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A la découverte deVIGLAIN

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Sommaire

Viglain, à l'origine Viclanum :Le mot celtique lanon ou lanna, latinisé en planum signifie "plaine" + Vic, du latin vicus signifie "village" = "village de plaine".

Blason

Village

Châteaux

Histoire

Eglise

Nature

Blason

D'azur au chevron d'or accompagné en pointe d'un lion, au chef d'argent chargé de 3 merlettes de sable.Composition adoptée par la commune le 19 juillet 1996.La loi du 5 avril 1884 accorde aux communes la souveraineté totale en matière d'armoiries : la délibération du conseil municipal est l'acte officiel par laquelle le blason acquiert son existence légale.Le territoire de Viglain, parsemé de plusieurs petits fiefs, dépendait donc de nombreux seigneurs. Parmi eux, les Pochon de Beauregard, plus durablement installé, ont laissé un souvenir vivace. Ainsi leurs armoiries ont été retenues. Aux mouchetures d'hermine, on a préféré substituer 3 merlettes de sable extraites des armoiries des Potin. Cet antique lignage posséda le fief de la Motte-Viglain.

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Histoire

Cette station a été utilisée par les Néolithiques de la pierre et les Gallo-romains.En effet, Viglain et ses environs sont habités temporairement par des ancêtres de l'âge de pierre : on a retrouvé une lame moustérienne, un racloir et une pioche magdalénienne. On a exhumé d'innombrables outils de pierre de l'époque magdalénienne et du début néolithique (percuteurs, marteaux, polissoirs, pics, tranchets, etc.). Agée de 2500 à 3000 ans, une belle hache en bronze a été trouvée au lieu-dit Champlié vers 1910.Tout au long de son histoire jusqu'à Napoléon III, la principale caractéristique de Viglain fut d'être particulièrement isolée de toute voie importante de communication et d'être relié à Sully par un chemin qui obligeait de traverser une rivière (le Bec d'Able) et un marécage.Pour en savoir plus :

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Il y a 3 millions d'années. C'est la période de la Préhistoire durant laquelle les humains ont fabriqué et utilisé des outils et des armes en pierre, avant l'usage des métaux.

Eclat allongé faisant le double de sa largeur et qui doit présenter des caractéristiques indiquant une certaine récurrence lors de sa production (photo).

Son sol a quand même été foulé par les Ligures, les Celtes, les Romains et traversé par de grandes invasions. Son peuple est passé de l'esclavage au colonat puis au servage dans la période gallo-franque. Les serfs ont été affranchis avant le 14e siècle puis le sol a été peuplé de tenanciers roturiers, laboureurs, bourgeois de seigneurie et de petits seigneurs qui étaient propriétaires de domaines comme Beauregard, Baffou, La Motte-Potin, les Mahis, Béon, Charmont, etc.

Au temps de la Gaule, Viglain était parsemé de grands domaines particuliers tels que Colmine, Villiers.

Pendant la période Gallo-Franque (475 à 987) existait déjà les fermes de Pailly, Lousseau, Baffou, Chereau et Marchais. Grâce à la générosité du seigneur de Beauregard, avaient été construit l'église, le presbytère et s'étaient établis quelques artisans et taverniers.

Viglain possède 7 fiefs.

Après la guerre de 100 ans, la région intéresse la bourgeoisie qui acquiert des terres en Sologne.

Des routes se créent en Sologne et des manoirs sont édifiés.

la Gaule

Période Gallo-Franque (475 à 987)

12e siècle

Guerre de 100 ans

16e siècle

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1889

A partir de 1889, la commune se modernise avec la construction de la mairie et de l'école des filles en 1899, l'installation de trottoirs, l'électrification des rues, la création d'un nouveau cimetière; etc.

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Châteaux

BEAUREGARD :Il n'y avait pas de seigneur de Viglain. 7 petits fiefs se partageaient le territoire et étaient antérieurs à sa fondation.L'histoire de Beauregard commence en 1463, c'est une simple métairie bien cultivée avec beaucoup de prés de pâtis, de labours, quelques taillis pour le chauffage et la moitié des terres en bruyères servant de pâture.Beauregard appartenait à Jehan Paris, marchand bourgeois de Sully. Cela lui venait de sa femme Jehanne qui était la soeur de Jehanne Framberge, elle en avait les 3/4 et Mme de Paris 1/4. Par accord avec Jehanne Framberge, Jehan Paris réunit le tout entre ses mains (il racheta les parts de sa belle-soeur).Lui succéda son fils Jehan, dit le Jeune, bourgeois d'Orléans qui mourut en 1497.

