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Réalisations chorégraphiques, artistiques et littéraires des élèves du lycée Georges de La Tour à Metz. Les travaux ont été menés dans le cadre d'un projet EAC avec l'artiste Sarah Baltzinger et en partenariat avec La Cité Musicale de Metz.

Transcript

Romantique aujourd'hui ?

PASSIONS DANSANTES 2.0

baing soda

Créations poétiques

Autoportraits

Mots romantiques

Cadavres exquis romantiques

Moi,
romantique

Mots
d'amour

CHOREGRAPHIE

Projet EAC chorégraphique mené dans le cadre du Parcours «Romantique aujourd’hui ?» en partenariat avec le service Éducation et Médiation de la CITÉ MUSICALE-METZ et réalisé par la chorégraphe Sarah BALTZINGER, artiste en résidence à la Cité Musicale-Metz.


Classes et disciplines retenues pour le projet :

  • - Groupe classe de Terminale en Spécialité Littérature, Humanité et Philosophie
  • - Classe de Première Technologique en français
  • - Groupe classe de Seconde en Langues et Cultures de l’Antiquité, option latin et option grec ancien

Une âme fragile plonge dans son regard

Le temps marche le long de la route

Les bêtes sauvages s’évadent incrédules

Se perdrait-il enfin dans le tourment d'une exaltante rêverie ?


- Pourquoi voyages-tu dans ce rêve nostalgique ? Pourquoi les rêves languissent-ils ?

- La mélancolie et la nostalgie se sont envolées sur les sanglots du crépuscule.

Le rêve s'est enfuit ailleurs

Des fragilités nagent par le temps qui passe

Le voyageur s'endort

Mon tourment s'empresse au loin

Comment pourrais-je m'évader de cette frivole nostalgie?


- Quelle est cette cruelle mélancolie qui emplit ton âme ? Seras-tu plus libre après ta mort?

- Mon profond désespoir inspira la Nuit noire.

La douleur a trop souffert le temps de son long voyage

La mort s'est montrée, calme pensée ...


- Depuis combien de temps la mélancolie se plaint-elle de son destin? Est-ce le sentiment amoureux ou la mélancolie qui te rendent fou?

- Les sentiments s’en vont dans les profondeurs du destin

Le tourment produit le désespoir

Ni l’utopie, ni l’idéal ne m’emprisonnent dans leurs vastes étendues

La vie, la passion inondent mon après-midi


- Dis, de combien d'émotions peut se revêtir l'imaginaire ?

- Les doux rêves somnolent en amour

Les rêves tourmentés s'immiscent avec adoration

L'élégie sent l’éternité

Un rêve exotique s'évade

Les ruines volent au-dessus des nuages

La sensibilité s’exalte dans les sombres abysses.

Je suis romantique car je me trouve proche de la Nature et me vois comme l’acteur de mon existence.

J’éprouve parfois un sentiment de révolte contre la société, j’aimerais comme les romantiques faire voler en éclat les conventions qu’elle impose.

Tout comme le héros romantique, je ressens un certain dégoût de la vie, de la mélancolie à l’égard du monde qui nous entoure. J’aime, tout comme lui, être à l’écart de la société pour réfléchir pleinement à l’existence humaine. Je suis également emportée par mes émotions quand ces dernières sont trop vives.

Personnellement, je peux être qualifié de romantique pour ma tendance à me laisser aller à la mélancolie, ainsi que par mon côté anticonformiste.

La période de l’adolescence est celle où nous nous cherchons le plus, où nous nous questionnons beaucoup sur nous-mêmes. Romantiques ?

Ce qu’il y a en moi de « romantique » est que je suis rêveuse, engagée, j’aime procéder à des introspections et j’aime la contemplation.

Je suis romantique. Je suis solitaire. Je contemple les nuages de mon futur amoureux. Je laisse s'exprimer mes sentiments. Tout le monde est romantique.

J’aime rêver, penser, imaginer, m’évader

Je suis rêveuse, pensive et je rêve d’un idéal inaccessible.

Ma part de romantisme se traduit par le fait que je suis attentive à mes sentiments, sensible, solitaire et mélancolique.

Ce qui me rapproche parfois du héros romantique, ce sont mon rejet et mon incompréhension de la société dans laquelle on vit.

LCA Seconde

Une âme fragile plonge dans son regard
Le temps marche le long de la route
Les bêtes sauvages s’évadent incrédules
Se perdrait-il enfin dans le tourment d'une exaltante rêverie ?

