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Ombre ou lumière

Paroles

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Se perdreSur une île sans ellesSans papier sans soleilSur une île sans ailesSans papier sans bouteilleÀ la merÀ la merci de l'amerS'envolerSans volerSimplementS'envolerSans ailesSe perdreRegarder les autresSe perdreLaisser les nôtresSe perdreRegarderRegardez les nôtresSe perdreDans cette mer en furieSe perdre, se noyer, s’y noyer, s’y perdreNous voyons-nous nous perdre ?

Dans cette ville tombelleSans quartier ni sommeilDans cette ville rebelleSans pitié, sans soleilEn ferEnfermés en enferS’en allerSans allerDe l’avantEt tomberPour ElleSe perdreRegarder les autresSe perdreLaisser les nôtresSe perdreRegarderRegardez les nôtresSe perdreSu cette Terre en folieSe perdre et tomber, y tomber, s’y perdreNous voyons-nous nous perdre ?

Photo : Bartek Miskiewicz (Flick R)

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Clarinette : Daniel Amadou

Quand tu nais TerrienQuand … tu… nais… t’es… rien…Quand tu nais TerrienQuand tu n’étais rienQuand tu nais, t’es rienQuand tu nais TerrienTout p’tit, TerrienIci ou ailleursAujourd’hui ou demainA SowetoOu BrasiliaOn rêve au meilleurOn tend nos mainsSarajevoOu Jakarta« Je suis un habitant de la planète terre », parlé en :Hollandais, Allemand, Arabe, Roumain, Anglais , Italien, Polonais, Lingala, Russe, Chinois, Tamul, Géorgien, mexicain, français

Tu ris ou tu pleuresConnu ou communA TorontoOu AnkaraTu cherches le bonheurTu es juste humainA BamakoOu Canberra

Photo de Guduru Ajay bhargav provenant de Pexels

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Voix :Tantro, Katleen Duvant, Boudjemaa Ben Mohamed, Ecaterina Bearz, Denis Mahaffey, Eleonora Spina, Michele Benignetti, Helena Sampaio Lopes, Angélique Czerwonka, Emmanuel Loemba, Edmond, Nicolas Li, Fabrice Mathiyas, Anri Gogritchiani, Déné Issébéré, Daniel Amadou, Lucille.

Quand … tu… pars… t’es… rien…Quand tu pars TerrienQuand tu pars t’es rienQuand tu partais rienQuand tu pars TerrienMon vieux, Terrien

Ma bonne étoileEntreAssieds-toiAllez, entre,Détends-toiRespire et écoute-moiJe suis ta bonne étoile.Là, en plein blizzard, une vie comme un temps de chien Trop souvent hagard, la sensation d’prendre le mauvais trainPlus vraiment d’espoirs, j’avançais comme un pantinJe fuyais les miroirs, tout comme eux, j’étais sans tainJ’faisais plus d’cauchemars, plus besoin, j’les r’trouvais chaque matinEt puis, nouveau départ, toi, ma bonne étoile, tu as chassé tout ce veninEt si c’est le hasard qui t’a mis sur mon cheminAlors, le hasard, j’lui tends la mainRefrainToi, ma grande illusion, mon trésor, ma vieJ’t’aimais sans concession, comme un cadeau inouïJ’me posais pas d’questions, j’te disais toujours ouiMais douloureuse addiction, le temps virait au grisOui, douloureuse addition, dans quel piège étais-je pris ?Alors, sans précaution, ma bonne étoile a surgitElle m’a dit « attention, est-ce vraiment là ta vie ? »Elle m’a dit « courage, fuyons » et je l’en remercie

RefrainLà, tout seul sur scène, j’me r’trouvais sous les néonsJ’étais une âme en peine, en proie à ses démonsJ’m’étais j’té dans cette arène, j’y touchais le fondJ’aurais bien dit « amen », et quitter pour de bonCette chimère obscène, oser lui dire nonMais là, ma sirène, ma bonne étoile, ma passionTu m’as fait croiser la bohème, une révélationEt ses mots, son poème, sont arrivés comme un don

Photo de cottonbro provenant de Pexels

Cuivres : Christian Bourré

Mon toitDehors, le vent soufflaitNous, on était làOn ne bougeait pas.Dedans, les ombres dansaientJ’écoutais ta voixAu creux de tes bras.Moi, je cherchais un toitOù m’abriterUn toit pour rireUn toit pour rêverUn toit pour chanterUn toit pour me sentir chez moi.Dehors, le vent grondaitNous, on restait laOn ne bougeait pas.Dedans, les flammes dansaientJ’étais contre toiBlotti dans tes bras.Moi, j’espérais un toitOù m’arrêterUn toit pour écrireUn toit pour aimerUn toit pour danserUn toit pour me sentir chez moi.

