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A la découverte de ISDES

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Sommaire

Petit village solognot situé en limite des départements du Cher et du Loir et Cher, jumelé à Luzice (République Tchèque), les isdois(es) sont toujours parmi les premiers villages fleuris du Loiret.

Histoire

Village

Origine

Origine

L'explication donnée par la bible des noms de lieux de France ne peut satisfaire personne.Isdes serait un "nom obscur, probablement pré latin, on peut penser à un type is-ate".En effet les solognots ne prononcent pas Isdes mais "Aïde" qui veut dire en français courant "aide". Comme autrefois, la paroisse comptait deux églises dont une dédiée à St Marc et l'autre à Notre Dame des Aydes, la démonstration pourrait sembler plausible mais les historiens sérieux ne sont pas convaincus.

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Blason

"Coupé d'or semé de molettes de sable et d'azur au lion léopardé d'or."Il a été adopté en décembre 1999.

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Histoire

Isdes a bénéficié en 1227, d'une charte de franchise : cette incitation au peuplement entraîna un accroissement du village qui devient un centre de défrichement.Il est possible que l'emplacement primitif du siège de cette seigneurie, attestée dès le 14e siècle, se trouve sur une motte non loin du château de Brenne. En effet, de l'époque médiévale, reste les mottes Berthiers, Buisson-Fort et Brenne, qui ont été des sièges de seigneuries vassales de Sully, ainsi que l'église.Les champs ont fourni d'autres traces de l'occupation d'Isdes à l'époque : - préhistoire : hache en silex blond - gallo-romaine : un palet très épais en verre, col d'amphore en terre blanche, 5 objets en bronze indéterminésPour en savoir plus :

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Terre sur laquelle s'exerce un droit, une puissance, une autorité du seigneur.

Récipient le plus utilisé dans l'Antiquité, pour le transport de produits de base comme le vin, l'huile, la bière, ...

- époque franque : 4 clés en fer- époque du Moyen-Âge : petit boulet en pierre, 2 aiguillettes en cuivre, éperon en fer, etc.

Isdes, se situant en Sologne, a subi les difficultés liées à cette région. En effet, pendant plusieurs siècles, les terres ne produisaient que de maigres récoltes, les bois n'étaient pas très productifs car ils étaient couvert de bruyères, de genièvre, de chardons et de bourdaine. De nombreux marécages existaient également, remplis de joncs, attirant les caquesiaux et les maladies allant avec (fièvre jaune, ce qui explique le surnom des solognots les ventres jaunes).Ce n'est que lorsque Napoléon III entreprit de défricher et d'assainir les terres de Sologne, que les paysans ont pu commencer à cultiver de meilleures terres (avec du seigle notamment).Par la suite, l'implication de la commune dans le mouvement de rénovation de la Sologne, dans la deuxième moitié du 19e siècle, se traduit par la reconstruction des maisons du 18e (la Martinière en est un bel exemple) ou par de nouvelles implantations avec des constructions en brique (la Giraudière de 1863).

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Bourdaine, est un arbuste qui fournissait une écorce purgative et un bois favorable à la fabrication du charbon. Les "bourdainières" étaient très nombreuses, ce qui a donné le nom au lieu-dit "les Bourdinières" mais aussi au "Guillaumes" qui est le nom des tamis permettant le tri des poudres d'écorces.

moustiques qui occasionnaient des piqûres donnant de la fièvre.

Aujourd'hui, ce bourg présente un bel exemple d'architecture solognote. La Sologne, qui a longtemps privilégié les maisons à colombages jusqu'au 19e siècle, développe de plus en plus les briques.Grâce à la présence de 3 rivières et à l'abondance de l'argile, plusieurs tuileries ont été installées au 19e siècle. Aux lieu-dits Mardelle et le Gué, on peut toujours voir les bâtiments des séchoirs. La plus importante était celle des Champs, toute proche du bourg, où ont été cuits en 1919, les différents éléments composant le monument aux morts.Tout d'abord destinées à restaurer les torchis, les briques se sont imposées comme un appareil à part entière. Posées à plat ou en "feuilles de fougères", elles ornent les façades alignées de la rue principale du bourg.

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Village

Le village fut longtemps isolé. En 1905, le tramway Orléans - St Marceau à Brinon sur Sauldre, s'arrête à la gare d'Isdes et rompt pour une trentaine d'années cette solitude. Il apportait le courrier et l'emportait le soir. Malheureusement, il fut supprimé en 1935.Par la suite, la circulation s'est accrue considérablement grâce à l'alignement de la plupart des maisons du bourg, selon le plan de 1866, pour faciliter le passage des véhicules empruntant la route départementale allant de Pithiviers à Aubigny.

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Métier en vogue au 12e siècle, c'est une personne qui conduit une charrette.

Isdes est encore très agricole. Cela tient en grande partie à la présence d'un plateau relativement riche ou moins pauvre que la moyenne des sols solognots, comprenant 4 388 ha du territoire communal.Les paysans, au fil des années, se sont équipés en matériel agricole plus modernes. Jusqu'à la 1ère Guerre Mondiale (1914 - 1918), les fermes fonctionnaient très bien, le fermier gagnait bien sa vie. Mais après la guerre de 1940, tout a décliné. Plus personne pour travailler la terre car les jeunes ne peuvent plus s'établir, les prix sont trop élevés. Ainsi beaucoup de fermes se sont transformées en résidence secondaire : 10% de la population qui possède 70% du foncier, vienne passer le week-end dans leur propriété, surtout pour la chasse.Malgré cela, il existe encore une douzaine d'exploitations agricoles où l'on cultive des céréales, du maïs. On y pratique l'élevage surtout pour le lait. Il y a également la présence d'une dynamique coopérative d'utilisation du matériel agricole : la CUMA.

