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A la découverte de CERDON

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Sommaire

Cerdon viendrait du latin Cerdonium (Seuron en ancien français) qui lui-même viendrait du mot gaulois dunossignifiant ''lieu élevé'' au sens propre ou au sens spirituel et par extension ''lieu fortifié''.

Blason

Eglise

Bourg

Histoire

Chemin de fer

Chateau

Nature

Blason

Adopté en 2003, il est coupé émanché au un, d'argent à un dragon ailé issant de gueules, d'azur chargé de 3 molette d'or.Ce blason s'inspire de l'étymologie qui voudrait que Cerdon provienne du mot gaulois ''Dunos'' qui signifie ''lieu fortifié''.La division de l'écu en coupé émanché rappelle visuellement la palissade d'origine.Pour en savoir plus :

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Le dragon est en référence à Sainte Marguerite, protectrice de la ville, mais aussi parce qu'il représente la vaillance et la vigilance en tant que gardien des trésors.Les 3 molettes d'éperon d'or sont empruntées aux armes des ducs de Sully qui présidèrent aux destinées de la commune pendant plusieurs siècles (du 13e au 17e siècle).

Cerdon est situé sur l'une des deux voies romaines d'Orléans à Sancerre.En 1853, la découverte de médailles romaines certifie l'occupation de Cerdon depuis l'Antiquité.Selon l'abbé Patron (vers 1872), Cerdon se serait appelé Sourdon ou Sourcedon car sur son territoire sablonneux produisant du seigle, du blé noir et du bois, il y a quand même 3 ruisseaux (la Mère, la Gravotte et le Surget) qui forment le Beuvron.Le duc de Sully est seigneur justicier de la plus grande partie de Cerdon. Pour l'autre partie, c'est le seigneur M. Dargens car il possédait une terre de 800 ha ''Villeson''.

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Origine

La rédaction des cahiers de doléances met à jour le malaise de la population.Pour en savoir plus :

L'artillerie de l'armée de la Loire campera sur Cerdon.

Durant cette période, des constructions voient le jour, Cerdon est en plein essor. La chasse et l'agriculture connaissent un développement considérable et Cerdon connaîtra son apogée en 1891.

Pendant la guerre, le Loiret devient un immense champ de bataille où les armées françaises résistent mais sont vaincues. Cerdon semble épargné par les violences même s'il est témoin des manoeuvres des armées et de la retraite des civils.

L'exploitation agricole continue avec les fermes des Absords, de l'Aulnay, Cierge et de la Lande. Elles offrent une mutation quasi complète du mode architectural solognot en plein développement.

XVIe siècle

1815

2nde moitié du 19e siècle

1870 - 1871

Jusqu'à nos jours

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2019

2017

2020

2021

2018

"Le terrain est sableux et maigre, ne produit que très peu de seigle et de sarrasin, pas suffisant pour nourrir la population. Le terrain occasionne des maladies sur les bêtes. La paroisse n'a pas de bois de feu. On se plaint de payer beaucoup d'impôts où le droit de dîme est de 1/14e de la récolte. Il y a une dépopulation rurale d'où un manque de main-d'œuvre agricole''.

Bourg

Cerdon est la plus vaste commune du canton de Sully et la seule (à part Sully sur Loire) à compter un millier d'habitants au milieu du 19e siècle.Les maisons à pans de bois des 17e et 19e siècles, les lavoirs typiques sur la rivière Surget et les locatures permettent de découvrir des éléments architecturaux solognots.La rue des Limousins atteste encore du passage des bouviers pour Paris, itinéraire également emprunté par les ouvriers du bâtiment. Elle tient son nom de la migration de la main-d'oeuvre saisonnière qui empruntait cet itinéraire vers Paris et des bovins.Pour en savoir plus :

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Maison d'ouvrier agricole dès le 16e siècle.

Personne qui s'occupe, garde ou conduit des boeufs.

Elle est représentative d'un mode de bâtir et de lotir des bourgs solognots.Ses 2 côtés sont bordés de petits logis d'ouvriers agricoles, contigus et tous construits en brique datant du début du 19e siècle.

