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Participation des élèves au concours "Je la lis", organisé par l'association Le deuxième texte

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(Re)lire les fables d'Augusta Coupey#Je la LIS

Une sélection de huit fables du recueil de la fabuliste, conseillées par les élèves de la 6e6 du collège Adrienne Bolland

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Augusta Coupey (1838-1913) est une fabuliste française dont on connaît peu d'éléments biographiques; elle est en tout cas l'autrice de fables qui lancent un défi à ses pairs masculins, comme le laisse entendre sa fable "Les Bas-Bleus":Au Monomotapa de célèbres auteursEnrichissaient leurs éditeurs.Les affaires marchaient : ils écoulaient le livre,.Si ce n'était prix fort, c'était vente à la livre.Le cornet de tabac, le poivre d'épicier,Consomment, Dieu merci ! le neuf et vieux papier.Un proverbe nous dit : la joie est éphémère.Celle des écrivains fut, hélas, passagère.L'éditeur refusa leurs derniers feuilletons,Prétextant que ce genre encombrait ses cartons.Qui donc le pourvoyait? la Perse?... l'Angleterre?...Ne franchissez point la frontière.Un malin découvritLes rivaux se livrant au trafic de l'esprit.Nous écrivons rivaux, imprimons « des rivalesDu sexe le plus beau » Réclames et cabalesSans cesse leur gagnaient maints lecteurs sérieux.ON ÉTAIT ENVAHI PAR LE FLOT DES BAS-BLEUS ! !La révolte éclata sous la tente d'Achille.Les auteurs masculins doués d'humeur hostileDéchirèrent, faut voir, le nouvel ennemi,Raillant pattes-de-mouche et petit doigt noirci.Est-ce dans l'encrier que la femme prépareLe pot-au-feu bourgeois, l'anguille à la tartare?Ses malingres poupons négligés tous les joursNe doivent point avoir le nez propre toujours.Enfin il n'est gros mots, injures, calomnies,Pierres, cailloux, rochers, sanglantes avaniesLancés de-ci de-là sur les pauvres Bas-Bleus.Le bataillon lettré ne s'en porte que mieux.La vogue suit ses pas, l'acclame, le caresse.L'homme est à peine lu, le public le délaisse.Regrettant son succès,Il parlait d'entamer à tout prix un procès.Mais la femme lui dit avec quelque malice :« Vous perdriez encor par-devant la justiceD'ailleurs, vous pouvez bien, Messieurs, très triomphants,Renvoyer les Sapho remoucher leurs enfants.Pour cela, le moyen le voici sans ambages :Produisez des chefs-d’œuvre et d'admirables pages,Près desquels nos romans et nos meilleurs ouvragesSemblent si mal écrits, qu'on ne soit plus tentéDe vous estimer moins que notre nullité. »

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5414504v.texteImage

La jatte de lait

La cuisinière du logisDéfendait à son chat Mitis,De plonger le menton, la patte,Dans le lait versé dans la jatte.Le matin il n'y toucha pas,Bribe de pain fut son repas;L'après-midi, la cuisinièreSort entretenir la fruitière,Oubliant à terre le lait,Qui lentement refroidissait.Le chat le voit, le chat le flaire,Bondit, s'éloigne et revient faireA la jatte un tendre mamour.Foi de minet! au second tourOubliant aussi la défense,Le liquide était dans sa panse.La cuisinière, à mon avis,Est plus coupable que Mitis.

C’est l’histoire d’une cuisinière qui interdit à son chat Mitis de plonger son menton et sa patte dans le lait à l’intérieur de la jatte. La première fois, le matin, il n’y touche pas mais l’après-midi, la cuisinière part en oubliant la jatte de lait. Le chat ne voyant plus sa maitresse fit évidemment ce qu’il ne devait pas.Cette fable est appréciable car la morale est directement l’avis de l’autrice, ce qui est original. J’aime aussi cette fable car il n’y a pas de plan élaboré, rusé, non c’est juste « La cuisinière oublie cela donc il lui arrive ceci ».

La cuisinière : « Ecoute-moi Mitis : Tu vois la jatte là-bas ? Je t’interdis de toucher le lait qu’il y a à l’intérieur ! Compris ? »Mitis (roulant ses yeux): « Oui, oui… ne t’en fais pas »La cuisinière : « Hmm, hmm… Bon, j’y vais ! Voici du pain pour que tu puisses le manger. Sois sage d’accord ? »L’après-midiLa cuisinière (arrêtant ses activités) : « Mitis ! je pars de nouveau. Je vais parler à la fruitière. D’accord ? »Mitis (d’un air maussade) : D’accord…(La cuisinière sort en oubliant la jatte de lait par terre. Mitis la voit)Mitis (d’un air malicieux) : « Hmm, hmm… Elle n’est plus là et il y a le lait… »

Les fourmis

Les fourmis sont industrieuses,Actives et laborieuses;Elles amassent pour l'hiverLe blé, le moucheron, le ver.Fêtus de foin, fêtus de paille,Fruits, bois, genêts, fraîche semaille,S'entassent dans tous leurs celliers,A faire crouler les piliers.Mais bête, insecte, humain, n'ont part à ces richesses;La fourmi n'a jamais donné ni fait largessesD'un atome, d'un grain, Au prochain.Aussi l'homme détruit les vastes fourmilières,Ecrase sans pitié les milliers d'ouvrières,Qu'il met avec raison, de son chef, hors la loi,Car l'on n'est bon à rien quand on n'est bon qu'à soi !

