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éviter le plagiat - guide pratique

Pour aller plus loin

Accompagnement personnalisé

Qu'est-ce que le plagiat ?

Pourquoi ?

Les conséquences du plagiat

Éviter le plagiat

Sources

Sources utilisées pour rédiger ce guide



BARBEY, Sylvie. UPJV - Le Plagiat. Dans : UPJV [en ligne]. Sylvie Barbey. [Consulté le 14 janvier 2022]. Disponible à l’adresse : https://www.u-picardie.fr/le-plagiat-575032.kjsp?RH=1409580989931


BERGADAÀ, Michelle. Chapitre 14. Les bonnes pratiques en matière d’intégrité intellectuelle : le cas du plagiat. Dans : Le projet de thèse de DBA [en ligne]. Caen : EMS Editions, 2017, p. 228‑240. Business Science Institute. Cairn.info


BERGADAÀ, Michelle. Le plagiat académique : comprendre pour agir. Paris : L’Harmattan, 2015. Questions contemporaines.


BERGADAÀ, Michelle. « Le vade-mecum du plagieur ». La Revue des Sciences de Gestion. 2010, Vol. 243244, n° 3, p. 3‑5


BESSY, Christian et CHATEAURAYNAUD, Francis. Alertes et chuchotements : Le plagiat universitaire entre disputes informelles, scandales publics et politiques managériales. Questions de communication [en ligne]. Septembre 2015, n° 27, p. 189‑204.


BOUYGE, Aurélia. Étudiants de l’UPJV - Charte des examens. Dans : Étudiants de l’UPJV [en ligne]. Aurélia BOUYGE, 2011. [Consulté le 17 décembre 2021]. Disponible à l’adresse : https://etudiants.u-picardie.fr/etudes/organisation/charte-des-examens-44050.kjsp?RH=1423054944500


BIBLIOTHEQUES UNIVERSITAIRES DE L’UNIVERSITÉ D’ARTOIS. Niveau 1 - Bien démarrer à l’université [en ligne]. [Consulté le 17 décembre 2021]. Disponible à l’adresse : http://formation-bu.univ-artois.fr/niv1/co/module_niv_1_1.html


CODE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE. Article L122-5 [en ligne]. 7 septembre 2018. Disponible à l’adresse : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037388886/2019-12-11/


COMITÉ DE VALORISATION DE L’ENSEIGNEMENT DE L’UNIVERSITÉ DE LAVAL et TALBOT, Serge. Le plagiat : informer, sensibiliser et prévenir. Université de Laval, 9 octobre 2018


DELBECQUE, Céline. Le plagiat, un « phénomène exponentiel » dans les universités françaises. Dans : LExpress.fr [en ligne]. 4 septembre 2019. [Consulté le 16 décembre 2021]. Disponible à l’adresse : https://www.lexpress.fr/education/le-plagiat-un-phenomene-exponentiel-dans-les-universites-francaises_2096229.html


DUFFAU, Catherine et ANDRÉ, François-Xavier. J’entre en fac : méthodes du travail universitaire en lettres, langues, arts et sciences humaines. Paris : Presses Sorbonne Nouvelle, 2013. Les fondamentaux de la Sorbonne Nouvelle.


ETUDIANT.GOUV. Le plagiat, une fraude courante (et souvent involontaire). Dans : Étudiant.gouv [en ligne]. 11 décembre 2019. [Consulté le 16 décembre 2021]. Disponible à l’adresse : https://www.etudiant.gouv.fr/fr/le-plagiat-une-fraude-courante-et-souvent-involontaire-472


GUÉNARD, François. La fabrique des tricheurs : la fraude aux examens expliquée au ministre, aux parents et aux professeurs. Paris : Jean-Claude Gawsewitch, 2012.


GUIBERT, Pascal et MICHAUT, Christophe. Le plagiat étudiant. Education et sociétés [en ligne]. 2011, Vol. 28, no 2, p. 149.

