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Le monde méditerranéen, empreintes de l'Antiquité et du Moyen-âge

Histoire - THÈME 1

La Méditerranée médiévale, espace d'échanges et de conflits

Histoire - THÈME 1

sous-THÈME 3

Le monde méditerranéen, empreintes de l'Antiquité et du Moyen-âge

Des civilisations qui s'affrotent... et qui nouent des contacts

En 802, l’Empereur Charlemagne reçoit comme cadeau du calife Haroun Al-Rachid un éléphant albinos (représentation contemporaine)

Affrontement entre chrétiens et arabo-musulmans en Espagne (XIIIème siècle)

+info

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Comment se sont affrontées et influencées les civilisations méditerranéennes au Moyen-Age ?

problématique

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L'Empire byzantin

Le monde musulman

La chrétienté médiévale

I/ Les trois grands ensembles de civilisation

Comment se caractérisent les trois grandes civilisations de la Méditerranée Médiévale ?

Consignes :

Par groupe, complétez le polycopié distribué en utilisant les contenus des vidéos et votre manuel scolaire (p46 à 78)

I/ Les trois grands ensembles de civilisation

I/ Les trois grands ensembles de civilisation

II/ DES civilisations qui s'affrontent en Méditerranée

point de passage : Bernard de clairvaux et la deuxième croisade (1146-1149)

point de passage : Bernard de clairvaux et la deuxième croisade (1146-1149)

III/ la méditerranée, espace de contacts et d'échanges

Repères chronologiques

Document 1

Document 2

Document 3

Document 4

point de passage : venise, une puissance maritime et commerciale

Comment Venise affirme-t-elle sa puissance en Méditerranée ?

venise, une puissance maritime et commerciale

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1. Comment ces deux documents (doc. 1 et 2) témoignent-ils du formidable dynamisme commercial de Venise au XIIe siècle ?


La documentation issue des compagnies vénitiennes, tout comme les testaments des marchands vénitiens nous permettent de mesurer l’organisation, le dynamisme, l’extension, la prospérité mais aussi les inquiétudes des marchands vénitiens qui opèrent dans tout le bassin méditerranéen.

Si le premier document nous permet d’approcher un exemple d’organisation (Domenico Sisinulo était marchand à Constantinople, envoyant et recevant le capital de la Compagnie par Vitale Voltani établi à Thèbes), la carte 2 permet de distinguer l’essentiel des ports de commerce où prospère le commerce vénitien.

Exemptés de toute taxe (et surtout du kommerkion) dans les ports de l’empire byzantin depuis leur alliance militaire avec les Byzantins et l’aide décisive apportée contre les Normands de Robert Guiscard (cf. le chrysobulle de 1082, doc 1 p. 72 : on voit ici parmi les grands ports mentionnés ceux de Dyrrachion, Nauplie, Thessalonique, Constantinople ou Antalya),Venise est aussi présente en Méditerranée occidentale, qu’il s’agisse des rives septentrionales (Gênes, Valence, Carthagène, Grenade) ou méridionales de celle-ci (Tunis, Alger, Tripoli).

2. Relevez les routes commerciales empruntées par les Vénitiens et la nature des produits échangés dans la Méditerranée orientale.


La Méditerranée est une mer dangereuse et difficilement navigable l’hiver mais ses grandes routes commerciales sont bien connues des marchands vénitiens des XIIe-XIIIes. Les produits échangés avec la Méditerranée orientale peuvent être des produits de première nécessité pour les populations (des céréales provenant des Balkans ou d’Asie mineure) mais sont aussi des marchandises particulièrement précieuses: des draps de haute qualité, des épices, de la soie et des pierres précieuses qui peuvent elles-mêmes avoir été acheminées d’Asie par caravansérails. Venise, avec ses galères et ses nefs qui sillonnent la Méditerranée, devient donc un acteur décisif du commerce méditerranéen, un trait d’union entre l’Orient et l’Occident.

