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La valorisation d'une archive du Lycée par des étudiants de Lettres supérieures du Lycée Saint-Sernin de Toulouse(LSHA - avril-juin 2020)

Le Lycée de jeunes filles de Toulouse pendant la Première Guerre mondiale : un hôpital militaire au cœur d'un lycée de 1914 à 1918.

Table des matières

Avant-propos

Présentation du projet

1. Le 2 août 1914 :

La transformation du lycée en hôpital

2. L'Hôpital n°17 :

Histoire et activité

3. Le comité de soutien à l'Hôpital n°17

5. La restitution des locaux au Lycée (1916-1918)

6. Et après ?

La mémoire de cet épisode

Chronologie générale

4. Des prisonniers de guerre allemands

Ressources et bibliographie

Photographies

Le 16 mars 2020, les établissements scolaires de France fermaient leurs portes jusqu'au mois de juin. Cours à distance, tâtonnements méthodologiques, expérimentations pédagogiques et professionnelles: comme tous les autres établissements, le Lycée Saint-Sernin a dû faire face à l'inédit.Un siècle auparavant, ce même établissement traversait, comme des centaines d'autres dans le pays, l'épreuve de la Première Guerre mondiale: en août 1914, le lycée se transformait en hôpital militaire et accueillait dès septembre ses premiers blessés, acheminés par le train depuis la zone du front. Deux années durant, les cours du lycée sont dispensés ailleurs que dans l'établissement, entièrement réquisitionné pour l'effort de guerre. Un comité de soutien à l'hôpital s'est constitué dès le mois d'août 1914 au sein du personnel du Lycée et s'est réuni régulièrement jusqu'en 1916. Les procès-verbaux de ces réunions sont conservés dans un petit cahier d'une quarantaine de pages. Ce carnet a été transcrit puis analysé par une quinzaine d'étudiants volontaires de première année de Lettres supérieures, entre avril et juin 2020, tandis qu'ils étaient eux-mêmes hors de leur établissement. Ce travail leur a permis de s'initier au raisonnement sur archives et à la construction du savoir historique. J'ai complété le carnet du comité par l'analyse de quelques documents conservés aux Archives Départementales de la Haute-Garonne (AD31). Nos échanges réguliers autour de leurs recherches et de leur questionnement ont permis de reconstituer le fonctionnement de l'établissement pendant ces années de guerre. Leurs hypothèses individuelles et collectives sont la trame de ce livret qui permet de documenter et d'éclairer un moment de l'histoire de notre Lycée.Qu'ils en soient ici remerciés: Leïla Abejean, Camille Aversenq, Noah Barry, Hannah Bastaert, Clara Bornes, Elisa Clédassou, Emma Clergue, Gladys Corsaut, Pauline Faure, Léonore Félix, Nina Kerdoncuff, Juliette Lagabrielle, Mélissa Monteau, Eva Picarel-Turchetto, Jimmy Toulouse.Monsieur François Olier, major du Service de Santé de l'armée de Terre, historien spécialiste des hôpitaux militaires des deux Guerres mondiales, a été d'une aide précieuse dans nos recherches contraintes par les conditions du confinement. Son blog et ses travaux nous ont beaucoup appris sur l'histoire des hôpitaux militaires. Il nous a très aimablement communiqué un trésor: quelques photographies issues du dossier de notre Lycée et conservées au Musée du Service de Santé des Armées du Val-de-Grâce (MSSA).Les auteurs de cette enquête espèrent communiquer aux lecteurs de ce livret la grande joie qui les a animés en reconstituant l'histoire de ce moment particulier, dont la découverte élargit sans doute notre regard sur les lieux. Bonne exploration !

Avant-propos et présentation

Marie Perny Professeure agrégée d'Histoire en Classes Préparatoires Littéraires Lycée Saint-Sernin, Toulouse

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Le Lycée en 1914

A quoi ressemblait le Lycée de jeunes filles de Toulouse en 1914 ?

INFO

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INFO

Entre 1914 et 1916, les classes sont accueillies en dehors du Lycée...

Baisse des effectifs et des ressources financières...

