Want to make creations as awesome as this one?

Lisez ces articles puis répondez au questionnaire d'auto évaluation

Transcript

Prenez connaissance de ces articles

Articles sur les qualités nécessaires pour exercer le métier de Chef d’entreprise :

Dominique Delaporte , 2022

Article 3: Je monte ma boîte !

Article 4: Compétences et qualités entrepreneuriale

Article 2 : Les qualités indispensables pour devenir chef d'entreprise

Article 5 : Compétences et qualités entrepreneuriales:

Article 1 : Comment devenir un bon chef d'entreprise ?

Sommaire

Article 1 : Comment devenir un bon chef d'entreprise ?

1

Diriger une entreprise requiert à la fois des compétences et des qualités personnelles. Voici des conseils

pratiques pour devenir un bon chef d'entreprise.

Beaucoup de professionnels se lancent dans la création d'entreprise, un choix qui demande des qualités
spécifiques. Au-delà des compétences, un dirigeant d'entreprise doit avoir une vision à long terme, de l'enthousiasme, de la persévérance et de l'optimisme pour réussir. Il doit aussi motiver ses employés tout en se fixant des objectifs de croissance. La qualité de sa relation avec ses clients et sa capacité à faire face aux différentes situations sont également des critères essentiels. En somme, il est indispensable de posséder des qualités personnelles pour devenir un bon chef d'entreprise.

Savoir prendre les bonnes décisions

La prise de décision incombe généralement au chef d'entreprise. Lors d'une création ou d'une reprise d'entreprise, la
décision est un facteur déterminant pour la stratégie à suivre. Le pouvoir de décision doit permettre au chef
d'entreprise d'orienter le développement de son établissement et de définir la stratégie la mieux adaptée. Même si
demander l'avis des collaborateurs ou des partenaires peut être nécessaire, le dirigeant reste le premier à décider.
Prendre les bonnes décisions est aussi nécessaire pour motiver les collaborateurs.

Savoir collaborer, s'impliquer et répartir les fonctions

Dans la plupart des cas, il s'avère indispensable de répartir les tâches, car un bon chef d'entreprise doit avant tout se
concentrer sur l'essentiel : la direction stratégique de la société. Il est ainsi nécessaire de savoir déléguer et travailler
en équipe pour assurer le développement pérenne des activités. C'est d'autant plus nécessaire qu'une surcharge de
fonctions influe sur l'efficacité du dirigeant.


Diriger une entreprise requiert à la fois des compétences et des qualités personnelles. Voici des conseils

pratiques pour devenir un bon chef d'entreprise.
Crée le 18 mai 2020

La capacité d'adaptation


Pour devenir chef d'entreprise, il est essentiel de savoir s'impliquer dans la vie de l'entreprise. De ce fait,
le dirigeant doitse tenir informé de tout ce qui se passe dans son établissement, qu'il s'agisse de l'ambiance au travail ou des éventuels
soucis entre collaborateurs. A terme, cela lui permettra de faire face aux imprévus et tensions en interne.

Savoir définir les priorités

Pour devenir un bon chef d'entreprise et être efficace dans la gestion de sa société, il faut définir des priorités. Cette tâche consiste à
déterminer les choses urgentes afin de mieux s'organiser. Ce point est particulièrement important si le chef d'entreprise n'est pas assisté.

Faire preuve d'écoute et d'analyse

Même après avoir suivi une formation chef d'entreprise, diriger une société n'est pas chose facile. Le le plus
souvent, il faut aussi savoir écouter les autres. Il est essentiel de tenir compte :

- Des attentes des clients ;
- Des avis des collaborateurs et partenaires ;
- De l'état du marché ou du comportement des concurrents.

Quelles sont les autres qualités essentielles d'un chef d'entreprise ?

Un bon chef d'entreprise doit posséder d'autres qualités personnelles :
- Avoir une bonne capacité de négociation ;
- Être audacieux et persévérant ;
- Savoir communiquer ;
- Savoir diriger une équipe
- Positiver, quelles que soient les circonstances ;
- Être capable de procéder à une introspection pour déterminer ses qualités et ses défauts.

Info

Retrouvez les mots dans le texte à trous

A vous de jouer

Retrouvez les mots dans le texte à trous

Retrouvez les mots dans le texte à trous

Retrouvez les mots dans le texte à trous

Retrouvez les mots dans le texte à trous

Retrouvez les mots dans le texte à trous

Retrouvez les mots dans le texte à trous

A vous de jouer

Retrouvez les mots dans le texte à trous

Retrouvez les mots dans le texte à trous

Retrouvez les mots dans le texte à trous

Retrouvez les mots dans le texte à trous

Retrouvez les mots dans le texte à trous

Les qualités indispensables pour devenir chef d'entreprise

2

Efficacité personnelle - Quelles sont les qualités humaines à renforcer ou acquérir des entrepreneurs ? Il faut du caractère, de la créativité, de l'enthousiasme...


Etes-vous fait pour le métier d'entrepreneur, en avez-vous les prérequis ? Il serait normal, qu'avant de vous précipiter vers l'inscription de votre future société au registre du commerce , vous vous posiez cette simple interrogation : avez- vous le profil du chef d'entreprise ?

Après tout, on ne devient pas pianiste, footballeur professionnel, chirurgien, notaire tout à fait par hasard. Pour y
arriver, il faut avoir des compétences... Compétences acquises par une formation spécialisée . Mais dans le cas d'un
« entrepreneur », est-ce suffisant ? Un master en économie, un diplôme d'école de management ou de gestion, un
DUT techniques de commercialisation ou un CAP pour les artisans sont-ils les seuls passeports possibles pour se
lancer ? A l'évidence non.
Du caractère et une envie de se réaliser
Il suffit d'observer la variété des parcours des dirigeants que nous côtoyons pour comprendre qu'au-delà de certaines
qualités « techniques », il y a quelque chose de plus fondamental. C'est ce qu'on nomme souvent le « caractère », les
qualités humaines. Mais comment décrire plus précisément la spécificité de ce « caractère » propre et commun à
tous les dirigeants ? A la racine de la psychologie de ceux et celles qui veulent exercer le métier de chef d'entreprise,
il y a d'abord le désir farouche d'indépendance, de ne pas dépendre de qui que ce soit, et surtout pas d'un
« supérieur » hiérarchique. Seul maître à bord est leur première motivation.