POLYTECHNIQUE MONTRÉAL - UNIVERSITÉ D’INGÉNIERIE. Raisons pouvant mener un étudiant à plagier. Dans : Polytechnique Montréal - Université d’ingénierie [en ligne]. 12 février 2016. [Consulté le 16 décembre 2021]. Disponible à l’adresse : https://etudiant.polymtl.ca/plagiat/raisons-pouvant-mener-un-etudiant-plagier


SIMONNOT, Brigitte. Le plagiat universitaire, seulement une question d’éthique ? Questions de communication [en ligne]. Presses universitaires de Nancy, Décembre 2014, n° 26, p. 219‑233.


UNIVERSITÉ DE GENÈVE. Michelle Bergadaà - Faculté d’économie et de management - UNIGE. Dans : Université de Genève [en ligne]. 11 avril 2017. [Consulté le 17 décembre 2021]. Disponible à l’adresse : https://www.unige.ch/gsem/fr/recherche/corps-professoral/honoraires/michelle-bergadaa/.


UNIVERSITÉ DE QUÉBEC À MONTRÉAL. UQAM | Infosphère | Éviter le plagiat. Dans : Université de Québec à Montréal [en ligne]. [Consulté le 5 janvier 2022]. Disponible à l’adresse : http://www.infosphere.uqam.ca/rediger-un-travail/eviter-plagiat


UNIVERSITÉ DE TOULOUSE LE MIRAIL. Comment parler aux étudiants ? Dans : Responsable [en ligne]. [Consulté le 17 décembre 2021]. Disponible à l’adresse : https://responsable-unige.ch/main/cosneils-aux-etablissements/communication.html


Attention à l’autoplagiat : le recyclage des travaux académiques. Dans : Compilatio [en ligne]. 9 septembre 2021. [Consulté le 5 janvier 2022]. Disponible à l’adresse : https://www.compilatio.net/

FABIENNE THÉROUSE, CÉLINE JOIRON, et PIERRE CARPENTIER. Droit d’auteurs - 8ème colloque WIMS - UPJV. Université de Picardie Jules Verne, 1 juin 2021 [Consulté le 10 janvier 2022]. Disponible à l’adresse : https://webtv.u-picardie.fr/watch_video.php?v=47GAG2GBHMG7

Le jeu Subpœna


Ce jeu sérieux réalisé par l’université de Bordeaux permet d’appréhender la notion de plagiat à travers un jeu d’énigmes. Le jeu existe en version courte et en version longue et peut être intéressant pour consolider vos connaissances sur le plagiat.


L’infosphère de l’Université de Québec


L’infosphère de l’UQAM vous guide dans la méthodologie de la recherche documentaire ainsi que dans la rédaction de votre travail. Vous trouverez de nombreux conseils pour étoffer vos travaux.


Le colloque WIMS sur la Web TV de l'UPJV : le droit d'auteur


Ce colloque animé par Fabienne Thérouse, Céline Joiron et Pierre Carpentier permet d'approfondir les notions relatives aux droits d'auteurs et d'explorer les différentes licences libres.

Besoin d'un accompagnement personnalisé ?


Les BU de l'UPJV proposent des rendez-vous individuels durant lesquels un bibliothécaire vous prend en charge sur des questions de veille documentaire, de méthodologie du travail universitaire et de recherche documentaire. Pour prendre rendez-vous consultez la page du bureau d'aide à la recherche.

Réalisé par Amélie DETROUSSEL


éviter le plagiat

Voici plusieurs procédés permettant d'éviter le plagiat

Paraphraser

Réaliser une bibliographie

Citer

Comment éviter le plagiat ?

Citer à partir d'un support papier

Citer à partir d'un support numérique

Modèles de citation bibliographiques

éviter le plagiat

Livre ou raPport

Livre ou raPport

chapitre d'un livre

article de revue

page web

Article d'encyclopédie

catalogue d'exposition

article de revue

chapitre d'un livre

article d'encyclopédie

Les normes bibliographiques


Il existe plusieurs normes bibliographiques. Ici, les normes employées proviennent de l'AFNOR 44-005 (norme ISO 690) adaptées par l’université d’Orléans.

NOM, Prénom du ou des auteurs. Titre : sous titre de l'ouvrage. Tomaison. Mention d'édition. Lieu de publication : éditeur, année de publication. Pagination. (Titre de la collection, numéro dans la collection).


Exemple : BEAUVOIR Simone. Le deuxième Sexe : les faits et les mythes. Tome 1. Paris : Gallimard, 2004. 317p.