- Pourquoi voyages-tu dans ce rêve nostalgique ? Pourquoi les rêves languissent-ils ?
- La mélancolie et la nostalgie se sont envolées sur les sanglots du crépuscule.
Le rêve s'est enfuit ailleurs
Des fragilités nagent par le temps qui passe
Le voyageur s'endort
Mon tourment s'empresse au loin

Comment pourrais-je m'évader de cette frivole nostalgie?
- Quelle est cette cruelle mélancolie qui emplit ton âme ? Seras-tu plus libre après ta mort?
- Mon profond désespoir inspira la Nuit noire.
La douleur a trop souffert le temps de son long voyage
La mort s'est montrée, calme pensée ...

- Depuis combien de temps la mélancolie se plaint-elle de son destin? Est-ce le sentiment amoureux ou la mélancolie qui te rendent fou?
- Les sentiments s’en vont dans les profondeurs du destin
Le tourment produit le désespoir
Ni l’utopie, ni l’idéal ne m’emprisonnent dans leurs vastes étendues
La vie, la passion inondent mon après-midi

- Dis, de combien d'émotions peut se revêtir l'imaginaire ?
- Les doux rêves somnolent en amour
Les rêves tourmentés s'immiscent avec adoration
L'élégie sent l’éternité
Un rêve exotique s'évade
Les ruines volent au-dessus des nuages
La sensibilité s’exalte dans les sombres abysses.

Création originale
LCA Seconde

Aux origines latines des mots de l'amour

Le nom amor, oris, m. (forme passive du verbe aimer amo, as, are) désigne l’amour et a nourri l’amour en espagnol (el amor), en italien (amore) et en portugais (amor). Ce mot a une forte portée dans l’expression de l’amour car il est lié à Cupidon, fils de Vénus, le dieu romain qui décide du destin amoureux de deux personnes.

Cupido désigne en latin un violent désir. Ce mot peut illustrer l’amour à plusieurs degrés : du simple désir (cupido) aux passions les plus violentes lorsqu’il est utilisé au pluriel (cupidines).

Affectio est un mot latin que l’on peut traduire par le mot Tendresse. En francais il a formé des mots comme affectif, affection, affecter... mais il existe plusieurs descendants de ce mot dans d’autres langues : en italien, affezione, en portugais afeição, en espagnol afición, en anglais affection.
Ce mot dans l’expression de l’amour désigne un changement dans l’état du corps ou de l’esprit d’un individu selon les sentiments et des émotions qu’il éprouve envers quelq’un ou quelque chose.

Ardor signifie en français la passion, la flamme de l’amour. Le mot français ardeur vient du latin ardor. Il indique une vivacité, une fougue que l’on apporte à faire quelque chose. L’ardeur est un désir violent d’amour, une passion amoureuse. Ardor en anglais signifie, come en français, un sentiment fort d’affection à l’égard d’un autre individu.

Le mot passion vient du latin passio, onis, f, qui signifie la souffrance, l'action de supporter quelque chose. Cela explique donc que ce mot évoque un amour très fort, si fort qu'il nous fait souffrir, un amour pour lequel on n'a d'autre choix que de subir

Aux origines grecques des mots de l'amour

Le verbe ἐρᾶω a une très grande portée dans l’expression de l’amour. Il peut autant dire « aimer d’amitié » et « aimer sexuellement ». Le désir et l’amitié montrent que l’amour désigne quelque chose de vaste.

Les trois façons pour dire l'amour en grec :

ᾑ φιλἱα, αϛ : l’amour amical
ὁ ἔρωϛ, οτοϛ : l’amour charnel
ή ἐπιθυμία, αϛ : l’amour pour quelque chose

LCA Seconde

L’homme face à la Nature

Face aux forces dévastatrices de la Nature, l’homme impuissant ?

Géricault, Le Radeau de la méduse, 1818-1819

HLP Terminale

Tu la sens, la ressens, la crains,

Cette force qui te dépasse.
Comme affrontant ton destin,
Et pourtant loin d’être las,
Tu tentes de la combattre.

Les corps ondulent,
Sous la froideur privée d’âtre,
De tous leurs efforts qui brûlent,
Ils tirent une mince chaleur,
Pour lutter contre le sublime,
Comme début et fin du bonheur,
Nature détruit, Nature lime :
Ce morceau de bois et ces ensembles de chair,
N’avait leur place en ce lieu,
Ils sont une tâche heureusement éphémère,
Bientôt absorbés par le vaste bleu.

