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Favoriser la collaboration entre les étudiants en génie

Par Audrey Raynault; Jean-Philippe Gouin; Judith Cantin; Marie-Isabelle Farinas; Benjamin Quessy; Jessy Anglehart-Nunes (2021) pour le Comité CIEL/E-CORE https://ceea.ca/fr/a-propos-de-ciel/

Les étapes d'un travail collaboratif

Des méthodes pédadogiques

1

Les actions des enseignants et étudiants

2

3

Cette page présente des moyens visant à favoriser la collaboration entre étudiants en génie.Passez la souris sur les chiffres, pour faire apparaître plus d'informations.Cliquez sur le + pour avoir plus d'informations.

Voici les étapes du travail collaboratifExploration des connaissances et du travail à faire.Cette étape se termine par la production d'un plan de travail (petite, moyenne ou grande envergure).Exécution de la tâche.Cette étape se termine par la complétion d'un travail à faire en équipe.Évaluation du travail collaboratif et des apprentissages.Cette étape se termine par la fin du travail d'équipe ou par le début d'une nouvelle itération du travail en équipe.

Les enseignants et les étudiants doivent poser certaines actions pour maximiser la collaboration. Elles se divisent en quatre dimensions :La cohésion d'équipeLa communicationLa coordinationLa synchronisation

Les pédagogies actives engagent les étudiants et soutiennent des apprentissages de plus hauts niveaux cognitifs. L'apprentissage collaboratif est un exemple de pédagogie active. Voici quelques méthodes pédagogiques favorisant l'apprentissage collaboratif.

(Re)exploration des connaissances et du travail à faire

Étapes du travail collaboratif

Exécution de la tâche

1

2

L'évaluation du travail collaboratif et des apprentissages (exemples de dispositifs)

Résultats

Plan de travail

3

Nouvelle itération

Adapté de Lundgren-Cayroll (2001) par Raynault, Gouin, Cantin, Farinas, Quessy, Anglehart-Nunes (2021)

Fin du travail

Cette page présente les étapes du travail collaboratif.Passez la souris sur les chiffres des étapes, pour faire apparaître plus d'informations.