ATTENTION : Ce modèle est à employer dans le cas où l’auteur n’est pas le même que celui de l’ouvrage. Ce type de citation peut être utilisé pour les ouvrages collectifs ayant plusieurs auteurs. Pour citer le chapitre d’un livre dont l’auteur est le même que celui de l’ouvrage, privilégiez la citation d’un livre « classique ».


NOM, Prénom du ou des auteurs du chapitre. Titre du chapitre. In : NOM, Prénom de l’auteur de l’ouvrage. Titre du livre. Mention d'édition. Lieu d’édition : éditeur, année de publication. Pagination du chapitre. (Titre de la collection, numéro dans la collection).


Exemple : EVEN, Pascal. De l’Empire à la Restauration, le comte de La Besnardière, parcours d’un diplomate. In : BRULEY, Yves et LENTZ, Thierry. Diplomaties au temps de Napoléon. Paris : CNRS Editions, 2014. p. 101-121.

NOM, Prénom du ou des auteurs. Titre de l’article. Titre du périodique. Date de publication. Volume, numéro, pagination.


Exemple : SARMANT Thierry. Moi, Pierre, empereur. L’Histoire. 2021. N. 485-486, p. 32-36.

NOM, Prénom du ou des auteurs. Titre de l’article. In: Titre de l’encyclopédie. Tomaison. Mention d’édition. Lieu d’édition, éditeur, année de publication, pagination.


Exemple : KAUFMANN, Thomas. Protestantismes : une Europe sans pape. In : L’Europe Encyclopédie historique. Paris, Actes Sud, 2018, p. 1150-1157

NOM, Prénom de l’auteur, NOM, Prénom du commissaire (commissaire), Nom du musée, Ville où a eu lieu l’exposition. Titre : sous-titre du catalogue. Catalogue d’exposition (date de l’exposition). Ville d’édition : éditeur, année de publication. pagination.


Exemple : CAPPELLETTI, Francesca, LEMOINE, Annick. Académie de France à Rome Villa Médicis, Rome, Musée du Petit Palais, Paris. Les bas-fonds du baroque : la Rome du vice et de la misère. Catalogue d’exposition (7 octobre 2014 – 18 janvier 2015, 24 Février 2015 – 24 mai 2015). Paris : Petit Palais, 2014. 294 p.

NOM, Prénom du ou des auteurs. Titre du site Web [en ligne]. (Date de mise à jour). [Date de consultation]. Disponible à l’adresse : URL


EXEMPLE : Université de Picardie Jules Verne. Université de Picardie Jules Verne [en ligne]. (Mis à jour le 30 juin 2021). [Consulté le 13 août 2021]. Disponible à l’adresse : https://www.u-picardie.fr/

NOM, Prénom du ou des auteurs. Titre de l’article. In : Titre de l’encyclopédie. Tomaison ou références [en ligne]. Mention d’édition. Lieu d’édition : éditeur, année de publication, pagination. [Date de consultation]. Disponible à l’adresse : URL


Exemple : WYBRANDS, Francis. Leçons sur la philosophie de l’histoire, Geog Wilhelm Friedrich Hegel – Fiche de lecture. In : Encyclopædia Universalis [en ligne]. [consulté le 16 juillet 2021]. Disponible à l’adresse suivante : http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/lecons-sur-laphilosophie-de-l-histoire/

NOM, Prénom du ou des auteurs. Titre de l’article. Titre du périodique [en ligne]. Date de publication. [Date de consultation]. Volume, numéro, pagination. Disponible à l’adresse : URL


Exemple : RADVANYI, Jean. Quand Vladimir Poutine se fait géographe.... Hérodote [en ligne]. 2017. [consulté le 16 juillet 2020]. 2017/3-4, n° 166-167, p. 113-132. Disponible à l’adresse suivante : https://www.cairn.info/revue-herodote-2017-3-page-113.htm

ATTENTION : Ce modèle est à employer dans le cas où l’auteur n’est pas le même que celui de l’ouvrage. Ce type de citation peut être utilisé pour les ouvrages collectifs ayant plusieurs auteurs. Pour citer le chapitre d’un livre dont l’auteur est le même que celui de l’ouvrage, privilégiez la citation d’un livre « classique ».