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Au Moyen Âge, domaine concédé par le seigneur à son vassal, en contrepartie de certains services.

C'est un ensemble de bâtiments et de terres voués à l'agriculture et occupé par un métayer et sa famille.

Terre inculte, lande ou friche, sur laquelle on fait paître le bétail.

Ses 4 fils se partagèrent le château et la succession qui comprenait 3 métairies. L'aîné Guillayume eut la métairie de Beauregard, Estienne eut la métairie des Grands Gauriers, Pierre celle des Petits Gauriers, Hervé une part sur chacune des 2 métairies.

Guillaume mourut sans enfant et en 1510 son frère Estienne possède Beauregard. Le 13 avril 1510, il vend la métairie et ses dépendances à maître Jehan Mairat, licencié en lois, avec une clause de pouvoir racheter la métairie dans les 6 années à venir. Ce que fit Estienne et Beauregard retourne dans ses mains et dans celle de ses enfants.

Il mourut en 1552, ses enfants (1 fils et 3 filles) se partagèrent ses biens en 1553. Beauregard alla à son fils, Paul, qui mourut sans enfant et ses biens allèrent à ses soeurs : Marie (épouse de Loys Chenu, avocat), Estiennette (épouse de Sire Gomyn Portier, marchand) et Rose (épouse de Jehan Pochon, avocat).

En 1557, Beauregard comptait au total 210 arpents faisant 109 hectares dont 62% en labours, 26% en bruyères, 12% en bois, 3% en prés et 3% en pâtis. C'est en 1557 que Beauregard possède un manoir et une métairie : naissance d'una habitation ancienne de Sologne.

Les 3 soeurs se partagent les biens de leur frère. Marie et Rose eurent le manoir, métairie et seigneurie de Beauregard, les 3 étangs et 1 pré. Estiennette eut la métairie de Ridde et 7 arpents de futaie.

1498

1510

1552

1557

1564

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Terre où l'on fait paître le bétail (friche, lande).

Forêt de grands arbres adultes issus de semis.

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L'avocat Pochon, gendre d'Estiennette et mari de Rose, était seul seigneur de Beauregard. Il continue la politique d'achat de son beau-père et acquiert plusieurs parcelles à des laboureurs de Viglain et à des marchands de Sully. Lui succèda son fils Hector, écuyer.

Il loue 2 étangs à Jehan Chasteigner, laboureur. Le portrait d'Hector de Pochon de Beauregard, datant de 1634, est encore suspendu dans la salle à manger (il avait 72 ans).

Il acheta le manoir et la métairie d'Iffe, la métairie de Chereau, celle du Bruel, celle de La Héronnière, l'étang des Arcis et une rente de blé sur le moulin à eau de Chamon. En 1667, sa fortune immobilière comprenait les métairies des Grands et Petits Gauriers, Cormorin, la Billaudière, Béon et Beauregard pour un total de 44 022 livres.

Son fils, prénommé Hector aussi, fut conseiller du roi, et il continua la politique de son père et de son grand-père. En 1683, il a ajouté le moulin à eau du pont de l'Abble, la seigneurie et métairie de Baffou, celle de la Retruère et le franc-alleu de Villiers. Il vivait le plus souvent possible à Beauregard et y fit installer le confort de l'époque : glacière.

Son successeur fut son fils, prénommé aussi Hector, qui était gouverneur d'une province à St Domingue avant 1703. A sa mort, Beauregard, ses 9 métairies et ses 7 étangs passèrent à son fils André-Hector qui ne venait à Beauregard qu'à la belle saison. Il mourut sans enfant en 1791. Beauregard passa à ses 6 neveux et nièces Boyetet de Boissy et de Vélard, qui vendirent immédiatement cette terre aux enchères le 2 mai 1791. L'acheteur fut M. Barbot du Plessis, bourgeois d'Orléans.