Notes :(1) F. Olier, p.43.(2) AD31, 2R25.(3) idem.(4) AD31, 3153W188

Au cœur de l'été 1914, tandis que sonne la mobilisation générale, le Lycée de jeunes filles de Toulouse se transforme aussitôt en un hôpital militaire. Il faisait partie d'une armature d'hôpitaux prévue de longue date: en application de la législation nationale sur les hôpitaux militaires mise en place en 1899 pour en améliorer le réseau et le fonctionnement sur l'ensemble du territoire (1), la direction du Service de Santé du 17e corps d'armée informe le préfet de la Haute-Garonne dans une lettre du 13 mars 1903 de la création d'un hôpital temporaire dans les bâtiments du Lycée de jeunes filles dès le lendemain de la mobilisation militaire, si une guerre devait être déclarée (2). Le 2 août 1914: une circulaire ministérielle demande à tous les chefs d'établissements désignés de dresser un procès-verbal de l'état des lieux avant l'installation des autorités militaires dans les locaux. L'hôpital hébergé au sein du Lycée de jeunes filles de Toulouse a le statut d'hôpital complémentaire et porte le numéro 17. Il fait partie des 65 hôpitaux militaires qui ouvrent en Haute-Garonne: des établissements régies par l'autorité militaires (2 permanents et 24 complémentaires) et des établissements bénévoles issus de la libre initiative de groupements privés (3).Le conseil pédagogique du 3 juillet prévoyait la rentrée pour le 1er octobre 1914, loin de s'imaginer qu'elle serait très perturbée (4) ... Où donc allaient se tenir les classes, tandis que les locaux du lycée se transformaient en hôpital? Quelles en seraient les conséquences sur le quotidien, les effectifs, l'internat et les finances de l'établissement?

Les locaux de substitution

Effets immédiats de la guerre

01

Le 2 août 1914, la transformation du Lycée en hôpital

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Entre 1914 et 1916, les classes sont accueillies en dehors du Lycée...

Baisse des effectifs et des ressources financières...

Ouvert en janvier 1884, le Lycée de jeunes filles de Toulouse entre dans sa trentième année en 1914. Il est dirigée depuis 1909 par Amélie Gonnet qui a succédé à la directrice fondatrice, Emma Baillaud, et compte 660 élèves, qui n'ont jamais été aussi nombreuses. On dénombre 23 classes: 11 classes pour les cinq années du niveau secondaire (correspondant aujourd'hui aux classes allant de la 4e à la Terminale), deux classes de 6e année, une littéraire et une scientifique (équivalent des classes préparatoires d'aujourd'hui), mais aussi dix classes du niveau primaire.Sans compter le personnel d'entretien, une cinquantaine de femmes y travaillent à des titres divers dans des charges d'enseignement, administratives ou de surveillance. Aux 19 femmes professeures du secondaire et aux 10 maîtresses des classes primaires, s'ajoutent une dizaine de professeurs du Lycée de garçons voisin (l'actuel Lycée Fermat) qui viennent dispenser quelques heures de cours aux jeunes filles.Les locaux s'étendent sur une vaste parcelle délimitée par les rues de la Chaîne, Gramat et Gatien-Arnoult (où se trouve l'entrée). Depuis 1905, les bâtiments de l'ancien couvent des Bénédictines ont été attribués au Lycée par la municipalité et sont en attente de travaux. A partir de 1910, la municipalité travaille à agrandir et rénover l'ensemble des locaux du Lycée: plusieurs plans sont réalisés par l'architecte de la ville et la directrice est confiante.Ce projet de longue haleine est interrompu par la guerre.

Les locaux de substitution

Effets immédiats de la guerre

A quoi ressemblait le Lycée de jeunes filles de Toulouse en 1914 ?

01

Le 2 août 1914, la transformation du Lycée en hôpital

Un extrait du projet d'agrandissement du Lycée envisagé avant la guerre et une photographie de la place St-Sernin au début du XXe siècle.

Projet d'agrandissement et de rénovation du Lycée de jeunes filles de Toulouse. Coupe réalisée par l'architecte en chef de la ville de Toulouse. 1er avril 1911.(Archives municipales de Toulouse, )

Place Saint-Sernin au début du XXe siècle, le jour du marché à la ferraille. La basilique est à droite; le mur de gauche sépare la place de la parcelle où se trouve le Lycée de jeunes filles dont l'entrée se fait rue Gatien-Arnoult et rue de la Chaîne. (Archives municipales de Toulouse)Pour un effet avant / après à plus d'un siècle d'intervalle: ici

Tous les locaux de l'établissement passent sous le contrôle de l'autorité militaire et sont réaménagés pour les besoins de l'hôpital (salles d'examen et de soin, dortoirs pour les blessés). La rentrée a pourtant lieu à l'automne mais dans des conditions matérielles très précaires et ce, jusqu'à l'automne 1916. Le Lycée fait paraître un avis dans La Dépêche pour annoncer que la rentrée se déroulera bien le 2 octobre (1).Les classes sont réparties dans deux adresses à proximité du lycée. Les cours du secondaire ont lieu dans les locaux de la Faculté des Lettres, rue de l'Université (actuelle rue Lautmann), que la mobilisation a vidé des étudiants. Les classes primaires rattachées à l'établissement sont regroupées dans une annexe de l'Université, rue du Taur (actuel bâtiment du CROUS). Les conditions matérielles sont très précaires comme en témoigne vingt ans après Mme Cazelles, la présidente des Anciennes Élèves.Un an plus tard, l'Économe du Lycée (l'intendante de l'époque), madame Blanchard, se démène encore pour tenter d'améliorer le quotidien de ces petites classes. La correspondance fournie qu'elle échange avec la Directrice du Lycée témoigne de son engagement énergique pour tenter de trouver des solutions aux problèmes de chauffage défaillant de la grande salle de la rue du Taur. Des poêles sont installés, mais on a omis d'y mettre un tuyau d'évacuation de la fumée... et plus aucun ouvrier des sept entreprises sollicitées n'est disponible pour remédier au problème: la guerre les a mobilisés. Madame Blanchard parle d'une «difficulté insurmontable». L'Économe du Lycée de garçons recommande une entreprise, mais là encore en vain (2).