L'hôtel du Dauphin, sur la place de l'église, est l'un des bâtiments les plus vieux du village. Vaste construction avec une cheminée monumentale, une grande salle attenante à la cuisine, une grande cour avec des écuries.De 1940 à 1945, au 20 route d'Argent, se trouvait un coiffeur-sabotier-épicier et un énorme marronnier devant la maison qui formait l'angle des deux rues. En entrant dans la maison de plain-pied : à gauche le salon de coiffure; à droite l'épicerie et le Père Jules vendait aussi ses sabots.Pour en savoir plus :

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Dans les années 1920 - 1960, il y avait 2 bourreliers matelassiers :- 29 route d'Argent (Marcel Rochu), sa boutique faisant le coin avec la rue de Dieu.- 2 route de Sully (Alexandre Gimard).Leurs ateliers faisaient entre 15 et 25 m². La période la plus intense était la moisson avec la réparation des toiles de faucheuse-lieuse.Nouveau presbytère dont la construction a commencé en 1870 car l'autre était dans un état de vétusté complet et prenait trop de place sur le chemin vicinal de Cerdon à St Florent.

Lavoir

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L'assemblée législative vote le 3 février 1851 la construction de lavoirs publics. Cette mesure est due à l'épidémie de choléra de 1849 et à la volonté de lutter contre le paupérisme.Ces lavoirs construits avec de modestes moyens, ont pris l'allure de petits temples rustiques que les femmes se sont appropriées.Ces lieux étaient souvent appelés ''hôtel des bavardes, moulins à paroles, bureau des cancans, etc.''Il y avait 4 lavoirs à Cerdon :- route de Clémont qui a été restauré- route de Clémont en suivant le mur d'un jardin- route d'Argent à la sortie du bourg (ces 3 lavoirs sont sur la rivière du Surget et comptaient 4 places)- route de St Florent, sur le Beuvron avec 10 places.

Etat de pauvreté d'une société

Eglise Sainte Marguerite

L'église mesure 37 m de long, 8 m de large dans la nef et 20 m dans le transept.L'édifice est classé Monument Historique en 1941.Pour en savoir plus :L'église est sous la vocable de Saint Jean-Baptiste et de Sainte Marguerite. Sainte Marguerite, fêtée le 20 juillet, est invoquée par les femmes enceintes pour que leur enfant naisse sans mal. Elle est représentée avec un dragon à ses pieds car elle est sortie du corps du dragon qui l'avait avalée.

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La première mention d'une église à Cerdon remonte à 1146. Il ne reste que quelques parties de la nef datant de cette époque.Reconstruite au 14e siècle, elle fut dotée d'un clocher-porche qui sera démoli durant les guerres de Religion mais reconstruit par la régente Anne d'Autriche.Le portail date du 15e siècle et l'horloge a été mise en 1846 par un tailleur de pierre de Gien, Jouard.

Mention que les moines de l'abbaye de Fleury ont jouissance de Cerdon et de son église. Ils édifient l'église avec une charpente en bois de châtaignier.

L'église est remaniée voire reconstruite ainsi qu'en témoigne le chapiteau du donneur mais les murs du 12e, entre la tribune et le transept, demeurent ainsi que les chapiteaux des Evangélistes. Elle est bâtie en forme de croix latine dans le style ogival.

L'église reçoit de nombreux ornements : portes, portails et piscines intérieurs de style flamboyant.

Les guerres de Religion amènent Coligny à se replier en Sologne. Il incendie l'église dont le clocher est totalement détruit. Le village devient protestant et la cure inoccupée.

La régente de France, Anne d'Autriche, fera rendre l'église au culte et reconstruire le clocher, accompagné d'un don, d'un retable de bois sculpté et doré.

1143

Fin XIIIe - Début XIVe siècle

XVe siècle

1562

1647

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Révolution

Sous la Révolution, les biens domaniaux de l'abbé sont vendus comme biens nationaux.