Vient ensuite l'envie de « se réaliser », de projeter quelque chose de soi, de grand, qui vous dépasse et vous entraîne
et ce, quelles que soient les difficultés présentes et à venir. Le « patron » est un imaginatif qui, sans cesse,
souhaite créer un nouveau « jouet ». Dans sa psychologie consciente et inconsciente, l'entrepreneuriat fonctionne
comme un rêve d'enfant devenu réalité.

Gilles Lecointre Le 19/12/2019

Avez-vous le bon profil pour devenir chef d'entreprise ? - Shutterstock

Optimiste et enthousiaste

L'entrepreneur est un « joueur » qui se plaît à se défier lui-même et à braver les obstacles. Mais qui dit joueur, dit
aussi prise de risque. Un chef d'entreprise a le goût du risque et ne recule pas devant l'inconnu. Il est capable de surmonter sa
peur , car il croit dur comme fer à sa bonne étoile et reste persuadé, toujours, de réussir. C'est un optimiste. Mais chez lui,
l'optimisme ne doit pas être béat, car cela le conduirait rapidement à la chute. Il doit être ce que j'appelle un « rêveur éveillé »,
c'est-à-dire un individu qui, en toutes circonstances, garde les pieds sur terre. Il sait « compter » au sens propre et au sens figuré :
il apprécie la situation à sa juste mesure, et sait anticiper le résultat comptable de son action.

Si les vents lui sont contraires, il dispose d'une qualité fondamentale pour ne pas sombrer : il est résilient. Cela veut
dire qu'il ne se laisse jamais abattre, toujours prêt à rebondir et à transformer son échec en nouvelle rampe de
lancement ! Et pour ce faire, il est capable de prendre des décisions à tout moment. C'est un « decision maker » qui
n'a aucune appréhension à faire un choix, même en avenir incertain.

En résumé, l'entrepreneur est un créatif, mais ce n'est pas un artiste, car il inscrit son projet dans le concret, dans le dur, dans
l'accomplissement tangible... sans états d'âme. Il est, avant toutes choses, un réalisateur individualiste. Il se lève tôt, c'est un
« self starter » comme le disent les Américains, ce qui signifie qu'on n'a pas besoin de lui indiquer le chemin et la méthode pour avancer.

Enfin, le chef d'entreprise est un entraîneur, c'est-à-dire quelqu'un capable de faire preuve d'enthousiasme et de le communiquer à
ses troupes. Une qualité humaine qui peut le rendre parfois paternaliste, tel un pater exigeant mais protecteur.

Compétences : la règle du 12/20
Un dirigeant de PME doit donc savoir tout faire, car c'est une sorte de chef d'orchestre capable de jouer de tous les
instruments. Je parle souvent de la règle des 12/20. Cette règle signifie qu'un dirigeant indépendant ne peut pas se
permettre d'être totalement hermétique à la comptabilité, incapable de répondre à un client mécontent, en panique
quand il faut recruter ou se séparer d'un collaborateur, en difficulté pour négocier un contrat avec un fournisseur, peu
à l'aise vis-à-vis de ses commerciaux, malhabile pour définir un tarif, paniqué à l'idée de présenter son entreprise en
public , dépourvu d'imagination pour définir la stratégie à moyen terme, effrayé de demander une ligne de trésorerie à
son banquier, déstabilisé par un contrôle fiscal...
En bref, un « patron » ne doit pas avoir de « trou » de compétence. Il a nécessairement un point fort, un domaine où il
excelle, mais, en aucun cas, il ne doit souffrir d'un point totalement faible. Car dans ce cas, il ne contrôlera plus
efficacement la marche de l'entreprise qui constitue un tout parfaitement emboîté. Il faut donc pouvoir être compétent
à 12/20 minimum dans chacune des grandes fonctions de l'entreprise.

Répondez au Quizz

A vous de jouer

Je monte ma boîte !


3


Elles ont entre 30 et 50 ans et rêvaient depuis un moment de liberté et d’indépendance. A les écouter parler, on
comprend très vite que pour créer son entreprise, il faut en vouloir : être une grosse bosseuse et ne pas flipper pour
un rien. En 2006, 36% des entreprises individuelles ont été créées ou reprises par des femmes.* Si elles sont toujours
moins nombreuses que les hommes à passer à l’action, lorsqu’elles se lancent, ces working girls sont déterminées.

Aujourd’hui, les entrepreneuses peuvent compter sur le soutien des réseaux féminins, qui proposent des aides à
celles qui sont plus que motivées. Et sachez que depuis 2003, vous n’avez plus besoin de capital pour lancer votre
entreprise. La loi de Modernisation de l’économie adoptée le 22 juillet 2008 a facilité l’accès à la
création avec le statut d’auto-entrepreneur qui est effectif depuis janvier 2009. Une femme active à temps plein ou
temps partiel pourra désormais lancer son entreprise, de même qu’une femme au foyer, une jeune retraitée ou une
étudiante. Une manière de tester son idée avant de se lancer pour de vrai…

* Source INSEE-REE Répertoire des entreprises et des établissements.

Facile ou pas de monter sa boîte ?
« Administrativement, c’est super simple : j’ai créé ma boîte en deux heures », raconte Stéphanie Tramicheck, 36
ans. La créatrice de Détournements de mode a commencé par un blog en 2004 où elle parlait customisation et mode.
« Je chouchoutais mon blog le soir et le week-end et rapidement il y a eu beaucoup de trafic : je me suis dit qu’il y
avait quelque chose à faire ». En septembre 2005, elle lance officiellement son entreprise avec la sortie d’un petit
magazine trimestriel. « Souvent on a peur de se faire piquer son idée mais on n’est pas le seul à avoir des idées ! Ce
qui importe, c’est de les réaliser rapidement. Il faut se donner un maximum de visibilité en se différenciant des autres,
ne pas hésiter à tester, à créer des mini produits. Si vous êtes copié, c’est que c’est bon ! ». La créatrice propose
d’ailleurs à de jeunes stylistes et designers de présenter leurs créations sur son site.


