Want to make creations as awesome as this one?

Transcript

éduquer à l'égalité

ressources bibliographiques pour le 2nd degré

Introduction

Cette malle a été réalisée par les équipes du Centre Hubertine Auclert à destination des élèves du second degré. Elle est composée d'une sélection de ressources bibliographiques (littérature, bande-dessinée, essais) non sexistes qui tendent à déconstruire les stéréotypes de genre.


Le contenu de cette malle n'est pas exhaustif, il est amené à évoluer et vous êtes invité·es à partager vos retours
ou suggestions ici :

Mode d'emploi

Cette malle virtuelle est animée et de nombreux contenus sont intégrés aux élements et aux textes :

Pour revenir aux types de ressources :


Pour revenir à la page précédente ou se rendre sur
la page suivante :


Pour se rendre sur la page Égalithèque de l'ouvrage,
sur le site du Centre Hubertine Auclert et avoir plus
d'informations :


Suivez les pour nos ressources préférées !

Type de ressources

Portraits de féministes

Histoire des droits et féminismes

Violences et harcèlement

Corps et apparence

Fictions

Métiers, sports, normes de genre

Amour, relations, sexualité

LGBTQI+

Pour les adultes

Fictions

Amélie Fléchais, Jonathan Garnier, Bergères

guerrières, Tomes
1, 2 et 3, Éditions Glénat,
2017 à 2019.


Jen Wang,
Le prince et la couturière,
Akileos Éditions,
2018.


Beka, Camille Méhu, Filles Uniques : Paloma, Dargaud, 2021.


Aminder Dhaliwal, Woman World, La Ville Brûle, 2020.

Entre Dragons et Rebelle, Bergères guerrières raconte l’odyssée d’une jeune héroïne qui va vivre de grandes aventures dans un univers médiéval-fantastique inspiré des légendes celtiques. Une histoire attachante, tout public, qui fait la part belle aux liens familiaux et communautaires, portée par un graphisme chaleureux et un scénario riche en humour et en rebondissements.

Le prince Sébastien cherche sa future femme, ou plutôt, ses parents lui cherchent une épouse… De son côté, Sébastien est trop occupé à garder son identité secrète à l’abri des regards indiscrets. La nuit, il revêt les tenues les plus folles et part conquérir Paris sous les atours de l’époustouflante Lady Crystallia, l’icône de mode la plus courue de toute la capitale !
Sébastien a une arme secrète : sa couturière, Francès, une des deux seules personnes à connaître son secret, et sa meilleure amie. Mais Francès rêve de s’accomplir par elle-même, et rester au service du prince lui promet une vie dans l’ombre… pour toujours. Combien de temps Francès supportera‑t-elle de vivre dans le boudoir de Sébastien en mettant ses rêves de côté ?

Apolline, Céleste, Chélonia et Sierra sont scolarisées dans le même établissement. Ces jeunes filles ont un point commun : elles sont isolées, mises à l'écart par les autres, parfois harcelées. Un jour, Chélonia décide de les réunir pour leur faire une proposition. Elle aimerait fonder avec elles le « club des mal-barrées ». Sa raison d'être : leur permettre de briser leur solitude et de devenir plus fortes, en somme, pour enfin « exister pleinement ». Leur premier objectif consiste à convaincre Paloma de les rejoindre. Adolescente rebelle et solitaire, celle-ci a épuisé plusieurs familles d'accueil. Elle vit désormais chez Liselotte, une femme habituée à héberger des jeunes en difficulté. Les quatre nouvelles amies pourront-elles l'aider à surmonter son passé ?

Dans ce premier tome d'une série en cinq volets, servi par le trait subtil et les couleurs sensibles de Camille Méhu, les BeKa abordent avec justesse les thèmes de l'adolescence difficile et des dysfonctionnements familiaux.

Woman World est la première BD de l’autrice canadienne Aminder Dhaliwal. L’action se déroule dans le futur, alors que les hommes ont progressivement disparu de la surface de la Terre et que les catastrophes écologiques s’enchaînent. Nous suivons la vie d’une communauté de femmes qui vivent, aiment, créent, font des blagues, travaillent, s’inquiètent de leur survie et de celle de l’humanité, fouillent les décombres du monde d’avant à la recherche des traces de la culture du XXIe siècle…

Fictions

Sabine Panet, Pauline Penot, Le cœur n'est pas un genou que l'on peut plier, Editions Thierry Magnier, 2012.

Sabine Panet, Pauline Penot, La tête ne sert pas qu'à retenir les cheveux, Editions Thierry Magnier, 2015.

Florence Hinckel, Renversante,
L'école des loisirs, 2019.


Où l’on retrouve les femmes de la famille Bocoum, que l'on peut suivre déjà dans le premier roman écrit par les auteures Pauline Penot et Sabine Panet, Le cœur n'est pas un genou que l'on peut plier.
De retour à Villepinte après des vacances au Sénégal, Ernestine confronte ses rêves de cinéma à la réalité étriquée des castings. Dado, elle, met à l’épreuve ses principes de femme libre et indépendante en se découvrant amoureuse. Quant à Awa, en terminale, elle réfléchit à son avenir. Lors d’une visite chez la gynécologue, elle apprend qu’elle est excisée – elle n’a jamais entendu ce mot auparavant – et découvre cette pratique mutilatrice. La colère qui l’envahit d’abord fait rapidement place à l’urgence : comment protéger ses sœurs ?

Dans le monde de Léa et Tom, les rues et les établissements scolaires ont des noms de femmes célèbres, et ce sont les hommes qui s'occupent des enfants. Comme dans toutes les écoles, on apprend que le féminin l'emporte sur le masculin, "parce qu'il est réputé plus noble que le masculin à cause de la supériorité de la femelle sur le mâle". Il en est ainsi depuis la nuit des temps, et personne ne semble vouloir remettre en cause cet ordre établi. Pourtant, Léa et Tom voient bien que quelque chose ne va pas... Alors, ils se mettent à réfléchir, et détricotent ensemble les clichés de ce monde où règne la domination féminine.

Ernestine a treize ans et une vie de collégienne bien remplie. Sa soeur aînée, Awa, se prépare à passer son bac quand elle apprend qu’elle doit rentrer au Sénégal pour se marier avec un cousin, en vertu d’un accord conclu avant sa naissance entre les deux familles, dès l’été suivant. La tante des deux jeunes filles se révolte à cette idée. Étrangement, Awa est moins virulente, mais Ernestine, quant à elle, n’imagine même pas que son destin soit déterminé par des adultes, sans son accord. Les femmes de la famille vont unir leurs forces et leurs arguments pour convaincre le père ligoté par sa promesse et le sens de l’honneur.
Par-delà ce thème déjà beaucoup traité en littérature de jeunesse, c’est le ton et la manière qui diffèrent dans ce roman tonique, qui se joue des préjugés sur les familles africaines en France, mais aussi sur la vie au Sénégal aujourd’hui.

Où l’on retrouve les femmes de la famille Bocoum, que l'on peut suivre déjà dans le premier roman écrit par les auteures Pauline Penot et Sabine Panet, Le cœur n'est pas un genou que l'on peut plier.
De retour à Villepinte après des vacances au Sénégal, Ernestine confronte ses rêves de cinéma à la réalité étriquée des castings. Dado, elle, met à l’épreuve ses principes de femme libre et indépendante en se découvrant amoureuse. Quant à Awa, en terminale, elle réfléchit à son avenir. Lors d’une visite chez la gynécologue, elle apprend qu’elle est excisée – elle n’a jamais entendu ce mot auparavant – et découvre cette pratique mutilatrice. La colère qui l’envahit d’abord fait rapidement place à l’urgence : comment protéger ses sœurs ?