Une série de transformation a lieu : destruction du retable d'Anne d'Autriche, du jubé du 13e dont seul le Christ sera conservé, l'autel de pierre peinte et sculpté d'Anne d'Autriche seront remplacés par du "moderne" sans autre intention que de ''rénover'' la décoration de l'église

XIXe siècle

Une forme ogivaleest en forme d'ogive, c'est-à-dire d'arc aigu. Le style ogivals'applique aux édifices gothiques construits du XIIe au XVIe siècle.

Cette nouvelle forme dans l'architecture et les arts décoratifs apparaît au XVe siècle avec des nervures ondoient et serpentent comme des flammes.

Tribune formant une clôture de pierre ou de bois séparant le chœur liturgique de la nef.

2019

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Les différentes confréries et fêtes :Les confréries de Saint Eloi et de Sainte Barbe voient le jour vers 1869 ainsi que le pèlerinage de Saint Loup.Originaire de la région d'Orléans, Loup (ou Leu) devient évêque de Sens. Peu après, Clotaire II s'empare de la Bourgogne et fait assassiner son souverain Sigebert. Loup déclare alors au représentant de Clotaire, Farulfe, que les princes ont l'obligation d'obéir à Dieu. Furieux, Farulfe le fait exiler dans une région encore païenne que Loup évangélise.Un an plus tard, il peut revenir à Sens. Son retour triomphal est marqué par des miracles.Il meurt en 623.Il y a une chasse de Saint Loup en bois sculpté et doré datant du 18e siècle. Pour en savoir plus :

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Groupements de laïcs chrétiens.

Saint Loup est traditionnellement invoqué pour guérir de la peur et des convulsions. Fête le 1er septembre jusque dans les années 1980 à Cerdon.Il y avait autrefois une assemblée le jour de la Saint Jean. On s'adressait aussi à Saint Hubert avec cette prière :''Bon Saint Hubert, grand roi, de trois bêtes j'ai peur, du serpent, du chien fou, du loup enragé. Que ces trois bêtes n'approchent pas plus de moi que la plus belle étoile du ciel.''A la Saint Jean se faisait la louée, jour où on embauchait les domestiques de la ferme jusqu'au 24 juin de l'année suivante.

Chemin de fer

A la fin du 19e siècle, l'arrivée du chemin de fer aide au développement des campagnes en facilitant la circulation des marchandises.Le 17 juin 1874, la ligne Bourges - Argent - Sully - Beaune la Rolande est déclarée d'utilité publique. La ligne à voie unique de 154 km embranche à Beaune sur la ligne Paris - Lyon.La ligne Beaune la Rolande - Argent est mise en service le 18 mai 1884 et Argent - Bourges le 15 juin 1885.8 trains passaient tous les jours à la gare. Le trafic de voyageurs a été fermé en 1939. La ligne servie encore au fret mais le 30 mars 1991 a vu circuler le dernier train.Dès 1989, le Conseil municipal rachète le bâtiment pour en faire un gîte rural à partir de 1995.

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Château de Cerdon

Vers 1870, se construit le château actuel pour Auguste Ganneval, avocat, maire de la commune, dont sa fille épousa le comte de Rochefort. La propriété appartient toujours à la famille de Rochefort.Le château est adossé à l'église avec son parc ombragé, arrosé par les méandres du Beuvron. Aspect classique des châteaux de Sologne, construit sous le Second Empire : 2 pavillons épaulant le logis central, alliance de briques et de pierres, un étage, toit d'ardoises, lucarnes à fronton.Auguste Ganneval recevra plusieurs fois Louis Pasteur et sa famille dans son château. Le fils de Louis Pasteur, Jean-Baptiste (1851 - 1908), avocat, s'est marié à la mairie et à l'église de Cerdon avec Jeanne Boutroux. Le couple a exprimé la volonté d'être enterré au cimetière de Cerdon.Pour en savoir plus :

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C'est la famille Boutroux qui aurait construit le château des Mignans à Villemurlin. La famille paternelle de Jeanne est originaire de Coullons et de Cerdon. Ses parents habitaient à Paris, à Orléans ou au château des Ners à Cerdon.Après ce mariage, Louis Pasteur reviendra plusieurs fois au château des Ners ou aux Mignans. Il deviendra "propriétaire en Sologne" selon un acte notarial. La propriété sera revendue après le décès de Jeanne en 1932.

