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A la découverte de laSOLOGNE

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Sommaire

La Sologne est une région naturelle forestière française de la région Centre-Val de Loire comprise entre la Loire et l'un des affluents, le Cher. Ses habitants sont appelés les Solognots.

Guerre des Sabotiers

Histoire

Kommandos

Personnalités

Habitat

Nature

Légendes

Présentation

Présentation

Du latin Secalonia, mais également attesté sous les noms : Secalauniaen 651 et Sabulonia (de sabulum : sable). Sa racine viendrait du pré-latin sec signifiant "marécage".La Sologne est une forêt patronnée par Sainte Montaine sur un territoire de 500 000 hectares s'étendant sur 3 départements : le Loir-et-Cher (350 000 ha), le Cher (60 000 ha) et le Loiret (90 000 ha) et comprenant 127 communes. Pour en savoir plus :Il s'agit de la seule région naturelle qui fait l'objet d'une délimitation administrative officielle, à la suite d'une loi du 27 juin 1941 consacrée à la mise en valeur de ce territoire considéré comme particulièrement déshérité.

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La partie solognote du Val de Sully englobe les communes se situant au Sud de la Loire (Sully sur Loire, Guilly, Neuvy en Sullias, Viglain, Villemurlin, Isdes, Vannes sur Cosson, Cerdon, Saint Florent, Lion en Sullias et Saint Aignan le Jaillard).

La Sologne a été formée par un gigantesque "cône de déjection" accumulé par la Loire et ses affluents qui, jusqu'à la moitié de l'ère tertiaire, coulaient avec force vers le lac "de Beauce" qui occupait le centre du bassin parisien. Ces sables d'origine granitique, arrachés au Massif Central retiennent l'eau qui, en macérant, forme des bancs d'aliosferrugineux qu'on appelle tuf de Sologne. C'est pourquoi autrefois, la Sologne était une terre renommée pour son insalubrité et donc repliée sur elle-même.

La Sologne était peuplée à l'âge de fer comme l'attestent de nombreux tumuli.

La Sologne y était peuplée car les noms de plusieurs villages de Sologne sont d'origine gauloise ainsi que les principaux cours d'eau qui portent des noms d'origine celtiques : Cosson, Beuvron "rivière des castors" et Tharonne "rivière rapide".A cette époque gauloise, la Sologne fut une forêt-frontière d'une grande importance : elle séparait 2 nations celtes : les Carnutes au Nord, les Bituriges Cubes au Sud.

Les étangs se sont multipliés permettant d'assainir une terre humide et marécageuse. Au 16e siècle, il y avait 4 000 étangs.

Histoire

Âge de fer

Epoque celtique

Entre le 11e et le 13e siècle

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Grès imperméable de couleur rouge ou noir, utilisé en construction et décoration.

Pluriel de tumulus désignant, en archéologie, une éminence artificielle recouvrant une sépulture.

Ere s'étendant de - 66 Milliards d'années à - 2,58 Milliards d'années.

L'âge de fer, qui correspond à la seconde partie de la Protohistoire, s'étend de 800 avant notre ère à la fin du 1ersiècle de notre ère.

La civilisation celteen tant que telle se développe à partir de 1100 av. J.-C.

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La Sologne était un lieu disposé pour une guerre de partisans. Son sol inculte était presque entièrement recouvert de bois et de bruyère qui forment un obstacle naturel à la marche d'une armée. Par contre, il était facile de s'y cacher et d'y dresser des embûches. Ses châteaux isolés servaient de forteresses à de petites garnissons où l'on pouvait soutenir un siège pendant quelque temps. Ainsi, les habitants n'ont eu que des chemins détestables pour atteindre les grandes routes.

De très beaux édifices furent élevés dans le style Roman puis Gothique.

La guerre de 100 ans ravagea le pays. Les habitants de la Sologne participèrent à la lutte contre les Anglais.

Jeanne d'Arc s'arrêta dans de nombreux endroits. La Sologne connut alors une période de paix. La remise en état du pays s'accompagne d'une modification du paysage. En effet, l'absence d'arbre et le sol argilo-calcaire de la Sologne laisse surgir l'eau des nappes phréatiques car faute de pente, l'eau stagne et forme d'immenses marécages. Pour assainir et drainer cette terre inhospitalière, création de nombreux étangs, la pisciculture étant plus rentable que l'agriculture.

De Vercingétorix à Napoléon III

Moyen - Âge

1337 à 1453

1429

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Vercingétorix : de 82 avant JC à 46 avant JC.Napoléon III : 17e siècle.