Des working girls déterminées

Vous ne supportez plus la cantine, vos collègues et encore moins votre job… Peut-être est-ce le moment de créer votre entreprise ?
Témoignages de boss au féminin… Par Emilie Poyard

Alain Bosetti conseille lui aussi aux femmes de foncer ! « Aujourd’hui, tout est balisé. De nombreux documents sont

disponibles à l’APCE*. Il suffit d’être méthodique, de faire sa feuille de route et de s’y tenir. » Le plus important ? «
Trouver des clients ! Il faut s’interroger : y a-t-il vraiment un marché ? Saurais-je les convaincre ? Je vois beaucoup de
créateurs qui préparent la logistique mais qui oublient totalement les clients », constate le spécialiste. Créer son
entreprise, c’est aussi une question de paperasse et de démarches pas toujours follement excitantes ! Rien
d’insurmontable si on est bien informé, assurent les créatrices. Le plus compliqué peut-être : apprendre la patience.
Comptez entre 6 et 12 mois avant d’être totalement opérationnelle…

Savoir tout faire

Devenir sa propre boss, c’est se transformer en chef de projet multitâches. Lorsqu’on crée son entreprise, on est
amené à s’aventurer dans des domaines qui jusque là nous étaient parfois inconnus : la compta pour certaines, le
démarchage pour d’autres. « J’ai un cursus artistique donc le commercial n’est pas toujours une partie de plaisir. Et
quand il faut parler d’argent, je suis encore moins à l’aise », avoue Aline. « Et quand on a toutes les casquettes, on
encaisse tout toute seule. ». Pas facile alors de prendre du recul quand le projet connaît des balbutiements. « Il faut
s’interroger : quelles sont nos forces et nos faiblesses ? Et travailler immédiatement sur ces dernières en se faisant
conseiller ou en se formant », conseille Stéphanie. « Vous êtes responsable de votre entreprise alors il faut y aller !
Même si au début, décrocher le téléphone, ce n’est pas facile : il faut se mettre en avant, vendre son projet, être
gonflée ! Pendant trois mois, je préparais ce que j’allais dire, je m’entraînais et je me concentrais avant d’appeler ! »,
se souvient cette dingue de mode.



Pascale Touchet, 49 ans, a préféré s’associer. En 1995, son mari et elle lâchaient leurs jobs respectifs pour ouvrir une

crêperie. Trois restaurants plus tard, Pascale a eu envie d’aller voir ailleurs. « Je voulais être dans une démarche
créative et je m’intéressais beaucoup au développement durable. » Elle joue au tennis avec Carole et lui explique l’idée
qui lui trotte en tête : c’est le coup de foudre… professionnel ! « On a trouvé un bout de bâche dans un coin et on a
dessiné un sac. On s’est fait confiance tout de suite. Au bout de deux mois, on avait tellement avancé qu’on s’est dit
‘on ne peut plus reculer’ ». Un an après le lancement de Chikethic, les sacs recyclés de ces deux fonceuses se
vendent au Bon Marché, à La Redoute et dans une trentaine d’autres points de vente.

Encore faut-il trouver son alter ego ! On peut être les meilleures copines du monde, passer toutes ses vacances
ensemble et le jour où l’on décide de créer son entreprise, nager en plein bonheur ou… en plein fiasco. Pour éviter de
se tromper, les deux associées doivent « discuter pour savoir si elles ont la même ambition, le même projet et surtout
le même rapport au risque et à l’argent », conseille Alain Bosetti. Et puis, il y a le problème de l’ego de chacune. Qui
va parler à la presse par exemple ? C’est mieux d’évoquer tous ces sujets avant de se lancer, histoire d’éviter crêpage
de chignon et liquidation judiciaire.


Jamais sans mon réseau

Pour celles qui lancent leur entreprise seules, se créer un réseau se révèle d’autant plus incontournable. «
L’entourage est super important : quand tu as des doutes, tu peux en parler. Parfois, j’organise des réunions entre
potes, je leur demande ce qu’ils pensent d’un produit et s’ils ont des idées de stratégie », ajoute Aline. Caroline va
dans le même sens : « on est toujours seule face à soi-même alors il faut se renseigner. Moi, j’ai demandé conseil à
des amis juristes et je suis allée à des soirées de créateurs d’entreprise comme Networking... »

Selon Alain Bosetti, la première clé du succès est de se faire accompagner. « Les entrepreneurs qui se font suivre par

une chambre de commerce, par exemple, ont un taux de succès de 20% supérieur à ceux qui se débrouillent seuls. »
Vous pourrez ainsi être « coachée » et pourquoi pas installer votre petite entreprise dans un incubateur. « C’est
vraiment bien car on n’est pas toute seule, on se refile le nom d’un comptable contre une adresse où imprimer les
flyers… », explique Stéphanie qui a testé l’incubateur d’entreprises après avoir travaillé chez elle. Le réseau permet
aussi de rompre l’isolement. Si au début on se sent libre de ne plus être salariée, au bout d’un ou deux ans, la solitude
peut rapidement devenir pesante…

Un bureau dans le salon
Depuis un an, Aline loue un bureau à une agence de communication spécialisée dans le développement durable.
« Ne plus mélanger vie privée et vie professionnelle, c’est bien ! Quand je travaillais chez moi, je n’avais pas le temps
de rêvasser, c’est pourtant important quand on est dans la création. Pendant un trajet de 40 minutes, tu peux prendre
du recul.

Qu’on travaille chez soi ou dans un bureau, il n’y a pas de journée type pour ces chefs d’entreprise au féminin.
Oubliés les horaires de bureau et les RTT ! « Je me lève à 7h et tout de suite après le petit déj, je suis devant mon
ordi, j’envoie les premiers mails. Arrivée au bureau, je lis les premières réponses. Il faut vraiment bosser, ne pas se
dire ‘c’est bon, j’ai fait mes huit heures, je rentre chez moi’ », témoigne Aline.

