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Transcript

Témoignage de Javert

Je me souviens encore de ce forçat, un nommé Jean Valjean. Il fut 19 ans au bagne de Toulon. C'est un gaillard, fort. Je le revois un jour à Montfermeil sous le nom de M. Madeleine. Il avait créé sa manufacture et avait été élu Maire. C'était un jour de pluie, je le reconnu car il me fit penser à lui au bagne. Un habitant nommé Fauchlevent était coincé sous une charrette. Je le revis au procès de Champmathieu car Champmathieu était appeler Jean Valjean et lui contestait. Dans les barricades il m'avait gracier. Je me rendis compte que Jean Valjean était devenu un homme bon et que je m'acharnais pour rien.

Il est possible d’émettre l’hypothèse que Jean Valjean puisse être innocent de tous ces vols. En effet il pourrait être considéré comme vrai, cette innocence quant au vol du pain puisque n’ayant pas d’argent pour nourrir sa famille, il a été contraint de commettre un délit. Cependant je suis d’accord que s’il avait demandé du pain, celui-ci le lui aurait été refusé. Par ailleurs à l’époque, la vie était difficile pour les ouvriers et comme il n’y avait pas toujours de travail, ceux-ci ne pouvaient pas forcément gagner leur vie convenablement. En admettant qu’il fasse preuve de bonne volonté pour trouver un travail et gagner assez d’argent, il fallait quand même nourrir sa famille et cela aurait demandé du temps. Par contre en choisissant de les nourrir vite, cela l’a poussé au vol. Ainsi c’est pour protéger sa sœur et ses neveux d’une terrible faim qu’il s’est malheureusement condamné. Il n’est pas coupable volontairement mais bien malgré lui. Et le vol qu’il a commis aurait pu être fait avec moins de violence ce qui aurait atténué sa soit disant culpabilité. Donc ce manque de choix lui a été fatal !


Pourtant après lecture du passage de la page 17, un extrait laisse croire à la culpabilité de Jean Valjean : « Un dimanche soir, Maubert Isabeau, boulanger sur la place de l’église, à Faverolles, se disposait à se coucher, lorsqu’il entendit un coup violent dans la devanture grillée et vitrée de sa boutique … ». La force et la détermination de Jean Valjean indiquent sa volonté de chaparder vite et efficacement. En outre il a dû purger 19 ans de bagne et en supposant qu’il a souffert, il a malgré tout recommencé. En effet il vole de l’argenterie chez M. Myrielle et un peu plus tard, il dérobe une pièce au Petit Gervais. Dans la mesure où il recommence toujours les mêmes erreurs, il est obligé de fuir la justice, p. 103 « Jean Valjean recula ce qu’il avait vu reculer dans l’ombre ; c’était sans doute Javert ». Cela ne reflète pas l’image de quelqu’un de bon et généreux mais plutôt celle d’un homme qui doit être évité car peu fréquentable.


Enfin en dépit de sa mauvaise image de voleur et de fuyard de la justice, il a usurpé des identités à plusieurs reprises afin d’échapper à cette justice. Il n’est présenté que comme un voleur et un menteur, pire un manipulateur. En effet dans la partie 1 page 9, il s’appelle Jean Valjean. Dans la partie 2 page 77, il est reconnu sous le nom de M. Madeleine. Dans la partie 3 page 127, cette fois il s’agit de M. Leblanc. Enfin dans la partie 4 page 183, c’est sous le nom de M. Fauchelevant qu’il apparaît pour revenir à son patronyme de départ Jean Valjean bouclant ainsi le cercle de sa vie. Par conséquent, avec une vie aussi instable, l’image malhonnête d’un homme que tout accable et ces changements d’identité pour fuir, Jean Valjean est coupable.












Lettre pour cosette


Paris rue de l’Homme Armé , juin 1833

Ma très chère Cosette

J’espère que tu voudras bien me pardonner quand tu liras cette lettre. Je t’ai menti toute ta vie je ne m’appelle ni M. Madeleine ni M. Leblanc ni Fauvent. En réalité je m’appelle Jean Valjean. Jean Valjean. Je suis un ancien forçat au bagne de Toulon. Quand j’avais 25 ans je vivais avec ma sœur qui m’avait élevée et ses 7 enfants. Un soir d’hiver nous n’avions rien à manger et je suis allée voler du pain. Malchanceux j’ai été pris puis condamné à 5 ans de bagne dont je me suis échappé 2 fois. A chaque fois rattraper, j’ai donc purgé une peine de19 ans.


Quand tu étais petite, tu as été déposée chez les Thénardier car ta mère ne pouvait pas te garder. En effet je l’avais employée dans ma manufacture. Un jour quand les ouvrières apprirent qu’elle avait une fille sans être mariée, cela fit scandale et moi je dus l’a renvoyée. Comme elle devait envoyer de l’argent au Thénardier tous les mois. Un jour, ne pouvant payer, elle se coupa les cheveux, se fit arracher des dents et tous ses malheurs continuèrent jusqu’à ce qu’elle se fit arrêter par un inspecteur nommé Javert. Je demandai à cet inspecteur de la relâcher puisque c’était de ma faute si elle était devenue une fille de mauvaise vie. Il la libéra mais elle toussait déjà car elle était malade. Avant de mourir, elle me demanda de prendre soin de toi et c’est ce que je fis.


Au crépuscule de ma vie, je pense à toi ma très chère Cosette, à ces difficultés qui ont jalonné ton enfance a cette méchanceté de l’homme envers l’innocence. Je te souhaite de poursuivre ta route sous de meilleur auspice, et rencontrer belle-âmes et d’éviter les tempêtes et les tourments. Que e ciel te préserve et fasse de toi un être fort et courageux. La santé est le plus beau des joyaux et cette âme pure sera le plus précieux des écrins. Je me sens mes forces qui m’abandonnent mon souffle est court, mes yeux se voilent de nuages. Je perçois mes dernières larmes, dernière signe de vie qui coule dans mon corps. A toi ma chère Cosette, ma très chère enfant qui a su me tendre la main et me faire confiance. Le soleil qui brille dans tes yeux a été pour moi la plus apaisante des lumières sur le long chemin de ma vie

J’espère que tu me pardonneras Jean Valjean qui ta toujours aimer et qui a pris soin de toi toue ta vie.



Jean Valjean