Période comprise entre l'Antiquité et les Temps modernes (5e au 15e siècle).

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2021

Cette période s'accompagne d'un intérêt de la noblesse et de la bourgeoisie pour le climat solognot. Sous l'influence bénéfique de Charles d'Orléans, le pays se redressa et connut une grande prospérité. Pendant la Renaissance, de nombreux châteaux et résidences furent construits, notamment à Chambord et à Cheverny. A la fin du 15e siècle, le roi et sa cour vont y séjourner. Louis XII s'installe à Romorantin. François 1er y rencontre Claude France qu'il épousera ensuite.

Avec l'aide de François 1er, de grands travaux d'urbanisme furent entrepris. La Sologne fut en partie déboisée pour y développer la culture de la vigne. Il fit également améliorer le cours de la Sauldre et des étangs furent aménagés en grands nombres.

Pendant les guerres de religion, à l'abri dans leur château, presque tous les seigneurs tinrent en échec les troupes royales envoyées pour pacifier le pays.A la suite des guerres, la Sologne était presque en friche et des brigands infestaient le pays, les épidémies (comme le paludisme d'où le nom des habitants ventre jaune) sévirent suite à l'abandon d'une partie des terres : ce fut le déclin de la Sologne. Les marécages regagèrent du terrain et la région s'appauvrit. Le trouble qui régnait dans les esprits favorisa le développement des pratiques de sorcellerie.

la Renaissance

Début 16e siècle

1562 à 1598

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15e et 16e siècle.

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La Fronde est une période de troubles graves qui frappent le royaume de France. Puis, d'avril à juillet 1658, il a également fallu faire face à une révolte des paysans de Sologne accablés par les impôts, sous la conduite de leur chef, Gabriel de Jaucourt. Soutenu par Condé, le soulèvement fut impitoyablement réprimé et Gabriel en paya de sa personne en se faisant couper la tête (cf Guerre des sabotiers).

Les solognots suivront de très loin les soubresauts de la Révolution. La réforme administrative démembre la Sologne entre 3 départements : le Loir-et-Cher, le Loiret et le Cher.

Durant la Résurrection, le calme était revenu dans une Sologne misérable, abandonnée des pouvoirs en place jusqu'au milieu du 19e siècle. Il faut attendre l'arrivée en 1852, de Louis-Napoléon Bonaparte, alors président de la République et qui possède un domaine à Lamotte-Beuvron, pour que la Sologne bénéficie de subventions et redécouvre un semblant de croissance. L'intérêt que l'empereur porte à la Sologne, en partie dû à des attaches familiales du côté de sa mère (Hortense de Beauharnais dont plusieurs ancêtres possédaient des domaines en Sologne), sa réputation cynégétique et le chemin de fer en 1847, vont alors attirer la grande bourgeoisie. Les bourgeois succèdent alors aux aristocrates. Napoléon III créa en 1859 le Comité Central de la Sologne, chargé de drainer, d'amender les terrains trop acides et de planter des pins maritimes. Après les grandes gelées de 1879 - 1880 qui détruisirent ces premières plantations, la 3e république poursuivit la mise en valeur en reboisant en pins sylvestres à croissance rapide.

1648 à 1653

1789

A partir de 1859

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Conclusion:Le paysage de Sologne d'aujourd'hui est le produit d'un long cheminement historique.Les Romains seront les premiers à conquérir la vaste forêt de chênes qui recouvre la Sologne. De ce grand déboisement naîtront les villages, les grandes prairies mais aussi les marécages et les maladies.Ainsi, la Sologne a presque toujours conservé un caractère sauvage et humide voire précaire. Jadis zone marécageuse, c'est Napoléon III qui ordonne son assèchement.Connue pour ses étangs, couvrant environ 12 000 hectares soit 2% de son territoire, et ses forêts, notamment décrits dans l'ouvrage Raboliot de Maurice Genevoix, elle possède une forte tradition de pêche et de chasse, très souvent privées.

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La guerre des Sabotiers de Sologne

Il s'agit d'une révolte des paysans et des petits nobles de Sologne en 1658.Les paysans misérables se soulevèrent (avril - juillet 1658) suite au changement de monnaie.Mazarin prit avec le roi, la décision de l'abandon définitif pour la remplacer par un nouveau monnayage de cuivre : le Liard.A mi 1654 apparaît le 1er Liard de France dit L couronné indexé au poids du cuivre d'un cours légal à 3 deniers tournois.L'année suivante intervient en remplacement du précédent, l'émission d'un 2e Liards dit buste juvénile dont la frappe s'étalera sur 4 ans.L'édit du 20 juin 1658 réduisit la valeur d'un Liard de 3 à 2 deniers puis le 4 juillet 1658 à 1 denier.