Ces travailleuses indépendantes sont souvent au bureau les week-ends et doivent rivaliser d’organisation quand elles
ont des enfants. « J’ai un petit garçon d’un an et un rythme de travail fou. Heureusement, j’ai une super nounou et
mon bureau est situé à 5 minutes de chez moi. Je rentre vers 19h, je passe un peu de temps avec lui et je ressors
mon PC quand il est couché. Je travaille un peu moins le week-end mais j’ai toujours mon ordi allumé… », raconte
Stéphanie. Et côté amoureux ? « J’ai l’impression que c’est plus dur pour une femme que pour un homme de créer
son entreprise : on attend de vous que vous soyez toujours Superwoman ! Et une boîte c’est comme un bébé, vous ne
parlez que de ça, ce n’est pas facile pour l’autre !», ajoute la patronne de Détournements de mode .

Petit ou gros salaire ?

Que celles qui montent leurs boîtes pour devenir richissimes modèrent leurs ardeurs. Indispensable pour éviter les
mauvaises surprises : se mettre en tête qu’on va probablement travailler à perte au début. Les fins de mois ne sont
jamais faciles pour les entrepreneuses. « J’ai investi une partie de mes indemnités dans le capital de ma SARL et le
reste me permet de vivre pendant un an. Je dois me débrouiller avec un tiers du salaire qu’on me versait auparavant...
Le fait de ne pas avoir d’argent, c’est un vrai moteur, même en vacances on y pense ! », explique Caroline. Si tout va
bien, l’entrepreneuse pourra commencer à se rémunérer fin 2009... Pascale et son associée Carol sont dans une
situation identique. « On ne perd pas d’argent, c’est déjà bien, mais on ne se verse pas de salaire pour l’instant. J’ai
une situation familiale et financière qui me permet de me lancer dans ce type d’aventure mais si quelqu’un veut en
faire son métier pour gagner de l’argent rapidement, c’est autre chose… », prévient Pascale.

« Il faut savoir que tous les plans que vous faites vont être décalés de six mois, voire un an. Le business model évolue
2-3 fois : vous travaillez sur un produit A et c’est le produit Abis qui sort ! Il faut donc être à l’affût, faire les bons choix
et surtout préserver son cash », résume Stéphanie. Pour Caroline, il est essentiel de savoir négocier et faire baisser
les prix. « Je suis plutôt quelqu’un de sympa mais j’ai dû m’imposer en tant que chef d’entreprise : il faut donc
apprendre à être dure, par exemple avec les prestataires si le délai n’est pas respecté. ».


En tout cas, toutes ces créatrices sont unanimes pour dire que lorsqu’on monte sa boîte, c’est impossible d’avoir des
regrets... Pascale avance même que « si on réfléchit trop, on se met des freins et on ne fait rien. C’est un peu le
même principe que faire des enfants ! ». Alors, prêtes ?!

Info

Répondez au questionnaire

A vous de jouer

Compétences et qualités entrepreneuriale

4

Quelles sont les qualités et caractéristiques d’un bon entrepreneur ?

Quelles compétences faut-il cultiver pour être ou pour devenir un bon chef d’entreprise ?
Comment être un bon chef d’entreprise ?

Le métier de chef d’entreprise est particulièrement exigeant. Il nécessite un grand nombre de qualités, des savoirs,
un savoir-faire et un savoir-être particuliers.
Pourtant, les chefs d’entreprise qui réussissent ne sont pas toujours ceux qui présentent la liste de qualités la plus
longue… Maîtriser tous les aspects de l’entreprise est plus important qu’être excellent sur un ou plusieurs points.

Maîtriser tous les aspects de l’entreprise

Qualité n°1 – Bien se connaître.

Bien se connaître, c’est connaître ses qualités mais aussi ses défauts. C’est reconnaitre qu’on ne maîtrise pas tout. C’est aussi, dans une situation donnée, savoir se remettre en cause, accepter que l’on n’est pas au niveau et rechercher d’autres solutions.

Pour bien cerner ses forces et ses faiblesses, le créateur d’entreprise peut faire un bilan de compétences ou
retravailler son CV. Dans tous les cas, il devra se poser les questions suivantes :

Qu’est-ce que je sais bien faire ? En quoi suis-je performant ?
Qu’est-ce que je sais moins bien faire ?
Qu’est-ce qui me rebute, et pourquoi ?
Quelles sont les principales critiques qui me sont adressées ?
Quelles qualités mon entourage reconnait-il en moi ?
Qu’est-ce qui me rend vulnérable ?
Qu’est-ce qui fait que j’ai échoué ou que je me suis senti mal dans mes emplois passés ?

Mis à jour 13/09/2021 - WIKICREA

Avoir des défauts n’est pas vraiment un problème en soi. La clé de la réussite consiste en fait à rechercher dessolutions pour contourner ses propres points faibles.


La gestion des papiers me rebute : pourquoi ne pas faire appel à une secrétaire administrative indépendante une demi-journée par semaine ? Je ne maîtrise pas bien internet : pourquoi ne pas demander à un proche de gérer la communication en ligne ? Je ne maîtrise pas la production : pourquoi ne pas faire appel à un sous-traitant ?

Savoir s’entourer, rechercher des partenaires ou encore se former sont des solutions.

Qualité n°2 – Savoir écouter les autres.

Pour prendre les bonnes décisions, proposer le bon produit au bon endroit et au bon moment, le futur chef d’entreprise doit écouter, s’intéresser aux autres, se renseigner sur eux et sur leur « intérêt particulier ».
Se mettre à la place des autres pour comprendre leur comportement et leur discours est primordial, cela nécessite
une certaine ouverture d’esprit :

les clients : il faut connaître leurs attentes, leur comportement, leurs caractéristiques ; pour cela, une étude de
marché est toute indiquée, par exemple par questionnaire. Le plus compliqué consistera à accéder à la pensée
profonde du client, à ses motivations essentielles,
les fournisseurs et les commerciaux : ils peuvent parfois donner de bonnes indications sur le marché, mais aussi
de mauvaises pour vous faire acheter des produits qu’ils n’arrivent pas à vendre ; il faudra décrypter leur langage,
les concurrents : il faut se mettre à leur place et essayer de comprendre pourquoi ils agissent tel qu’ils le font sur le
marché,
les prescripteurs et les partenaires : ce sont les personnes qui parlent de votre activité et sont susceptibles de vous
amener des clients. Il est important de comprendre pourquoi ils acceptent de jouer ce jeu et ce qu’ils attendent en
retour,
les proches : il est intéressant de leur demander leur avis sur votre manière de faire. Mais il faudra trier ce qui, dans
leur discours, est pertinent ou non. Tout ne sera certainement pas bon à prendre.