Catherine Zambon, Mon frère, ma princesse, L’école des Loisirs, 2012.

Fictions

Collection Les plumées,
Éditions Talents Hauts,
2019 à 2020.


Typhaine D, Contes à rebours, Les Solanacées, 2016.

Dans la longue histoire de la littérature, les hommes seuls auraient-ils tenu la plume ? Au vu des textes patrimoniaux régulièrement réédités et mis en avant en librairie, dans la presse, ou dans les manuels scolaires, on pourrait le croire et penser que femme et plume ne riment pas. À moins que, comme dans d’autres domaines, les femmes n’aient été dévalorisées, évincées, niées, censurées, rendues invisibles, spoliées, en un mot... « plumées » !

L’ambition de la collection « Les plumées » est de retrouver, rééditer, réhabiliter les œuvres de ces femmes de lettres. Elle a un double objectif : montrer aux jeunes lecteurs et lectrices d’aujourd’hui que la littérature s’est toujours conjuguée au féminin et leur faire prendre conscience de l’immense gâchis de talents que constituent la domination masculine et le patriarcat.

La société patriarcale, comme tout système d’oppression, est un monde inversé : la victime, c’est la coupable. L’agresseur,
c’est la victime. L’amour, c’est la possession. Le sexe, c’est la violence. Dire non, ce serait dire oui.Le féminisme commence à l’instant où la vérité se rétablit. À l’instant où l’on remet le monde à l’endroit, où l’on rend aux femmes cette première justice d’affirmer : la victime n’a jamais
rien à se reprocher. L’agresseur, c’est lui, et seulement lui. Il n’avait pas le droit de faire ça. Lorsque le conjoint est violent physiquement et ou psychologiquement, c’est qu’il n’y a pas d’amour ; mais de l’emprise, de la manipulation, de la violence. Ne pas dire oui, c’est déjà dire non. Etc etc etc.
Or, les contes de fées regorgent de ces inversions de culpabilité, de ces brouillages qui bénéficient aux hommes dominants, de ces détournements de langage qui assurent l’impunité des agresseurs. On nous raconte que le petit chaperon rouge a été bien
imprudente de s’attarder à cueillir des fleurs en allant porter la galette et le petit pot de beurre, on l’avait pourtant prévenue... Finalement, ce sera un peu de sa faute si le loup la dévore. On prétend que l’ennemi de Blanche Neige, comme de Cendrillon, comme de la Belle au Bois Dormant, serait une autre femme, vaine, cruelle, jalouse de la beauté des jeunes filles. On veut nous faire croire, dès toutes petites, que nous sommes divisées, rivales, dangereuses les unes pour les autres, que nous ne pouvons nous unir. Et que les hommes, au contraire, sont
là pour nous sauver. Même ce prince, un parfait inconnu, qui nous impose un baiser alors que nous faisons une sieste dans la Nature. Même ce chasseur qui nous emmène, seule, loin dans la forêt pour nous tuer. Même les sept vieux petits hommes armés de hache, avec lesquels nous sommes isolées au fond des bois où personne ne nous entend crier. Même ce prince qui nous poursuit et retourne tout le royaume pour retrouver la femme qui pourtant l’avait fuit, laissant même, dans sa hâte, une chaussure derrière elle.
On veut nous faire croire que les seules femmes indépendantes, qui vivent seules et libres, sont forcément de méchantes sorcières qui empoisonneront les femmes et mangeront les enfants.On nous rabâche qu’elle n’y a d’histoire que pour les BELLES
et douces princesses, et à condition qu’elle soient choisies par un prince. On nous conte le soir, dans le noir, l’histoire victorieuse et joyeuse du petit poucet, mais jamais celle des sept soeurs qu’il livre sans pitié à la violence de l’ogre, pour que soient saufs les sept frères. Elle était temps de remettre du sens, du vrai, dans ce fatras de mensonges et de violences qu’on insinue dans la tête des enfants, qui construit nos imaginaires, nos représentations, influe sur nos comportements. Une réécriture féministe s’imposait.

Alyan est un petit garçon. Pourtant il préférerait être une princesse ou une fée, avoir des cheveux longs et des vêtements roses. Sa mère s’inquiète, son père ne voit rien. À l’école, on se moque de lui, on l’insulte, on le frappe. Il essaie de s’échapper en faisant de la magie, mais ça ne marche pas toujours. Seule sa soeur Nina est consciente de son chagrin. Elle est décidée à le défendre envers et contre tous. Jusqu’où ira-t-elle pour protéger son frère ?

Mon frère, ma princesse nous invite à questionner la notion d’identité : En quoi naître fille ou naître garçon nous détermine à être ce que nous sommes ? Pourquoi avons-nous tant de mal à accepter l’Autre dans sa différence ?

Portraits

Pénélope Bagieu, Culottées,

Tome 1 et Tome 2, Gallimard, 2016-2017.




Isabelle Motrot, Véronique Joffre, Femmes : 40 combattantes pour l’égalité, Gallimard Jeunesse , 2018.


Léa Castor, Esther Meunier, Pas prêtes à se taire : portraits de féministes en citations, Editions Lapin, 2021.


Guerrière apache ou sirène hollywoodienne, gardienne de phare ou créatrice de trolls, gynécologue ou impératrice, les Culottées ont fait voler en éclats les préjugés.Quinze portraits de femmes qui ont inventé leur destin.
Clémentine Delait (1865-1939), femme à barbe française devenue la mascotte des poilus ; Margaret Hamilton (1902-1985), actrice « terrifiante », spécialisée à Hollywood dans les rôles de méchante ; Josephina Van Gorkum (1820-1888) dont la tombe, dans un cimetière catholique des Pays-Bas, « touche » celle de son mari, pourtant située dans la partie protestante du même cimetière ; Nzinga (1583-1663), reine de Ndongo et de Matamba (l’actuel Angola) qui n’a eu de cesse de « faire la peau » aux colons portugais, Las Mariposas, soeurs rebelles, Anett Kellermann, sirène, Lozen, guerrière et chamane, Delia Akeley, exploratrice, Joséphine Baker, danseuse, résistante, mère de famille, Tove Jansson, peintre, créatrice de trolls, Agnodice, gynécologue, Leymah Gbowee, travailleuse sociale, Gorgina Reid, gardienne de phare, Christine Jorgensen, célébrité, Wu Zetian, impératrice… Le casting des Culottées brasse large à travers les époques et les cultures.

Des femmes qui ne font que ce qu'elles veulent : deuxième volet !
De betty Davis à Naziq al-Abid en passant par Thérèse Clerc et Peggy Guggenheim, quinze portraits drôles et sensibles de femmes contemporaines qui ont inventé leur destin.à l'histoire incroyable et exemplaire
Temple Grandin, interprète des animaux ; Sonita Alizadeh, rappeuse afghane et exilée militante ; Thérèse clerc, utopiste réaliste et bienfaitrice des mamies parisiennes ; Nellie Bly, journaliste d'investigation au XIXe siècle ; Cheryl Bridges, athlète marathonienne ; Phulan Devi, reine des bandits et figure des opprimés en Inde, Betty Davis, auteure-compositrice, The shaggs, Kata Krafft, volcanologue, Jesselyn Radack, avocate, Hedy Lamarr, actrice, inventrice, Naziq al-Abid, activiste de bonne famille, , France Glessner Lee, miniaturiste du crime, Mae Jemison, astronaute; ; Peggy Guggenheim, amouresue de l'artmoderne; . "Les Culottées" ont fait voler en éclat les préjugés.