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Cette inflation exacerba la souffrance et le mécontentement des gens du peuple. C'était l'appauvrissement garanti pour les paysans, les commerçants et les petits nobles qui vivaient de la terre. Certains gentilshommes menacés par la décision de Mazarin de révoquer les anoblissements récents, se joignirent au mouvement.

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Durant l'été, le roi envoie des soldats : quelques paysans furent pendus et l'un des meneurs fut décapité le 13 décembre 1659 à la suite d'un long procès : il s'agit de Gabriel de Jaucourt.Il était issu de l'une des plus anciennes familles de la province de Bourgogne, récemment établie dans le Berry. Gabriel eut 3 frères dont 2 sont morts au service. Il se marie en 1639 avec Elisabeth Bellanger (soeur de la seconde épouse de son père) qui lui apporte la petite seigneurie de Basfour en Sullias, une dépendance du château de Chamont. C'était une habitation entourée de fossés alimentés par un étang, située sur le chemin de Rozouer non loin de la route de Viglain à Sully. Puis, resté veuf, il s'était remarié avec Denise Visinier.Pour en savoir plus :

On comprend comment Gabriel de Jaucourt fut mis à la tête des Sabotiers puisqu'il résidait au centre même de la contrée insurgée.Il a de nombreuses relations dans la noblesse des campagnes. Partout où il peut, il se sert du mécontentement général pour rassembler et organiser.

Voici le déroulement de la révolte (1658) :

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Avril

Des paysans se soulevèrent suite à la décision des receveurs de tailles de ne plus accepter les Liards, lesquels constituaient leurs maigres réserves monétaires. Ces monnaies de cuivre avaient été acceptées par les surintendants pour faciliter les échanges.

Gabriel de Jaucourt, à la tête des insurgés, attaque les troupes royales, les bat devant Sully sur Loire et tient le siège du château.

Gaston d'Orléans quitte Bourbon - l'Archambault pour Blois afin d'apaiser l'émotion populaire.

Arrêt du conseil portant défense de faire aucune assemblée de Noblesse, sous peine de mort. Des assemblées insurrectionnelles de la Noblesse se déroulent de la Normandie à l'Orléanais et à la Gascogne. Elles revendiquent le retour à la paix et la fin de l'absolutisme.

Gaston d'Orléans a mis fin à la sédition de la Sologne et du Berry et propose la clémence

24 juin

Juin

Samedi 1er juin

Mai

Les historiens l'appellent la guerre des sabotiers car en Sologne, pays pauvre et plein d'eau, on ne portait que des sabots.

Les sabotiers abandonnent le siège du château de Sully après 2 mois. Ils tentent alors de passer la Loire où 6 000 d'entre eux auraient été massacrés et pendus par les troupes envoyées par Mazarin.

Colbert lève de nouveaux impôts dont les collecteurs sont accompagnés par des hommes d'armes qui saccagent la Sologne et les villages protestants.

Colbert donne les ordres nécessaires pour l'arrestation de Jaucourt. Trahi, il est suivi par les espions de Colbert et arrêté à Paris le 1er septembre 1659. Uniquement lui sans doute parce qu'on voulait faire qu'un exemple, en laissant dans l'ombre bien d'autres coupables plus huppés.

L'arrêt fut rendu le vendredi 12 décembre 1659 : quelques juges avaient opiné pour le supplice de la roue mais la majorité décida qu'il aurait la tête tranchée sur un échafaud dressé sur la place de la Croix du Tiroir à Paris.Sa forteresse de Bafour à Viglain sera rasée (son épouse et ses 2 fils se réfugièrent au château de Chamon), les bois du domaine coupés à hauteur d'homme, il était frappé d'une amende de 2 000 livres pour le roi, de 1 000 livres pour l'Hôpital général et de 500 livres pour les oeuvres pieuses. Il était reconnu coupable de la Guerre des Sabotiers, de la part prise aux assemblées de Beauce et de négociations avec les ennemis de l'Etat.Pour en savoir plus :

Lundi 1er juillet

1659

13 août 1659

Vendredi 12 décembre

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L'exécution fut faite à la hache le samedi 13 décembre 1659 et Condé qui venait de se soumettre (le 23 novembre) n'ayant pu le sauver, fit emporter dans son carrosse le cadavre et donna des ordres pour l'inhumation.Des lettres d'abolition gracièrent les autres comparses.