Et je t’ai trouvée, toiPleine de toutes ces chosesEt de tant d’autres que je n’attendais pasUniques, qui m’addictent Qui me submergent et m’émerveillentTout simplement parce qu’elles sont toi.

Photo : Mireille Muggianu (Flick R)

Moi, je cherchais un toit Où me sentir chez moi… Où me sentir chez moi… Où me sentir chez moi…

Clarinette : Daniel Amadou

Nos pasAucun de nos pasNe se ressemble, je croisA pas de géantA pas menusJ'avance, je regarde, je respire, je cherche mon chemin,Je trace mon cheminJe passe, j'efface mes mauvais pasJe m'éloigne de mes Faux(t) pas,Toujours rester dans la salle des pas perdusJe ne m'y suis pas perdu.Des pas au hasardLà, sur le bord du trottoirJuste en équilibreA pas de loupJ'avance, me retourne, je chavire, je perds mon chemin Quel est mon chemin ?

Tu ris ou tu pleuresConnu ou communA TorontoOu AnkaraTu cherches le bonheurTu es juste humainA BamakoOu CanberraQuand … tu… pars… t’es… rien…Quand tu pars TerrienQuand tu pars t’es rienQuand tu partais rienQuand tu pars TerrienMon vieux, Terrien

Photo de Leon Macapagal provenant de Pexels

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https://youtu.be/Jy5eD1slINg

Clarinette : Daniel Amadou

ChapeauTout compte faitLes comptes sont faitsL’addition reste à payerReste même pas un pourboirePour boireJusqu’au bout d’la nuitJusqu’au bout d’l’espoirJ’attrape ma guitareA rebours, les comptes sont faitsEt qu’est ce que j’ai ?Pas un sous dans mon chapeauChapeau !!!Bravo l’artisteT’es le roi d’la piste

La monnaie,Par ici la monnaieL’addiction reste à noyerEncore un verre à boireEt boireJusqu’au fond d’la nuitTraverser le noirOublier mon histoireSans détours, mon conte est faitEt qu’est ce que j’ai ?Que des trous dans mon chapeauChapeau !!!Chapeau l’artisteSoit réalisteT’es au bout d’la piste

Photo de cottonbro provenant de Pexels

S’en remettre aux astresLes astres, désastre, quels astres ?Les terres d’éther, quelles terres ?Les vies dévient, quelles vies ?Quand rien ne tientCourber le dosSerrer les poings Laisser les larmesEt s’en remettre aux astres, aux astres …Se bruler les ailes sur MercureSe laisser aller en VénusPuis revenir sur TerreOser revenir sur Terre

Les corps décorent, quels corps ?Les chaines déchainent, quelles chaines ?Les routes déroutent, quelles routent ?Quand je suis bienToucher ton dosSerrer tes poingsBaisser les armesEt s’en remettre aux astres, aux astres …Se réveiller sur JupiterEt perdre la tête sur SaturnePuis revenir sur TerreOser revenir sur Terre

Photo de Vaidotas Mišeikis (Flick R)

Cuivres : Christian Bourré

Le choix des larmesFaudra-t-il faire le choix des larmes ?Laisser couler des rivières entre nousChoisirons-nous de faire parler les armes ?Laisser les hommes devenir fousJ’ai fait le rêve insenséQue les mots devenaient les seules armesA vos abrisVers, rimes, couplets, refrainsVont vous tomber dessusFaudra-t-il taire le poids des larmes ?Se contenter de prières à genouChoisirons-nous de faire taire nos âmes ?Baisser les bras, devenir fousOser une trêve insenséeQue les peaux nous ravissent de leurs charmesA vos amisNeder, Nassim, Sydney, Romain,Ni dessous, ni dessus

Vous souvenez-vous de ce discours ?C’était il y a 50 ans, le 28 août 63,A Washington, devant 250 000 personnes,De toutes couleurs, de toutes confessions.« I have a dream » avait dit le pasteur.« I have a dream », c’était y a 50 ansMais c’est toujours maintenant.