.

Droit à l'expression, accès à l'éducation, droit de vote, droit à la contraception et à l'avortement, droits des femmes noires, lutte contre les violences et le viol, lutte pour la dignité des femmes homosexuelles... À travers 40 figures féminines (Virginia Woolf, Simone de Beauvoir, Pina Bausch, Angela Davis, Oprah Winfrey...) qui se sont exprimées dans le domaine des arts, de la politique, des sciences et des médias, découvrez le combat des femmes pour se faire entendre, défendre leurs droits et obtenir l'égalité.

Louise Michel, Rokhaya Diallo, Françoise Héritier, Amandine Gay, Gisèle Halimi ou encore Adèle Haenel... 35 féministes françaises contemporaines, d'autres moins, dessinées et présentées par le biais de leurs nombreuses citations, afin de laisser une place à la parole de ces femmes qui n'ont pas toujours été entendues. Un livre fort pour la liberté d'expression, où chaque citation est liée à un moment important de la biographie de ces femmes, et fait écho avec l'époque que nous traversons.

Portraits

Sylvie Dodeller, Sophie Germain, la femme cachée des mathématiques, L'école des loisirs, 2020.


Mélanie Gentil, Femmes artistes, Editions Palette, 2017.


Francesca Cavallo, Elena Favilli, Histoire du soir pour filles rebelles, 100 destins de femmes extraordinaires, Tomes 1 et 2, Les Arènes Éditions, 2017 et 2018.

Sophie Germain est une mathématicienne du 19ème siècle, une pionnière qui s'est frayée un chemin dans le monde scientifique grâce à sa détermination et son culot. À treize ans, pour échapper à la tourmente révolutionnaire, Sophie Germain se réfugie dans les maths qu'elle apprend en cachette. En 1797, elle se fait passer pour Le Blanc, un étudiant, afin d obtenir les cours de Polytechnique. Elle utilise le même pseudo pour correspondre avec les plus grands mathématiciens de son temps et en 1816 devient la première femme récompensée par l'Académie des sciences. Une success story ? Pas vraiment. Malgré son audace et son talent, Sophie Germain, la femme cachée des maths, retombera vite dans l'oubli. Il est temps pour elle d'entrer dans la lumière.

Une histoire de l'affirmation des femmes dans le monde de l'art, dont elles ont longtemps été exclues et où elles restent souvent marginalisées encore aujourd'hui.
Si les femmes sont extrêmement présentes dans l'art occidental en tant que personnages figurés, force est de constater qu'elles le sont beaucoup moins en tant qu'artistes. L'image sociale de la femme peintre, sculptrice ou photographe fut longtemps déconsidérée. Pour faire tomber ces obstacles, il a fallu des combats politiques et esthétiques, marqués par un féminisme à la fois courageux et créatif.
Découvrez dans cet ouvrage des personnalités singulières et très fortes dans l'adversité comme Sonia Delaunay, Frida Kahlo, Niki de Saint Phalle ou plus récemment Shadi Ghadirian.

Mieux que tous les livres de contes de fées :
Elles sont pirates, scientifiques, espionnes, sportives, chanteuses, guerrières, reines, romancières…
100 femmes aux vies extraordinaires qui brisent les stéréotypes et encouragent filles et garçons à suivre leurs rêves.

Anne-Charlotte Husson, Thomas Mathieu, Le féminisme, La petite Bédéthèque des Savoirs, Tome 11, Le Lombard, 2016.


Mirion Malle,
Commando culotte,
Ankama, 2016.

Mirion Malle, La ligue des
super féministes,
La ville brûle, 2019

Histoire des droits et féminismes

Malgré des avancées significatives durant le 20ème siècle, le combat féministe reste toujours d'actualité.
D'Olympe de Gouges à Virginie Despentes en passant par Simone de Beauvoir ou Angela Davis, cette bande dessinée retrace, à travers des événements et des slogans marquants, les grandes étapes de ce mouvement et en explicite les concepts-clés, comme le genre, la domination masculine, le slut-shaming ou encore l'intersectionnalité.
Anne-Charlotte Husson, doctorante en sciences du langage à l’université Paris 13 et animatrice du blog Genre !, s’est associée au dessinateur Thomas Mathieu, auteur du tumblr Projet Crocodiles, qui relate des témoignages liés au sexisme ordinaire et au harcèlement de rue.

Mirion Malle s'attaque aux clichés sexistes avec humour, les illustre par des exemples tirés de film ou série et met en lumière leur omniprésence dans les médias. Rendre justice au féminisme - ni hystérique, ni rébarbatif - et décortiquer les classiques des idées reçues comme « les filles ne sont pas drôles », « les hommes ne peuvent pas être féministes », « les filles sont futiles », . et voir combien la culture populaire nous influence.

La ligue des super féministes est la première BD jeunesse réellement féministe. Elle s’adresse aux enfants dès 10 ans et aborde des thèmes inédits en jeunesse : la représentation, le sexisme, le consentement, le corps des filles, les notions de genre et d’identité sexuelle...

Les chapitres sont complétés par des pages d’outils théoriques indispensables à tout âge (argumentaires, test de Bechdel...) qui font de cette BD un véritable petit guide d’autodéfense féministe, salutaire à l’âge où s’installent les stéréotypes sexistes.

Histoire des droits et féminismes

Marta Breen, Jenny Jordahl, 150 ans de lutte pour leur liberté et leurs droits, Larousse, 2019.

Liv Strömquist,
L'origine du monde,
Rackham,
2016.

Il y a seulement 150 ans, hommes et femmes menaient des vies très différentes.
Les femmes n’avaient pas le droit de voter, de travailler ou de posséder leurs propres biens, passaient de la tutelle de leur père à celle de leur mari… Ce n’est qu’au moment où elles ont commencé à s’organiser que les premiers changements sont arrivés.
Responsabilités professionnelles, autonomie financière, contraception, avortement, droit de disposer de leur corps, élection d’une femme à la tête d’un état… De Harriet Tubman à Malala Yousafzai en passant par Olympe de Gouges et bien d’autres encore, cet album raconte sans détour, avec humour et émotion, les incroyables histoires parfois tragiques des femmes de l’ombre qui se sont battues pour faire évoluer les mentalités et les lois dans le monde.