Le 4 octobre 1940, un décret du Maréchal Pétain instaure le "statut juif" et l'internement des "ressotissants étrangers de race juive".Ainsi, le 14 mai 1941, a lieu la 1ère rafle de juifs parisiens. C'est 1 700 juifs qui sont envoyés à Pithiviers et 2 000 à Beaune la Rolande.Pour suivre le discours de Pétain, il y a une volonté de faire travailler les juifs pour remettre en valeur un espace rural en déshérence. Ainsi les internés vont être répartis dans 3 fermes de Sologne : la Matelotte (photo) à Cerdon avec 94 hommes, le Rozoir (91 hommes) et Ousson (92 hommes) à Vannes sur Cosson. Ils vont y rester 1 an.

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Les Kommandos

A la Matelotte, deux granges sont aménagées en dortoirs sur un sol de terre battue. L'hygiène y est déplorable (un puits pour l'eau qui n'était pas potable et un demi tonneau pour se laver 1 fois par mois contre finances).Les internés doivent travailler sans outils, ni vêtements de rechange, ni matériel de culture et entretenir le potager, faire la corvée de bois, etc.Ils sont surveillés par une dizaine de gardiens mais sont libres dans les champs. Sur 119 détenus qui tentent de s'évader, 40% furent repris.En allant vers l'étang du Puits à Cerdon, sur la gauche, se trouve la ferme de la Matelotte. On y voit encore le long de la route, le puits, unique point d'eau et en longeant le chemin forestier, on trouve les étables où les déportés du "billet vert" ont vécu pendant 1 an. A Cerdon, l'existence de ces "Kommandos" était ignorée par la population qui ne savait rien. Pour que ces fermes et ces hommes ne soient jamais oubliés, 2 panneaux ont été installés à la ferme de la Matelotte pour retracer leur calvaire.

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Les internés de la ferme d'Ousson à Vannes sur Cosson, sont surveillés par un bataillon formé de 8 à 12 gardiens par ferme. En 1942, l'appellation officielle devient "camp de Sologne" ou "kommandos de Vannes sur Cosson" avec un "k" pour faire plaisir à l'occupant.Les conditions de vie des internés sont extrêmement pénibles. Des granges sont aménagées en dortoirs, équipés de lits en bois garnis de paille avec un poêle par dortoir, alors que pendant l'hiver 1941-1942, les températures sont descendues jusqu'à -20°.

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Au Rozoir, le travail quotidien commence par le nettoyage des bâtiments puis le débroussaillage des terres laissées en friche. Un hectare est ensemencé avec des plants de légumes mais le manque d'outils et de matériel de culture, rend le travail difficile.Le problème de la nourriture est particulièrement terrible puisqu'il fallait la trouver sur place, sans parler de l'eau potable, inexistante à la ferme et qu'il faut aller puiser ailleurs.Une assistante sociale tente de dénoncer les conditions d'internement sans succès.Certains détenus sont envoyés travailler dans les fermes voisines et améliorent ainsi leur quotidien au contact de la population. Aussi curieux que cela puisse paraître, jusqu'en octobre 1941, les détenus peuvent bénéficier de permissions temporaires (pour aller voir leur famille sur Paris) ou de droit de visite. Pour en savoir plus :

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La crainte de représailles sur la famille est plus forte que l'envie de liberté, seuls 4 pensionnaires en profitent pour s'évader. Bien souvent ces évasions se font avec l'aide de la population.

Lesfermes du Loiret ferment en 1942 : Ousson le 15 mars, la Matelotte et le Rozoir le 13 juillet. Les prisonniers sont réintégrés dans les camps de base à Beaune la Rolande. Mais au camp, il "faut faire de la place", ils seront embarqués le 17 juillet 1942 dans le convoi n°6 vers Auschwitz, le jour même de la rafle du Vel d'Hiv. Seuls 3% d'entre eux survivront.Bereck Zelkowicz fut interné à Vannes, il a fait parti des déportés du convoi n°6 et il a survécu à l'horreur d'Auschwitz pour revenir à Vannes quelques années plus tard, avec un prénom francisé Bernard. Il a acheté auprès de la municipalité l'ancienne gare en juin 1950, puis plus tard le café Botton avec sa salle des fêtes (situés route de Tigy).