1579

1585

1625

1683

1791

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En 1805, le fils de M. Barbot, Denis-Charles, réalisa tous les chênes de Beauregard soit 1 212 vendus pour un bon prix.L'une des soeurs de Denis-Charles, Bonne Barbot, eut Beauregard en partage. Décédée célibataire en 1843, Beauregard revint à son frère et à ses 3 soeurs dont l'une fut Mme Douville, l'autre Mme Colas et la 3ème resta célibataire.

Le frère et les3 soeurs vendirent Beauregard à Delphine Cornedecerf, épouse d'Antoine Besson.

M. Billard, notaire, acheta les 500 hectares de Beauregard. Il en revendit 300 par petits lots. Cela donna naissance à 25 petites exploitations, soit 25 familles. Grâce à ce morcellement, la population de Viglain passa de 650 habitants en 1870 à 885 en 1895. Sur les 200 hectares restant à Beauregard, labours, prés et étangs furent les seuls à être entretenus.

C'est le colonel Billard, le propriétaire de Beauregard qui a ramené sa superficie à celle du 16e siècle. Né le 9 septembre 1872 et décédé le 21 mars 1963 à Viglain. Il se fit planteur, bûcheron, vigneron et surtout laboureur tout en joignant à ses travaux manuels une étonnante et intense activité intellectuelle de conférencier et d'écrivain. Père d'une famille nombreuse, veuf, c'est l'une de ses filles Mme Madeleine Billard qui perpétua Beauregard.

Son fils, le colonel André Billard, se retire au manoir.1999 : domaine vendu.

1805

1847

1870

1900

1932

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Architecture du château :C'est Estienne, vers 1450, qui a construit ce manoir; la porte monumentale, le rempart et les 2 bastions ont été construits par son petit-fils Hector Pochon. Le grand pavillon rajouté et la transformation des bastions ont été réalisés par son arrière-petit-fils Hector (aussi).3 corps de bâtiments de 12 m disposés en rectangle et entourés de douves. L'entrée, en 1615, avait une très belle porte comme celle du château de la Ferté Saint Aubin aujourd'hui. De chaque côté de l'entrée, les parapets sur douves étaient percés de meurtrières à mousquet et les 2 angles fortifiés par 2 petits bastions carrés. Toutes ces précautions sans doute pour se protéger des 400 protestants qui occupèrent la ville en 1621.Pour en savoir plus :

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Le corps principal n'a qu'un rez-de-chaussée surélevé, on y accède par un perron central à marche droite flanqué de chaque côté de 2 larges fenêtres. L'aile gauche contient la cuisine et une chambre. L'aile droite comprend le logement du jardinier, le four et l'écurie.En dehors des douves, avant le pont-levis, se trouvaient 2 maisons de la métairie réunies par de vastes bergeries formant comme une avant-cour circulaire. Les 3 corps des bâtiments de résidence était courant à cette époque.Au 17e siècle, les 2 bastions d'entrée eurent un toit à 4 pentes les transformant ainsi en pavillons et un pavillon carré fut rajouté dans l'angle libre ouvert entre le corps principal et l'aile gauche. Les salles de ce rajout sont lambrissées sur toute la hauteur de boiseries de chêne. La porte monumentale disparue en 1845 et la muraille de façade fut réduite dans sa hauteur.Ce manoir est un bel exemple de construction logique avec les matériaux du pays : bois équarris et briques de remplissage entre poteaux, tirants et jambes de force.

BAFFOU :Origine du nom : de l'accusatif, de bassus fagus, le hêtre bas, fou en vieux français, signifie hêtre.Baffou avait donné naissance à une famille de ce nom disparue au 16e siècle. A ce lieu-dit est également associée une demeure seigneuriale depuis au moins le 14e siècle. La demeure actuelle du 19e, n'occupe plus l'ancienne motte entourée de fossés car le manoir a été démoli en 1659 suite à la "guerre des sabotiers" (cf page suivante).Il reste néanmoins une auge en pierre de 1638 qui est le seul vestige du château de Baffou.

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Gabriel de Jaucourt était le propriétaire de Basfour en Sullias suite à son mariage, en 1639, avec Elisabeth Bellanger (soeur de la seconde épouse de son père) qui lui apporte la petite seigneurie ainsi qu'une dépendance du château de Chamont.

