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Transcript

une coopérative à taille humaine

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retour aux origines

Les exploitants se regroupent pour réduire les coûts de production.

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Alliance Bourg, une coopérative de petite taille comparée aux grands groupes de la région

Exportation en danger

Des aides insuffisantes

Depuis 2016, les ventes à l'étranger de l'Alliance Bourg ne cessent de diminuer

Les aides du gourvenement sont peu satisfaisantes pour les vignerons.

Malgré toutes ces difficultés la coopérative fait bloc et innove.

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Mutualiser les efforts

Sous un flot de difficultés, les vigneronsde l'Alliance Bourg tentent de garder la tête hors de l'eau

L'alliance fait la force

Hugo Bouët et Armelle Desmaison

Retour aux originesLa coopérative souhaite améliorer les conditions de travail des petits producteurs géographiquement proches les uns des autres. Cette alliance leur permet d’investir dans des chais, d’acquérir des outils, de travailler et d’affiner le vin dans l’optique de proposer aux clients des produits de meilleure qualité et ainsi de gagner en rentabilité. “On est resté à taille humaine par rapport à un certain nombre de coopératives qui ne cessent de se développer. Les grandes structures deviennent de grosses industries et cela crée un fossé avec les coopérateurs”, constate Christophe Doucet, directeur de l'Alliance Bourg.

Exportation en dangerLa coopérative Alliance Bourg distribue en grande partie ses vins sur le territoire français. Cependant, son chiffre d'affaires à l'exportation a drastiquement diminué entre 2018 et 2019. Pour cause, les échanges commerciaux à l'international ont chuté avec la crise sanitaire.Selon le rapport duConseil interprofessionnel des vins de Bordeaux, pour les derniers mois de 2020 la baisse de l'exportation des vins de la région n'a été que de 3% en volume. Les exportations ont connu une reprise fin 2020 ce qui explique cette baisse relativement faible. Cette embellie n'a cependant pas été constaté chez les vignerons de l'Alliance Bourg.La concurrence se renforce dans un secteur où de nouveaux acteurs puissants, tels que l'Australie et le Chili, occupent une place de plus en plus importante. La coopérative avait pourtant trouvé un bon partenaire pour accroître ses exploitations : la Chine. Cependant, celle-ci adéveloppé de nouveaux marchés avec des pays tiers.A cela s'ajoute le fort investissement chinois, depuis maintenant plusieurs années, dans la filière. "Les chinois avaient acheté en grande quantité, mais avec la crise sanitaire ils se retrouvent avec des stocks qu'ils n'arrivent pas à écouler et n'ont pas renouveler leursachats", explique Christophe Doucet, directeur de l’Alliance Bourg.Outre-Atlantique, les taxes instaurées par l'administration de Donald Trump n'ont pas facilité l'affaire. Mises en place le18 octobre 2019et annulées avec l'arrivée de Joe Biden au pouvoir, elles avaient imposé une surtaxe de 25% sur les vins de deux litres ou moins ayant un degré d'alcool inférieur ou égal à 14% dès leur arrivée sur le sol américain.

Des aides insuffisantesLa crise sanitaire est venue chambouler de manière brutale la coopérative. “Une grosse partie de la baisse de notre chiffre d'affaires est liée à la pandémie”. Unprêt garanti par l’Étata été accordé à la coopérative Alliance Bourg comme pour l'ensemble des entreprises françaises. “Nous avons fait un prêt de 500 000 euros”, explique le directeur.En revanche, l'Alliance Bourg n'a pas pu bénéficier d'aides supplémentaires. Son chiffre d’affaires ne cesse de diminuer entre 2019 et 2020 mais la coopérative n’atteint pas les critères requis pour avoir des subventions du gouvernement. “On ne rentrait pas dans les clous, il fallait une perte nette de 50% du chiffre d'affaires par rapport à l’année dernière, nous étions à 35%”, se désole Christophe Doucet.

Mutualiser les effortsPour s’en sortir, les viticulteurs sont prêts à faire des sacrifices. “Les chiffres d’affaires baissent, avec elle la trésorerie. Par ricochet ça se répercute sur les vignerons. Tout le monde est contraint de faire bloc",raconte Christophe Doucet.Dans le même temps, la coopérative se met au vert. L’alliance Bourg se tourne progressivement vers une production plus respectueuse de l’environnement. Déjà certifiéeAgriconfiance, elle bénéficiera prochainement du labelHaute Valeur Environnementale 3. “Les anti-phytosanitaires démontent un peu la certification. Mais pour l’acquérir, des points sont attribués au niveau de la protection de la biodiversité, de l’utilisation des produits phytosanitaires et de l’irrigation. Cela nous oblige à faire des efforts conséquents !” témoigne Christophe Doucet, convaincu que c’est un premier pas inévitable vers une mise au vert.