Bien connaître les autres permet de décrypter leur discours : quelle est la part de vrai et de faux dans ce qu’ils
affirment, la part de bluff, la part d’irrationnel ? Quel intérêt ont-ils à déformer la vérité ?

Qualité n°3 – Croire en soi, mais pas trop.


Pour réussir, le chef d’entreprise doit croire un minimum en lui-même.
Pour cela, il doit bien se connaître (voir point 1) et bien connaître les autres pour retenir la partie pertinente de leur discours (voir point précédent).

La confiance en soi n’est pas quelque chose d’inné, elle s’acquiert en fonction des expériences passées, des
échecs et des réussites. Une confiance suffisante permettra au créateur d’entreprise d’oser la réalisation de son idée,
de s’imposer face aux autres et de créer sa place parmi les concurrents. Au contraire, une confiance en soi trop faible
sera un frein à la décision.

Mais attention, la confiance en soi est à double tranchant : trop de confiance peut amener le chef d’entreprise à
ne plus écouter l’environnement ni son entourage, et à foncer dans le mur…

Qualité n°4 – Avoir une vision stratégique.

Avoir une vision stratégique, c’est être capable de définir une stratégie de long terme (5 ans au moins) et de s’y tenir. C’est être stable dans ses idées, au contraire de quelqu’un qui changerait d’avis tout le temps.

La stabilité du positionnement commercial est rassurante pour tout le monde : les clients, les partenaires, les
prescripteurs, l’entourage… Cela les incitera à faire appel à vous plus souvent.

Mais stabilité ne veut pas dire que tout doit toujours rester figé. Le chef d’entreprise doit sentir le moment opportun
pour faire évoluer sa stratégie et son positionnement, sans envoyer de signal négatif.

Qualité n°5 – Rester lucide en toutes

Rester lucide, c’est accepter de regarder la réalité en face.
Revoir ses hypothèses si elles ne sont pas réalistes.
Accepter les chiffres tels qu’ils se présentent. Changer de stratégie si elle ne donne pas satisfaction, quitte à en payer les pots cassés. Avoir le courage de décider d’arrêter une production si elle n’est pas rentable, même si des investissements importants ont été réalisés. Faire le deuil d’une idée qui se révèle moins bonne que prévu.

Rester lucide, c’est garder en tête que l’objectif numéro 1 reste de vivre de son activité. C’est n’être ni pessimiste,
ni optimiste.

Le seul moyen de rester réaliste consiste à écouter les signaux de l’environnement (discours de l’entourage,
des partenaires, des clients) et à les valider ou les invalider en recherchant de l’information complémentaire. Il s’agit
littéralement de « cerner » la situation.
Rester lucide donc, c’est être en permanence bien informé, afin de ne pas « rêver », ni sur réagir, ni avoir peur.

Qualité n°6 – Etre passionné, sans exagération.

Etre passionné par son projet de création d’entreprise ou son produit est une bonne chose, car c’est au départ la principale source de motivation. Mais la passion finit toujours par passer, il faut donc éviter de se laisser mener et déborder par elle, au risque de se réveiller un matin en ayant envie de tout arrêter.
La passion a un autre inconvénient : elle est aveuglante. Elle masque la réalité, les problèmes réels et les motifs de mal-être du chef d’entreprise. Un chef d’entreprise trop passionné se consacrera à son rêve plutôt qu’au rêve du client… grave erreur.

La passion est intéressante si elle se convertit en plaisir durable au travail, et si elle est tournée vers les autres.
Elle ne doit pas occulter l’utilité d’une véritable écoute du consommateur, et donc d’une étude de marché bien
menée.

Info


Qualité n°7 – Etre persévérant… donc patient.

Persévérance et patience sont des qualités essentielles pour un créateur d’entreprise ou un chef d’entreprise. Ces
qualités sont malheureusement souvent absentes au démarrage, le dirigeant étant trop passionné, sur motivé et
pressé d’en découdre.
Le créateur d’entreprise doit partir du principe qu’une graine met du temps à germer. Qui peut penser qu’une
clientèle peut se bâtir en quelques semaines ? Certaines activités peuvent nécessiter plusieurs années pour se
constituer une clientèle à peu près stable.
Le manque de patience aboutit au découragement et à une forme de désillusion. Au contraire, le chef d’entreprise
persévérant démarrera prudemment, écoutera les signaux de son environnement, s’adaptera progressivement et
considérera chaque vente comme un signal positif et encourageant.

Qualité n°8 – Etre débrouillard.

N’être jamais à cours d’idées ou d’outils, voilà une qualité salutaire pour un chef d’entreprise.
Il faut partir du principe qu’une solution existe à tout problème, il suffit d’aller la chercher. Face à un blocage ou une
difficulté de trésorerie, de chiffre d’affaires, de développement, de personnel, de production ou encore de logistique,
quelqu’un peut vous aider, vous conseiller ou vous présenter des outils intéressants.
Décrochez votre téléphone, activez votre réseau, sollicitez votre entourage, demandez que l’on vous mette en contact.
Notre tissu économique offre un nombre considérable de solutions et d’opportunités : des spécialistes existent
sur tous les domaines, des créateurs ont imaginé des outils pour toutes les situations, des associations
d’entrepreneurs sont aussi là pour vous aider. Internet est un moyen particulièrement efficace pour les identifier (et ce
site aussi !).

Qualité n°9 – Etre prêt à l’effort commercial.

Un bon chef d’entreprise sait que la clé de la réussite se situe au niveau de l’effort commercial qu’il va mener. La
règle est claire : un dirigeant doit passer 80% de son temps à rechercher des clients ou à être en contact avec la
clientèle.
Rien ne sert de passer son temps à faire des tableaux prévisionnels ou des courbes de croissance du chiffre
d’affaires, la priorité est se rendre sur le terrain.
Pourtant, beaucoup de créateurs d’entreprise considèrent qu’ils sont de mauvais commerciaux et aimeraient laisser ce
travail ingrat à d’autres, agents commerciaux par exemple. Or le meilleur vendeur se révèle très souvent être le
dirigeant lui même !

