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Thème 2 : XVe-XVIe siècles : un nouveau rapport au monde, un temps de mutationintellectuelle

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Histoire

L'ouverture atlantique : les conséquences de la découverte du "Nouveau Monde"

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Sous-thème 1 :

Dès la fin du XVe siècle, pour les Européens, la représentation du monde se transforme grâce à l'ouverture de nouvelles routes maritimes versl' Atlantique. Le continent américain fait l'objet d'explorations et de conquêtes violentes. les peuples conquis sont les victimes de cette première colonisation dont l'Europe tire profit.

Introduction

"Quelles sont les conséquences de la conquête du continent américain pour les européens et les peuples indigènes ? "

Problématique

Vidéo de cours

L'ouverture atlantique au XVIe siècle

1

2

3

4

La violence de la conquête et les divisions et résistances des Amérindiens

L'or et l'argent des Amériques

Bartolomé de Las Casas et la controverse de Valladolid

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Traite négrière portugaise et économie de plantation

Pour réviser

Rédiger une réponse à une question problématisée

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Cours

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2. Quels pays participent à l'exploration de la route de l'Atlantique ? Quelles régions atteignent-ils ?Les pays participant à l’exploration de la route atlantique sont le Portugal, l’Espagne, l’Angleterre et la France. Ils atteignent les Antilles, l’Amérique centrale, l’Amérique du Sud et une partie de l’Amérique du Nord.

3. Quels avantages ces pays tirent-ils de leur empire colonial ?La carte 2 montre que la colonisation est une entreprise lucrative car on identifie des mines exploitées de métaux précieux, ainsi que des plantations de cannes à sucre. Tout cela fait l’objet d’un commerce international. L’autre apport est religieux car la multiplication des cités épiscopales montre l’emprise grandissante du catholicisme.

1. Comment est organisé le continent américain avant la conquête ?Avant la conquête, le continent américain est peuplé par des populations autochtones organisées en Empires : aztèque, maya, Inca. C’est surtout l’Amérique centrale et andine qui est habitée avec une forte densité de population.2. Quels pays participent à l'exploration de la route de l'Atlantique ? Quelles régions atteignent-ils ?Les pays participant à l'exploration de la route atlantique sont le Portugal, l'Espagne, l'Angleterre et la France. ils atteignent les Antilles, l'Amérique centrale, l'Amérique du Sud et une partie de l'Amérique du Nord.3. Quels avantages ces pays tirent-ils de leur empire colonial ?La carte 2 montre que la colonisation est une entreprise lucrative car on identifie des mines exploitées de métaux précieux, ainsi que des plantations de cannes à sucre. Tout cela fait l'objet d'un commerce international. L'autre apport est religieux car la multiplication des cités épiscopales montre l'emprise grandissante du catholicisme.

3. Quels avantages ces pays tirent-ils de leur empire colonial ?La carte 2 montre que la colonisation est une entreprise lucrative car on identifie des mines exploitées de métaux précieux, ainsi que des plantations de cannes à sucre. Tout cela fait l’objet d’un commerce international. L’autre apport est religieux car la multiplication des cités épiscopales montre l’emprise grandissante du catholicisme.

Cliquez sur les questions pour accéder à la correction.

Le massacre de Caonao, à Cuba (1513)Un Espagnol, subitement, tire l’épée (dont on peut croire le diable s’était emparé), et aussitôt les cent autres en font autant, et entreprennent d’éventrer, pourfendre et massacrer ces brebis et ces agneaux, hommes et femmes, enfants et vieillards, qui étaient assis, tranquilles, regardant étonnés les chevaux et les Espagnols. En un rien de temps, il ne reste aucun survivant de tous ceux qui se trouvaient là. Entrant alors dans la grande case, qui était tout à côté car cela se passait à sa porte, les Espagnols pareillement se mettent à tuer à coup d’estoc1et de taille tous ceux qui s’y trouvaient, tellement que le sang ruisselait de partout comme si l’on avait tué un troupeau de vaches.Voir les blessures qui couvraient les corps des morts et des agonisants fut un spectacle d’horreur et d’épouvante : en effet, comme le diable, qui poussait les Espagnols, leur procura ces pierres meulières avec lesquelles ils aiguisèrent leurs épées, au matin de ce même jour, dans le lit du torrent où ils déjeunèrent, partout où ils donnèrent leurs coups sur ces corps entièrement nus et ces chairs délicates, ils fendaient un homme entier par le milieu d’une seule taillade.B. de Las Casas,Histoire des Indes, III, 29, 1560.1. Coup donné de la pointe et du tranchant de l’épée

