et avaient l’air prêts à hurler comme des chiens qui entendent un orgue de barbarie. Il s’en aperçut, ne s’arrêta plus. Parfois même il fredonnait les paroles :

40 Amour sacré de la patrie,

Conduis, soutiens, nos bras vengeurs,

Liberté, liberté chérie,

Combats avec tes défenseurs !


Séance 12: Le Réalisme et le Naturalisme, deux mouvements littéraires

Faire le bilan sur les deux mouvements littéraires pour enrichir votre genially DM n°3 en groupes

Document 1 :

Document 2 :

Document 3 :

Genially "escape game" :

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AP: lectures cursives de la séquence

1/ Lire à haute voix et de manière expressive
2/ Reformuler le sens des textes et mettre en évidence les grands thèmes de Maupassant et son regard sur la nature humaine
3/ Travailler la grammaire au programme de seconde: classes et fonctions des mots dans la phrase; phrase simple et phrase complexe; temps et modes verbaux
4/ Enrichir le genially DM n°3 en groupes

Nouvelle 1 :

Nouvelle 2 :

Nouvelle 3 :

Nouvelle 4 :

Nouvelle 5 :

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