Une certaine partie du corps de la femme, celle que Gustave Courbet a évoqué dans son tableau L’origine du monde, a suscité et continue de susciter l’intérêt un peu trop “vif “ de certains représentants de la gent masculine. C’est ainsi que le Dr. Kellogs, l’inventeur des corn-flakes, a pu affirmer que la masturbation provoque le cancer de l’utérus et le Dr. Baker Brown a pu préconiser l’éradication de l’onanisme féminin par l’ablation du clitoris (la dernière a été pratiquée en 1948 !). Si le corps médical n’y va pas avec le dos de la cuillère, les philosophes ne sont pas en reste. Jean-Paul Sartre peut ainsi écrire “… le sexe féminin… est un appel d’être, comme d’ailleurs tous les trous”… Sous la plume acérée de Liv Strömquist, défile toute une galerie de personnages (pères de l’église et de la psychanalyse, pédagogues, sexologues) dont les théories et les diagnostics ont eu des conséquences dévastatrices sur la sexualité de la femme. Après avoir disséqué, dans Les sentiments du prince Charles, le mariage en tant que construction historique et sociale, Liv Strömquist lève le voile sur des siècles de répression sexuelle et fait voler en éclats toutes les idées fausses autour du sexe féminin, sans oublier d’égratigner – au passage – l’obsession de notre culture pour la sexualité binaire. Dans ce nouvel essai en bande dessinée, Liv Strömquist nous surprend encore une fois par la justesse et la clarté de son analyse, ses allées et retours effrénés entre passé et présent, ses parallèles inattendus et, surtout, son omniprésent humour au vitriol.

Histoire des droits et féminismes


Emma, La charge
émotionnelle et autres
trucs invisibles,
Massot Éditions,
2019.


Emma, Un autre regard,
Tomes 1 et 2,
Massot Éditions,
2017.


Marine Spaak,
Sea, sexisme and sun,
First éditions, 2019.

« Je lis plein de choses et je les regroupe par thèmes. Au bout d'un moment, j'ai le sentiment qu'un des thèmes mérite d'être porté au public. Je résume et ancre ce thème un peu théorique dans nos vies privées : ces expériences personnelles qui permettent de toucher chaque femme. C'est vraiment ça que j'ai vécu quand je me suis éveillée à la politique, qui a longtemps été pour moi un truc un peu chiant. J'ai trouvé dans des articles féministes des scènes que j'avais vécues. Il n'était pas possible que ce soit arrivé à plein de femmes, même à l'autre bout du monde, et qu'il n'y ait pas de lien ! J'ai ensuite lu des articles expliquant ce qui fait que des catégories de personnes vivent des choses similaires : il existe un système. Partir de ces événements que l'on vit seule, montrer qu'on les vit toutes, et faire apparaître l'importance du contexte : de cette façon, on peut agir sur le contexte pour changer son expérience personnelle. »

Description de l'éditeur :

"Avec plus d’une dizaine d’histoire très variés autres du fait féminisme, de la politique ou de la sexualité, cette jeune blogueuse casse les clichés sur bon nombre de sujets. À l’opposé des stéréotypes, elle dévoile notamment son expérience de jeune maman au travers d’une série d’anecdotes tout sauf édulcorées.
En revisitant avec beaucoup de justesse et d’engagement, des sujets tels que la sacro-saint instinct maternel, le baby blues, histoire du clitoris ou encore les réfugiés, elle parvient à remettre en question des vérités qui pouvaient paraître établies. Cette bande dessinée est aussi drôle que touchante et instructive."

Un roman graphique puisssant qui décrypte les situations sexistes que vivent toutes les femmes au quotidien !

La honte des premiers poils sur nos corps de filles, l'urgence que l'on ressent à tomber amoureuse d'un garçon, les repas de famille au cours desquels nos mères, nos grand-mères et nos tantes s'affairent en cuisine pour découper, rincer, faire cuire, puis débarasser, laver, essuyer, ranger...
Le sexisme, nous l'expérimentons d'abord intimement, au sein de notre famille, au travers de notre rapport aux autres et à nous-mêmes, dans la rue : nous grandissons avec, sans même nous en rendre compte.
Mais le sexisme n'est pas qu'une affaire personnelle, il est aussi politique !
La bonne nouvelle, c'est qu'on peut le nommer, le décrire, le comprendre. Et surtout, unir nos incroyables forces de femmes pour le faire tomber !
À travers ses planches drôles et intelligentes, Marine Spaak réfléchit à l'émancipation des femmes et questionne les injonctions auxquelles elles font face tous les jours. Un livre qui bouscule les idées reçues, avec humour et douceur.


Julie Guiol, Élodie Perrotin, Qui sont les féministes ?, Éditions du Ricochet, 2018.




Stéphanie Duval, Sandra Laboucarie, L'égalité filles-garçons Pas bête, Bayard Jeunesse, 2019.



Histoire des droits et féminismes

Patrick Banon, Anne-Lise Boutin, Il était une fois les filles.... Mythologie de la différence, Actes Sud, 2011

Si aujourd'hui on parle beaucoup du féminisme, c'est un sujet d'actualité depuis… des centaines d'années !
En effet, la lutte pour une égalité, ou plutôt une équité, entre femme et homme est en marche depuis de nombreuses générations. Ce combat est conduit majoritairement par des femmes mais c'est toute la société qui est concernée !
Pendant la Révolution Française, et même avant, les femmes ont revendiqué le droit d'être des citoyennes, de participer à la vie politique, d'avoir une liberté de choix et… il aura fallu attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour qu'elles soient entendues ! Et encore pas dans tous les pays…
Les magazines, les films ou la publicité répandent encore des clichés, des stéréotypes et impactent la vision que l'on porte sur la gente féminine. Non ! La Femme n'est pas une créature aux formes alléchantes, sexy à souhait, toujours aux petits soins pour son mari et ses enfants !
Droit de vote, droit de conduire, droit à l'éducation, droit de disposer de son corps… Des avancées ont été faites mais le chemin à parcourir est encore long. Car il ne s'agit pas seulement de devenir des hommes pas comme les autres, mais bien des humaines comme les autres !
Avec cet ouvrage, Julie Guiol retrace à travers une galerie de portraits l’histoire du féminisme, les combats menés selon les époques et les pays. Elle dresse un panorama de la condition féminine dans la sphère publique et privée.
Elle interpelle le lecteur sur le rôle de chacune et chacun…
Julie Guiol, mêle références historiques et références actuelles afin de mettre ses connaissances à la portée de la jeune génération. Quant aux illustrations d'Élodie Perrotin, elles éclairent le propos avec force et humour.

Est-ce qu’un jour les filles et les garçons seront à égalité ? Les garçons sont-ils vraiment plus forts ? Comment les femmes ont-elles eu le droit de vote ? Est-ce que les garçons ont le droit de pleurer ? Ça existe des femmes présidentes ? Pourquoi on dit garçon manqué pour une fille et femmelette pour un garçon ? Qui sont les plus intelligents : les filles ou les garçons ? Pourquoi il y a des femmes nues dans la pub ?…
À partir de vraies questions d’enfants, le livre s’interroge sur la différences des sexes : Qu’est-ce qu’une fille, qu’est-ce qu’un garçon ? Quel est le rôle de chacun ? Comment l’identité sexuelle se construit-elle vraiment ? Le genre est-il une construction sociale ou une donnée de la nature ?…
Un livre pour apprendre à mieux se connaître, respecter les autres, accepter la singularité de chacun et faire bouger les clichés qui ont la vie dure !
Avec des doubles-pages de portraits de femmes et d’hommes qui se sont battus pour l’égalité des sexes.

Les filles et les garçons sont différents. Mais les différences physiques doivent-elles décider du mode de vie de chacun ? Les filles ont-elles des obligations et des droits différents de ceux des garçons ? Vie sociale, carrière professionnelle ou vie amoureuse : pourquoi, depuis des millénaires, la société suit-elle aveuglément des règles distinctes ? L'auteur décrypte les mythes et les religions et parvient à en dégager les stéréotypes qui fondent ce qu'il nomme une « mythologie de la différence » ; celle-ci a, depuis toujours, légitimé une vision utilitaire des femmes, destinées dès la naissance par les hommes à leur propre reproduction. Fonder une nouvelle mythologie égalitaire n'est pas si facile...