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Personnalités

Le pays de Sologne est cher à certains auteurs :- Jehan de Meung avec le Roman de la Rose en 1280.- Jacques d'Estampes (1590 - 1668), marquis de la Ferté-Imbault (qui était la plus grande seigneurie du Sud de la Sologne), seigneur de Salbris, maréchal de France, lieutenant-général de l'Orléanais, du Vendômois et du Dunois.- Eugène Labiche (1815 - 1888), auteur dramatique et académicien français, acheta en 1853 le château de Launoy à Souvigny-en-Sologne, commune dont il sera élu maire en 1868.- Alain Fournier (1886 - 1914, photo), écrivain français né à La Chapelle-d'Angillon, auteur du roman Le Grand Meaulnes.- Marguerite Audoux (1863 - 1937), romancière française, prix Femina 1910 pour Marie-Claire, fut bergère et servante de ferme à Sainte-Montaine de 1877 à 1881. Un musée lui est consacré à Aubigny-sur-Nère.

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- Maurice Bastide du Lude, aquafortiste et sculpteur né en 1870, médaille d'or à l'Exposition Internationale des Arts et des Techniques de 1937, atelier au château du Lude à Jouy-le-Potier.- Maurice Genevoix (1890 - 1980, photo), romancier, poète et académicien français, auteur de Raboliot (prix Goncourt 1924) dans lequel il évoque la vie libre d'un braconnier de Sologne; mais aussi avec La Sologne, La Loire et ses abords en 1925. Le 11 novembre 2020, il est entré au Panthéon.- Paul Besnard avec en 1905 Au Pays de Sologne : poésie et nouvelles du terroir.- Bernard Edeine (1908 - 1999), ethnologue et archéologue, il a été enseignant à Romorantin et est l'auteur de nombreux travaux ethnologiques et linguistiques sur la Sologne.- Claude Seignolle, écrivain français né en 1917, résida à Presly et Sainte Montaine, auteur de Contes, récits et légendes des pays de France, dont le deuxième tome est en partie consacré à la Sologne. Son roman La Malvenue (1952) se déroule également dans cette région, au début du 20e siècle.

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Le 11 novembre 2020, l'académicien Maurice Genevoix entre au Panthéon. Il rejoint les Grands Hommes et Grandes Femmes en crypte et les 560 écrivains combattants de la Grange Guerre. Son entrée a parachevé les commémorations du centenaire de la Première Guerre Mondiale (1914 - 1918). Grâce aux pouvoirs de l'écriture, il a donné à jamais une voix et un visage à tous les anonymes tombés pour la France lors de cette guerre.

- Nicolas Vannier(photo),écrivain, réalisateur et aventurier français, né en 1962, vit en Sologne et a réalisé notamment le film L'Ecole Buissonnière.- Pierre Simonet, écrivain, auteur des Contes des Pierderies, contes solognots.- Laurent Charbonnier, réalisateur, scénariste, directeur de la photographie, réalisateur d'images animalières et producteur français, vit en Sologne.

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La Sologne a abrité plusieurs animaux mythiques ou démoniaques dont :- la birette (qui prend plusieurs aspects, dont celle d'une licorne ou celle d'une vache noire),- la cocadrille (espèce de dragon),- ou encore la galipotte (animal maléfique qui parcourt la campagne la nuit).Les crapauds et les grenouilles ont un rôle considérable dans les croyances présentes dans les zones humides : - le crapaud est l'esprit du mal indispensable à tous les produits de sorcellerie, à l'exception du calamite, bénéfique pour la maison. Les sorciers se réunissent les nuits de sabbat et mangent des galettes de crapauds frits. - la grenouille a un rôle plus ambivalent, et représente un esprit féminin, créature de Dieu, associée aux bienfaits. Cependant, venant du têtard, elle porte une certaine ambiguïté.Des légendes affirment qu'un fleuve gigantesque, la Malnoue, traverse le sous-sol et surgit quelques fois pour tout inonder.

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Légendes et traditions

Habitats

Le paysan habite dans sa ferme, encore représentatif de l'habitat solognot d'aujourd'hui.Le bois et le hourdis de torchis pour les murs, généralement la tuile plate pour les toits, 2 pièces principales et le four à pain sont les éléments les plus remarquables d'un bâti rectangulaire d'environ 15 m de long sur 4.5 m de large.Malheureusement, l'aspect de la maison va rapidement se dégrader avec l'avènement de 3 siècles de pauvreté en Sologne pour stagner jusqu'au 19e siècle.La pauvreté économique influait sur les matériaux et la forme de la maison mais également sur l'importance des bâtiments d'exploitation. Ces bâtiments étaient liés directement aux capacités agricoles et étaient ainsi : logis, étable, grange, écurie dans un même alignement, représentaient la ferme adaptée aux besoins du moment.