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Baisse des effectifs et des ressources financières...

Effets immédiats de la guerre

Les locaux de substitution

01

Le Lycée en 1914

A quoi ressemblait le Lycée de jeunes filles de Toulouse en 1914 ?

Notes :(1) La Dépêche, 20 septembre 1914.(2) AD31, 3153W193, 10 novembre 1915.

Le 2 août 1914, la transformation du Lycée en hôpital

Madame Cazelles, présidente des Anciennes Élèves du Lycée de jeunes filles de Toulouse« A la rue du Taur, on mit à la disposition du Lycée une immense salle située à droite du porche d’entrée, celle-là même où les étudiantes donnent leurs fêtes. L’espace était suffisant pour recevoir toutes les classes primaires ; mais c’était, si j’ose dire, un espace libre : on ne pouvait songer à édifier des cloisons ; outre qu’on n’avait pas de crédits pour cet objet on comptait que la guerre serait très courte. La directrice acheta alors un ballot de serpillières. Et l’on développa la muraille flottante, muraille bien fragile, séparation purement morale, perméable à tous les bruits : d’une classe à l’autre, on entendait le claquement sec sur le plancher des socques agitées par de petites jambes toujours en émoi, et, par moments, les éclats de voix impérieuse des maîtresses disciplinaires. »(Bulletin municipal de la ville de Toulouse, juin 1934, p. 332-333)

Madame Cazelles, présidente des Anciennes Élèves du Lycée de jeunes filles de Toulouse.« A la rue du Taur, on mit à la disposition du Lycée une immense salle située à droite du porche d’entrée, celle-là même où les étudiantes donnent leurs fêtes. L’espace était suffisant pour recevoir toutes les classes primaires ; mais c’était, si j’ose dire, un espace libre : on ne pouvait songer à édifier des cloisons ; outre qu’on n’avait pas de crédits pour cet objet on comptait que la guerre serait très courte. La directrice acheta alors un ballot de serpillières. Et l’on développa la muraille flottante, muraille bien fragile, séparation purement morale, perméable à tous les bruits : d’une classe à l’autre, on entendait le claquement sec sur le plancher des socques agitées par de petites jambes toujours en émoi, et, par moments, les éclats de voix impérieuse des maîtresses disciplinaires. »(Bulletin municipal de la ville de Toulouse, juin 1934, p. 332-333)

La Dépêche, 20 septembre 1914

Extrait du plan de Toulouse dit "Plan Laffont", 1904. Archives municipales de Toulouse, 20Fi57

Autre conséquence de l'aménagement du Lycée en hôpital: la fermeture de l'internat. Un rapport rédigé en septembre 1915 par une commission chargée d'examiner la situation des hôpitaux aménagés dans les écoles de Toulouse précise que « sur les 220 internes qu'il comptait en 1913-1914, 40 seulement ont suivi les cours en 1914-1915» (1).Les internes boursières sont redirigées vers d'autres lycées avec internat ou incitées à être logées chez des particuliers. L'avis paru dans La Dépêche le 20 septembre sollicite d'ailleurs les familles disposées à accueillir des internes (2).La validation des comptes de l'année 1914 entérine une baisse d'effectif de 150 élèves (3). En 1915, 505 élèves sont inscrites pour 660 l'année précédente, ce qui grève le budget de l'établissement. La subvention municipale augmente de 10 000 F pour pallier la baisse de ressources (4).Le personnel de l'internat, privé d'emploi, est également dans l'incertitude. La sous-directrice, Mademoiselle Rey, peut conserver son logement de fonction et son traitement, mais sans indemnité de nourriture, tandis que la lingère et l'infirmière sont nourries et continuent leurs fonctions au service de l'hôpital, mais sans logement ni traitement. D'autres sont employées dans les services de la Mairie (5).

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Effets immédiats de la guerre

01

Le Lycée en 1914

A quoi ressemblait le Lycée de jeunes filles de Toulouse en 1914 ?

Notes :(1) AD31, 2R25, 15 septembre 1915.(2) idem.(3) AD31 , 3153W184, PV du CA du 21 mai 1915.(4) AD31, 3153W194.(5) AD31, 3153W184, PV des CA de mai et novembre 1915, mai 1916.