C’est l’énergie du désespoir,
Qui les tire et les agite,
Aveugles sans rien voir :
Ces choses sont tellement petites…

Nature triomphe toujours,
De ces êtres insignifiants,
Qui quand défilent les jours,
Sont de moins en moins vivants.
Déjà certains ne le sont plus,
Et leurs corps inertes s’enlacent,
Aussi blanche que l’écume devient leur vue.

Peu à peu ils trépassent…
Le vent siffle et de partout,
Les hommes frêles sont ébranlés,
Ils n’ont plus d’âme,
tous devenus fous,
Etant réduits à des poupées.

Et moi j’observe ce tableau, et toi, à qui je m’adresse, tu es le seul survivant, le témoin de sa force, le témoin de sa grandeur, toi le dernier rescapé du Radeau de la Méduse.

Emilie D.C

Immensité

Une frêle brindille je suis
Dans ton immensité glaçante
Brûle, ton immense et vain ennui
L’homme dès la racine te hante

Sa raison lui justifie ses actes
Qui ne te laissera point d’entracte
Il avance aveugle, à contre sens
Incapable d’ouïr ton essence

Ivre, il s’élance dans la fin
Sans un seul regard en ton dessein

Ces êtres humains ne sont pas miens
Accueille-moi dans ta majesté
Je ne puis plus longtemps ignorer
Ton appel, que j’attends plus que rien.
Sibylle R.

C.D Friedrich, La Mer de glace, 1823-1824

Et puis le doux parfum des jonquilles

Se mêle au parfum de l’écume.
Je respire cet air si frais, si doux.
Ce parfum qui réveille en moi

Ton souvenir. Les fracas des vagues des nuages sur la roche
Font écho aux battements de mon coeur
Qui, lentement, se noie, se meurt
Et oublie cette sensation de battre à l’unisson.

Le dos voûté, une troisième jambe rappelle
Cette jeunesse perdue, ces saisons qui filent
Ces paysages vus, aperçus et oubliés

Ces paysages pleins de charme et de beautés
Que je retrouvais dans tes beaux yeux bleus
Tes yeux que le monde a vu naître.
Alexandra J.

L’homme face à la Nature
La Nature, un miroir ou un refuge ?
Le Paysage Etat d’Âme

C.D Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1818

Evasion
Face à moi-même, je me rends compte de toute cette peine
Regardant mon destin, je n’y vois qu’un terrible chemin
J’ai vu la lune là où le soleil naissait J’ai vu un sourire là où régnait la détresse
Face à moi-même, une vague coula lentement sur mes joues
Une vague si terrible, qu’elle détruisit tout sur son passage, ma joie, mes rêves, mes envies
Seul sur cette montagne, la solitude règne en moi
Fixant l’horizon, en espérant retrouver raison
Face à moi-même, face à toutes ces peines, toute cette tristesse
Voulant m’évader de ce monde et de cette sombre solitude
Sous l’obscurité du jour, règne la clarté de mes sombres pensées
Debout à contempler un monde qui ne me fait plus rêver
Penser au seul être qui a pu me sauver
Rêvant de me retrouver toute l’éternité à ces cotés
Fermer les yeux et t’imaginer
Ouvrir mes yeux et voir que ce que je rêvais, n’est pas à mes cotés
Rêvant juste de te voir et de t’admirer
Regardant les étoiles en espérant jamais t’y voir
Face à moi-même, je me rends compte que je t’aime
Face à moi-même, j’aimerais que tu m’emmènes.
Elea D.

Vanité


Alors lentement ils contemplent l’horizon
Teinté de pourpre et d’or
D’une voix pure ils proclament une oraison
En l’honneur d’Isidore :
« Ô Nature élégante et cruelle,
Monde mystérieux,
Toi qui caches dans ton apparence frêle
Le pouvoir des dieux.
Hier, ton souffle féroce et indomptable
Souleva l’écume
Isidore dut faire face à l’inévitable
Et tomba dans la brume.
Nature merveilleuse et luxuriante,
Refuge des passions
Tu pétrifies telle une Méduse riante :
Fatale navigation.
Là, dans ton scintillement crépusculaire
Est le soir de la vie
Un somptueux tombeau à ciel ouvert
Comble de l’ironie. »

Pauline S.