Moctezuma demande de l’aide aux TarasquesDans le contexte de la conquête, Moctezuma, empereur aztèque, envoie au roi des Tarasques1, le caconzi, dix messagers pour demander de l’aide contre les Espagnols.Le Maître de Mexico, Moctezuma, nous envoie, nous et quelques autres nobles, avec l’ordre de rapporter à notre frère le caconzi tout ce qui concerne les étranges gens qui sont venus et nous ont pris par surprise. Nous les avons affrontés sur le champ de bataille et nous avons tué à peu près deux cents de ceux qui vinrent montés sur des cerfs et deux cents de ceux qui allaient à pied. Ces cerfs sont protégés par des cottes de mailles et ils portent quelque chose qui sonne comme les nuages, qui produit un bruit de tonnerre et qui tue tous ceux qu’il rencontre sur son chemin, jusqu’au dernier. Ils ont complètement rompu notre formation et ont tué un bon nombre d’entre nous. Les gens de Tlaxcala2les accompagnent, car ces gens se sont retournés contre nous. (III, 20)Réponse du caconzi– Quel intérêt aurais-je à envoyer des gens à Mexico puisque nous sommes en guerre. […] Laissons les étrangers tuer les Mexicains. (III, 22)Martin de Jesus de la Coruña,Relation de Michoacán, vers 1540.1.Peuple du centre du Mexique dans le Michoacán.2.Population à l’est de Tenochtitlán, hostile au pouvoir central.

Le massacre de Caonao, à Cuba (1513)Un Espagnol, subitement, tire l’épée (dont on peut croire le diable s’était emparé), et aussitôt les cent autres en font autant, et entreprennent d’éventrer, pourfendre et massacrer ces brebis et ces agneaux, hommes et femmes, enfants et vieillards, qui étaient assis, tranquilles, regardant étonnés les chevaux et les Espagnols. En un rien de temps, il ne reste aucun survivant de tous ceux qui se trouvaient là. Entrant alors dans la grande case, qui était tout à côté car cela se passait à sa porte, les Espagnols pareillement se mettent à tuer à coup d’estoc1et de taille tous ceux qui s’y trouvaient, tellement que le sang ruisselait de partout comme si l’on avait tué un troupeau de vaches.Voir les blessures qui couvraient les corps des morts et des agonisants fut un spectacle d’horreur et d’épouvante : en effet, comme le diable, qui poussait les Espagnols, leur procura ces pierres meulières avec lesquelles ils aiguisèrent leurs épées, au matin de ce même jour, dans le lit du torrent où ils déjeunèrent, partout où ils donnèrent leurs coups sur ces corps entièrement nus et ces chairs délicates, ils fendaient un homme entier par le milieu d’une seule taillade.B. de Las Casas,Histoire des Indes, III, 29, 1560.1. Coup donné de la pointe et du tranchant de l’épée