Les locaux de substitution

Entre 1914 et 1916, les classes sont accueillies en dehors du Lycée...

Le 2 août 1914, la transformation du Lycée en hôpital

La Dépêche, 20 septembre 1914

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Des médecins, des infirmières et un gestionnaire.

Notes :(1) F. Olier, p.43. (2) Archives du MSSA, Fiche historique et Etat sommaire des archives, n° 44611. (3) AD31, 3153W184, CA du 21 mai 1915.

L'hôpital n°17 est un hôpital complémentaire, organisé par le service de santé militaire. Il est l'un des 65 hôpitaux recensés en Haute-Garonne, toute catégorie confondue (1). Il est en service du 2 août 1914 à la fin de l'année 1918 (2).A son ouverture dans les locaux du lycée, il propose 300 lits pour des soins de médecine générale et dispose dès le mois d'octobre 1914 d'un service de radiographie. A la fin de l'année, l'hôpital accueille aussi des soldats convalescents. En 1915, au plus fort de sa sollicitation, le nombre de lits passe à 484 et il y a trois divisions de soins spécialisés: les typhiques, les tuberculeux et les nerveux, qui bénéficient d'hydrothérapie, de radiothérapie et d'héliothérapie (3). En mars, le médecin-chef sollicite pour la première et unique fois une aide financière de 300 francs auprès du Comité qui lui accorde. Le 4 juillet 1915, les activités sont réduites et l'hôpital est essentiellement un dépôt de convalescents.Le 4 septembre 1916, l'hôpital devient le Centre spécial de réforme qui examine le cas de tous les blessés soignés dans la région pour décider de leur renvoi au front ou de leur réforme.Le 27 décembre 1916, après qu'une partie des locaux ont été restitués au Lycée, l'hôpital occupe le bâtiment des Bénédictines et l'hôtel Dubarry, hormis les salles historiques du premier étage «présentant un intérêt artistique et archéologique». Son adresse est le 13 place St-Raymond et l'on y entre par la porte centrale de l'hôtel Dubarry. Il a encore 315 lits.

Le personnel de l'hôpital

Les soldats blessés

L'Hôpital complémentaire n°17 : histoire et activité

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Une photographie issue du fonds d'archives du musée du Service de Santé des Armées de l'entrée de l'hôtel Dubarry, transformé en Centre de réforme.

Ce sont trente médecins qui s'y côtoient ou s'y relaient pendant toute la guerre avec un effectif permanent d'environ 6 médecins présents de manière simultanée et des durées de service de quelques mois en moyenne (1).

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Deux d'entre eux sont restés un an (le major Boyer de septembre 1914 à août 1915 ; le major Cazes d'avril 1915 à avril 1916) et le major Micas a supervisé les deux dernières années de l'Hôpital entre janvier 1916 et janvier 1918. Ce sont des médecins civils, qui ont du endosser l'uniforme en tant que réservistes, pendant la période de la mobilisation. L'un d'entre eux, le docteur Saint-Ange, est connu des Lycées toulousains : avant la guerre, il se charge de la visite médicale des élèves, garçons et filles, devant passer certains concours. Il est aussi très investi dans l'association des anciens élèves du Lycée de garçons.

Notes :(1) Archives du MSSA. (2) PV du Comité du 5 septembre 1914 (3) PV du Comité du 28 janvier 1915(4) «Rapport sur les travaux de l'Académie de Législation», par M. Declareuil, secrétaire perpétuel, Recueil de l'Académie de Législation, Tome X (1932-1933), Toulouse, Privat, 1933, p. 219.

A la tête de cet hôpital, un gestionnaire civil. Il s'agit de Louis Fraissingea (1860-1933), professeur de Droit commercial à l'Université voisine.

Les soldats blessés

Le personnel de l'hôpital

02

Une photographie de groupe de membres du personnel de l'hôpital militaire n°17

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Il y a moins d'informations sur les infirmières, pourtant présentes et indispensables. 12 infirmières de le Croix Rouge y travaillent au mois de septembre 1914 (2). L'infirmière du Lycée, Mme Jean, sans emploi depuis la fermeture de l'établissement, y travaille également (3). Une infirmière, Mme Esquilat, est également membre du Comité de soutien.

Dans un discours d'hommage prononcé à l'Académie de Législation dont il était membre, il est décrit comme « un galant homme, plein de politesse et d'aménité », féru de poésie, mais également un peu hypocondriaque (« il se croyait toujours malade et vivait de régimes et de soins ») (4).

L'Hôpital complémentaire n°17 : histoire et activité

"Les Infirmières", chanson composée en 1916par A. Gremillet et P. Codini.(coupez le son de la musique de fond)

Louis Fraissingea (1860-1933), professeur de Droit commercial à l'Université de Droit de Toulouse.Toile de 1955, copie de celle réalisée en 1896, salle Hauriou de l'UT1.(dansToiles, gravures, fusain et sanguine. Une galerie de portraits à l’Université, ouvrage dirigé par Philippe Delvit, Presses de l'Université de Toulouse 1, 2006)

Archives du MSSA.