Les campagnes

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Ce n'est qu'entre le 16e et le 19e siècle que la métairie traditionnelle solognote verra le jour avec son bâti autour d'une cour ouverte. Si la bergerie et la grange sont volumineuses, la maison d'habitation reste précaire.Celle-ci ne changera que lors des grands travaux d'assainissement vers 1850 où la brique fera son apparition. Avec elle etla reprise économique, la maison du bourg et la ferme évoluent et s'agrandissent. Autour d'une cour ouverte, sont disposées la grange face à l'habitation, l'étable et la bergerie. Cette disposition est typique mais suivant les lieux et l'âge de la ferme, d'autres locaux peuvent apparaître : écurie, chartil, remises diverses, etc. La grange est l'élément monumental de la ferme-métairie avec 15 à 20 m de long sur 7 à 10 m de large. Elle se démarque par son toit à 2 pentes qui descend jusqu'au ras du sol.Pour en savoir plus :

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Depuis 1950, la chasse prend une place prédominante et l'agriculture recule. En conséquence, le paysan ne conserve que la maison d'habitation, le reste de la métairie tombe en ruine.En fait, l'habitat rural ne vit qu'en fonction des besoins agricoles dans un perpétuel mouvement évolutif, or, aujourd'hui en Sologne, ce contexte n'existe plus ! On a assisté à la prolifération des maisons de gardes et des rendez-vous de chasseurs, auprès des fermes, des grandes demeures ou des châteaux.

Agglomérés et compacts, les villages sont pour la plupart construits aux carrefours de plusieurs voies de communication (aspect général datant d'avant 1914).Regroupées autour d'une église, les maisons basses paraissent dominées par l'édifice religieux. En arrivant, on ne voit guère que des pignons, des toitures et des enfilades de cheminées dans une harmonie de tons chauds. Un étage est fréquent (comme en possédaient les relais de Poste).Dans les bourgs, il n'est pas rare de trouver des maisons bourgeoises construites pour des notables. A proximité de l'église, le presbytère (don d'une famille terrienne pieuse) est souvent imposant.Pour en savoir plus :

Les villages

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La porte sur rue est très souvent surmontée d'une lucarne de grenier, mais l'entrée usuelle se faisait à l'arrière.Tous les villages possèdent des maisons à colombages. Lorsqu'elle sont situées à proximité du centre-bourg, leur impact visuel donne au village un cachet authentiquement ancien, touristiquement valorisant.Aucun village de Sologne n'a été épargné par l'élan de rénovation amorcé sous le Second Empire et prolongé jusqu'à la veille de la première Guerre Mondiale. C'est une révolution quasi "haussmanienne" qui, en 50 ans, bouleverse totalement la physionomie des bourgs de Sologne. Cette modification profonde a pour but d'améliorer la circulation à travers les villages dans la foulée de la création de nouvelles routes agricoles qui tracent des lignes droites là où serpentaient des chemins tortueux hérités du Moyen-Âge et parfois des voies romaines.On comprend pourquoi les nouvelles routes d'accès convergent souvent vers le clocher de l'église.

Par sa forme et ses dimensions, le four à pain enrichit et personnalise la maison rurale.Adossé à l'un des pignons, il est encore présent sur de nombreuses habitations. Construction en maçonnerie, de plan carré ou rectangulaire, couvert d'un pan de toit, une petite ouverture sur l'une des faces permettant de mettre en réserve un peu de bois.Le four, dont l'entrée donne dans la cuisine, est en briques réfractaires. Hormis la cuisson du pain, le four avait plusieurs usages : à la suite d'une fournée, on profitait de la chaleur pour faire quelques galettes à la pomme de terre ou au formage, quelques gâteaux pour les enfants.

Le four à pain

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Le puits

Par sa fonction, par le soin apporté à sa construction, par la place qu'il tient près de la maison ou au coeur du village, le puits est un des éléments de l'habitat rural. Autrefois source de vie, il est aujourd'hui un des composants esthétiques du paysage rural.

D'aspect très varié et en grand nombre, les girouettes se trouvent sur les toits surmontant des épis de faîtage. Autrefois, sa fonction était d'indiquer la direction des vents, elle était un outil de travail ; aujourd'hui, elle est décorative.La girouette était principalement réservée aux demeures seigneuriales nobles. A la Révolution en 1789, ce privilège tombe.Rapidement, elle orne la plupart des habitations et prend des formes les plus diverses : blason, emblème, bannière s'ajoutent des scènes symbolisant le métier de la personne habitant dans la maison, des personnages, des animaux.Chaque girouette, par sa fabrication artisanale, était différente.