Château de Grand Val

En 1935, redoutant la guerre, l'Etat français achète la grande propriété du Grand Val à Cerdon pour y installer un dépôt de pyrotechnie.4 ans plus tard, une ligne de chemin de fer y voit le jour reliant Grand Val à la ligne Beaune - Argent sur Sauldre.Dès 1937, le Grand Val ressembla à une ville fourmillante où hangars, baraquements, chemin de fer, routes et même château d'eau apparurent.Mais quand la guerre fut déclarée, les travaux n'étaient pas finis et furent laissés à l'abandon.En juin 1940, Sully sur Loire avait été dévasté par les bombes. Pour sa reconstruction, on vint à Grand Val et fut sidéré par la surabondance du matériel laissé sur place.Pour en savoir plus :

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Les habitants de Sully en profitèrent pour dévaliser Grand Val. Ce pillage n'arrêta qu'à l'arrivée des allemands qui en firent un dépôt de munitions.De nos jours, ce site est devenu une colonie de vacances.

D'autres petits châteaux solognots se cachent dans la commune :- la Fauconnerie situé route d'Isdes,- la Boulaie- les Coccinelles qui est un rendez-vous de chasse,- la Presle- le château des Valliers.Ces demeures ressemblent davantage aux grosses maisons bourgeoises d'antan qu'à de véritables châteaux.

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Ferme de la Matelotte

Le 4 octobre 1940, un décret du Maréchal Pétain instaure le "statut juif" et l'internement des ''ressortissants étrangers de race juive". Ainsi, le 14 mai 1941, a lieu la 1e rafle de juifs parisiens. C'est 1 700 juifs qui sont envoyés à Pithiviers et 2 000 à Beaune la Rolande.Pour suivre le discours de Pétain, il y a une volonté de faire travailler les juifs pour remettre en valeur un espace rural en déshérence. Ainsi les internés vont être répartis dans 3 fermes de Sologne : la Matelotte à Cerdon avec 94 hommes et le Rozoir (91 hommes), Ousson (92 hommes) à Vannes sur Cosson. Ils vont y rester 1 an.

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Camp de travail des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Abandonné

A la Matelotte, deux granges sont aménagées en dortoirs sur un sol de terre battue. L'hygiène y est déplorable (un puits pour l'eau qui n'était pas potable et un demi tonneau pour se laver une fois par mois contre finances).Les internés doivent travailler sans outils, ni vêtements de rechange, ni matériel de culture et entretenir le potager, faire la corvée de bois, etc. Ils sont surveillés par une dizaine de gardiens mais sont libres dans les champs. Sur 119 détenus qui tentent de s'évader, 40% furent repris.Les fermes du Loiret ferment en 1942 : Ousson le 15 mars, la Matelotte et le Rozoir le 13 juillet. Les prisonniers sont réintégrés dans les camps de base à Beaune la Rolande d'où ils seront embarqués le 17 juillet 1942 vers Auschwitz, seuls 3% d'entre eux survivront.Pour en savoir plus :

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En allant vers l'étangs du Puits, sur la gauche, retrouvez la ferme de la Matelotte. On y voit encore le long de la route, le puits et en longeant le chemin forestier, on trouve les étables où les déportés du "billet vert" ont vécu pendant 1 an.A Cerdon, l'existence de ces "Kommandos" était ignorée par la population qui ne savait rien.Pour que ces fermes et ces hommes ne soient jamais oubliés, 2 panneaux ont été installés à la ferme de la Matelotte pour retracer leur calvaire.