3. Comment se manifeste ici l’influence byzantine et l’enrichissement de la cité par le commerce avec l’Orient ?


L’influence byzantine est encore très sensible dans l’Italie du haut Moyen Âge où certains territoires sont sous domination byzantine (Exarchat de Ravenne, Catépanat d’Italie) mais celle-ci se renouvelle entre le XIe et le XIIIe. siècle à travers les contacts noués entre Venise et l’Empire romain d’Orient. Les fines mosaïques coûteuses qui ornent l’ensemble de la basilique St-Marc constituent le témoignage le plus important de ces liens qui enrichissent la cité de la lagune. Héritées de l’Antiquité gréco-romaine, les mosaïques des églises, racontent sur fond d’or, depuis le Ive siècle, les grands épisodes bibliques. Ce riche programme iconographique de St-Marc fut d’abord exécuté par des artistes grecs du XIe siècle. mais fut ensuite prolongé par des artistes vénitiens des XIIe et XIIIe. : ceux-ci s’étaient formés à la technique et s’inspiraient de prestigieux manuscrits grecs dont la Genèse de Cotton qui, datée des Ve-VIe siècle, avait été transférée à Venise après le sac de Constantinople en 1204, comme nombre d’objets liturgiques ou d’œuvres encore aujourd’hui dans la basilique (de prestigieux vases ornés de pierres précieuses parfois gravées, des reliquaires ou encore le quadrige issu de l’hippodrome de Constantinople).

4. Montrez que l’enrichissement de Venise suscite des tensions dans l’Empire byzantin.


Si le XIIes. est souvent présenté comme le «siècle d’or» du commerce vénitien à Byzance, la présence de nombreux marchands vénitiens enrichis par le commerce avec l’Empire devient une source de tensions, alors que les croisades dégradent les rapports diplomatiques entre les deux parties de la chrétienté. Ces violences réciproques sont à la fois documentées par les historiens grecs Jean Kinnamos, Nicétas Choniates ou Eusthate de Thessalonique mais aussi par quelques témoignages de marchands vénitiens comme c’est ici le cas dans le document 3. Le basileus Jean II (1118-1143) avait commencé par refuser de confirmer les privilèges accordés par Alexis Comnène : il ne cède aux Vénitiens qu’en 1126, parce que ceux-ci ont mené une campagne d’intimidation en Adriatique et en Égée, allant jusqu’à piller des villes côtières byzantines en 1124-1125. Bien que d’autres marchands italiens, de Pise et de Gênes, soient encouragés à concurrencer les Vénitiens dans l’Empire, la présence de ces derniers ne cesse de s’accroître au cœur des villes portuaires de l’Empire, ce qui exaspère les élites byzantines: ces marchands latins s’enrichissent rapidement mais sont aussi jugés arrogants et peu respectueux de l’administration impériale souvent agacée des importants privilèges conférés aux Italiens. Manuel Ier fait ensuite arrêter, en 1171, tous les marchands vénitiens de l’Empire, témoignant de l’efficacité policière de cet État impérial dont s’affranchissent trop régulièrement les marchands. L’événement le plus grave se situe onze ans plus tard, en 1182. Comme en témoignent Enrico Vidal et Giacomo Badoer dans le document 3, les marchands latins, au premier rang desquels les Vénitiens, sont arrêtés, jetés en prison par le pouvoir (ici à Raidestos, près de la capitale de l’Empire) tandis que leur cargaison est saisie. Ce que le texte ne dit pas, c’est que les fonctionnaires impériaux qui arraisonnent le navire piloté par Domenico di Gregorio ne sont pas les seuls acteurs de ces violences faites aux Latins : à Constantinople, la violence populaire qui se déchaîne contre les marchands latins aboutit à des massacres, témoignant de la haine des Latins largement répandue dans la population byzantine (ce qui contribue à expliquer aussi, en partie, le sac de Constantinople en avril 1204.

5. Synthétiser

cours

La Méditerranée au XIIe siècle, espace de contacts et d'échanges

Frise chronologique de synthèse