Les girouettes

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Autrefois figure caractéristique d'un paysage agraire, les moulins dominaient. Deux grands types de moulins existaient en Sologne : les moulins à eau et les moulins à vent.Les moulins à eau : de création plus ancienne (dès le 9e siècle), leur développement s'échelonne jusqu'au 13e siècle. Elaborés pour les métiers artisanaux, ils avaient plusieurs fonctions : fabriquer le papier, fouler les étoffes ou moudre le grain. - Le moulin à papier a disparu au début du 18e avec les inventions de nouvelles technologies de papeterie. - Le moulin à foulon résista jusqu'au 20e siècle. Employé pour les travaux de tannerie, il broyait les écorces d'arbres nécessaires au tannage. - Le moulin à grain prit de l'essor. Plus moderne, plus haut, le moulin profite de l'avènement du monde capitaliste mais la modernisation sera tellement intensive qu'elle provoquera la disparition des moulins.

Les moulins

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Les moulins à vent : ils apparaissent vers le 12e siècle et auraient été introduits par les Croisés. Implantés en rase campagne ou au sommet d'une colline, ils prolifèrent rapidement à tel point que certains bourgs en avaient 6 ou 7 !Lors des premiers siècles d'existence, le moulin à vent présente la forme du moulin pivot. Le moulin à charpente ou moulin pivot est aussi appelé moulin de plaine ou chandelier.Au début du 20e siècle, le moulin de 20 tonnes suspendu à 15 m du sol, va être remplacé par le moulin tour avec 3 étage. A l'intérieur, des échelles de meuniers permettaient de monter de la pièce d'entrée qui servait d'office de réserve, à la bluterie puis au local des meules.Tous ces moulins à vent avaient généralement un faible rendement : ils tournaient 150 à 200 jours par an et en moyenne 4h par jour. Le meunier pouvait moudre 1 sac à l'heure. Au début du 20e, le métier disparu avec le développement des grandes meuneries (minoteries).

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Lieu où l'on blute la farine. Le blutage est l'opération qui consiste à séparer la farine du son et des autres produits de moulure.

Nature

La Sologne est une région naturelle qui est une réserve de biodiversité, riche en faune, flore et terre d'étangs.La forêt couvre les 3/4 du pays solognot et est constitué de plusieurs grands types forestiers.Les forêts les plus communes sont des forêts acidiphiles (chêne, bouleau, etc.), adaptées aux sols pauvres et acides. Elles sont tantôt humides et tantôt sèches, en fonction de la topographie locale et des variations de la composition des sols, sableux filtrants ou plus ou moins argileux et retenant l'eau.On trouve aussi la chênaie-charmaie (chêne et charme) sur des sols moyennement humides et plus riches en nutriments, c'est le type le plus diversifié au niveau de sa flore, mais pas le plus étendu car ces sols ont souvent été les premiers défrichés pour l'agriculture.

La forêt

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Les essences principales sont :- les chênes : le chêne pédonculé est le plus abondant, mais le chêne sessile et le chêne tauzin sont aussi présents.- les pins : pin sylvestre principalement, pin laricio de Corse et pin maritime.- les bouleaux : principalement le bouleau verruqueux mais aussi le bouleau pubescent.Dans les forêts, on trouve aussi le charme, le châtaignier, le noisetier, le peuplier tremble et l'érable champêtre. Au printemps, grâce à leur floraison, on distingue des fruitiers sauvages tels que : poiriers, pommiers, alisiers blancs ou merisiers.Dans les sous-bois, on trouve différentes espèces de primevères, dont la plus connue est le coucou, de petites pervenches, de jacinthes des bois à clochettes violacées, de violettes des bois.Pour en savoir plus :

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Certaines plantes, notamment les bruyères et les genêts, s'installent sur les landes. Un type de bruyères, la "bruyère à balais", appelée traditionnellement "brémailles" a été utilisée de longue date pour la confection des balais. Ce nom sert comme toponymie à de nombreux lieux en Sologne.Pour en savoir plus, n'hésitez pas à demander le + de nature, disponible à l'Office de Tourisme gratuitement.

En Sologne, on rencontre assez fréquemment des animaux sédentaires comme les cerfs, chevreuils et sangliers qui recherchent la tranquilité des forêts. Le cerf a besoin d'espaces plus vastes sauf au moment du brame. Les biches (pour mettre bas) comme les cerfs (pour se débarrasser et refaire leurs bois) aiment les endroits calmes.La Sologne est également le refuge de nombreux autres animaux carnivores, canidés et mustélidés comme les renards, martres, hermines, fouines, belettes, putois, blaireau. Parmi les lagomorphes, le lapin de Garenne, symbole de la chasse populaire en Sologne est maintenant limité du fait de la myxomatose.On peut aussi noter la présence de 140 espèces d'oiseaux recensées. La qualité des espaces naturels qui bordent les étangs de Sologne en font un lieu d'hivernage et de passage important. Un havre de paix également pour une bonne quarantaine d'espèces de mammifères, d'une trentaine d'espèces de poissons, d'une dizaine d'espèces de reptiles et d'autant de batraciens. Enfin, les espèces d'insectes se comptent par milliers.