Noël de Rochefort, un "As" originaire de Cerdon

Le titre d'"As" de guerre a été créé pour ceux qui avaient abattu au moins 5 appareils ennemis durant la Première Guerre Mondiale.Mobilisé dès le début de la guerre en 1914, Noël de Rochefort est dans le Service automobile aux armées. Passionné depuis toujours par l'aviation, il fait la demande d'entrer dans cette arme. Il est placé dans une unité de biplaces Farman de type 11, l'escadrille MF36 sur le front belge.Le 12 mars 1916, il fait équipe avec le Capitaine Perrin et ils mèneront victorieux un combat contre 2 avions ennemis.Pour en savoir plus :

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Noël reçoit à cette occasion la médaille militaire pour services rendus.Par la suite, les victoires s'enchaînent. Il recevra la Légion d'Honneur le 10 juin 1916.Avec 5 avions abattus, le 17 juillet 1916, c'est la nomination au titre "d'As" et il est promu au grade de sous-lieutenant.Mais le 15 septembre, il est porté disparu sur le front de la Somme. Une ambulance allemande le sortira de là, gravement atteint, et fait le nécessaire pour le sauver. Mais le 23 septembre, il meurt des suites de ses blessures.Il sera inhumé en terre occupée avec les honneurs militaires par l'armée allemande et sera rapatrié dans la chapelle familiale après la guerre.

Nature

Entouré par la forêt, une multitude d'étangs et baigné par le Beuvron et ses 3 affluents (la Mère, la Gravotte et le Surget) sans oublier les fontaines, Cerdon est un bourg ''typiquement solognot''.A l'origine, la forêt de Sologne était composée de feuillus : chênes, charmes, châtaigniers et bouleaux. Elle a commencé à diminuer vers les 11e et 12e siècles à la suite de grands défrichements sous l'impulsion des moines qui creusèrent les premiers étangs. Faute d'entretien ceux-ci se comblent et la Sologne devient une zone humide, marécageuse et insalubre.On doit à Napoléon III l'implantation massive de résineux afin d'assécher les terres, la forêt se modifie considérablement.Pour en savoir plus :

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La fin du 19e siècle, marque l'apogée de l'agriculture et de son peuplement. depuis les agriculteurs délaissent les terres peu fertiles qui sont affectées à la chasse. La forêt couvre à présent les 3/4 de la Sologne et est constituée de plusieurs grands types forestiers : la chêne claire, la chênaie-charmaie, la forêt alluviale, etc.

L'eau tient aussi une place essentielle dans ce paysage avec 3 200 étangs recensés.La plupart d'entre eux ont été créés pour drainer les eaux et assainir la région, mais aussi pour produire du poisson, abreuver les animaux et fournir de la végétation pour diverses utilisations.Il existe plus de 200 espèces d'oiseaux : canards, grèbes, mouettes, hérons, guifettes, etc. ainsi qu'unequarantaine d'espèces de mammifères, une trentaine de poissons, une dizaine de reptiles sans compter les insectes.Retrouvez toutes ces informations dans le + de Nature à disposition gratuitement dans les bureaux de l'Office de Tourisme.

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L'étang du Puits

A la limite des départements du Loiret et du Cher, la commune possède, en partage avec Argent-sur-Sauldre, un vaste étang : l'étang du Puits qui est le plus grand de Sologne.Depuis 1965, c'est un site classé, inscrit à l'inventaire protégé pour son paysage pittoresque et sa richesse animalière. Il a été également classé "site ornithologique" la même année car il constitue un des lieux privilégiés d'hivernage pour les oiseaux.Du côté de la réserve ornithologique, on peut observer 121 espèces d'oiseaux sauvages communes. Mais ce site protégé, avec sa grande roselière, est aussi un lieu propice à la venue d'oiseaux rares comme le héron pourpré ! Profitez de l'observatoire pour admirer les allées et venues de ces oiseaux.