NOM, Prénom du ou des auteurs du chapitre. Titre du chapitre. In : NOM, Prénom. Titre de l’ouvrage. Tomaison [en ligne]. Mention d’édition. Lieu d’édition : éditeur, année de publication. Pagination. [Date de consultation]. (Titre de la collection, numéro dans la collection). Disponible à l’adresse: URL.


Exemple : MENDIBIL, Didier. La géographie des années 1970 : crise d’adaptation ou nouveau paradigme ?. In : CLERC, Pascal (dir.), DEPREST, Florence, LABINAL, Guilhem. Géographies Epistémologie et histoire des savoirs sur l’espace. [en ligne] 2ème Edition. Paris : Armand Colin, 2019. P. 68-73. [consulté le 19 juillet 2021]. (Collection U). Disponible à l’adresse : https://www.cairn.info/geographies--9782200624781-page-68.htm?contenu=auteurs

NOM, Prénom du ou des auteurs. Titre de l’ouvrage. Tomaison [en ligne]. Mention d’édition. Lieu d’édition : éditeur, année de publication. Pagination. [date de consultation]. (Titre de la collection, numéro dans la collection). Disponible à l’adresse : URL.


Exemple : PRAIRAT, Eirick. La sanction en éducation. [en ligne]. 6ème Edition. Paris : Presses Universitaires de France, 2021. 128 p. [consulté le 19 juillet 2021]. (Que sais-je, n° 3684). Disponible à l’adresse : https://www.cairn.info/la-sanction-en-education--9782715406414.htm

Paraphraser

Paraphraser consiste à reformuler selon ses propres mots les propos d’un auteur sans toutefois les dénaturer. Une paraphrase correcte respecte la pensée de l’auteur en changeant totalement la construction d’origine de son texte. Il est capital d’élaborer vos propres phrases et de ne pas se contenter de changer uniquement certains mots. Une mauvaise paraphrase peut s’apparenter à une citation sans guillemets et donc à du plagiat. Lorsque vous paraphrasez, n’oubliez pas de mentionner l’auteur, que ce soit en bibliographie, au moyen de notes de bas de page ou tout simplement dans votre devoir.

Citer

Il est admis de reprendre tels quels les mots d’un auteur, pourvu que soit indiquée la source (dans le texte et en bibliographie) et que la citation soit entre guillemets pour signifier qu’il ne s’agit pas de vos propos. Si besoin est, la citation peut être tronquée. Ce signe […] indique qu’un passage de la citation a été enlevé. Cependant, lorsque vous couper une citation, veillez à ne pas déformer les propos de l’auteur.

N. B. : il n’y a pas besoin de citer les faits de notoriété publique incontestables dans votre bibliographie comme par exemple « Paris est la capitale de la France » ou « un triangle a trois côtés ».

Définition

Le plagiat est l’appropriation volontaire (ou non) des travaux d’un autre auteur sans faire mention de ce dernier. Il concerne tous les types de supports et d’œuvres (musique, littérature, mémoire ou encore thèse). Le plagiat est une atteinte au droit d’auteur et constitue une faute grave dans le milieu universitaire.

Qu'est-ce que le plagiat ?

Une grande partie des cas de plagiat résulte d’une méconnaissance de la notion. Il est donc important de comprendre comment se traduit le plagiat afin de l’éviter. Le plagiat consiste essentiellement à ne pas citer les sources sur lesquelles se base un travail, il se traduit par différents procédés.

Comment se traduit le plagiat ?

Est-ce du plagiat ?

Comment se traduit le plagiat ?

Le plagiat consiste essentiellement à ne pas citer les sources sur lesquelles est basée l’élaboration d’un travail, il se traduit par différents procédés.