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La Sologne est une région plate riche en étangs, installés dans des dépressions naturelles juste fermées par une digue.De 4 000 au 16e siècle, les étangs seraient encore plus de 3 000 de nos jours.La plupart des étangs de Sologne sont aménagés en terre argileuse capable de retenir l'eau. Ils sont alimentés par les eaux de pluie, celles de petits cours d'eau sur lesquels ils sont construits ainsi que par celles des fossés creusés aux alentours des champs et bois. Les étangs se vident les uns dans les autres suivant une topographie descendante pour rejoindre un cours d'eau. Le niveau de l'eau, de 80 cm à 1 m en moyenne, est régulé par une bonde, traditionnellement en bois, pour évacuer le surplus d'eau ou, au contraire, garder l'étang en eau.

Les étangs

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Larges rubans d'or qui semblent courir sur l'eau, les roselières sont un élément essentiel à la vie des étangs de Sologne. La roselière abrite un grand nombre d'oiseaux qui y nichent et s'y nourrissent quasi-exclusivement : le butor étoilé, le busard des roseaux, la rousserolle, la grèbe huppée. L'abandon de la gestion traditionnelle des étangs semble à ce jour la plus grande menace qui pèse sur ce milieu particulier de Sologne et ses habitants.La pisciculture participe au développement économique de la Sologne dès la fin du Moyen-Âge. Déjà au 14e siècle, la carpe des étangs de Sologne se vendait à prix d'or sur les marchés de Chartres et de Paris. Aujourd'hui, un tiers des étangs est dédié à l'élevage de poissons de rivière : carpe, brochet, ablette, tanche, gardon, esturgeon pour le caviar de Sologne, etc.Autrefois, les étangs servaient à drainer les terres marécageuses de Sologne et à la pisciculture. Aujourd'hui, ils sont utiles à la chasse au canard et à la pêche de loisir. Pour en savoir plus :

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La vidange est un acte de gestion qui participe à la préservation de la qualité de l’écosystème lié à l’étang.Les vidanges ont lieu tous les 2 à 5 ans quand le débit des cours d'eau est le plus élevé. L'étang est vidé progressivement de son eau quelques jours avant la pêche grâce à la bonde.Quand le niveau permet d'apercevoir le dos des poissons, les pêcheurs les encerclent avec des filets. Puis, munis de bottes, de jambières et d'épuisettes, ils les sortent de l'étang.Les carpes, brochets, sandres et perches sont ensuite vendus pour la consommation ou le rempoissonnement des étangs.La vidange permet de réguler l'écosystème de l'étang. Les prédateurs comme le silure, le poisson-chat ou l'écrevisse américaine sont retirés. Les autres espèces peuvent ainsi continuer à se développer. La vidange permet aussi d'entretenir les ouvrages.

Les cours d'eau sont nombreux : le Barangeon, le Beuvron, la Bonneure, le Cher, le Cosson, la Nère, la Rère, la Grande et la Petite Sauldre, la Tharonne sans oublier le canal de la Sauldre.

Les mares

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Création de l'homme, elles répondaient à plusieurs nécessités :- drainer naturellement les eaux de pluie qui ruisselaient sur les chemins alentours- assurer une réserve d'eau pour abreuver les bêtes ou pour éteindre les incendies.Les mares étaient creusées dans des terrains argileux ou sur des roches étanches. Elle intervenait sur le climat du village en provoquant une zone de climat tempéré à l'intérieur de laquelle la végétation se développait plus facilement. Elles étaient un des maillons de la chaîne écologique pour toute vie animale et végétales.Aujourd'hui, elles sont abandonnées, dénaturées ou détruites.

La Sologne est aussi représentée par son identité naturelle gastronomique qui ne la quitte pas :- champignons (girolle),- poissons d'eau douce (brochets, carpes, gardons, tanches, sandres, anguilles, etc.),- gibier (faisans, lapins de Garenne, sangliers, chevreuils, cerfs et biches),- asperges,guernazelles, fraise,- miel de Sologne- tarte Tatin,- moutons solognots.

Gastronomie

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