Qualité n°10 – Savoir s’entourer et se faire aider.
Quel chef d’entreprise peut penser qu’il peut tout faire tout seul ? Et pourtant, nombreux sont ceux qui
considèrent qu’ils doivent s’occuper de tout, y compris du ménage et de la comptabilité, pour éviter d’avoir à
embaucher ou simplement pour faire des économies. C’est un mauvais calcul.
En réalité, la clé consiste à garder pour soi les tâches qui sont stratégiques, celles qui produisent des revenus et
qui font la valeur de l’entreprise. Les autres tâches peuvent être sous-traitées : un expert-comptable pourra tenir la
comptabilité, une secrétaire indépendante pourra gérer les documents administratifs et commerciaux, une entreprise
de nettoyage pourra intervenir ponctuellement.
Si leur coeur de la stratégie de l’entreprise est le marketing et la valorisation d’un produit, le dirigeant devra se
consacrer aux aspects commerciaux et communication, quitte à sous-traiter la production.

Qualité n°11 – Savoir gérer les priorités.
Savoir gérer les priorités consiste à ne pas se laisser dépasser par le quotidien. La vie d’un dirigeant
d’entreprise est une somme de tâches et de responsabilités diverses : relations avec les clients et les partenaires,
relations avec le comptable et les administrations, ouverture du courrier, gestion de la trésorerie, téléphone,
déplacements, passage de commandes, réception de marchandises, gestion des impayés et des réclamations, etc.
L’objectif est d’instaurer une hiérarchie entre les choses à faire, en restant lucide sur l’urgence de certains dossiers,
sans oublier l’essentiel : garder une bonne hygiène de vie, prendre soin de sa famille, savoir dire non, savoir se faire
aider. Pourquoi ne pas acquérir des outils permettant d’automatiser les tâches les moins productives ?
Bien sûr, l’idéal est de ne jamais remettre au lendemain ce que l’on peut faire le jour même.

Qualité n°12 – Savoir décider, trancher.



Nombreux sont les chefs d’entreprise qui redoutent de prendre des décisions, le plus souvent pas peur de
commettre une erreur. Par exemple pour l’embauche d’un employé, le changement de statut ou l’acquisition d’une
machine.
Ce comportement freine le développement de l’entreprise et peut décourager le dirigeant en lui renvoyant une
mauvaise image de lui-même.
Or c’est le manque d’information qui introduit le doute et la peur. Pour être à même de prendre la bonne
décision, il faut donc multiplier les points de vue : demander l’avis à ses confrères, à ses partenaires, à ses
fournisseurs, à son comptable ou même à ses amis. Ces derniers auront certainement plus de recul et leur discours
« éclairera » la situation en désamorçant les craintes de départ.

Qualité n°13 – Savoir gérer son temps.

Combien de temps un chef d’entreprise doit-il travailler par jour ou par semaine ? Par quoi doit-il commencer sa
journée ou sa semaine ? Quand peut-il partir en vacances ? Il n’y a pas de réponse tout faite à ces questions.
Face à un nombre incalculable de tâches et de responsabilités, le dirigeant doit surtout gagner en productivité et en
efficacité, bref aller à l’essentiel. La mise en place d’outils informatiques peut permettre d’automatiser certaines
tâches (relances paiement, mailing, rapprochement bancaire… une formation Excel est parfois bienvenue).
Le pire pour un chef d’entreprise est d’avoir l’impression de « subir », de n’avoir le temps de rien faire. Cette
impression peut venir d’une difficulté à hiérarchiser les priorités (voir point 11), ou d’un trop grand nombre de tâches
non listées qui trottent dans l’esprit du chef d’entreprise tant qu’elles ne sont pas traitées.
L’agenda reste le meilleur allié du chef d’entreprise. Il doit reposer l’esprit du dirigeant ; ce dernier peut aussi faire
ponctuellement un bilan du temps qu’il passe sur les différentes tâches afin d’en tirer des leçons.

Qualité n°14 – Savoir gérer l’argent.

Dans une entreprise, bien gérer l’argent signifie avant tout maîtriser sa trésorerie.
La trésorerie est le juge quotidien du chef d’entreprise : les problèmes de trésorerie grignoteront petit à petit le moral
du chef d’entreprise, jusqu’à le faire arrêter. Au contraire, une trésorerie confortable surmotivera le dirigeant.
Bien gérer sa trésorerie demande rigueur, anticipation et sang-froid. Cela demande aussi des capacités
d’analyse, pour savoir d’où proviennent les problèmes d’argent (problème de rentabilité ? besoin en fonds de
roulement croissant ?
Pour éviter de se faire déborder par les problèmes d’argent, le dirigeant devra mettre en place des outils informatiques
adaptés, demander conseil à son expert-comptable, et jouer cartes sur table avec son conseiller financier.

Qualité n°15 – Savoir gérer les risques.
La vie d’une entreprise n’est jamais stable et rien n’est jamais acquis. L’environnement évolue en permanence :
apparition de concurrents, évolution de la réglementation, risques conjoncturels ou géographiques, risques liés aux
employés ou à l’entourage, météo changeante, crise économique ou sociale, apparition de nouvelles tendances,
révolution technologique… Les risques sont nombreux.
Un bon chef d’entreprise doit mettre en place une stratégie de gestion des risques :
• Il faut tout d’abord prévoir et lister les risques afin d’anticiper au mieux les situations critiques,
• Il convient ensuite de hiérarchiser les risques, du plus important au moins important,
• Il faut ensuite traiter chaque risque :
o Le risque peut-il être contourné s’il advient ?
o Peut-on relativiser ou accepter certains risques ? Quelles informations me manque-t-il pour pouvoir traiter
convenablement telle ou telle éventualité ?
o Y a-t-il des outils ou des solutions pour traiter tel ou tel risque ? Quel en est le coût ? Est-il possible de mutualiser
ces coûts avec des partenaires ou des concurrents ?
• Voir notre article dédié à la gestion des risques de l’entreprise.
Mieux vaut anticiper !

Info

Qualité n°16 – Etre opportuniste.