Moctezuma demande de l’aide aux TarasquesDans le contexte de la conquête, Moctezuma, empereur aztèque, envoie au roi des Tarasques1, le caconzi, dix messagers pour demander de l’aide contre les Espagnols.Le Maître de Mexico, Moctezuma, nous envoie, nous et quelques autres nobles, avec l’ordre de rapporter à notre frère le caconzi tout ce qui concerne les étranges gens qui sont venus et nous ont pris par surprise. Nous les avons affrontés sur le champ de bataille et nous avons tué à peu près deux cents de ceux qui vinrent montés sur des cerfs et deux cents de ceux qui allaient à pied. Ces cerfs sont protégés par des cottes de mailles et ils portent quelque chose qui sonne comme les nuages, qui produit un bruit de tonnerre et qui tue tous ceux qu’il rencontre sur son chemin, jusqu’au dernier. Ils ont complètement rompu notre formation et ont tué un bon nombre d’entre nous. Les gens de Tlaxcala2les accompagnent, car ces gens se sont retournés contre nous. (III, 20)Réponse du caconzi– Quel intérêt aurais-je à envoyer des gens à Mexico puisque nous sommes en guerre. […] Laissons les étrangers tuer les Mexicains. (III, 22)Martin de Jesus de la Coruña,Relation de Michoacán, vers 1540.1.Peuple du centre du Mexique dans le Michoacán.2.Population à l’est de Tenochtitlán, hostile au pouvoir central.

Le massacre de Caonao, à Cuba (1513)Un Espagnol, subitement, tire l’épée (dont on peut croire le diable s’était emparé), et aussitôt les cent autres en font autant, et entreprennent d’éventrer, pourfendre et massacrer ces brebis et ces agneaux, hommes et femmes, enfants et vieillards, qui étaient assis, tranquilles, regardant étonnés les chevaux et les Espagnols. En un rien de temps, il ne reste aucun survivant de tous ceux qui se trouvaient là. Entrant alors dans la grande case, qui était tout à côté car cela se passait à sa porte, les Espagnols pareillement se mettent à tuer à coup d’estoc1et de taille tous ceux qui s’y trouvaient, tellement que le sang ruisselait de partout comme si l’on avait tué un troupeau de vaches.Voir les blessures qui couvraient les corps des morts et des agonisants fut un spectacle d’horreur et d’épouvante : en effet, comme le diable, qui poussait les Espagnols, leur procura ces pierres meulières avec lesquelles ils aiguisèrent leurs épées, au matin de ce même jour, dans le lit du torrent où ils déjeunèrent, partout où ils donnèrent leurs coups sur ces corps entièrement nus et ces chairs délicates, ils fendaient un homme entier par le milieu d’une seule taillade.B. de Las Casas,Histoire des Indes, III, 29, 1560.1. Coup donné de la pointe et du tranchant de l’épée

Moctezuma demande de l’aide aux TarasquesDans le contexte de la conquête, Moctezuma, empereur aztèque, envoie au roi des Tarasques1, le caconzi, dix messagers pour demander de l’aide contre les Espagnols.Le Maître de Mexico, Moctezuma, nous envoie, nous et quelques autres nobles, avec l’ordre de rapporter à notre frère le caconzi tout ce qui concerne les étranges gens qui sont venus et nous ont pris par surprise. Nous les avons affrontés sur le champ de bataille et nous avons tué à peu près deux cents de ceux qui vinrent montés sur des cerfs et deux cents de ceux qui allaient à pied. Ces cerfs sont protégés par des cottes de mailles et ils portent quelque chose qui sonne comme les nuages, qui produit un bruit de tonnerre et qui tue tous ceux qu’il rencontre sur son chemin, jusqu’au dernier. Ils ont complètement rompu notre formation et ont tué un bon nombre d’entre nous. Les gens de Tlaxcala2les accompagnent, car ces gens se sont retournés contre nous. (III, 20)Réponse du caconzi– Quel intérêt aurais-je à envoyer des gens à Mexico puisque nous sommes en guerre. […] Laissons les étrangers tuer les Mexicains. (III, 22)Martin de Jesus de la Coruña,Relation de Michoacán, vers 1540.1.Peuple du centre du Mexique dans le Michoacán.2.Population à l’est de Tenochtitlán, hostile au pouvoir central.