L’auto-plagiat


L’auto-plagiat consiste à réutiliser un travail réalisé précédemment (lors d’une autre session, d’une autre année ou publié ultérieurement) pour écrire un autre document. Il convient de rappeler que chaque travail universitaire ou publication scientifique se doit d’être originale. Il est donc interdit de réutiliser un ancien travail sans l’accord de son professeur ou de son éditeur. Si l’on veut réemployer ses propos, il faut se citer soi-même dans le respect des normes de citation.[1] Traduire un de ses textes dans une autre langue sans autorisation peut également être un cas d’auto-plagiat.[2]


Utiliser des cartes, des graphiques, des photographies, des images ou des statistiques sans mention de l’auteur ni de leur provenance


Les images, au même titre que les autres œuvres, sont soumises au droit d’auteur. Cependant, certaines filières comme l’histoire de l’art par exemple ne peuvent se passer de l’image de l’œuvre étudiée. L’exception pédagogique est un principe qui régit les règles relatives au droit d’auteur. Ainsi, vous avez la possibilité d’utiliser une image tant que :


  • Sa diffusion se limite aux étudiants et aux professeurs.
  • Son utilisation ne sert aucun but commercial.
  • L’auteur et la provenance de l’image sont indiqués. Lorsque vous légendez votre illustration, précisez bien l’auteur, le titre (s’il existe) et le lien à partir duquel vous avez trouvé l’image.


Si vous désirez employer des images d’illustration, assurez-vous que le visuel employé est bien libre de droits. Des nombreuses banques d’images libres existent, elles sont accessibles via une recherche classique dans le moteur de recherche de votre choix.

Présenter comme sien un travail effectué par une autre personne (même avec l’accord de cette dernière)


Rendre un travail rédigé par une autre personne en prétendant en être l’auteur constitue à la fois un cas de plagiat et un cas de fraude.

Le copier-coller ou la citation sans guillemets


Il s’agit de retranscrire un texte ou une partie d’un texte tel quel sans utiliser de guillemets pour signifier qu’il s’agit des propos d’une autre personne. Omettre les guillemets et la mention de l’auteur revient à présenter cette citation comme sienne.

La paraphrase sans mention d’auteur


La paraphrase consiste à reformuler l’idée d’un auteur avec ses propres mots. La paraphrase n’est pas un procédé interdit, il suffit de préciser l’auteur dont on tient l’idée et d’effectuer une reformulation correcte. C’est-à-dire changer complètement la formulation d’origine. Si seulement quelques mots sont remplacés, cela peut s’apparenter à une citation sans guillemets et donc à du plagiat.

La traduction sans mention d’auteur


Traduire un texte (ou un autre support) sans présenter la référence d’origine est un cas de plagiat.

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Texte

Éviter le plagiat

Les règles relatives au plagiat ne signifient pas qu’il est défendu de s’appuyer sur le travail des autres. Les productions universitaires elles-mêmes se basent sur le savoir préexistant. Le code de la propriété intellectuelle stipule que quand « l'œuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire [...] sous réserve que soient indiqués clairement le nom de l'auteur et la source, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d'information de l'œuvre à laquelle elles sont incorporées » (article L122-5 du code de la propriété intellectuelle).

Il existe donc des règles qui encadrent ce droit de citation afin d’éviter le plagiat. Le plagiat consiste essentiellement à ne pas citer les sources dont on tient ses informations. La mention des sources implique donc une forme d’éthique traduisant le respect du travail des autres. Citer uniquement le nom de(s) auteurs(s) est insuffisant, il faut préciser le contexte dans lequel ses propos ont été produits. Ainsi la bibliographie (et les normes associées) est le meilleur moyen d’éviter le plagiat.

Éviter le plagiat

Qu'est-ce qu'une bibliographie ?

Réaliser une bibliographie

Une bibliographie est une compilation de toutes les références utilisées dans un travail de recherche, le tout rédigé d’après certaines normes variables selon les supports, les domaines ou les établissements. Le but d’une bibliographie est d’offrir la possibilité au lecteur d’élargir ses connaissances en consultant les sources qui y sont consignées. Elle est également un outil d’analyse pour les professeurs qui peuvent contrôler la fiabilité des sources convoquées. En effet, le contenu d’une bibliographie témoigne de la méthodologie de recherche employée et atteste du respect du droit d’auteur.

N. B. : le terme bibliographie est approprié si les documents utilisés pour votre devoir sont des livres. Pour d’autres types de documents, il pourra s’agir d’une médiagraphie ou d’une webographie.