Un bon dirigeant a un côté opportuniste. Concrètement, cela signifie qu’il doit analyser et saisir toute possibilité de
faire mieux que ce qu’il fait aujourd’hui.
Etre opportuniste, c’est donc être curieux et ouvert aux évolutions du marché et de l’environnement. Cela nécessite
d’être toujours bien informé, connecté aux tendances, et en contact permanent avec les professionnels du secteur.
Des outils existent pour cela : presse ou sites internet spécialisés, événements ou conférences, systèmes d’alertes
(Google Alerts par exemple)… ou tout simplement le bouche-à-oreilles.
Etre opportuniste ne signifie toutefois pas abandonner brutalement sa stratégie pour en adopter une autre. Une
opportunité doit être testée et analysée avant toute autre chose.


Qualité n°17 – Aimer rendre service.
Tout chef d’entreprise devrait prendre du plaisir à rendre service, car c’est en réalité son coeur de métier. C’est
aussi un facteur-clé de réussite, car si le client sent qu’il est aimé pour lui-même et non pour son portefeuille, il
reviendra plus facilement.
Aimer rendre service permet aussi de s’économiser au travail. Un chef d’entreprise attentionné et tourné vers les
autres sera plus endurant car plus satisfait au quotidien.

Qualité n°18 – Savoir négocier et mesurer un rapport de forces.
Un client potentiel vous propose de vous commander pour 20 000 € de produits, contre une réduction de prix de 40%.
Que faire ? Si vous acceptez, vous faites une croix sur une grosse partie de la marge. Si vous refusez, vous passez à
côté d’une belle commande…
Pour bien négocier dans ce type de situation, il convient de rassembler un maximum d’informations sur l’autre
partie : quelles sont les motivations du client potentiel ? avec qui suis-je en concurrence ? le client est-il pressé ? a-t-il
l’habitude de négocier de la sorte ? pourquoi négocie-t-il si durement ? quelle est la part de bluff ?
Bien négocier implique d’être sûr de soi et de la qualité de son produit ou de son service. Il faut garder en tête
que la qualité a toujours un prix. Mettez en avant vos atouts, ne vous dévalorisez pas. Offrez des services
supplémentaires plutôt qu’une baisse de prix.

Qualité n°19 – Ne pas avoir peur de l’échec.

Echouer n’est pas une honte ! Le plus important est de comprendre ce qui n’a pas marché, pour faire mieux la
prochaine fois. Certains créateurs d’entreprise ont échoué plusieurs fois avant de réussir, et personne ne leur en a
tenu rigueur.


Qualité n°20 – Etre soutenu.


Le soutien de l’entourage, notamment familial est particulièrement important pour la réussite d’un projet d’entreprise.
Cela nécessite d’abord d’aller chercher et de cultiver ce soutien : c’est en expliquant son projet précisément à
son conjoint ou à ses enfants, ou en les associant concrètement, qu’ils pourront y adhérer et vous soutenir vraiment.
Ensuite, être soutenu, cela se mérite. Le chef d’entreprise qui délaisse sa famille et ses enfants ne doit pas
s’attendre à recevoir un quelconque soutient de leur part…

Identifier vos qualités

A vous de jouer

Compétences et qualités entrepreneuriales:

5

1. Introduction


Tout entrepreneur ou entrepreneuse possède en lui, plus ou moins marquées, certaines caractéristiques
communes, que l’on nomme « Compétences ou qualités entrepreneuriales ». La CNUCED, basée sur les travaux
de recherche d’un psychologue de l’Université de Harvard, a défini 10 compétences personnelles
entrepreneuriales, divisées en trois grandes catégories :

La réussite
La recherche de la réussite est ce qui conduit des gens à accomplir de grandes choses. Les gens aiment les défis.
Ils veulent se prouver à eux-mêmes qu’ils sont capables de réussir ce qu’ils entreprennent. Ce désir de réussite est
évident dans tous les aspects de leur vie personnelle et professionnelle.

L’intégration
Nous avons tous dans notre famille quelqu’un qui aime organiser la soirée du Nouvel An. La motivation de ces
personnes prouve un très fort besoin d’intégration. Les entrepreneurs goûtent ce mode de vie et aiment se réunir
avec des membres éminents de la communauté.

Le pouvoir
Les entrepreneurs aiment le sentiment de liberté et d’indépendance que leur donne le fait d’être leur propre chef.
Ils doivent être libres de poursuivre leurs propres idées, de suivre leur propre voie. Ce sont des personnes
d’influence, qui font avancer les choses.
Les équipes entrepreneuriales qui portent un projet de modèle d'affaires social devraient, ensemble, réunir une
somme suffisante de qualités dans ces trois grandes catégories, comme un savant mélange d'épices.

2. Les 10 compétences ou qualités entrepreneuriales


2.1 Recherche d'opportunités et initiative
Un entrepreneur est quelqu’un qui recherche des opportunités. Là où d’autres voient des problèmes, l’entrepreneur
ou l'équipe entrepreneuriale voit des opportunités et prend l’initiative de transformer ces opportunités en activités
rentables.
Cela passe par les comportements suivants:
• S’acquitter de tâches avant qu’on ne le lui demande ou qu’il n’y soit forcé par les événements;
• Agir pour étendre l’activité de l’entreprise à de nouveaux domaines, produits ou services; INTRAPRENEURIAT
• Saisir des opportunités inhabituelles pour créer une nouvelle entreprise, ou pour obtenir des financements, des
équipements, des terrains, des locaux ou de l’aide.

2.2 Persévérance
L’entrepreneur est déterminé à persévérer face aux obstacles. Là où la plupart des autres personnes tendent à
renoncer à une activité, l’entrepreneur ne renonce pas. Cela passe par les comportements suivants:
• Agir face à des obstacles ou à des défis importants;
• Prendre des mesures de manière répétée ou passer à une autre stratégie pour relever un défi ou surmonter un
obstacle;
• Engager sa responsabilité personnelle pour arriver au résultat nécessaire à la réalisation des buts et objectifs.

2.3 Respect des engagements
L’entrepreneur fait toujours ce qu’il dit qu’il va faire. Il tient toujours ses promesses, quels que soient les sacrifices
personnels que cela implique. Cela passe par les comportements suivants:
• Faire des sacrifices personnels ou des efforts extraordinaires pour mener à bien une tâche;
• Donner un coup de main aux employés, ou prendre leur place si nécessaire, pour que la tâche soit accomplie;
• S’efforcer de satisfaire les clients et préférer la réussite à long terme au gain à court terme.