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2. Christophe Colomb en quête d’orDans les jours qui suivent son arrivée, Christophe Colomb poursuit son exploration des Bahamas. Le 15 octobre 1492, il arrive sur une nouvelle île.Il devait être midi quand j’arrivai à ladite île. Puis, comme de cette île j’en vis une autre plus grande à l’ouest, je fis carguer1les voiles pour avancer doucement tout le jour jusqu’au soir, car à ce moment-là je n’aurais pu encore atteindre le cap occidental de l’île près de laquelle je me trouvais et à laquelle je donnai le nom de Sainte-Marie-de-la-Conception ; c’est donc presque au coucher du soleil que je mouillai2près dudit cap voulant savoir s’il y avait de l’or, car les gens que j’avais fait prendre sur l’île de San Salvador me disaient que ceux d’ici portaient de très gros bracelets d’or aux jambes et aux bras. Je pensai bien que tout ce qu’ils disaient était tromperie pour s’enfuir. Toutefois, ma volonté était de ne passer devant aucune île sans en prendre possession, quoique, en ayant pris une, cela valait pour toutes.Christophe Colomb,La Découverte de l’Amérique, 1492.1.Replier.2.Jeter l’ancre.

5. La pénurie d’Amérindiens exploitant l’orL’or, on le trouve dans les torrents, dans les sables, dans les filons. Il y en a de grosses pépites. La quantité d’or qu’on a retirée de cette province1est très grande parce qu’elle est toute pavée d’or […]. Il n’y a pas d’autre moyen pour prendre un trésor aussi grand que celui qu’il y a à cet endroit, que d’essayer de le peupler avec des Noirs […]. L’or qu’on en retirera servira pour l’entretien et l’habillement des Noirs et pour le profit du maître […]. Je dis que les habitants de ces terres ont parlé plusieurs fois avec moi, afin que Votre Majesté conduise dans ces terres des Noirs, considérant que les Indiens sont en train de disparaître.Lettre de Francisco de Anuncibay, auditeur à la cour du roi de Quito, à Philippe II (roi d’Espagne), 1592.1.Popayán, dans le sud de l’actuelle Colombie.

2. Christophe Colomb en quête d’orDans les jours qui suivent son arrivée, Christophe Colomb poursuit son exploration des Bahamas. Le 15 octobre 1492, il arrive sur une nouvelle île.Il devait être midi quand j’arrivai à ladite île. Puis, comme de cette île j’en vis une autre plus grande à l’ouest, je fis carguer1les voiles pour avancer doucement tout le jour jusqu’au soir, car à ce moment-là je n’aurais pu encore atteindre le cap occidental de l’île près de laquelle je me trouvais et à laquelle je donnai le nom de Sainte-Marie-de-la-Conception ; c’est donc presque au coucher du soleil que je mouillai2près dudit cap voulant savoir s’il y avait de l’or, car les gens que j’avais fait prendre sur l’île de San Salvador me disaient que ceux d’ici portaient de très gros bracelets d’or aux jambes et aux bras. Je pensai bien que tout ce qu’ils disaient était tromperie pour s’enfuir. Toutefois, ma volonté était de ne passer devant aucune île sans en prendre possession, quoique, en ayant pris une, cela valait pour toutes.Christophe Colomb,La Découverte de l’Amérique, 1492.1.Replier.2.Jeter l’ancre.

5. La pénurie d’Amérindiens exploitant l’orL’or, on le trouve dans les torrents, dans les sables, dans les filons. Il y en a de grosses pépites. La quantité d’or qu’on a retirée de cette province1est très grande parce qu’elle est toute pavée d’or […]. Il n’y a pas d’autre moyen pour prendre un trésor aussi grand que celui qu’il y a à cet endroit, que d’essayer de le peupler avec des Noirs […]. L’or qu’on en retirera servira pour l’entretien et l’habillement des Noirs et pour le profit du maître […]. Je dis que les habitants de ces terres ont parlé plusieurs fois avec moi, afin que Votre Majesté conduise dans ces terres des Noirs, considérant que les Indiens sont en train de disparaître.Lettre de Francisco de Anuncibay, auditeur à la cour du roi de Quito, à Philippe II (roi d’Espagne), 1592.1.Popayán, dans le sud de l’actuelle Colombie.