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Des médecins, des infirmières et un gestionnaire.

Il y a peu de renseignements directs et développés sur les malades et blessés qui ont séjourné dans cet hôpital: des sources périphériques sur l'organisation matérielle de l'hôpital et sur les activités du Comité de soutien de l'hôpital permettent de dégager quelques informations.L'hôpital, qui a offert entre 300 et près de 500 lits selon les moments, a été fréquenté du début à la fin de la guerre : D'abord par des soldats présentant des pathologies diverses et graves: typhus, tuberculose, maladie des nerfs, blessures nécessitant radiographie et chirurgie.Puis rapidement par des convalescents, qui occupent principalement les lieux à partir de juillet 1915. La carte postale envoyée par l'un d'entre eux et conservée aux archives municipales de Toulouse l'illustre. A partir de 1916, plusieurs centaines de soldats s'y rendent en tant que Centre de réforme pour l'examen de leur situation.Tout au long de la guerre, le Comité de soutien confectionne plusieurs centaines de paquets de linges pour les soldats rétablis qui repartent au front, ce qui atteste d'une fréquentation soutenue de l'hôpital.

Le personnel de l'hôpital

Les soldats blessés (1/2)

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Une carte postale envoyée par un soldat blessé à l'un de ses amis ...

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L'Hôpital complémentaire n°17 : histoire et activité

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Des médecins, des infirmières et un gestionnaire.

Les pv du comité révèlent trois catégories spécifiques de soldats qui transitent par cet hôpital et qui nécessitent un soutien particulier. Les soldats venant des régions envahies, c'est-à-dire celle du front nord-est.Les soldats qui partent pour le front d'Orient, à Salonique.« Les paquets ont été remis soit à des réformés des régions envahies qui se trouvent sans aucune ressources et qui ont été soignés à l’hôpital du lycée, soit à des hommes des mêmes régions qui partaient pour la Serbie et qui ont été signalés comme très nécessiteux. » (PV du 27 mai 1915) ; «les malheureux qui partaient pour l’Orient » (PV du 16 novembre 1916).Les soldats nord-africains.« Un très grand nombre de soldats bénéficiaires de dons sont des tirailleurs algériens complètement isolés en France et sans ressources. » (pv du 27 mai 1915)« Pendant ce mois il est parti un grand nombre de soldats et surtout de marocains ayant peu de ressources et ne retournant pas dans leurs familles avant d’être de nouveau dirigés sur le front. » (PV du 24 juin 1915)

Le personnel de l'hôpital

Les soldats blessés (2/2)

02

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L'Hôpital complémentaire n°17 : histoire et activité

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La mise en place du Comité

le 17 août 1914

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à destination des soldats

Notes :(1) Société de Secours des Blessés Militaires (SSBM), Union des Femmes de France (UFF), Association des Dames de France (ADF)(2) F. Olier, p.43.

Les Hôpitaux complémentaires n'étaient pas de ceux qui disposaient ordinairement d'un comité civil actif, contrairement aux hôpitaux auxiliaires que trois sociétés d'assistances aux blessés militaires avaient mis en place (SSBM, UFF et ADF) (1) ou aux milliers d'hôpitaux bénévoles organisés par des groupements privés (2). Pourtant un comité de soutien se forme spontanément dès le 17 août 1914, à l'initiative du personnel du Lycée de jeunes filles.

Les membres du Comité

La confection des paquets

Le Comité de soutien à l'Hôpital n°17

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Les activités du Comité

Les ressources du Comité

Lire les transcriptions

A partir de cette date, le Comité se réunit 23 fois jusqu'au 21 juin 1917. Chaque séance est l'objet d'un procès-verbal rédigé dans un cahier prévu à cet effet et qui a été le noyau de la présente étude.

Feuilleter le cahier numérisé :

Les réunions sont hebdomadaires jusqu'à la rentrée scolaire de 1914 en octobre et s'espacent progressivement pour devenir annuelles en 1916 et 1917. Chacune est l'occasion de récapituler les actions menées en faveur de l'hôpital et des soldats blessés, d'évoquer et de débattre de celles qui sont projetées, mais aussi de tenir les comptes du Comité, en toute transparence.