Margaux Collet, Raphaëlle Rémy-Leleu, Beyoncé est-elle féministe ? Et autres questions pour comprendre le féminisme, First Editions, 2018.

Sarah Constantin, Elvire Duvelle-Charles, Alice Des, Clit Révolution, Manuel d’activisme féministe, Editions des Femmes, 2020.



Histoire des droits et féminismes

Clarence Edgard-Rosa, Les gros mots : abécédaire joyeusement moderne du féminisme, Hugoet doc, 2016.

Beyoncé est-elle féministe ? et autres questions pour comprendre le féminisme : le dernier livre d’Osez le Féminisme ! sort en librairie le 20 septembre dans toute la France. Co-écrit par Margaux Collet et Raphaëlle Remy-Leleu, il est illustré par Diglee.

Pourquoi y a-t-il des femmes nues partout ? Que faire si j’ai été harcelé.e en ligne ? Où sont les femmes dans les livres d’histoire ? C’est quoi des trucs de “meufs”, c’est quoi des trucs de “mecs” ? Amour, désir, sexe : tout pareil ? Pourquoi n’y a-t-il jamais eu de femme présidente de la République en France ?...
Dans ce livre destiné aux jeunes - mais qui ferait du bien à beaucoup d’adultes - Osez le Féminisme ! répond à 10 questions autour de l’égalité entre les femmes et les hommes, en valorisant des portraits de féministes d’hier et d’aujourd’hui et en citant de très nombreuses références d’associations, de podcasts, de séries, et d’outils anti-sexistes pour aller plus loin.
Les jeunes se sont particulièrement mobilisé.e.s dans le mouvement #MeToo et se disent de plus en plus féministes (c’est 6 jeunes femmes sur 10 âgées entre 15 et 20 ans qui se reconnaissent dans ce combat). Le livre d’Osez le Féminisme ! vise à transformer cette indignation en action et à donner des clés pour mener le combat féministe au quotidien.

« Je suis féministe, je voudrais faire quelque chose de concret mais je ne sais pas par où commencer. Vous avez des conseils ? » En voyant ce genre de message s’accumuler sur leurs réseaux sociaux, les deux activistes féministes Sarah Constantin et Elvire Duvelle-Charles ont compris qu’il manquait un livre. Un manuel pratique pour guider la nouvelle génération de féministes dans l’activisme. Leur expliquer comment transformer leurs idées en actions concrètes.
Construit en neuf chapitres (« Se révolutionner soi-même » ; « Recouvrir les murs »…), ce livre se présente comme une boîte à outils pour transmettre les techniques des activistes féministes autour du monde et permettre à chacune de trouver le mode d’action qui lui convient le mieux, en tenant compte également du contexte historique et sociétal.
Ce livre s’inscrit dans la ligne directe de ce qu’elles ont déjà commencé à bâtir avec leur série documentaire Clit Révolution, un road-trip autour du monde pour lever les tabous autour de la sexualité féminine. Ce travail leur a permis de donner corps à une communauté de femmes qui osent revendiquer leur sexualité pour changer les mentalités de la société et créer un débat public. À leur contact, elles se sont enrichies de nouveaux savoirs et ont appris de nouvelles méthodes d’activisme toutes plus étonnantes et créatives les unes que les autres. Elles sont aujourd’hui suivies par plus de 95 000 personnes sur Instagram.

Pourquoi " féminisme " est-il encore considéré comme un gros mot ? Comment s'y retrouver dans la jungle des courants féministes ? Les Spice Girls ont-elles piétiné l'héritage militant du girl power ? Comment s'expliquent les inégalités salariales entre les hommes et les femmes ? Qu'est-ce que le mansplaining, le slut shaming, l'empowerment ? Toutes ces questions trouvent des réponses claires et décalées dans Les gros mots. Cet abécédaire, résolument et joyeusement moderne, tente de définir ce que veut dire être féministe à l'ère de la 4G, de Beyoncé et du mouvement " Free the nipple ",
entre concepts toujours d'actualité, nouveaux enjeux, apports de la pop culture, expressions populaires et vocabulaire d'initié-e-s.

Corps et apparence

Léa Bordier, Cher corps,

Delcourt, 2019.

Léa Castor, Corps à coeur coeur à corps,

Editions Lapin, 2019.

12 autrices brossent 12 témoignages de femmes parlant librement de leur rapport au corps
: Marie-Paule a milité pour la pilule dans les années 70, Aurélie a surmonté son anorexie, Mai et son rapport au corps passé 40 ans, Shonah a vécu 4 ans d’errance médicale pour vivre une sexualité épanouie, Blaise se considère agenre, Léna, 13 ans, se débat avec ses problèmes d’adolescente, et d’autres encore…

Corps à coeur Coeur à Corps est un recueil de témoignages illustrés, mettant en avant des personnes qui ont décidé de porter un regard positif sur leurs physiques. Pour ne plus se croire seul.es face à ses complexes, ce livre ouvre une porte sur l’ intimité de plusieurs jeunes adultes pour se rendre compte que l'intime est universel et que briser le silence aide non seulement la personne qui témoigne, mais également son lectorat.
Le corps, dans ce qu’il a de plus faillible et vulnérable, se dévoile. Et c'est salutaire. Cette BD narrative et contemplative retrace les parcours passés et présents de personnes dévoilant leur plus gros complexe, les difficultés qui en découlent et les attitudes qui se sont construites autour.

Corps et apparence

Jessica Sanders, Carol Rossetti, Cher corps, je t'aime, Editions Chouette, 2019.


Élise Thiébaut, Mirion Malle, Les règles... quelle aventure !, La ville brûle , 2017.

Les règles, les ragnagnas, les affaires ou les machins... Une fois par mois environ, les filles et les femmes entre 12 et 52 ans saignent pendant quelques jours mais on n’en parle jamais, alors même que cela concerne la moitié de l’humanité. Les règles ont longtemps été un instrument qui a permis d’opprimer les femmes et de leur donner l’impression qu’elles étaient impures et capables de moins de choses que les hommes. Les règles sont donc un véritable enjeu féministe auquel il n’est jamais trop tôt pour s’intéresser… Parler des règles, c’est aussi parler du patriarcat, de sexualité, de religion... Dans Les règles... quelle aventure !, Elise Thiébaut et Mirion Malle abordent le sujet avec humour, de façon décomplexée et décalé, avec de solides références culturelles, mythologiques, médicales et féministes pour piquer la curiosité et enrichir la connaissance des préados et ados, filles et garçons.

Journaliste et féministe, Élise Thiébaut a écrit des livres jeunesse sur les droits des femmes (Éd. Syros) et a publié "Ceci est mon san"g, aux éditions La Découverte. Mirion Malle est dessinatrice et auteure de bande dessinée, particulièrement préoccupée par les questions du genre et du féminisme. Elle est l’auteure du très remarqué "Commando Culotte, les dessous du genre et de la pop culture" (Ankama).

Cet album invite les jeunes filles à apprécier et à célébrer leur corps, et tout ce dont il est capable. Il les encourage à voir au-delà de leur enveloppe corporelle et à s'accepter telles qu'elles sont !
Dans un monde incroyablement visuel, il est important d'apprendre à se détacher des stéréotypes modernes de la beauté. L'album engage les jeunes filles à ne pas céder à cette pression et introduit le concept d'amour de soi.
On y retrouve des conseils pratiques et simples pour développer et renforcer une image corporelle positive.