1. Quels sont les signes de l’importance des métaux précieux sur le sol américain ?Les métaux précieux sont nombreux sur le continent américain. Christophe Colomb, dès son premier voyage, en avait acquis la certitude grâce aux bijoux que portaient les habitants de San Salvador qui lui avaient confirmé la présence de l’or.D’autres témoignages sont ensuite parvenus confirmant la présence de l’or dans les rivières et les roches (filons d’or). Un peu plus tard, ce sont les mines du Potosì qui sont découvertes et recèlent des tonnes d’argent.

2. Recensez les conséquences du trafic de métaux précieux vers Séville.Le métal est recueilli et fait l’objet d’un vaste trafic. Le document 1 nous montre l’activité du port de Séville. On observe d’abord un pic de l’afflux d’or à partir des années 1520 (conquête du Mexique) qui dure jusqu’aux années 1560 tandis que le relais semble pris par l’argent avec unénorme pic à la fin du XVIe siècle. On ne peut que faire le lien avec l’augmentation sensible du nombre d’habitants de la ville qui suit la courbe del’arrivée de métaux. Le document 4 nous montre également que cette arrivée de métaux (ici, l’argent), provoque l’apparition de la premièremonnaie internationale, la « pièce de huit », ce qui aura des conséquences sur la puissance économique européenne.

3. Comment la présence d’or et d’argent en Amérique a-t-elle accéléré l’exploitation du continent par les conquistadors ?La présence de ces métaux précieux a eu une double conséquence sur place : la première est l’afflux d’Européens en quête de richesses. Le mythe de l’Eldorado en est la preuve. La seconde est la mise en place d’un système d’exploitation des mines reposant uniquement sur l’exploitation des populations amérindiennes réduites en esclavage pour l’occasion. Ce travail gratuit et exténuant a eu pour conséquence la disparition progressive des Indiens et leur remplacement par des populations noires venues d’Afrique.

4. SynthétiserL’organisation de l’exploitation des mines de métaux, en reposant sur la mise au travail forcé des populations indigènes, n’a pas d’autre nom possible que celui d’esclavagisme. Ce dernier relevant par ailleurs d’une politique de colonisation, prend ainsi le nom d’« esclavagisme colonial ». Toute la main-d'œuvre locale est mise au service de la puissance des conquérants laquelle est conditionnée par le trafic d’or et d’argent qui justifie, aux yeux des Espagnols, le projet colonial et entraîne à terme l’affirmation de la puissance espagnole.

2. Les Amérindiens sont des hommesNous considérons cependant que les Indiens sont réellement des hommes, et non seulement capables de comprendre la religion catholique, mais selon nos informations, excessivement désireux de l’embrasser. […]Nous décidons et déclarons, nonobstant toute opinion contraire, que lesdist Indiens […] ne pourront être en aucune façon privés de leur liberté ni de la possession de leurs biens […] et qu’ils devront être appelés à la foi de Jésus-Christ par la prédication de la parole divine par l’exemple d’une vertueuse et saine vie.Paul III, bulleSublimis Deus, 1537.

3. Les Amérindiens sont nés pour être esclaves[Les Amérindiens] ont établi leur nation de telle sorte que personne ne possède rien individuellement, ni maison ni champ, qu’il ne puisse laisser à ses héritiers dans sa volonté, car tout appartient à leurs maîtres que, avec une nomenclature incorrecte, ils appellent rois […]. Et l’accomplissement de tout cela, non pas sous la pression des armes mais de manière volontaire et spontanée, est un signe certain du service et de l’âme de base de ces barbares […].Si ce type de nation servile et barbare n’avait pas été à leur goût et à leur nature, il leur aurait été facile, comme ce n’était pas une monarchie héréditaire, de profiter de la mort d’un roi pour obtenir un État plus libre et plus favorable à leurs intérêts ; en ne le faisant pas, ils ont déclaré très clairement qu’ils étaient nés esclaves et non civiques et libres.Juán de Sepúlveda,Democrates alter, Séville, 1545.