LA GUERRE DES SABOTIERS :Gabriel de Jaucourt fut décapité le 13 décembre 1659 à la suite d'un long procès. Il fut mis à la tête des sabotiers puisqu'il résidait au centre même de la contrée insurgée (la Sologne).A Viglain, Gabriel de Jaucourt fait partie de ceux qui sont appauvris par la réduction de la valeur du Liard. Il a de nombreuses relations dans la noblesse des campagnes. Partout où il peut, il se sert du mécontentement général pour rassembler et organiser.Mai 1658 : Gabriel de Jaucourt est à la tête des insurgés, attaque les troupes royales, les bat devant Sully sur Loire et tient le siège du château.Le 13 août 1659 : Colbert donne les ordres nécessaires pour l'arrestation de Jaucourt. Trahi, il est suivi par les espions de Colbert et arrêté à Paris le 1er septembre 1659. Uniquement lui sans doute parce qu'on ne voulait faire qu'un exemple, en laissant dans l'ombre bien d'autres coupables plus huppés.L'arrêt fut rendu le vendredi 12 décembre 1659 : quelques juges avaient opiné pour le supplice de la roue mais la majorité décida qu'il aurait la tête tranchée sur un échafaud dressé sur la place de la Croix du Tiroir à Paris. Sa forteresse de Basfour à Viglain sera rasée (son épouse et ses 2 fils se réfugièrent au château de Chamon), les bois du domaine coupés à hauteur d'homme, il était frappé d'une amende de 2 000 livres pour le roi, 1 000 pour l'Hôpital général et 500 livres pour les oeuvres pieuses.Pour en savoir plus :

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Il était reconnu coupable de la Guerre des Sabotiers, de la part prise aux Assemblées de Beauce et de négociations avec les ennemis de l'Etat.L'exécution fut faite à la hache le samedi 13 décembre 1659 et Condé qui venait de se soumettre (23 novembre 1659) n'ayant pu le sauver, fit emporter dans son carrosse le cadavre et donna des ordres pour l'inhumation.

CHAMON :Origine du nom : nom qui se donnait autrefois à un champ en friches ou non cultivé.Rôle essentiel à jouer : chargé de tenir le passage de la petite rivière du Bec d'Able. Il y fut construit un pont fortifié au 13e siècle, commandé par une grosse tour flanquée d'un bastion rectangulaire à l'entrée du pont.La métairie tombe en ruines dès 1409. Son acquéreur Jacques de Baffou, seigneur de Chamon, le démolit entre 1608 et 1618.

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BEON :La demeure actuelle (construite au 18e et reprise au 19e siècle) a conservé le site de la demeure seigneuriale du 14e siècle, construit sur une motte féodale.La plus ancienne mention de Béon date de 1417 dans un acte de partage. Il fut successivement, à partir des années 1480, la propriété des familles Potin, Pochon puis Gauvignon du 17e au 19e siècle et enfin de la famille de Vivès depuis 1894.Béon consistait à la fois à un domaine et à une seigneurie.Les relations et les échanges étaient très forts avec la seigneurie de Beauregard sans qu'il y ait de rapport de suzeraineté.Le domaine de Béon était constitué d'un château entouré de fossés, d'une manoeuvrerie attenante, d'une métairie, de terres et de bois ainsi qu'un étang. De cet ancien fief, il ne reste qu'un joli manoir privé dont les dépendances à pans de bois et brique ajoutent du cachet au lieu.

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Situation dans laquelle une région est tributaire d'une entité plus puissante qui lui accorde une autonomie intérieure restreinte mais contrôle ses affaires étrangères.

Habitation composée d'une maison et d'un petit jardin destinés à un individu nommé manoeuvre qui travaille à la culture de la ferme qui est son patron.

Habitat

Le patrimoine est le fruit des ressources de son environnement : forêt pour le bois, la Loire pour le transport des matériaux, la production d'une terre cuite de qualité pour la fabrication des tuiles et des briques.Les maisons anciennes, au centre du village, faites en briques rouges avec toits en tuiles plates ou ardoises. Les maisons à colombages sont traditionnelles de Sologne avec un remplissage composé de torchis. Le bâtiment est d'un seul niveau avec des dimensions modestes.Le colombier est un lieu bâti pour nourrir et entretenir des pigeons. 2 sortes existent : - les colombiers à pied dit "de pie" - les volièresPour en savoir plus :

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- Les colombiers à pied dit "de pie" qui sont bâtis en forme de tour et qui ont des paniers du haut jusqu'au rez-de-chaussée. C'est une marque de noblesse.- Les volières (nommée "volets" ou "fuyes") sont bâties sur piliers ou sur solives. Elles ont un cellier ou une étable en dessous.A la Révolution, la loi supprime les droits de chasse et de colombier.