Je veux que vous lisiez la fable les fourmis, car comme cela, cela peut vous faire savoir ce qu’elles font dans la réalité : elles ramassent le blé, les feuilles, les moucherons et le foin. J’ai envie que vous aimiez cette fable car les fourmis vivent dans un cauchemar à cause des hommes. Ils détruisent les vastes fourmilières, ils marchent sur les fourmis sans faire attention. Bien sûr, je ne parle pas de tous les hommes mais des gens qui font toutes ces bêtises.

Une poule couvait.Menant la chose à bien,Elle eut douze poussins, mignons, gros comme rien,Des amours en duvet qui dormaient sous son aile,Picoraient, kikuitaient, sautillaient autour d'elle.Fière de sa couvée, avec des gloussements,La mère surveillait leurs moindres mouvements.Prenez garde aux renards, disait-elle, ils escroquentLes imprudents poulets qu'à l'instant même ils croquent.Du renard ni du chat les poussins n'avaient peur,Et se rapprochaient d'eux sans marquer de frayeur.Le renard, bon larron, qui longuement les guette,Attrape cinq petits dont il ne laisse miette.Les frères effrayés, vers leur mère accourus,A la quitter d'un pas ne se hasardaient plus.

La poule et les poussins

Nous conseillons cette fable car elle est petite, mais explique beaucoup de choses importantes, des morales qui servent régulièrement dans la vie : il faut écouter ses parents et apprendre à évoluer avec ses erreurs. Cette fable est une représentation des humains à travers des animaux. Elle est aussi mignonne, elle peut plaire aux enfants comme aux adultes, particulièrement grâce aux poussins. La fable rappelle également un peu le conte du Petit Chaperon Rouge.

Cette fable est une métaphore de la vie: On a toujours besoin d’une mère, car elle déjà connu le danger avant nous et où que l’on aille il y a toujours du danger. Il faut toujours écouter les conseils des adultes. Aujourd’hui encore, certains adolescents n’écoutent pas les adultes et le regrettent, ils prennent des risques en roulant en scooter sans casque par exemple.

Cette fable est une métaphore de la vie de tous les jours, la morale pourrait être qu’une personne qui n’a peur de rien est une personne qui ne connaît pas le danger.

La haine et la colère

Les humains ont de nous un grand effroi, ma chère,Disait la Haine à la Colère.Effroi de vous, peur seulement de moi,Repartit la Colère, avec raison ma foi !Naissant d'un mot trop vif, d'une sotte dispute,A peine dure-t-elle une heure, une minute,Tandis qu'au fond des coeurs, grandissant chaque jour,La Haine éternisée est à craindre toujours.

Cette fable invite à s’entraider et à faire la différence entre être humain et faire preuve d’humanité. Il ne suffit pas d’être humain, il faut être humaniste, par exemple lutter contre le racisme, le harcèlement : la haine ! Ce qui nous a plu dans cette fable c’est de faire comprendre qu’il ne faut pas céder à la colère et à la haine, qu’il faut être humaniste en protégeant ceux qui en ont besoin et à prendre conscience que la haine peut durer toujours.

Un escargot de haut parage,Orgueilleux d'un noble lignage,N'entendait pasCéder le pasA la modeste limaceSans carapace.Il la toisait plein de dédain,Lorsque d'un petit ton badin,Elle appelait notre compèreSon prochain, son ami, son frère.Son frère, lui, Mons Escargot!La fille sentait le fagotDes sorcières du moyen âgePour inventer le parentageIl allait s'en venger... un fruit,D'un vieux pommier tombe avec bruit,Ecrasant Escargot,Limace, Sur place.Oh! je me meurs! à moi ma soeur!Dit l'Escargot fou de douleur..Devant la mort et la souffrance,Ne songeant plus à la naissance,La misérable humanitéComprend enfin l'égalité.

L'escargot

Il faut lire cette fable, car cette fable montre que, que l’on soit petit, grand, pauvre, riche, on échappera jamais à la mort quand le moment viendra.

Je pense que la fable « L’escargot » est intéressante, car elle nous donne une leçon sur l’injustice. Quand tout va bien pour lui, l’escargot rabaisse la limace et il la considère comme inférieure à lui. Et quand il a besoin d’aide il appelle la limace « ma sœur ». On peut imaginer dans la suite que la limace aide l’escargot, mais que l’escargot restera irrespectueux ensuite.