4. La conquête, un terme inadmissibleCe terme ou vocable de conquête, en ce qui concerne les Indes découvertes ou à découvrir, est tyrannique […]. Car il ne saurait y avoir, nulle part aux Indes, de guerres contre les Maures1, comme en Afrique, ni contre les Turcs et hérétiques qui possèdent nos terres, persécutent les chrétiens et s’efforcent de détruire notre sainte foi : il ne s’agit que d’y prêcher l’évangile du Christ, d’y propager la religion chrétienne et d’y convertir les âmes. Ce qui requiert, non la conquête armée mais la persuasion de douces et divines paroles, et les œuvres exemplaires d’une saine vie.Bartolomé de Las Casas,Très Brève Relation de la destruction des Indes, 1552.1.Arabes musulmans.

2. Les Amérindiens sont des hommesNous considérons cependant que les Indiens sont réellement des hommes, et non seulement capables de comprendre la religion catholique, mais selon nos informations, excessivement désireux de l’embrasser. […]Nous décidons et déclarons, nonobstant toute opinion contraire, que lesdist Indiens […] ne pourront être en aucune façon privés de leur liberté ni de la possession de leurs biens […] et qu’ils devront être appelés à la foi de Jésus-Christ par la prédication de la parole divine par l’exemple d’une vertueuse et saine vie.Paul III, bulleSublimis Deus, 1537.

3. Les Amérindiens sont nés pour être esclaves[Les Amérindiens] ont établi leur nation de telle sorte que personne ne possède rien individuellement, ni maison ni champ, qu’il ne puisse laisser à ses héritiers dans sa volonté, car tout appartient à leurs maîtres que, avec une nomenclature incorrecte, ils appellent rois […]. Et l’accomplissement de tout cela, non pas sous la pression des armes mais de manière volontaire et spontanée, est un signe certain du service et de l’âme de base de ces barbares […].Si ce type de nation servile et barbare n’avait pas été à leur goût et à leur nature, il leur aurait été facile, comme ce n’était pas une monarchie héréditaire, de profiter de la mort d’un roi pour obtenir un État plus libre et plus favorable à leurs intérêts ; en ne le faisant pas, ils ont déclaré très clairement qu’ils étaient nés esclaves et non civiques et libres.Juán de Sepúlveda,Democrates alter, Séville, 1545.

4. La conquête, un terme inadmissibleCe terme ou vocable de conquête, en ce qui concerne les Indes découvertes ou à découvrir, est tyrannique […]. Car il ne saurait y avoir, nulle part aux Indes, de guerres contre les Maures1, comme en Afrique, ni contre les Turcs et hérétiques qui possèdent nos terres, persécutent les chrétiens et s’efforcent de détruire notre sainte foi : il ne s’agit que d’y prêcher l’évangile du Christ, d’y propager la religion chrétienne et d’y convertir les âmes. Ce qui requiert, non la conquête armée mais la persuasion de douces et divines paroles, et les œuvres exemplaires d’une saine vie.Bartolomé de Las Casas,Très Brève Relation de la destruction des Indes, 1552.1.Arabes musulmans.

1. Que montre le codex sur le traitement des Amérindiens ?Le codex représente un encomendero espagnol, c’est-à-dire un propriétaire d’esclaves dans le cadre d’un territoire attribué officiellement par leRoi. Les encomiendas sont les premières formes d’esclavagisme colonial. Le maître a tout pouvoir sur ses esclaves. Ici, on le voit torturer des esclaves possiblement égorgés comme en témoignes la représentation du sang qui coule.

2. Quelle est la position de la papauté sur l’humanité des Amérindiens ?En 1537, la papauté publie une bulle (prise de position publique du pape ayant caractère de loi pour l’Église) dans laquelle il reconnaît l’humanitédes Indiens. Cela s’explique aussi par son désir de les convertir au christianisme. À quoi bon tenter de convertir ce qui n’est pas humain ? Cette décision est donc surtout un appel intéressé à la prédication.

3. Quelles sont les positions respectives de Las Casas et Sepùlveda sur la légitimité de la conquête et la réduction en esclavage des Amérindiens ?Pour Bartolomé de Las casas (document 4), la conquête n’est pas admissible car il est tout à fait possible de convertir sans violence, ce que, du reste, les Chrétiens font déjà dans d’autres contrées explique-t-il. La violence à l’encontre des Indiens doit donc cesser.Pour Sepùlveda (document 3), c’est le contraire. Il tente de montrer que les Indiens sont nés pour être esclaves et qu’ils auraient ainsi intériorisé complètement leur situation d’infériorité. Dès lors, les conquérir n’a rien de moralement répréhensible et il faut poursuivre la politique telle quelle.