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à destination des soldats

A l'image du pays qui se mobilise sous la bannière de l'Union sacrée proclamée dès le 4 août 1914, les premières réunions du Comité témoignent d'une grande effervescence et d'un engagement fort pour la cause des blessés. La première réunion du 17 août, en plein cœur des vacances d'été, se fait en présence de 16 femmes, la plupart membres du personnel du Lycée dont la directrice, Mme Gonnet, des professeures, des membres de l'administration, mais aussi de Mme Cazelles, présidente de l'Association des Anciennes Elèves, et de Mme Fraissingea, épouse du gestionnaire de l'hôpital. C'est le moment de fondation du Comité dont le projet est résumé en ces termes:Détermination et dévouement sont au cœur des débuts du Comité. Dès la première séance, on insiste sur l'unanimité des participants et la mobilisation de tout un réseau autour du Lycée: le personnel du Lycée, les élèves, les anciennes élèves, les familles, etc. Les professeures assistées des élèves font des visites auprès des familles pour leur présenter l'initiative et récolter les premiers dons. Argent, linge, objets, fruits... Des permanences sont organisées au Lycée pour réceptionner les dons, notamment le linge, qui affluent dès le début.

Les membres du Comité

La confection des paquets

La mise en place du Comité

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Les activités du Comité

Les ressources du Comité

Le Comité de soutien à l'Hôpital n°17

“ Nous serions heureuses d’apporter à l’autorité militaire en faveur des malades et blessés qui seront soignés ici le concours de toutes les sympathies groupées autour du Lycée.”

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Les membres sont exclusivement des femmes: non seulement les hommes sont pour la plupart au front, mais l'institution du Lycée de jeunes filles détermine aussi cette caractéristique. Les femmes sur la photo des archives du Service de santé des Armées sont peut-être certaines de ces membres.La séance du 5 septembre 1914 mentionne que tout personnel est membre de droit du Comité. Sur les 38 personnels répertoriés au Lycée en août 1914, 20 sont investis nommément dans les activités du Comité. D'autres femmes sont membres du Comité, comme l'épouse du gestionnaire, Mme Fraissingea, Mme Cazelles, la présidente des Anciennes Elèves et d'autres, certainement des anciennes élèves et des épouses de médecins travaillant à l'hôpital.Quelques figures sont particulièrement impliquées dans la structuration du Comité:Mme Gonnet, directrice du Lycée, co-présidente du Comité. Elle est omniprésente dans son établissement où elle conserve son logement de fonction. Ses deux fils sont au front pendant la guerre: cela n'est jamais mentionné par quiconque dans aucune archive du Lycée. On mesure le sens donné à son engagement dans l'effort de guerre.Mme Cazelles, présidente des Anciennes élèves, co-présidente.Mme Blanchard, économe du Lycée, trésorière, qui veille à la bonne tenue des comptes.Mme Canet, surveillante générale, secrétaire du Comité qui rédige et signe chacun des 23 PV du carnet.Mme Durand, professeur de Lettres, qui supervise la confection des paquets et diverses commandes durant toute la guerre.

Les membres du Comité

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Le Comité de soutien à l'Hôpital n°17

Mme Préjeanprofesseur de Physique

Mme Gauretmaîtresse répétitrice

Mme Cazellesprésidente des Anciennes Elèves

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Anne-Marie de Roquette-Buisson (1869 1960), propriétaire d'un domaine viticole classé dans la région de Saint-Emilion, le Château Ferrand.

Amélie Rose Gonnet est la deuxième directrice du Lycée, entre 1909 et 1927. Née Gaudon, elle est agrégée de Lettres et est mariée à Pierre Gonnet, qui enseigne au Lycée de garçons de Toulouse. Elle a deux fils dont la nécrologie rédigée dans La Dépêche à sa mort le 31 janvier 1929 (ci-dessous) apprend qu'ils sont au front pendant la guerre. Aucune archive du Lycée ne mentionne ce détail. La fiche matricule de son fils Charles montre qu'il est parti au front en janvier 1916, âgé tout juste de 18 ans. Il devient journaliste à son retour.La nécrologie dresse le portrait d'une femme entièrement dévouée à son travail dont elle avait la plus haute conception, ce dont atteste Mme Cazelle en 1934.« Mme Gonnet, qui lui succéda, était une femme artiste, lettrée et naturellement distinguée. Elle eut la charge de diriger le Lycée pendant les années troublées de la guerre »Bulletin municipal de la ville de Toulouse, juin 1934, p. 332-334.La Dépêche, 2 février 1929