Amour, relations, sexualité

Liv Strömquist, Les sentiments
du Prince Charles,
Rackham, 2016.



Thierry Lenain, Benoit Morel, C’est ta vie, L’encyclopédie qui parle d’amitié, d’amour et de sexe aux enfants, Editions Oskar, 2015.

Cécile Gariépy, Myriam Daguzan Bernier,
Tout nu ! le dictionnaire bienveillant de la sexualité, Editions du Ricochet, 2020.

Essai en bande dessinée rigoureux et documenté, Les sentiments du Prince Charles est avant tout un plaidoyer passionné pour l’autodétermination et la libération des corps et des consciences. Par son humour décapant et salvateur, Liv Strömquist insuffle à son livre une exceptionnelle vitalité, tout en réussissant – par son trait à première vue naïf – à l’imprégner d’une fraîcheur singulière qui renforce son propos.

Présentation par l'éditeur : « Voilà. Que tu sois fille ou garçon, enfant adopté ou pas, que tu sois ici ou de l’autre côté de la Terre, tu es né-e de la rencontre de la cellule de vie d’un homme et de la cellule de vie d’une femme. Peut-être qu’avant de te faire, cette femme et cet homme avaient déjà parlé de toi, ou peut-être pas. Peut-être qu’ils se sont connus juste le temps de cette rencontre, ou peut-être qu’ils se sont aimés plus longtemps. Peut-être qu’ils s’aiment encore aujourd’hui, ou peut-être pas. Depuis, tu vis toujours avec ces parents, ou seulement avec l’un d’eux, ou peut-être avec d’autres parents. C’est ton histoire, ton histoire à toi. Elle t’appartient. »

De A jusqu’à Z, Tout nu! Le Dictionnaire bienveillant de la sexualité aborde les thèmes liés à la découverte de la sexualité, MAIS AUSSI à l’identité, à la relation aux autres et à l’image de soi. Un dictionnaire inclusif indispensable pour ouvrir la discussion, dédramatiser, expliquer et rassurer; l’outil de référence pour les enseignants et pour tous les parents qui ne pourront plus s’en passer! Est-ce que c’est correct si je suis encore vierge à 17 ans ? Ça veut dire quoi, LGBT+? Cisgenre ? Est-ce que je suis normal.e si je n’ai pas envie de faire une fellation ? C’est quoi le consentement? Myriam Daguzan Bernier répond avec rigueur, bienveillance et sans tabous aux nombreuses questions que se posent les ados.

Métiers, sports et normes de genre

Candice Prevost, Mélina Boetti, Little Miss Soccer, le tour du monde des femmes qui font le foot, Editions Marie B, 2019.





Isabelle Collet, Phiip,
Seximsme-man contre
le sexisme,
Éditions lapin,
2017.


Chloé Wary, La saison
des roses, Editions Flblb, 2019.

Aujourd'hui, 33 millions de femmes jouent au football dans le monde. Candice Prévost et Mélina Boetti, caméra au poing et balle aux pieds, sont parties avec curiosité sur leurs rencontres. Ce livre est une invitation à partager cette aventure unique qui a conduit les deux auteures dans pas moins de onze pays, dispersés sur les cinq continent, avec pour ligne de mire la Coupe du Monde de la FIFA en France. Entre découvertes enjouées et enquêtes fouillées, ces deux ex-footballeuse ont arpenté la "planète football", fortes d'une grande motivation : la mise en lumière de jeunes filles et de femmes dont le droit au but demeure un défi permanent. Les histoires rapportées des quatres coins du globe, rythmées par le ballon rond comme vecteur d'émancipation, sont le reflet de la société et des conditions de vie des femmes. De la petite pousse à la championne, du street football à sa pratique institutionnelle, de la quête d'épanouissement personnel à la conquête de l'or, la singularité de chacune s'inscrit dans une promotion engagée du football.

Les auteurs se sont rencontrées dans l'émission "femmes 2 foot", sur Eurosport, en 2015. Candice Prévost est ex-joueuse du PSG et consultante pour Canal+. Mélina Boetti, quant à elle, est ex-joueuse de Juvisy et journaliste. Ensemble elles créent un projet inédit autour du monde. consacré au football et à ses actrices. Avec Violette Gentilleau, dessinatrice et bourlingueuse, diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg, elles donnent naissance à ce passionnant carnet de voyage, point d'orgue de leur aventure.

Le mot de l'autrice :

"On parle souvent du harcèlement de rue, du sexisme au travail, mais qui du sexisme dans le monde de la science en général ? On se dit, bah, les scientifiques sont des gens intelligents et éduqués, jamais des gens comme ça ne seraient sexistes... et pourtant, tant les chiffres que l’expérience nous démontrent l’inverse.
Seximsme Man contre le Seximsme est un petit manuel visant à exposer sans accuser le sexisme dans les milieux scientifiques, en particulier les mathématiques et la recherche."

– On nous prend pas au sérieux nous les meufs. Des fois je me dis que ce serait plus simple si j’avais des couilles.
– C’est pour ça que tu t’ha­billes comme un mec.
– Arrête on dirait ma mère !
– T’façon même en talons tu serais pas plus fémi­ni­ne…
– Une gazelle, ça court pas en talons.
Après Conduite Inter­­dite (éd. Stein­­kis, 2017), Chloé Wary place l’éman­­ci­­pa­­tion fémi­­nine au centre d’un terrain de foot de banlieue.

Métiers, sports et normes de genre

Léa Castor, Célia Esnout, Laure Thiébault, Les décodeuses du numérique, CNRS Editions, 2021.

Annabelle Kremer-Lecointret, Femmes de sciences, La Martinière, 2021.

Quelle science se cache derrière le terme de « numérique » ? À travers douze portraits de chercheuses, enseignantes-chercheuses et ingénieures au CNRS, la bande-dessinée Les décodeuses du numérique met en avant la diversité des recherches en sciences du numérique, et contribue à briser les stéréotypes qui dissuadent les femmes à s’engager dans ces carrières. Ces femmes scientifiques ont des points communs : passion, dynamisme, humour pour vaincre les embûches, et volonté de faire bouger les lignes. Cet ouvrage, disponible gratuitement en ligne et en version papier, s’adresse aux jeunes d’une façon ludique, en associant art et sciences, afin d’inspirer les futures et futurs scientifiques et leur donner l’envie d’oser explorer les défis et nouveaux champs des sciences du numérique. Il est accompagné de nombreuses ressources pédagogiques : posters, livret pédagogique, ressources à destination des élèves...

L'histoire des sciences est remplie de noms masculins. Pourtant, de tout temps, des femmes ont brillé dans la diffusion et la construction des connaissances scientifiques. Alors pourquoi sont-elles restées si longtemps dans l’ombre ?

Dans ces pages, rencontrez Émilie du Châtelet, Irène Joliot- Curie, Rosalind Franklin, Dian Fossey et d’autres grandes femmes de science. Revivez avec elles leurs découvertes mais aussi les luttes qu’elles ont souvent dû mener pour s’affranchir des préjugés de leur époque et conquérir leurs droits.