Grille formatrice de la collaboration et du travail en équipeà distanceadaptée de l’unité HPR Polytechnique Montréal et deChiocchioet al. (2012)parRaynault, Leduc, Aubin et Cantin(2021).Version 1CritèresNiveau exceptionnelNiveau très bienNiveau bienNiveau en difficultéNon observéLa communication dansl’équipe:-Nous nous donnions de l’information utile qui a fait progresser le travail.-Nous partagions des connaissances qui ont fait avancer le travail.-Nous nous comprenions lorsque nous parlions du travail à faire.-Nous partagions des ressources qui aidait à la réalisation des tâches.-Nous communiquions nos idées au sujet du travail à faire.L’équipe :-Écouteactivement tous ses membres :vérifierapidement sacompréhensionetconsidèreles divergences de points de vue avec ouverture.-Démontresa capacité à donner et à recevoir de larétroactionen faisant preuve d’ouverture.- Utilise rapidement desstratégiesefficaces pour favoriser lacohésionetréduireles tensions.-Décrit très clairement sa cible commune, tous les membres en ont la même définition.L’équipe:-Écouteactivementlamajorité de ses membres :vérifiesacompréhension.-Démontresa capacité à donner ouà recevoir de larétroactionsans trop derésistance.-Utilise certainesstratégiespour favoriser lacohésionetréduitles tensionsaprèsun certain temps.-Décritsa cible commune, presque tous les membres en ont lamêmedéfinition.L’équipe:-Écoutecertains membres : tente de convaincre certains membres de leurs points de vue sans tenter de comprendre les leurs.-Démontrepeu sa capacité à donner et à recevoir de larétroaction, elle le fait avecrésistance.-Utilise peu destratégiespour favoriser lacohésionetréduitpeu ou pas les tensions.-Nedécritpas clairement sa cible commune, les membres ne ladéfinissentpas tous de lamêmemanière.L’équipe:-Ne s’écoutepas : voit laréalité demanièrebinaire et nedémontreaucune ouverture auxidéesdes autres.-Nedémontrepas sa capacité à donner et à recevoir de larétroaction.-N’utilise pas destratégiespouraméliorerson climat d’équipe, n’a pas decohésionet n’est pas en mesure de percevoir ou deréduireles tensions.-Nedécritpas sa cible commune, chaque membre en a sa propredéfinition.La synchronisation dans l’équipe:-Nous faisions le travail que nous devions faire au bon moment.-Nous faisions en sorte que nos tâches soient terminées à temps.-Nous nous ajustions afin de respecter les échéances.L’équipe :-Suitrégulièrementl’avancement destâchesde chacun.-Prévoitdemanièredétailléelestâchesà venir.-Organise et planifie régulièrement les rencontres en ligne.-S’entend rapidement sur les échéances des tâches à terminer.-Se présente toujours à l’heure aux réunions planifiées.L’équipe :-Suit l’avancement de certainestâches.-Prévoitlestâchesà venir.-Organise et planifie à l’occasion les rencontres en ligne.-S’entend sur les échéances des tâches à terminer.-Se présente presque toujours à l’heure aux réunions planifiées.L’équipe :-Ne suit pas l’avancement destâchessinon que par communication indirecte.-Prévoitpeu lestâchesà venir.-Organise et planifie peu les rencontres en ligne.-S’entend peu sur les échéances des tâches à terminer.-Se présente souvent en retard aux réunions planifiées.L’équipe :-Ne suit pas l’avancement destâches.-Ne prévoit pas les tâches à venir.-Organise et planifie jamais les rencontres en ligne.-S’entend jamais sur les échéances des tâches à terminer.-Se présente en retard aux réunions planifiées.La coordination explicitedans l’équipe :-Nous faisions le point au sujet de la progression du travail.-Nous échangions de l’information sur « qui fait quoi ».-Nous discutions de l’échéancier.L’équipe:- Discute desrôlesnécessaires* à son bonfonctionnement.-Distribue lesrôlesen fonction des besoins.-Définitles attentesliéesauxrôles*.  -Organise etopèretoutes ses rencontres demanièreàréfléchir, planifier et prendre desdécisionsensemble.-Définitdemanièredétailléelestâchesde chacun.-Adapte sonréseaude travail en fonction de latâcheet de ses besoins (réseaucentralisé/décentralisé*)-Débriefeà la fin de chacune de sesréunionssur son mode de fonctionnement.-Identifie facilement ses forces et ses faiblesses.-Se montre ouverte auxchangementsetprêteà passer à l’action pour s’améliorer.-Déterminedes objectifs de changement pertinents.L’équipe:- Discute desrôlesdetâchesmaispeu desrôlesd’organisation.-Distribue lesrôlesdetâchesen fonction des besoins et des forces de chacun.-Définitles attentesliéesà lamajorité desrôles.-Organise etopèrelamajorité de ses rencontres demanièreàréfléchir, planifier et prendre desdécisionsensemble.-Définitlestâchesde chacun.-Utilise unréseaudécentralisé.-Débriefesur son mode de fonctionnement à la fin de lamajorité de sesréunions.-Identifie lamajorité de ses forces et de ses faiblesses.-Se montre ouverte auxchangementsouprêteà passer à l’action pour s’améliorer.-Souhaite appliquer les recommandations.L’équipe:-Discute peu desrôlesdetâcheset d’organisation.-Distribue rapidement desrôlesdetâches.-Nedéfiniepas les attentesliéesauxrôles.-Organise peu ou improvise l’organisation des rencontres et travaille souventcôteàcôtedurant lesréunionsplutôtque de profiter dutemps ensemble pourréfléchir,définiret prendre desdécisionsensemble.-Identifie lestâchesde chacun et lesdéfinitpeu.-Débrieferarement sur son mode de fonctionnement à la fin de sesréunions.- Identifie quelques forcesoufaiblesses(parfois peupertinentesouprécises).-  Ne se montre pas ouverte aux changements ouprêteà passer à l’action pour s’améliorer.-Souhaite appliquer (ou peu) les recommandations, a desréserves.L’équipe:- Ne discute pas desrôlesnécessairesà son bon fonctionnement.-Ne prends pas le temps depréciserlerôlede chacun.-Neprécisepas ses attentes envers la participation de chacun.-N’organise pas sesréunionset distribue rapidement lestâchessans lesdéfinir.-Ne fait pas deréunionspour prendre desdécisionsensemble, elle laisseplutôtchacun des membres prendre lesdécisionsliéesà sa partie du travail.-Nedébriefepas sur son mode de fonctionnement et ne semble pas consciente de l’importance de le faire.-N’identifie pas ses forces, ni ses faiblesses.-Ne formule pas une analyse de sa dynamique.-Ne se montre pas ouverte aux changements niprêteà passer à l’action pour s’améliorer.-Ne souhaite pas appliquer les recommandations.La coordination implicitedans l’équipe :-Nous anticipions les besoins des autres sans qu’ils aient à les exprimer.-Nous réorganisions nos tâches instinctivement lorsque des changements étaient nécessaires.-Nous avions une compréhension implicite des tâches à réaliser.