Marguerite Cazelles, née Neumann, (1874-1955). Photographie de la fin du XIXe siècle.Madame Cazellesa été élève du Lycée dès les premières années après l'ouverture en 1884 : elle témoigne de cette époque dans le discours qu'elle prononce en 1934 pour les fêtes du Cinquantenaire en tant que présidente des Anciennes Elèves. En 1914, elle occupe déjà cette fonction : à ce titre, elle co-préside le Comité de soutien à l'hôpital et en relaie les activités auprès des anciennes élèves qu'elle sollicite en 1915 pour relancer la trésorerie. Pendant la guerre, elle est aussi infirmière bénévole au sein de l'Union des Femmes de France, l'un des trois organismes de soutien des hôpitaux auxiliaires.Née Marguerite Neumann en 1874 à Bayonne, elle est la fille d'un vétérinaire militaire qui devient professeur à l'école vétérinaire de Toulouse. Sa famille est proche de la famille Baillaud (la famille de Benjamin Baillaud, directeur de l'Observatoire d'Astronomie de Toulouse, dont la soeur, Emma Baillaud, est la première directrice du lycée de jeunes filles). Elle se marie en 1899 à Toulouse avec Antonin Cazelles, professeur agrégé de Lettres, qui devient bientôt inspecteur d'académie. Il est inspecteur d'Académie à Toulouse à partir de 1912.(Caplat Guy, L'Inspection générale de l'Instruction publique au XXe siècle. Dictionnaire biographique des inspecteurs généraux et des inspecteurs de l'Académie de Paris, 1914-1939. Paris : Institut national de recherche pédagogique, 1997. pp. 202-203.)Mme Cazelles en 1934 (bulletin municipal de Toulouse)

signature de Mme CanetMadame Canet fut la surveillante générale du Lycée pendant les quatre première décennies de l'établissement, jusqu'à sa retraite en 1927, la même année que Mme Gonnet.En 1934, Mme Cazelles en dresse un portrait élogieux :« Mlle Canet, qui a servi le Lycée pendant plus de quarante ans: elle avait les cent yeux d’Argus, l’activité inlassable de la Biche au pied d’airain, la vivacité d’esprit et la promptitude de décision d’un chef de bataille. Sa mémoire était infaillible. Aujourd’hui encore, quand nous cherchons vainement le nom d’une de nos camarades de classe, elle nous le rappelle sans hésitation, elle ajoute à son nom de jeune fille son nom de femme et elle relate les incidents qui ont marqué son séjour au Lycée. »Bulletin municipal de la ville de Toulouse, juin 1934, p. 332-334.

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le 17 août 1914

Notes :(1)"Enfin il a été envoyé à des soldats de Salonique qui avaient écrit, et sur lesquels les meilleurs renseignements avaient été donnés, des paquets de linge et de conserves et à quelques-uns un peu d’argent." (PV du 16 novembre 1916)

Le Comité se concentre sur trois activités:Le soutien à l'hôpital qu'il assiste en finançant au début quelques équipements comme un chauffe-bain en août 1914 et des produits de pharmacie. L'entretien et la fourniture du linge des blessés, mais aussi la confection de paquets pour les soldats qui repartent au front.Le soutien et la correspondance avec des soldats sur le front d'Orient :

La mise en place du Comité

La confection des paquets

Les activités du Comité

03

Les membres du comité

Les ressources du Comité

Le comité de soutien à l'Hôpital n°17

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A la fin de l'année 1915, un soin particulier est porté aux soldats partant sur le front d'Orient, dans les Balkans et au nord de la Grèce. Souvent qualifiés de «malheureux», ils sont spécifiquement mentionnés dans les trois dernières réunions. Non seulement on destine des paquets de linge aux soldats partant sur ce front, mais une correspondance accompagnée d'un marrainage s'instaure entre ces soldats et les membres du Comité qui leur adressent linge, nourriture et argent (1).

Flanelle, laine et étoffes sont collectées et achetées en grandes quantités tout au long de la guerre afin de réaliser pantalons, caleçons, chemises, gilets, ceintures et chaussettes, selon les besoins des saisons et les sollicitations de l'Hôpital. Les élèves participent activement à la réalisation de ces effets, sous les directives vigilantes de Mme Durand, professeur de Lettres et de Mme Rouqueyral, professeur de couture. Mme Blanchard veille aux dépenses. Un ouvroir départemental s'installe au Lycée dès la fin de l'année 1914 : il emploie des femmes sans ressource pour confectionner du linge. Le Comité le sollicite tout au long de la guerre pour permettre à ces femmes de gagner un peu d'argent.

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le 17 août 1914

Très tôt, le Comité organise la réalisation de paquets de linge pour les soldats quittant l'hôpital. Ils comportent en général une chemise, un gilet de flanelle, une ceinture, un passe-montagne, des caleçons de laine et des chaussettes. Le nombre des paquets fournis n'est pas systématiquement indiqué, mais ils occupent la plupart des réunions jusqu'à la fin de la guerre. En novembre 1914, 75 paquets ont été distribués, 68 en juin 1915, une centaine pendant l'été 1915 pour un prix unitaire entre 7 et 10 francs. Le linge qui les compose est confectionné par les élèves et l'ouvroir départemental mais il faut aussi parfois l'acheter à l'extérieur, selon les périodes.Trois interrogations surgissent des échanges entre les membres du Comité:A qui doit bénéficier ces paquets? Progressivement, il est décidé que ce soit les soldats les plus démunis qui les reçoivent en priorité: les soldats venant des régions envahies et les nord-africains.Ne risquent-ils pas de faire double-emploi avec les paquets fournis par l'Etat? Le Comité défend leur réalisation lors de la réunion du 27 mai 1915.En novembre 1916, un léger désaccord pédagogique surgit entre la Directrice, Mme Gonnet, et le professeure qui supervise la confection des paquets, Mme Durand : Mme Gonnet souhaite que les élèves, revenues au Lycée à la rentrée 1916, accentuent les travaux de couture, qui figurent dans leurs emplois du temps classiques, au détriment du tricot et des lainage qui, selon elle, prennent trop de temps. Mais la confection des chaussettes de laine et Mme Durand semblent l'emporter: en juin 1917, 20 kg de laine sont commandés.