De passionnants entretiens avec 14 femmes du passé et du présent qui rappellent que la science s’écrit aussi au féminin et que l’égalité n’est jamais définitivement acquise.

Violences et harcèlement

Nadia Leïla Aïssaoui, Edith Caron, Non c'est non !
Contre le harcèlement
sexuel, Actes sud
junior, 2019.



Lucy Michel, Mirion Malle, Ce que pèsent les mots, La ville brule, 2020.

Thomas Mathieu,
Les crocodiles,
Le Lombard,
2014.

D'abus sexuel à zone grise en passant par insultes, les mots et expressions qui évoquent le harcèlement sont listés et expliqués pour les adolescents. Chaque entrée présente des conseils, des noms d'associations, des sites ou des ouvrages qui permettent d'apprendre à identifier, gérer ou trouver de l'aide dans ces situations.

Parler, ce n’est pas seulement faire du bruit avec sa bouche. Le langage est un outil, c’est aussi une arme.

Que fait-on vraiment quand on parle ? Cette question pourtant fondamentale est rarement abordée à l'école. Dès le plus jeune âge, on apprend à parler, à conjuguer, à orthographier, à manier la grammaire et la syntaxe, mais pas forcément le pourquoi de tout cela.

Or la question du langage, des multiples façons dont on l’utilise, de ce qui motive ce qu’on dit et comment on le dit est indispensable à la compréhension du monde dans lequel on vit. Parler du langage c’est aussi parler de discriminations, de racisme, de sexisme : le langage est politique, c’est un outil, et c’est aussi une arme. La façon de nommer les choses et les gens n’est pas neutre, elle modèle le monde et a des conséquences aussi bien positives que négatives. Par ailleurs, notre façon de parler dit des choses de nous (qui on est, d’où l’on vient et de quel milieu social…).

Le propos est certes ambitieux, mais il est ici traité sans pré-requis (tout ce qui peut être un obstacle à la compréhension est expliqué et défini) et illustré avec de nombreux exemples concrets qui permettront de s’emparer du sujet et d’en mesurer la portée.

Les illustrations de Mirion Malle, aussi drôles qu’engagées, constituent une vraie porte d’entrée dans le propos.

Thomas Mathieu illustre des témoignages de femmes liés aux problématiques comme le harcèlement de rue, le machisme et le sexisme ordinaire. Son travail s'inscrit dans un mouvement plus large de prise de conscience et d'une nouvelle génération de féministes qui utilisent internet pour réfléchir et informer sur des concepts tels le "slut-shaming" ou le "privilège masculin".

Dans ses planches, les décors et les personnages féminins sont traités en noir et blanc de manière réaliste tandis que les hommes sont représentés sous la forme de crocodiles verts. Le lecteur ou la lectrice est invité à épouser le point de vue de la femme qui témoigne et à questionner le comportement des crocodiles particulièrement quand ils endossent le rôle stéréotypé de dragueurs/ prédateurs/dominants.

Violences et harcèlement

Andréa Bescond, Mathieu Tucker, Et si on se parlait ? Le petit livre pour aider les enfants à parler de tout, sans tabou ! 11 ans et +, Harper Collins, 2020..



Laura Bates, La rumeur qui me suit, Casterman, 2020.

Emmi Nieminen, Johanna Vehkoo,
L'internet de la haine, Cambourakis,
2017.

Salut ! Nous nous appelons Sarah, Tony, Alida, Cyril et Christelle… Nous avons à peu près ton âge et nous aimerions partager avec toi des petites expériences de vie. Cela te permettra d’en parler avec les adultes autour de toi, d’exprimer tes émotions, de raconter à ton tour ce que tu vis à l’école, au collège ou à la maison…

« Quand j’ai joué mon spectacle Les Chatouilles, j'ai rencontré beaucoup de personnes qui s'interrogeaient sur la manière de parler à leurs enfants de la violence, mais sans savoir comment faire. Cela m'a donné l’envie de créer, avec Mathieu Tucker, un ouvrage ludique et joyeux qui ouvre le dialogue entre les petits et les grands. »

Anna, seize ans, accepte d’envoyer une photo de ses seins nus à son petit-ami. Le lendemain, celui-ci la diffuse sur Facebook et tout le lycée la voit. Anna commence alors à être harcelée. Des rumeurs circulent sur son compte…Pour mettre fin à ce cauchemar, Anna et sa mère quittent Londres et s’installent en Ecosse. Nouveau nom, nouvelle ville, nouveau lycée : rien ne peut la relier à son passé. Sauf qu’un jour, elle entend « p*te » dans les couloirs, et tout recommence…

Ce roman met en scène le parcours d'une victime de cyberviolences depuis son point de vue et permet de mettre en lumière les conséquences de ces violences mais aussi les issues possibles.

Cette bande dessinée n’est malheureusement pas une fiction. Composé de témoignages, d’investigation, de documentation et de conseils, ce livre rend compte d’un phénomène souvent sous-estimé mais très répandu : le cyberharcèlement, qui touche principalement des femmes et des minorités. Des victimes n’ayant pas d’autre tort que celui d’être eux-mêmes, seuls derrière leur écran.
Johanna Vehkoo, une journaliste féministe engagée et reconnue en Finlande, a mené tout le travail d’investigation, qu’Emmi Nieminen, une jeune dessinatrice de talent, a illustré.
L’engagement féministe des autrices a pour ambition d’informer les lecteur·trice·s.
Ouvrage complet, très abordable et richement illustré, il peut parfaitement être proposé à des lecteurs dès l’adolescence.

Violences et harcèlement

Claire Castillon, Les Longueurs, Gallimard, 2022.

Ce roman donne à entendre le récit d'une enfant victime d'agressions sexuelles et viols par son entraineur d'escalade, meilleur ami de sa mère, qui devient finalement son beau-père. Claire Castillon décrit l’emprise de l'agresseur, puis la façon dont l’entourage vient au secours de la jeune fille.

LGBTQI+

Jean-Michel Billioud, Sophie Nanteuil, Je suis qui ? Je suis quoi ?, Casterman, 2019.

Hubert et Zanzim, Peau d'homme, Glénat, 2020.

Nora Dasnes, L'année où je suis devenue ado, Casterman, 2021.

Le premier livre sur l’identité sexuelle destiné aux ados
Tu aimes les filles ? Tu aimes les garçons ? Tu ne sais pas trop ? Ton genre, ton corps ne te conviennent pas ? Tu te poses des questions sur ta vie, tes envies… et tu n’oses pas en parler autour de toi ? Ou bien un ou une amie vit cela ?
Ce livre peut t’apporter des réponses. Notre identité n’est pas définie par la personne que l’on aime, ni par son genre. Tu peux être qui tu veux. Et personne ne peut te l’interdire.

À l’heure où la LGBTphobie et l’intolérance gagnent du terrain, un livre nécessaire et engagé, premier du genre en documentaire.

Dans l’Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c’était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d’homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d’un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d’homme, Bianca s'affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l'amour et la sexualité.

La morale de la Renaissance agit alors en miroir de celle de notre siècle et pose plusieurs questions : pourquoi les femmes devraient-elles avoir une sexualité différente de celle des hommes ? Pourquoi leur plaisir et leur liberté devraient-ils faire l’objet de mépris et de coercition ? Comment enfin la morale peut-elle être l’instrument d’une domination à la fois sévère et inconsciente ?