Les moulins :A l'origine, une petite pierre ronde servait à écraser les grains de blé étalés sur une grande pierre plate. Les Romains imaginèrent de placer des meules en utilisant la force des rivières avec de grandes roues. Plus tard, les Croisés installèrent les moulins à vent.A Viglain, les 2 derniers moulins à vent (moulin de Coutant et moulin de Pierre) ont disparu à la fin du 19e siècle. Il y avait aussi les moulins à eau de Malard, de Chamon et de Montbaron, également disparus.

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Le lavoir (route de Villemurlin) :Les lavoirs apparaissent au 18e siècle et se multiplient tout au long du 19e en lien avec la prise de conscience de l'importance de l'hygiène et de la salubrité publique. Outre leur rôle utilitaire (bâtiment collectif pour laver le linge), ces édifices étaient aussi un lieu social et convivial où les femmes échangeaient les dernières nouvelles.Le lavoir de Viglain, situé sur le ru de l'Aulne, date de 1874. A l'époque, un 2e lavoir existait sur l'autre rive mais il fut détruit dans les années 1940. Les lavoirs ont été utilisés jusqu'en 1935.En aval, se trouvait "la pelle" que les laveuses actionnaient pour retenir l'eau afin que le niveau monte jusqu'au bord du lavoir.Le lavoir s'est malheureusement effondré en 2015 et est en cours de reconstruction.

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La mosaïque St Hubert :En émaux de Briare, elle a été fabriquée dans les années 1960 sous l'impulsion de l'abbé Gaudry, curé de la paroisse. Cette maison appartenait à l'abbé; à sa mort, la ville de Briare la recevant en héritage, la légua à la commune de Viglain.Quelques maisons particulières : - Route de Sully (maison avec la mosaïque) : anciennement épicerie, café puis salle paroissiale, c'est aujourd'hui le restaurant scolaire. Durant la 2e Guerre Mondiale, cette maison a servi de prison aux soldats allemands indisciplinés. - A l'angle de le route de Tigy (à l'emplacement de la croix) se tenait le café-bal Loiseau. - Route de Sully (à l'entrée), l'aspect des maisons n'a pas changé depuis le 19e siècle.

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1835 : une délibération communale rejette l'idée d'une école faute de nombre suffisant d'élèves.1852 : le curé Meunier fait l'école dans son presbytère.1860 : le curé abandonne. La commune demande deux soeurs pour faire l'école mixte.1867 : opposition à une école de garçons.1873 : construction d'une maison pour 2 soeurs institutrices, 38 ares sont détachés du presbytère pour construire l'école des filles et la mairie.1874 : création d'une école des garçons derrière l'ancien bureau de poste.1899 : l'école des filles est laïcisée.1903 : la commune est autorisée à construire une école des filles en même temps que la mairie.1904 : fermeture de l'école libre. Les religieuses vendent leur maison.1907 : inauguration de la nouvelle école libre et de la mairie sur les terrains du presbytère.1927 : école enfantine (maternelle) créée avec une institutrice.Depuis 2009 : plus de 80 enfants de la maternelle au CM2.

Ecole

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Eglise

L'existence de l'église est attestée en 1154 par une lettre de l'évêque d'Orléans.Vers les années 1261 - 1264, le pape Urbain IV s'est intéressé à Viglain : un sceau qui scellait un parchemin a été retrouvé dans une excavation du mur de l'église.Vers 1563 - 1568, durant les guerres de religion, les protestants détruisent l'église. Elle fut reconstruite sous Henri IV, entourée d'un cimetière jusqu'en 1889. Le presbytère et son jardin se trouvaient à l'emplacement actuel de la maison à pans de bois et brique, de la mairie et de l'école.L'église était composée d'une large nef, d'un choeur étroit et d'un sanctuaire plus petit en cul-de-four. Dans la nef, il y avait 2 autels.Pour en savoir plus :

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Des notables et des écuyers se faisaient inhumer dans l'église pour laquelle ils versaient des rentes à perpétuité; il y a donc 3 pierres sépulcrales placées à droite de la chaire (1875) : - Demoiselle de la Ferté, dame de Chamon - Jacques Potin, écuyer - Un blason orné de 3 mouchetures d'hermine ayant appartenu sans doute à Hector Pochon.