C. D. Friedrich, Paysage du soir avec deux hommes, 1830-1835


La nature est la source de notre vie,
C’est une découverte permanente.
Eclatante par sa beauté,
Elle enchante en un seul regard tout ce qui l’entoure.

Un souvenir, oui, un simple souvenir
Finit par me rappeler ces nuits d’automne où
Ta voix claire et douce me murmurait ;
« Rêvons, c’est l’heure »

A ce même moment, je sentis un vent léger,
Ce vent me transporta,
Et lorsque je levai la tête, je l’aperçus...

Cette lune, illuminant mon âme me regardait,
Nous regardait…
L’aube, douce et pâle apparut alors,
Et nous observions, en silence, cette nouvelle journée naissante…

Jehanne K-B.

C.D Friedrich, Homme et femme contemplant la lune, 1824.

Je suis,

Debout,
Là, devant nos souvenirs,
Nos rêves et nos promesses d’avenir
Tant de beauté et d’espérance,
Ce soir réveillent ma souffrance
Tu n’es pas là et je te cherche éperdument
Dans l’horizon, le soleil et le vent
Mes pensées se bousculent
Tu es si loin
Tu manques à ma vie …
Reviens !

Mélia B.S.

C. D. Friedrich, Femme au soleil du matin, 1818

Murmures


Je sens l’ardeur de tes flammes
En plus de ces arbres qui m’acclament
Ô femme, reste digne
Tu as quitté des hommes
D’autres t’ont quittée.
Des visages se sont vite estompés
Et d’autres continuent à te hanter
Quand cessera ce calvaire ?
Peut-être en hiver ?
Ton cœur s’embrase,
Ton visage fond en mille visages
Je les confonds.
Cet appel au désespoir,
Lune qui pleure.
Larme brûlante
Du cœur vers les yeux.
Du cœur vers les yeux.
Pour entamer la descente
Larme acide sillonne le visage.


Elle y laisse les rides
Elle atterrit dans un cœur empli de pleurs et vide de sang
Il y reste quelques sentiments
Il y reste le pardon.
Ô mère nature
Montre moi l’étendue de ton pouvoir
Ô femme, laisse la lumière te guider.

Iness K

L’Attente

Ton attente en mon sein,
Provoque mon déclin.
J’ai scruté au loin,
Mais ce fut en vain…
N’entends-tu pas mes plaintes ?
C’est dans ta seule étreinte,
Que je souhaite me plonger,
Cependant tu n’es point et je suis délaissée !
Où est celui que je chéris ;
Si ce n’est dans mes pensées.
Peut-être s’est-il égaré ?
Ou pire encore s’est-il enfui ?
Ou mort sous la mer en furie ?

Juliette C.

J. W. Waterhouse, Miranda et la tempête, 1916.

Paysage maritime

Les voiles basculent vers l’haut-delà.
Lorsqu' une mère s’unit d’un père,
Le ciel épouse la mer
En son centre, rugit un feu embrasé
Aux milles et une teintes orangées .
Bientôt, la laine viendra l’auréoler
Observé par mes yeux d’être passionné.
Comment l’eau et le feu fondent t’ils une si belle harmonie ?

Les nuages flottent dans les airs
Mes pensées divaguent et errent au rythme de leur mélodie .
Je suis ici tel un pauvre hère.
L’ivresse de ton eau me plonge
Alors, refait surface l’image de ce beau matelot
Son nez, ses yeux nacrés, sa bouche remplie de tendresse
Je ne suis plus qu’un homme submergé de tristesse.
Mes larmes ruisselantes rejoignent en douceur,
Ce bain au si belles couleurs.


L’eau se brise sur les rochers, Ils ne réagissent pas, aucune faille, aucune fissure, aucune blessure.
Le contraire de mon cœur endolori
O pourvu que la mer m’emporte !
Prends-moi dans tes bras ! Emporte mon âme !
Mais, La danse infernale de ses filles
Leur mouvement incessant de va et vient
Me rappelle : Que mon chagrin n’a point de fin.

Elsa C.

C.D Friedrich, Lever de lune sur la mer, 1822

Sur une vaste étendue je vois l’aurore du creux de mes rêves, je vois l’étoile encore danser dans les cieux qui s’éveillent. C’est là la définition de l’irréel et le miracle du réveil. Sur un chant d’oiseaux, aux plumes multicolores, la vie prend forme et l’équilibre se rétablit. Voici ce que je voulais te montrer : la douceur des notes qui changent, qui transforment le monde, la galaxie.