Cher journal, au secours !
Depuis que je suis en 5e, mes meilleures amies se détestent. Maintenant que Linnéa sort avec Martin, elle évite de jouer avec Bao et moi. Soi-disant c’est pas mature ! Bao est hyper en colère. Moi… je ne sais pas. Entre leurs disputes, je deviens quoi ? Et qu’est-ce que ça veut dire, être mature ? C’est ça, être cool ? Comment on fait, pour tomber amoureuse ?
Mariam, la nouvelle, est au-dessus de tout ça, elle…

Cette année, Emma entre en 5e, et rien ne sera plus comme avant…
Une bande dessinée d’une grande justesse sur le passage de l’enfance à l’adolescence.

LGBTQI+

Gengoroh Tagame, Le mari de mon frère, Akata, 2016.

Gengoroh Tagame, Our Colorful Days, Akata, 2020.

Sora est lycéen, et il aime secrètement Kenta, un de ses camarades de classe. Même à Nao, son amie d’enfance, il n’a jamais avoué qu’il est gay. Mais un jour, en classe, les blagues homophobes des autres garçons finissent par rendre le poids du secret insupportable, et le poussent à sécher les cours…

Yaichi élève seul sa fille. Mais un jour, son quotidien va être perturbé… Perturbé par l'arrivée de Mike Flanagan dans sa vie. Ce Canadien n'est autre que le mari de son frère jumeau… Suite au décès de ce dernier, Mike est venu au Japon, pour réaliser un voyage identitaire dans la patrie de l'homme qu'il aimait. Yaichi n'a pas alors d'autre choix que d'accueillir chez lui ce beau-frère homosexuel, vis-à-vis de qui il ne sait pas comment il doit se comporter. Mais ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Peut-être que Kana, avec son regard de petite fille, saura lui donner les bonnes réponses…

LGBTQI+

Lexie, Une histoire de genres, Marabout, 2020.

Elodie Durand, Transitions : journal d'Anne Marbot, Delcourt, 2021.

J.R. Zuckerberg, Mady G,
Le guide de poche des identités queer et trans, Glénat, 2020.

À l’heure où les questions de genre et d’identité sont de plus en plus présentes dans l’espace public, voici un guide qui déconstruit tous les préjugés, les abus de langage, les non-sens liés aux transidentités, afin de mieux les comprendre et de donner les armes pour s’en émanciper . Car si être trans est une histoire de rapport de soi à soi, de prise de conscience individuelle, c’est aussi un rapport à des normes et constructions sociales, culturelles et historiques.

Véritable prolongement du compte Instagram sur lequel Lexie s’emploie avec patience et grande rigueur à éduquer sur les questions de genre, ce livre est une vraie boussole et un outil d’empowerment pour les personnes trans qui sont souvent isolées, moquées, stigmatisées et font l’objet de violences extrêmes ; mais aussi pour les non trans, concernés ou non, car au-delà des transidentités, c’est sa propre place dans la société et le traitement des différences qu’il s’agit de questionner.

Quand Anne apprend que sa fille est un garçon, c'est tout un univers de normes qui bascule pour elle. Anne bataille... s'ouvre : Il y aurait donc une liberté d'être et une variété de genres possibles dans notre société.
" Vous savez, les genres féminin et masculin sont les deux extrêmes d'un état. Chacun est libre de mettre le curseur où il veut, où il peut." Les mots de la psychologue du planning familial bousculent Anne. Elle n'a rien vu venir. Sa fille est un garçon... Anne bataille, se déconstruit, apprend, s'ajuste à son enfant, pour se fabriquer un autre regard, un nouveau paradigme.

J. R. Zuckerberg et Mady G nous prennent doucement la main pour guider nos yeux et nos esprits dans un univers coloré tout en bienveillance où des mots simples, mais précis, accompagnés d’images aussi adorables qu’éclairantes expliquent les bases du monde LGBTQ+. Ce guide évoque avec finesse et humour des sujets essentiels comme la sexualité, le genre, le coming out, et les relations amoureuses. Un livre extrêmement bien pensé qui offre un point d’entrée parfait pour quiconque souhaite se faire expliquer avec intelligence les nuances derrière des termes trop souvent utilisés pour produire une simple classification.

Pour les adultes

Christine Detrez, Quel Genre?, Editions Thierry Magnier, 2015.

Fanny Gallot, Gaël Pasquier, Naïma Anka Idrissi, Enseigner l'égalité filles-garçons La boîte à outils du professeur, Dunod, 2018.

Gabrielle Richard, Hétéro, l'école ? Plaidoyer pour une éducation antioppressive à la sexualitér, Editions du Remue-Ménage, 2019.

Dans ce court essai, la sociologue Christine Détrez met en avant les éléments essentiels qui constituent le genre d’une personne. Elle analyse la société sous ce prisme à partir de nombreux exemples : sexe des bébés, jouets, etc. Elle démontre ainsi que les stéréotypes de genre sont des facteurs d’inégalité, et propose des manières de lutter contre ces stéréotypes. L’ouvrage accessible aux jeunes malgré un contenu qui oscille entre académique et vulgarisation, grâce à des exemples concrets – par exemple l’occupation de la cour de récréation analysée via le témoignage d’une petite fille.

Découvrez 37 outils indispensables pour enseigner l'égalité filles-garçons.
• Chaque outil est traité de façon synthétique et imagée sur 2 ou 4 pages.
• Chaque outil renvoie à des mises en œuvre concrètes qui s’appuient sur une expérience de terrain des auteurs.
• Des conseils méthodologiques, des remarques sur les contextes d’utilisation de ces outils, ainsi qu’un approfondissement des connaissances viennent compléter ces présentations.

L’école enseigne-t-elle l’hétérosexualité? Y apprend-on les bonnes et les mauvaises manières d’être une fille ou un garçon? Dans la cour de récréation comme en classe, les jeunes ont tôt fait de comprendre quels corps, quels comportements et quelles attirances sont admissibles. Et c’est peut-être dans les cours d’éducation à la sexualité que ces messages sont transmis le plus directement.

Ce livre passe au crible une culture scolaire qui contribue à reconduire des normes de genre et de sexualité, souvent à son insu. Il montre comment les programmes, les manuels et les pratiques enseignantes peuvent maintenir les élèves dans l’ignorance quant à leur identité et leurs désirs, voire alimenter la violence. Dressant un portrait sans complaisance de l’éducation à la sexualité en France et au Québec, il propose des pistes d’intervention afin de rendre les contenus scolaires véritablement inclusifs, positifs et antioppressifs.

Pour les adultes

Lexie, Une histoire de genres, Marabout, 2020.

À l’heure où les questions de genre et d’identité sont de plus en plus présentes dans l’espace public, voici un guide qui déconstruit tous les préjugés, les abus de langage, les non-sens liés aux transidentités, afin de mieux les comprendre et de donner les armes pour s’en émanciper . Car si être trans est une histoire de rapport de soi à soi, de prise de conscience individuelle, c’est aussi un rapport à des normes et constructions sociales, culturelles et historiques.

Véritable prolongement du compte Instagram sur lequel Lexie s’emploie avec patience et grande rigueur à éduquer sur les questions de genre, ce livre est une vraie boussole et un outil d’empowerment pour les personnes trans qui sont souvent isolées, moquées, stigmatisées et font l’objet de violences extrêmes ; mais aussi pour les non trans, concernés ou non, car au-delà des transidentités, c’est sa propre place dans la société et le traitement des différences qu’il s’agit de questionner.