Les animaux et le loup

Le zèbre, le cheval, la vache, la brebis,Au pâturage réunis,S'entretenaient du loup.— Oh ! la méchante bête !S'écria le cheval.Pour moi ce sera fêteQuand l'homme l'occira sans pitié ni merci;Il le mérite bien.— Comme vous, mon ami,J'entonnerai joyeux son oraison funèbre,Repartit le timide zèbre.Vous me scandalisez, médisants! dit le loup,Leur apparaissant tout-à-coup.Les animaux surpris ripostèrent au sire :Nous vous jugeons, cruel ! juger n'est pas médire.

La fable mérite d’être lue car cela nous apprend que bien qu’il ne faille pas juger les gens au premier regard, certains méritent d’être jugés, comme le loup car il mange les zèbres, les chevaux et les vaches. Il ne faut pas juger les gens au premier abord car des rumeurs peuvent apparaître et une personne sera rejetée et aura des complexes, mais dans cette fable, le loup ne subit pas de fausses médisances, mais un vrai jugement.

L'incendie

Dans une ville en PicardieLe tocsin sonnait l'incendie.Les cris : au feu ! retentissaient.Pompiers et peuple s'empressaientD'arracher du milieu des flammesLes petits enfants et les femmesUn lâche citoyen sans bouger de chez lui,Bras croisés regardait brûler le bien d'autrui.L'incendie était loin, il n'avait rien à craindre;Partant, pas à courir pour chercher à l'éteindre,Pensait-il; mais le vent fit voler un tison,Qui tombé sur son toit consuma sa maison.Aux malheurs du prochain montrez-vous très-sensibles,Vous pouvez quelque jour subir ses coups terribles.

Mise en voix des élèves

La fable mérite d’être lue car elle peut nous pousser à aider les gens, il faudrait s’intéresser à autre chose que notre personne. On peut penser par exemple aux personnes mortes en traversant la mer Méditerranée pour quitter leur pays, on devrait les accepter dans notre pays car cela pourrait nous arriver et nous serions bien content si dans cette situation ils nous acceptaient dans leur pays.

Cette fable nous a plu car la morale incite certaines personnes à être solidaires et à être capables de sauver les autres. La personne sur son canapé était égoïste, elle n’avait pas envie d’aller aider les personnes qui avaient besoin d’aide.

Kit et Kat

Kat était un chat de gouttièreAppartenant à la portière D'un des beaux hôtels de Paris.Fin escroqueur de rats, bon preneur de souris,Une heure seulement en rond sur une chaiseIl sommeillait d'un oeil aussi luisant que braise,Rêvait bataille et combats,Concerts nocturnes aux sabbats.Le bruit le plus léger le dressait sur ses pattes, il aiguisait la griffe, et soudain rats et ratesS'enfuyaient dans leurs trous, qu'en termes plus polisLes gens bien élevés ont appelé leurs nids.Kat était peu chéri de la vieille portière.Ses amours étaient Kit, un angora, son frère,Ecarlate matou qui laissait les sourisVider le sucrier, ronger le pain, le riz,Pour aller caresser tendrement la maîtresse,Se frotter à sa jupe et faire avec souplesseRouler la boule de papierDevant la loge du portier.A lui les os garnis, le café, les biscottes,Le coin du feu, les caillebottes.Nourri comme un sultan,Kit, favori doduN'avait pas l'air morfonduDe Kat, le frère aîné, dont la maigreur extrême,Le poil ternit, le museau blêmeDonnaient à supposer qu'il logeait dans ses flancs Les vendredis, les quatre-temps,Et six semaines de carême.Il méritait pourtant d'être plus dorlotéQue l'angora gâtéMais un animal laid nous est antipathique.Nous aimons, malqré nous un attrayant physique.Aurait-il au moral des vices, des travers,On lui pardonne tout : ainsi va l'univers.

Kat était un chat de rue.Qui se tenait devant la porte .Et qui habitait devant les plus beaux hôtels de paris.Et qui trouvait facilement des rats et des souris. Après tant d’effort il s’endormit sur une chaise . Où il rêvait de guerre et de combat.Le moindre petit bruit le réveillait brusquement.Il sortait ses griffes et soudain tous les rongeurs s’enfuyaient .Kat n’était pas adoré de la portière mais chéri de kit un angora son frère.Un angora roux qui laissait les souris se nourrir du buffet.Pendant que lui préférait se frotter à sa maitresse jouer avec des boules de papier.Kit ayant la vie d’un pacha restait là à manger et à dormir devant le feu.Kit qui avait la vie parfaite ne ressemblait pas à la vie de Kat qui lui vivait dans la pauvreté, alors qu’il méritait d’être gâté lui aussi.C’était l’histoire de la famille kit kat

La maîtresse : Minou minou, viens me voir, Kit le dîner est servi !Kat : Puis-je venir grignoter un morceau mon frère ?Kit : Non, je suis désolé mais elle m’a choisi moi, il va falloir te faire à l’idée que moi je suis un vrai chat domestique, et que toi tu es un vulgaire chat de gouttière, mangeur de rats, nous sommes différents malgré nos liens de parenté !Kat : Pour moi, tu n’es pas un vrai frère, parenté ou pas parenté tu es égoïste, tu profites de ta beauté !Kit : Au revoir mon frère !