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Il existe 3 fontaines dans le village : - la fontaine St Marc qui, parait-il, alimentait en eau les habitants des alentours - la fontaine St Jean dans les bois de la Haie - la fontaine Bourbon, sur les terres du Tertre, qui servait souvent d'abreuvoir aux bêtes de la ferme.

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Dans le milieu du bourg, vers 1905, il y avait un lavoir communal. depuis l'arrivée des machines à laver, il a été abandonné.C'était le lundi qu'il y avait le plus de laveuses.En ce temps-là, on faisait la lessive 2 à 3 fois par an. On mettait 12 ou 14 draps, des torchons, des chemises d'homme et de femme confectionnées en toile de chanvre ou de lin, qui étaient filées avec un rouet à la veillée. Pour faire la lessive, on prenait un cuvier en terre ou en zinc que l'on mettait sur un gros trépied. La lavandière installait le linge dedans et sur le dessus, on plaçait 2 sacs de cendre puis on passait de l'eau chaude à travers le linge. L'eau devenait toute jaune ! On appelait cela du lessu. Le lendemain, les femmes allaient laver ce linge à l'étang ou au lavoir.

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Au début du 20e siècle, il y avait beaucoup de commerçants et d'artisans dont 10 cafetiers, 2 hôtels, 2 coiffeurs, 1 marchand de volailles, 3 maréchaux-ferrants, 2 bourreliers, 3 charrons, 1 menuisier, etc. et dans le bourg, 16 petits cultivateurs.Aujourd'hui, pratiquement tous les métiers du bâtiment sont représentés. La plus importante entreprise locale est G. Charles, qui travaille dans le terrassement et la création ainsi que le curage d'étangs et de fossés.

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Eglise Notre-Dame

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IXe ou XIe siècle

Construction de l'église qui dépendait des moines de St Benoît sur Loire. La possession de l'église par le monastère s'explique par l'existence d'un chemin dit chemin d'Isdes à Bouteille qui permettait aux moines et aux habitants de fuir les envahisseurs normands, de traverser la Loire et de trouver refuge en Sologne.

XIIe et XIIIe siècle

L'église a subi de nombreuses transformations au cours des siècles avec notammement un remarquable caquetoire sur sa façade Sud. Il sera sans doute rebâti au XIXe siècle.

XVIIe et XVIIIe siècle

Agrandissement de l'église avec le auvent et la sacristie pour l'extérieur et plusieurs aménagements intérieurs (peinture sur toile représentant le Don du Rosaire, bénitier daté de 1694, statue de St Marc).

2017

2017

2017

L'église Notre Dame se compose d'une nef prolongée d'une abside en cul-de-four en maçonnerie de moellons calcaires, de silex et d'une sorte d'alios.le don du Rosaire à Saint Dominique et Sainte Catherine de Sienne, qui orne le maître-autel, est une peinture sur toile de la fin du 17e siècle. La Vierge et l'enfant Jésus transmettent aux deux saints dominicains l'instrument de lutte contre les hérésies.Le tabernacle et son gradin, ainsi que la statue de Saint Marc en bois polychrone, sont de la fin du 17e ou début 18e siècle.Notre Dame fut un lieu de dévotion à Saint Paxent, saint local qui était invoqué pour la protection des moutons et des brebis. On trouve, dans l'église, une huile peinte de la fin du 18e siècle représentant Saint Paxent.

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Conglomérat de sable et d'oxyde de fer.

Le Rosaire tire son nom du latin ecclésiastique rosarium qui désigne la guirlande de roses dont Marie est couronnée dans les représentations traditionnelles.

Doctrine, opinion émise au sein de l'Église catholique et condamnée par elle.

Le tabernacle est, dans une église catholique, le meuble qui abrite le ciboire contenant les hosties consacrées au cours de la messe. Il peut être réalisé en bois, en métal, en pierre. Il est en général placé auprès de l’autel.

Monument aux morts

Le monument aux morts est présent au cimetière depuis 1919.En forme de lanterne des morts, avec ses colonnades et sa coupole, il représente une chapelle. Constitué de briques, il a été restauré en 2014.Il est l’œuvre de Narcisse Désiré Coulon (1854 – 1930) qui était tuilier patriote. Il en a fait don à la commune.A l’origine, il y avait un soldat (un poilu) en terre cuite mais il a mystérieusement disparu !

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Petites curiosités

- Hôtel des voyageurs datant du 18e siècle.- Château de 1865 au lieu-dit Ste Claire. Il est en brique et ardoise, composé d'un étage carré avec un toit à long pan et un pignon couvert.- Château des 17e et 18e siècle au lieu-dit La Brenne.- Ferme la Martinière avec une étable et une bergerie datant du 18e, une grange et un logis du 19e, le nouveau logis du 20e, c'est une ferme à cour ouverte, en bois, briques et pan de bois.- Tuileries du 19e siècle : la Mardelle et le Gué.

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Le village est bordé par plusieurs rivières : le Beuvron, le Cosson et le Bec d'Able qui prend sa source à la Martinière.Isdes est également sur le tracé de la Méridienne Verte. Cet axe traverse la France du Nord au Sud depuis Dunkerque (Hauts de France) à Prats-de-Mollo-la-Presle (Occitanie).La commune est traversée par le GR3c, randonnée menant de Gien à Chambord.

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