4. Quel est l’objectif final commun du pape et de Las Casas ?Comme pour le pape, la position de Bartolomé de Las Casas relève surtout de la légitimation de la mission religieuse de conversion qui accompagne toute colonisation. Le document 5 en témoigne car on y voir un moine baptisant un Aztèque de manière apparemment assez brutale.

5. SynthétiserLa controverse de Valladolid est un moment important de mise au jour des positions et politiques européennes confrontées à l’altérité radicale. Onvoit bien que s’entremêlent des considérations humaines, morales, religieuses et stratégiques. Le problème est complexe car il en va de l’avenir de la puissance européenne et notamment espagnole.La conquête s’est faite par des violences considérées comme légitimes et normales. Pourtant, la vie au contact de ces populations a fait naître chez certains Européens des doutes : ces populations n’aiment-elles pas leurs enfants comme les autres ? Ne montrent-elles pas des signes d’intelligence ? d’organisation ? etc. C’est ce pragmatisme du quotidien qui a réinterrogé les certitudes sur la légitimité de la conquête et colonisation. Ces aspects sont donc au cœur de la controverse.

2. Quelle est la position de la papauté sur l’humanité des Amérindiens ?En 1537, la papauté publie une bulle (prise de position publique du pape ayant caractère de loi pour l’Église) dans laquelle il reconnaît l’humanitédes Indiens. Cela s’explique aussi par son désir de les convertir au christianisme. À quoi bon tenter de convertir ce qui n’est pas humain ? Cette décision est donc surtout un appel intéressé à la prédication.

3. La capture d’esclaves par les Portugais (1441)Vous savez ce que veut l’Infant1notre maître et pourquoi il fait de si grandes dépenses. Or, voici quinze ans qu’il ne peut rien savoir de certain sur les habitants de ce pays, ni sur la loi ou l’autorité qui les gouverne. Et bien que vous emmeniez déjà ces deux créatures dont il apprendra peut-être quelque chose, il n’empêche qu’il ne soit bien préférable que nous en emmenions beaucoup d’autres, parce qu’en plus des renseignements que le seigneur Infant pourra en obtenir, il tirera profit de leur servitude ou de leur rachat. Aussi me semble-t-il bien que nous agissions de la sorte : la nuit prochaine […], nous irons à la recherche des gens que vous avez rencontrés. Et puisqu’ils ne doivent pas être plus de vingt hommes de combat et que les autres sont des femmes et des enfants, nous pourrons tous les prendre facilement.Gomes Eanes de Zurara,Chronique de Guinée,Chandeigne, 1994.1.Henri le Navigateur (1394-1460), fils du roi du Portugal.

3. La capture d’esclaves par les Portugais (1441)Vous savez ce que veut l’Infant1notre maître et pourquoi il fait de si grandes dépenses. Or, voici quinze ans qu’il ne peut rien savoir de certain sur les habitants de ce pays, ni sur la loi ou l’autorité qui les gouverne. Et bien que vous emmeniez déjà ces deux créatures dont il apprendra peut-être quelque chose, il n’empêche qu’il ne soit bien préférable que nous en emmenions beaucoup d’autres, parce qu’en plus des renseignements que le seigneur Infant pourra en obtenir, il tirera profit de leur servitude ou de leur rachat. Aussi me semble-t-il bien que nous agissions de la sorte : la nuit prochaine […], nous irons à la recherche des gens que vous avez rencontrés. Et puisqu’ils ne doivent pas être plus de vingt hommes de combat et que les autres sont des femmes et des enfants, nous pourrons tous les prendre facilement.Gomes Eanes de Zurara,Chronique de Guinée,Chandeigne, 1994.1.Henri le Navigateur (1394-1460), fils du roi du Portugal.