Il me répond d’un sourire et je vois sa lumière plus précieuse que le Soleil. Je ne veux pas partir, je ne veux pas laisser ce paysage de merveilles.

Il saisit sa peinture et ses couleurs sur sa page blanche. J’écoute encore cette mélodie jusqu’à m’enivrer et à mon tour sortir ma plume et retranscrire ce phénomène. Les mots me viennent de mon corps, de mon cœur, de mes yeux, de mes hanches. Ils sont en moi, ils sont tous une partie de mon corps qui ne veut que se montrer sur cette scène.

Le cristal de ce monde est l’eau de tous les hommes, femmes, animaux de cette Terre. Tu m’as fait découvrir cette pureté et aimer l’univers. De ces planètes, je ressens une connexion. De cette Dame, mère de la nuit, épouse des jours, et créatrice des ondes, je sens les lueurs qu’elle émet, je sens l’amour dans leur union.

Elise G.

C. D. Friedrich, Le Rêveur, 1835-1840.

Sereins étaient les flots lors de ma venue ;

O toi majestueuse nature, tu consoles ma vue.
La vie n’est-elle pas plus belle quand tu te réjouis ?
Est-ce la lumière qui embrume mes yeux ou mes propres flots enfouis ?
Incontestée est ta domination, je ne puis y résister ;
La grandeur de ta beauté me fait repenser au passé.

Noémie S.

Nature et Culture
L’attrait romantique pour l’Antiquité

Condamnation


Déambulant entre les foules quand soudain
Que diable cet œil égaré
M’eut foudroiement interpellé,
Le gaillard n’avait rien d’anodin
Sans scrupule, il dénude mon esprit
Troublé face à tous nos pêchés
Qu’avait-il appris ?
De ce drame il m’a arraché Sa stupeur me persécute, il m’étrangle
A m’en rendre complètement aveugle
Jamais de cette pénombre je ne sortirai
Toute l’amertume du monde que sa face dégageait
C’est une profonde tragédie
Que ce clair-obscur a capturé
Il est une pâle allégorie de la folie
Le désespéré

Océane S.

L’homme face à lui-même

Les métamorphoses du moi

Le Désespéré


Je pensais me connaître
Et me voilà, là face à mon être
Profond, mon moi intérieur.
Je me regarde mais ne me reconnais pas.
Ici, je me croyais heureux, et là plein de frayeur
Je me perds dans mes pensées, mes doutes et mes inquiétudes.
A cet instant, je deviens songeur.
J'ouvre les yeux soudainement sur ce moi
Cette conscience qui me pèse depuis des mois.
Pourquoi suis-je si bien près des autres
Et si seul, terrifié face à cet être
Que je fuis : ce moi-même caché et prêt à exploser.
J'avance à petit pas, pour le laisser derrière moi
En espérant ne plus me retrouver face à ce reflet qui me pétrifie,
Ce moi si sombre que je ne peux contrôler.

Océance W.

G. Courbet, Le Désespéré, 1844-1845.

Puis soudain le silence, dur et lourd,

Emplit le cimetière désolé.
D’un pâle soleil s’avançait le jour,
Rayonnant sur les calmes nuées.
O Vents d’Est taquins qui fatalement
Dispersaient au loin les chrysanthèmes.
Ainsi assise seule parmi les ornements
Et murmurant aux tombeaux un poème,
La jeune nymphe doucement pleurait
Devant l’unique famille perdue à jamais.
Maudissant les Grées cruelles, maîtresses
De sa mélancolie et injuste détresse .
La Grâce esseulée perdue dans l’abîme,
Avec pour seules compagnes intimes
Ses larmes, souvenirs d’un amour filial
Arraché par la Mort impartiale.

Marianne D. Maria

Delacroix, Jeune orpheline au cimetière, 1824.

Emilie D.C.

Autoportraits
Romantiques

HLP Terminale

Juliette C.

Emie G..

Elea D. ..

Manon A.

Mélissa C.

Noémie S.

Pauline S.

Salem B.

Marianne D.

Elsa C.

Création chorégraphique
Elèves volontaires de seconde LCA

Danseurs :
- Sally A.
- Yanis B.
- Maryline H.
- Lilia K.
- Vanessa R.
- Héloïse S.
- Julien T.
- Kenza W.

LES
PASSIONS
DANSANTES