Les normes bibliographiques

Réaliser une bibliographie

Il existe plusieurs normes bibliographiques. L'important est de choisir un modèle puis de s'y tenir. Dans une bibliographie, la cohérence et la rigueur sont de mise. Lorsque vous utilisez un modèle de citation, il ne faut négliger aucun détail. N'oubliez pas de mettre en italique les éléments qui doivent l'être et accordez une attention particulière à la ponctuation. Veillez également à ce que vos citations soient bien uniformes et que tous les éléments soient cités de la même manière. Si vous avez des doutes sur les attentes de certains de vos professeurs en matière de normes, appuyez-vous sur la bibliographie qu'ils vous ont distribuée en début d'année.

Que faire s'il y a beaucoup d'auteurs ?

Réaliser une bibliographie

Selon la norme employée, le nombre d'auteurs à citer est différent. Communément, (et hors APA) quand il y a plus de trois auteurs, on ne cite que les trois premiers, le tout suivi de la formule « et al » qui signifie « et les autres ». Pour la norme présentée dans ce guide, séparez les différents auteurs par des virgules.

Que faire lorsqu'il manque des informations ?

Réaliser une bibliographie

Tous les documents ne remplissent pas tous les champs des modèles de citation proposés. Par exemple, tous les livres ne figurent pas dans une collection. Néanmoins, l'auteur, le titre, l'édition et la date de publication sont des éléments capitaux pour citer un ouvrage. Il faut s'interroger sur une information manquante quand cela est incohérent dans votre bibliographie. Par exemple lorsqu'il manque le numéro d'un périodique.

Les conséquences du plagiat

Les conséquences du plagiat

Le plagiat est loin d’être une faute anodine, il entraine de nombreuses conséquences et dommages au niveau académique et scientifique notamment. Michelle Bergadaà, dans le plagiat académique expose et détaille les diverses répercussions du plagiat.

Les préjudices causés à l’auteur plagié



Outre la souffrance infligée au plagié, le vol de son œuvre peut également porter préjudice à sa carrière. Notamment si l’auteur spolié cherche à publier. En effet, si son travail volé a été publié par une autre personne, le plagié sera contraint de citer son plagieur dans ses futures publications.


L’atteinte à la connaissance et à la recherche scientifique



Le délit porte atteinte aux valeurs d’intégrité scientifique et de poursuite du savoir de l’université. En effet, le plagiat nuit au prolongement de la recherche scientifique. En ne citant pas ses sources, le plagiaire empêche le lecteur d’approfondir ses connaissances par le moyen de la bibliographie et brise ainsi la chaîne du savoir. L’auteur n’est donc pas l’unique victime du plagieur. Michelle Bergadaà précise que le plagiaire, en s’appropriant une œuvre, fait « disparaitre l’auteur d’origine » et ainsi prive le lecteur d’un pan de la recherche.[1]

« Si la victime d’un comportement plagiaire est la connaissance, alors nous avons tous pour responsabilité de la protéger. »


Michelle Bergadaà dans Le plagiat académique : comprendre pour agir, 2015

L’usurpation d’un diplôme ou d’un niveau professionnel


Le plagiaire peut, de plus, obtenir un diplôme et/ou un titre non mérités. Michelle Bergadaà rappelle que « le plagiat est une fraude vis-à-vis du système. Il conduit l’auteur à bénéficier d’une position sociale et/ou professionnelle dans le système qu’il n’aurait peut-être pas occupée sinon. »[1]. Le plagiat est également un moyen, pour certaines personnes, d’augmenter leur quota de publication sur leur CV. Leur environnement professionnel ou académique est alors biaisé sur leur niveau réel.


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Que risque-t-on à plagier ?

Les sanctions

Le plagiat est une atteinte au droit d’auteur et peut entrainer des sanctions disciplinaires de la part de l’université ou de la justice qui perdurent dans le temps. En effet, les productions universitaires comme les thèses appartiennent au domaine public et échappent donc à la prescription. Une personne coupable de plagiat peut en subir les conséquences des années après.

Les sanctions judiciaires


D’après la loi relative au code de la propriété intellectuelle, le plagiat est un délit. Si la victime de plagiat porte plainte, le plagiaire, s’expose à une peine maximum de 3 ans d’emprisonnement accompagnée d’une amende pouvant s’élever jusqu’à 300 000 €. L’auteur spolié peut également bénéficier de dommages et intérêts dont le montant varie en fonction de la gravité du plagiat.


« Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur (…) est illicite » (Article L122-4 du code de la propriété intellectuelle).

Les sanctions à l'UPJV


A l’UPJV, les sanctions peuvent s’échelonner ainsi :


  • Un avertissement ou un blâme entrainant l'annulation de l'épreuve
  • Une exclusion temporaire ou définitive de l’établissement
  • Une interdiction totale d’inscription dans un établissement d’enseignement supérieur au niveau national


Le plagiaire s’expose également à la perte d’un titre ou d’un diplôme si l’acte de plagiat lui a permis de les obtenir.


En plus des conséquences judiciaires et académiques s’ajoute la honte associée au délit et la perte de crédibilité. Michèle Bergadaà précise que « la souffrance peut alors devenir intolérable pour le plagieur découvert, car il doit accepter de voir son niveau réel rétabli publiquement, ce par comparaison au niveau qu’il pensait, et prétendait avoir. »[1]


NB : les enjeux selon les diplômes sont différents, donc les sanctions en cas plagiat sont différentes selon le stade d’étude.


NB : dans le cadre d’un travail effectué en groupe, si un seul des membres du groupe plagie, c’est tout le groupe qui risque les sanctions.




La détection du plagiat



Au-delà de la connaissance de leur discipline et des auteurs de référence, les professeurs connaissent le sujet qu’ils vous ont soumis et savent comment l’aborder. Il existe de plus des logiciels de détection de plagiat comme Compilatio. Ces logiciels relèvent des similitudes entre le travail rendu et les publications disponibles en ligne. Néanmoins, les étudiants apprennent rapidement à contourner l’intelligence artificielle. Ces logiciels ne peuvent donc pas remplacer l’analyse de l’enseignant pour détecter le plagiat.

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Quelles sont les raisons qui poussent les étudiants à plagier ?

Pourquoi ?

Il existe de nombreuses raisons qui poussent un étudiant à plagier et ces différents facteurs peuvent se combiner. Cependant, ces motivations ne sont pas (toujours) malveillantes, il est possible de plagier de manière inconsciente.

La pression liée à la performance et à la réussite


La pression liée à la réussite et à la performance peut conduire les étudiants à voler des travaux d’auteurs plus expérimentés pour se démarquer de leurs camarades. Le type de formation (concours exigeant de sévères sélections par exemple) ou la pression familiale accentuent les angoisses des étudiants. Le rapport marchand qu’il peut exister dans le monde des publications scientifiques induit une compétitivité entre chercheurs qui pousse au plagiat. Par exemple, un professeur peut voler les travaux d’un étudiant dont il a la charge.[1] Ou bien des chercheurs pour augmenter leur quota de publication vont recourir à l’auto-plagiat et dupliquer leur travail.




Le manque de temps et d’organisation



Il s’agit d’une des explications les plus fréquentes. Le manque de temps mais également des soucis d’organisation poussent les étudiants à plagier.

La méconnaissance des règles relatives au plagiat


Comme déploré par François Guénard dans son livre la fabrique des tricheurs : la fraude aux examens expliquée au ministre, aux parents et aux professeurs, les étudiants plagiaires méconnaissent les règles permettant d’éviter le plagiat.

Le manque de méthodologie du travail universitaire



L’étudiant ne sait pas comment réaliser son devoir donc il plagie. Un complexe lié à des lacunes littéraires chez certains incite à reprendre les propos d’un auteur tels quels sans respecter les normes de citation ou de paraphrase car l’étudiant se sent incapable d’écrire aussi bien que le modèle qu’il plagie.

La paresse et le manque d’intérêt



Une des raisons qui motive les étudiants à plagier n’est autre que la volonté d’obtenir un diplôme sans fournir d’efforts. Le manque d’intérêt pour le cours ou pour le travail demandé conduit également au plagiat.

Le sentiment d’impunité


Parfois, les étudiants se sentent « autorisés » à plagier car ils pensent que cela ne sera pas détecté. L’effet de groupe peut aussi participer à diluer la responsabilité d’un plagiaire, car un étudiant est rassuré par le fait que d’autres plagient également. D’autres ne mesurent les conséquences de leur acte et ne croient pas risquer de sanctions.

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