1. Localisez les possessions portugaises dans l’Atlantique aux XVe-XVIe siècles.La carte permet de localiser les possessions portugaises dans l’Atlantique qui forment un Empire au XVIe siècle. Les premiers territoires sont littoralisés tout le long de la côte ouest-africaine et s’étendent progressivement vers l’Ouest Atlantique jusqu’au Brésil qui devient une colonie.

2. Quelle est la position de la papauté sur l’humanité des Amérindiens ?En 1537, la papauté publie une bulle (prise de position publique du pape ayant caractère de loi pour l’Église) dans laquelle il reconnaît l’humanitédes Indiens. Cela s’explique aussi par son désir de les convertir au christianisme. À quoi bon tenter de convertir ce qui n’est pas humain ? Cette décision est donc surtout un appel intéressé à la prédication.

2. Relevez les raisons de la capture d’esclaves à cette date.Le document 3 expose les raisons pour lesquelles il est décidé d’amplifier la capture d’esclaves. Il s’agit d’emblée de pratiquer le commerce (rachat et servitude) d’êtres humains qualifiés de « créatures ».

3. Montrez que Lisbonne est une ville ouverte sur le monde.Plusieurs indicateurs permettent de mesurer le niveau d’ouverture sur le monde de la ville de Lisbonne. La carte 1 montre les nombreuses routesmaritimes qui en partent en direction des côtes africaines, des îles atlantiques et du Brésil. Par ailleurs, le texte 3 témoigne d’une volonté du souverain portugais d’en savoir davantage sur les habitants des contrées lointaines ; enfin, le document 4 rend compte du caractère cosmopolite de la ville de Lisbonne puisqu’on distingue sur la partie du tableau, des populations noires, hommes et femmes, totalement intégrées à la vie urbaine. Ce peuvent être des esclaves mais aussi des affranchis.

4.Pourquoi la traite négrière connaît-elle un essor au XVIesiècle?La traite négrière connaît un essorau XVIesiècle pour plusieurs raisons. La première est le choix du souveraind’accentuerlacaptured’esclaves puisqu’il en a compris l’opportunité en termesde profits. La seconde est liée à l’ouverture vers l’Atlantique depuis les explorations et la volonté portugaisede s’arrogerune partie de l’empire colonial en construction. La prise de possession du Brésil lui donne alors l’opportunité d’un colossal changement d’échelle pour le trafic d’esclaves et du sucre. La mise en place de sucreries est de plus en plus demandeuse de main-d’œuvre et incite àaugmenter le trafic.

5. SynthétiserLisbonne, capitale du Portugal, a connu son siècle d’or au XVIe siècle. C’est à la fin du XVe siècle que le royaume décide d’intensifier son commerce en mettant à contribution ses déjà nombreux comptoirs de la côte ouest africaine. Le roi décide de saisir l’opportunité d’une main-d’oeuvre gratuite en amplifiant l’achat et la revente d’esclaves africains. Des îles se spécialisent dans la production de sucre mais le rayon d’action du Portugal augmente au fur et à mesure de l’avancée de leurs rivaux espagnols. Le continent américain devient le nouveau débouché du trafic d’esclaves dès que les Portugais s’installent au Brésil. Ce faisant, c’est un immense empire commercial reposant sur des comptoirs et sur une première colonisation qui s’officialise au XVIe siècle.

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Pour réviser :

Rédiger une réponse à une question problématisée

Sujet 1 :L'expansion européenne au XVe et XVIe siècles est-elle une première mondialisation ?

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Consigne : Montrez comment les grandes expéditions des navigateurs européens créent les conditions d'une mise en relation des différentes parties du monde. Terminez en soulignant les limites de cette première mondialisation.

Rédiger une réponse à une question problématiqée

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Consigne : Montrez comment les grandes expéditions des navigateurs européens créent les conditions d'une mise en relation ds différentes parties du monde. Terminez en soulignant les limites de cette première mondialisation.

Sujet 1 :L'expansion européenne au XVe et XVIe siècles est-elle une première mondialisation ?

Cours

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