Matrice PME : l'évaluation des contributions individuelles au travail en équipeDocument explicatif (cliquez pour télécharger)Exemple d'outil :

Comprendre et échanger des informations sur le travail à réaliser.Identifier les concepts et stratégies à réaliser.Déterminer les rôles de tâches et dans l'équipe.Planifier le travail à réaliser en mode synchrone

Partager des idées et connaissances.S'engager dans des discussions et réflexions qui aboutiront à des consensus.Synchroniser le travail d'équipe en maximisant l'efficacité des modes synchrone et asynchrone (alternance)

Évaluer les contributions individuelle et collective dans l'équipe et sa performance de collaboration.Bilan des stratégies adoptées.Rétroagir aux équipes d'apprenants.

Cohésion d'équipe

Coordination

Communication

Synchronisation

Interdépendance entre les dimensions

Optimiser la collaboration pendant le travail d'équipe : des actions et des comportements à mettre en pratique

Adapté de Chiocchio et al. (2012) et Landry (2007) par Raynault, Gouin, Cantin, Farinas, Quessy, Anglehart-Nunes (2021)

Adapté du modèle de Chiocchio et ses collègues (2012); Raynault (2020) et Landry (2007), nous présentons sur cette page,quatre dimensions de la collaboration pendant le travail en équipe. L'interdépendance entre la communication, la synchronisation et la coordination a été démontrée dans plusieurs études. Nous avons ajouté la dimension de la cohésion qui se situe au carrefour des zones d'affection et du travail de Landry (2007).Les actions ainsi que les comportements des enseignants et des étudiants ont un impact sur la collaboration entre les étudiants.Cliquez sur les dimensions pour obtenir un tableau présentant le détail de cette dimension. Chaque tableau présente les actions à poser par l'enseignant et par l'étudiant pour favoriser la collaboration.Cliquez de téléchargement pour obtenir une version PDF des quatre tableaux.

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Zoom sur l'apprentissage collaboratif

Méthodes pédagogiques

Apprentissage collaboratif = apprenant actif

Exemple d'une séance de cours

Exemple pour l'enseignement des mathématiques

Par Audrey Raynault; Jean-Philippe Gouin; Judith Cantin; Marie-Isabelle Farinas; Benjamin Quessy; Jessy Anglehart-Nunes (2021)pour le Comité CIEL/E-CORE https://ceea.ca/fr/a-propos-de-ciel/

Cette page présente l'apprentissage collaboratifCliquez sur le + pour avoir plus d'information sur cette étape.Cliquez sur les boutons de téléchartement pour obtenir une version PDF des documents.

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Pourquoi collaborer et travailler en équipe ?Quand les étudiants sont passifs, ils apprennent beaucoup moins que lorsqu'ils sont actifs. Les interactions entre les étudiants, les exercices avec des mises en situation réelles et l'enseignement par les pairs permettent de développer des habiletés cognitives de haut niveaux et d'obtenir de meilleurs résultats. Ainsi, l'apprentissage collaboratif est « une démarche active par laquelle l’apprenant travaille à la construction de ses connaissances et le formateur ou l’enseignant joue un rôle de facilitateur des apprentissages alors que le groupe y participe comme source d’information, comme agent de motivation, comme moyen d’entraide et de soutien mutuel et comme lieu privilégié d’interaction pour la construction collective des connaissances » (Henri et Lundgren-Cayrol, 2001, p. 34).Dans les vidéos suivantes, Steeve Masson, professeur à l'UQAM, présente pourquoi il faut favoriser des approches actives (en 2 minutes).