Photo de Riccardo Romano (Flick R)

Faudra-t-il plaire au roi des larmes ?Celui qui ferme les frontières partoutChoisirons-nous cet immonde vacarme ?Se résigner, devenir fous,Devenir fous, devenir fous.

Ce qui me tientLe train file à grande vitesseLes paysages se suivent, tous plus flous les uns que les autres. Ca m'arrange bien.Ca m'évite de voir,Ca m'évite de regarder toutes ces terres brulées.Tout ce que je laisse derrière moi,Tout ce qu'on laisse derrière nous.Le train file, mais moi, j'me défile, j'me sauve, j'm'enfuis.Y parait que les remords, les regrets ne servent à rien.N'empêche, si on en avait, rien qu'une fois, des remords,Ca voudrait dire plein de choses.Ca voudrait dire qu'on peut p'tète bien changer,Qu'on changera peut-être un jour.Qu'on pourrait p'tète bien arrêter d'mentir,Qu'on pourrait p'tète bien arrêter d'salir tout c'qu'on touche.

Dans ce train qui file, 'me tiens debout.Vous avez déjà essayé, vous, de vous tenir debout, immobile, dans un train ?Les kilomètres défilent, mais vous n'savez pas si vous avancez ou si vous reculez.Vous avez même parfois l'impression d'tomber.Moi, si je me tiens debout, dans ce train, c'est rien,C'est rien que pour ne pas oublier,Pour ne pas oublier tout ce qui me tient,Tout ce qui me tient deboutEt qui ne tient qu'à un fil.Qu'à un fil

Photo de Ryan Millier provenant de Pexels

Ton visage secretDepuis que j'ai cru te voir je ne sais pasSi le fantôme c'est toi ou c'est moiCette silhouette dans les miroirs ne me ressemble pasEt dans ma tête d'où viennent ces voix ?La nuit dans les couloirs j'entends tes pasJe ne sais si tu pars, si tu viens, si c'est toiJe suivrai ton visage secret, au fond des forêtsJe boirai à tes lèvres carmin, gouterai leur vinJe plongerai dans tes yeux émeraude, j'y oublierai l'aubeJ'attends que vienne le soir, me glisse dans les drapsJe tremble, fébrile et te cherche du bout des doigtsUn bruissement dans le noir, serais-tu là ?Où n'est-ce qu'un souffle de vent sous les toits ?Le sommeil, d'un coup de rasoir, te chasseraEt dans un puits sans fond, je tomberai tout droit

Je suivrai ton visage secret, au fond des forêtsJe boirai à tes lèvres carmin, gouterai leur vinJe plongerai dans tes yeux émeraude, 'y oublierai l'aubeDans les marais de l'espoir je me débatsLa brume se dissipe puis sournoisement revient le froidAu loin, le tocsin du désespoir sonne tout basJe l'entends, je l'oublie, je perds, retrouve la foiJe me raconte notre histoire, mais n'y crois pasEt de toi, ma reine, je ne serai jamais le roiJe suivrai ton visage secret, au fond des forêtsJe boirai à tes lèvres carmin, gouterai leur vinJe plongerai dans tes yeux émeraude, j'y oublierai l'aube

Photo de Michelle Bréa (Flic'R)

Cuivres : Christian BourréGuitare solo : Corentin Leroy

ViensTon regardIntense.Tes vêtementsFroissés.Ta peauBrulante.Ton visageSerein.Ta respirationS’accélère …Tes mainsNos mainsSe caressentSe cherchentSe provoquent…Alors,Avec une infinie douceurAvec une infinie lenteurAvec une impatiente tout juste contrôléeJe viens en toi.Et pour une seconde d’éternitéPlus rien d’autre que nousN’a d’importance.

Photo de Marcelo Soto Montès (Flic'R)

Saxophone : Daniel Amadou