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Une tradition rapporte qu'en des temps anciens existait un ermitage sur les lieux où sera creusé l'étang.Au 12e siècle, les ermites construisent une chapelle et quelques cellules au lieu-dit "Bois aux moines" situé dans la partie nord-est de l'étang actuel. Ceux sont sans doute eux qui construisirent le 1er étang d'une superficie de 20 hectares.Les moines quittèrent les lieux au début du 19e siècle. Les vestiges des bâtiments, aujourd'hui submergés, sont visibles quand l'étang est à sec.Puis vers 1860, on creuse l'étang définitif pour servir de réservoir au canal de la Sauldre sur une superficie de 180 hectares et 7 mètres de profondeur. En effet, Napoléon III qui séjournait souvent en Sologne, donne l'impulsion de construction du canal de la Sauldre.Pour en savoir plus :

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Religieux retiré dans un lieu désert.

Long de 46.810 km de Blancafort à Lamotte-Beuvron avec, entre les 2 extrémités, une dénivellation de 63 m d'où la construction de 22 écluses.L'alimentation est assurée par 2 prises d'eau dans la Sauldre.Pour régulariser le niveau du canal, on a construit le réservoir de l'étang du Puits : il soutient le débit en été et absorbe les excès d'eau en hiver.Il faudra 37 ans (1848 à 1885) pour construire ce canal qui servira principalement au transport de la marne, extraite à Blancafort, pour améliorer les terres de Sologne.Mais à partir de 1914, la chaux est concurrentielle et se transporte plus facilement. De plus, le canal ne résistera pas à l'arrivée du chemin de fer. Il aura transporté des matériaux jusqu'en 1940.

La légende de Nicolas le brochet

Depuis longtemps, les mariniers et bateliers venaient fêter le 15 août à l'étang, alimentant la légende du poisson Nicolas. Sacré belle pièce que ce brochet géant, si vieux qu'on affirmait qu'une talle de saule lui était poussée sur la tête ! On disait qu'il faisait 6 mètres de l'oeil à la queue.Malheureusement en 1986, quand on mit l'étang à sec pour le pêcher, il fallut se rendre à l'évidence. On récolta 22 tonnes de poissons mais pas de Nicolas ! Sans doute était-il mort depuis bien longtemps....

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Pousse formée à partir d'un bourgeon proche de la base d'une plante.

La catastrophe de l'étang du Puits

Le 20 juillet 1933, lors d'une sortie du patronage de Gien, 40 enfants âgés de 8 à 13 ans accompagnés de 2 curés, partent en promenade à l'étang du Puits.Certains enfants, après le pique-nique, partent faire un tour en barque sur "la trève", longue de 7 m et large de 1.60 m et limitée à 8 adultes mais ce sont 16 enfants qui embarquent avec l'abbé Brunet.Plus ils s'éloigent de la rive, plus les enfants commencent à être effrayés. Il suffira que l'eau d'un vivier à poisson éclabousse un des garçons et commence à se renverser au fond de la barque pour que tous les enfants, pris de panique, se lèvent et se précipitent à l'avant du bateau.Inévitablement, la barque coule. La plupart des enfants ne savent pas nager, quelques-uns s'accrochent aux planches, le curé, qui savait nager, aidera le maximum d'enfants avant de mourir noyé à la suite d'une hydrocution.Pour en savoir plus :

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C'est un réservoir où sont placés les poissons capturés pour les conserver vivants jusqu'au moment de leur consommation ou distribution.

Le drame s'est déroulé à 1 500 m de la rive d'Argent et 350 m de la plage de Cerdon.Les 12 petits corps et l'abbé seront retrouvés vers 19h30.Ce drame reste gravé dans les mémoires des cerdonnais.Une chapelle est érigée aux abords de l'étang, côté Argent, à la mémoire des 13 victimes. Baptisée Chapelle Saint Jacques le Majeur, elle a été inaugurée en octobre 1933 et a ensuite servie pour de nombreuses célébrations et messes tous les dimanches. Tombée en ruine au fil du temps, elle fut rénovée en 2010 et a une fresque représentant la pêche miraculeuse.

Loisirs à l'étang

L'étang du Puits est bien plus qu'une plage. Il y a le ski nautique, la voile, la marche aquatique, les pédalos, les chiens sauveteurs, les pêcheurs, la musique, .... C'est un véritable lieu de partage et de convivialité.

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