2.4 Exigence d'efficacité et de qualité


Il s’agit là de passion: le souci obsessionnel d’améliorer la qualité, de faire quelque chose mieux, plus vite ou à
moindre coût. Cette passion s’exprime à travers l’intégrité de l’entrepreneur et la fierté qu’il a dans son travail. Cela
passe par les comportements suivants:
• Trouver moyen de faire les choses mieux, plus vite ou à moindre coût;
• Agir pour s’acquitter de tâches qui atteignent ou dépassent les normes d’excellence;
• Élaborer et utiliser des procédures pour s’assurer que le travail est achevé à temps et qu’il corresponde aux
normes de qualité convenues.

2.5 Prises de risques calculés
La prise de risques calculés est l’une des caractéristiques fondamentales de l’entrepreneuriat et des entrepreneurs.
L’entrepreneur n’hésite pas à prendre des risques. Cela passe par les comportements suivants:
• Calculer délibérément les risques et évaluer les solutions de rechange;
• Prendre des mesures pour réduire les risques et/ou contrôler les résultats;
• Se mettre dans des situations qui impliquent un défi ou un risque modéré.

2.6 Fixation des objectifs
Cette compétence est la plus importante parce que sans elle rien d’autre ne peut fonctionner. L’entrepreneur sait
ce qu’il veut. Il sait où il va avec son entreprise. Il pense toujours à l’avenir et aux objectifs fixés. Cela passe par les
comportements suivants:
• Fixer des objectifs qui sont importants et stimulants pour lui;
• Formuler des objectifs à long terme, clairs et spécifiques;
• Fixer des objectifs à court terme mesurables.



2.7 Recherche de l'information

L’entrepreneur n’aime ni l’incertitude ni les hypothèses. Il n’aime pas compter sur les autres pour avoir des
informations. Il passe apparemment beaucoup de temps à réunir des informations sur ses clients, sur ses
fournisseurs, dans le domaine technologique et sur les opportunités qui s’offrent à lui. Cela passe par les
comportements suivants:
• Chercher personnellement l’information auprès des clients, des fournisseurs et des concurrents ;
• Mener des recherches personnelles sur la manière de fournir un produit ou un service ;
• Consulter des experts pour obtenir des conseils en matière commerciale ou technique.

2.8 Planification et suivis systématiques
On entend par systématique «d’une manière ordonnée, logique». La planification consiste à décider ce que vous
allez faire. Le suivi consiste en une vérification. C’est exactement à quoi sert le plan d’action de l’entreprise: voir si
une chose est faisable avant de l’essayer. Cela passe par les comportements suivants:
• Planifier en subdivisant les grandes tâches en sous-tâches avec des délais de réalisation précis;
• Revoir ses plans à la lumière des retours d’information sur les résultats obtenus ou en fonction de l’évolution des
circonstances;
• Établir des états financiers et les utiliser pour prendre les décisions.

2.9 Persuasion et travail en réseau
L’entrepreneur utilise une stratégie bien définie pour amener les autres à le suivre ou à faire quelque chose pour
lui. Une stratégie de persuasion réussie dépend de toutes les parties prenantes, c’est-à-dire autant de
l’entrepreneur que de ceux qu’il essaie de persuader. Cela passe par les comportements suivants:
• Utiliser des stratégies délibérées pour influencer et persuader les autres;
• Utiliser des acteurs clefs pour atteindre ses propres objectifs;
• Agir pour se développer et maintenir un réseau de contacts professionnels.


2.10 Indépendance et confiance en soi

Cette compétence est celle de l’entrepreneur qui a confiance dans sa capacité ou sa possibilité de faire quelque
chose. Cette confiance en soi se reflète dans les défis que l’entrepreneur choisit de relever. Avoir confiance en soi
signifie que l’on assume la responsabilité totale de faire bouger les choses. Cela passe par les comportements
suivants:
• Chercher à se libérer des règles et/ou du contrôle des autres;
• Attribuer à soi-même et à sa propre conduite les causes des succès ou des échecs; et
• Se déclarer convaincu de sa propre capacité de mener à bien une tâche difficile ou de relever un défi


3. Qualités d'entrepreneuriat social

En plus de ces dix compétences, l'équipe entrepreneuriale qui porte un modèle d'affaires social devrait aussi
présenter un mélange judicieux de:

3.1 Sensibilité pour l'utilité et l'intérêt collectif
Cette qualité se manifeste par une posture permanente d'orientation sur les impacts provoqués par le modèle
d'affaires social, dans le but d'en vérifier son utilité réelle pour les collectivités visées.

3.2 Perception du profit, nécessaire à la pérennisation de l'activité
C'est fondamentalement la sagesse de resituer les ressources financières à leur bonne place, c'est-à-dire comme
moyen d'atteindre ses objectifs et impacts sociétaux, et le profit comme outil de développement et pérennisation
des impacts recherchés.

3.3 Placement de l'être humain au coeur de la réflexion et de l'action
Cette compétence se manifeste par la volonté de mettre au premier plan les dimensions humaine et sociale dans
toutes ses réflexions, stratégies et actions.



3.4 Sensibilité au développement durable


C'est la préoccupation et la capacité de confronter le développement de son organisation avec des critères de
développement durable, par une analyse systémique de ses impacts à long terme.

3.5 Ouverture à la gestion participative et à la démocratie organisationnelle

Dans la plupart des organisations sans but lucratif, cette compétence est fondamentale pour une bonne
gouvernance, mue par une intime conviction et reconnaissance du partage des prises de décision, à l'interne
comme à l'externe, comme outil favorable au développement et non pas comme une perte de pouvoir.

3.6 Capacité de prendre du recul et avoir une vision d'ensemble

C'est la faculté d'alterner entre l'immersion au coeur de l'action et la réflexion "hors du cadre", l'observation en recul
de l'organisation et de ses relations avec son contexte

A vous de jouer

Rédigez de façon synthétique vos qualité et vos faiblesses suite à ce ue vous venez d'apprendre
Ce doucment sera à remettre à votre formatrce lors de votre prochain RDV étape