En 1860, un projet de construction d'un nouveau porche, d'une salle des catéchismes et l'agrandissement de la sacristie, étaient validés par la Préfecture. Mais le devis, jugé trop élevé, n'a pas permis de réaliser ces travaux.L'abbé Gaudry passera commande de plusieurs travaux entre 1930 et 1960 : réfection de la couverture et de la toiture, réparation de l'horloge, réfection du porche, réparation du clocher, etc.Le 9 juillet 2004, le conseil municipal décide de procéder aux travaux de sauvegarde du patrimoine et de restauration de l'église, avec notamment la réfection complète du caquetoire. Fin des travaux en 2006 et inauguration le 15 avril 2007.

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Nom attribué à la fin du 19e siècle, c'est l'un des éléments les plus caractéristiques des églises de Sologne. Les paroissiens y tenaient leurs assemblées d'habitants 1 à 3 fois / an à la sortie de la messe.

Le clocher :Le clocher est cavalier (très fréquent en Sologne) renfermant 4 cloches :une dédiée à St Silvain, datant de 1403 ;une fêlée et refondue en 1923 ;une ajoutée en 1932 et une dernièreofferte en 1952 par un bienfaiteur du village.La plus ancienne cloche du département se trouvait dans la petite église romane de Viglain. Elle a été descendue lors des travaux de restauration de 2006.Datée de 1403, une ligne en caractère gothique en latin Priez pour nous, an mille quatre cent trois Saint Silvain. Elle est assez petite puisqu'elle ne pèse que 100 kg et mesure 62 cm de diamètre. Durant la période révolutionnaire, elle aurait été cachée dans les douves en eau du château de Beauregard et remise à son emplacement après la tourmente.Pour en savoir plus :

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Il existait une autre cloche fondue en 1402 mais elle fut emportée par les révolutionnaires, elle était destinée à sonner l'Angelus.En 1734, baptême d'une cloche de 900 livres.1775 : bénédiction de la moyenne cloche.1793 : les cloches furent réquisitionnées pour faire des canons.1923 : baptême de la cloche Louise-Gabrielle-Madeleine.

L'intérieur :Sur la niche, l'inscription "Notre Dame de Viglain" surplombe une mosaïque de Briare avec une statue de la Vierge.Dans le choeur plus étroit, nous trouvons : - une statue de Saint Silvain en bois du 17e car le vocable de l'église était autrefois St Silvain - une statue St André en bois taillé peint du 17e - une statue St Mathieu en bois taillé du 18eSt André et St Mathieu sont les patrons de la paroisse.Le sanctuaire en cul-de-four contient : - un autel du milieu du 19e avec un tabernacle en bois, 1754, un beau crucifix en bois du 18e - 4 niches servant à ranger des objets du culte - un vitrail de St AndréPour en savoir plus :

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Le mécanisme de l'horloge installé au 19e fut électrifié après la première guerre mondiale.Les bombes de 1940 fracassèrent les vitraux qui seront remplacés par des vitraux de réelle valeur de la maison Maujéjan, représentant St Hubert, Ste Thérèse, St Eloi et Jeanne d'Arc.

Nature

Le terroir est arrosé par 3 cours d'eau : - Le ru de l'Aulne (arbreen latin) prend sa source vers la Reprenelière et dessert tout le village (traverse Béon et la Petite Croix) dont le lavoir. Il reçoit la Colmine. - La Colmine du latin Cortis mediana signifiant "à mi-distance de 2 autres domaines". Ce ruisseau vient des Etangs Plats, passe à Beauregard et rejoint l'Aulne après des méandres assez profonds. - Le Bec d'Able (anciennement Bédable, bac signifiant "rivière" en vieux normand") prend sa source à la Martinière à Isdes. Il reçoit l'Aulne, grossi la Colmine à Corbon à la limite de Sully, puis conflue avec la Loire près de Bel Air à Sully pour un parcours total de 8.9 km. Chamon eut un rôle essentiel à jouer : chargé de tenir le passage de cette petite rivière.

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