La mise en place du Comité

Les activités du Comité

La confection des paquets à destination des soldats

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Les membres du Comité

Les ressources du Comité

Le comité de soutien à l'Hôpital n°17

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Extrait du PV du 27 mai 1915:" Quelques critiques ont été recueillies au sujet des dons de paquets de linge aux soldats soignés à l’hôpital du Lycée et retournant au front : quelques personnes craignant que ces objets ne fassent double emploi avec ceux qui sont donnés par l’Etat.Tous les membres du Comité sont convaincus de la très grande utilité de ces dons directs dont les soldats bénéficiaires ont affirmé à plusieurs reprises leur reconnaissance. En autres motifs l’ensemble du “Touring-Club” français qui emploie de même manière la presque totalité des 5 millions 300 mille francs recueillis à la “Journée du 75” est de nature à nous rassurer.De même les envois personnels faits par la plupart d’entre nous à des officiers ou soldats au front prouvent que si l’Etat s’efforce d’assurer une reconnaissance de confort aux troupes il ne peut pas tout faire.A l’unanimité il est donc décidé de continuer le don d’un paquet de linge et d’efforts choisis selon la saison à tout soldat ayant passé un mois au moins à l’hôpital du Lycée et le quittant pour 8 jours de convalescence avant de retourner au front, lorsqu’il est signalé comme nécessiteux par l’autorité administrative de l’hôpital.Un très grand nombre de soldats bénéficiaires de dons sont des tirailleurs algériens complètement isolés en France et sans ressources. "

Extrait du PV du 16 novembre 1916:«Madame Durand qui s’occupe toujours avec dévouement de cette distribution insiste pour que les élèves confectionnent des chaussettes et des cravates en laine.Madame Gonnet fait remarquer que les élèves ayant repris régulièrement au lycée les cours de couture il est à désirer qu’elles fassent peu de lainages. Les chaussettes surtout sont longues à faire et il semble qu’on peut en trouver de toutes confectionnées qui sont presque aussi chaudes et aussi solides que celles que l’on peut tricoter.Madame Durand insiste pour qu’on distribue aux élèves le plus de laine possible afin qu’elles ou leur famille puissent se mettre à l’ouvrage. Il est décidé qu’on achètera 10 kilos de laine ce qui peut fournir environ 80 paires de chaussettes. Pour les autres acquisitions elles seront faites par Madame l’Econome au fur et à mesure des besoins et des demandes de Madame Durand. »

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Notes :(1) PV du Comité, 5 septembre 1914. (2) id., 26 novembre 1914. (3) id., 16 novembre 1916.

Le Comité a disposé d'une trésorerie tenue rigoureusement et présentée régulièrement au CA de l'établissement. Les ressources du Comité dépendent entièrement des dons.

Les ressources du Comité

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Le comité de soutien à l'Hôpital n°17

Dès la première semaine, la caisse s'élève à 1800 francs. Au total, plus de 10 500 francs auront été collectés tout au long de la guerre dont plus de 8500 francs ont été dépensés en juin 1917, avec une encaisse permanente de 2500 francs en moyenne. Le personnel du Lycée, les élèves et leurs familles, les anciennes élèves contribuent dès le début, ainsi que certaines personnalités ou organismes toulousains: le doyen de la faculté de Droit, M. Hauriou, offre 30 francs, de même que la Ligue Maritime verse 200 francs en septembre 1914 (1). Le gestionnaire M. Fraissingea est collègue du premier et, en tant que spécialiste de droit de la navigation commerciale, est membre de la deuxième. L'école primaire de filles de la place Dupuy adresse 100 francs collectés par les élèves en novembre 1914 (2). Après un moment de stagnation qui alarme le Comité en novembre 1915 où l'encaisse n'est plus que de 761 francs, la mobilisation des anciennes élèves et de riches donateurs relancent les recettes en 1916. Les anciennes élèves organisent une journée spéciale avec une loterie pour récolter des fonds (1200 francs) et M. Sarrau donne à deux reprises 500 francs en 1916 et 1917, via l'Œuvre Philanthropique du Vin, fondée par la famille Rothschild (3): il s'agit vraisemblablement de Maurice Sarrau, directeur du journal La Dépêche, mais aussi sénateur de l'Aude et engagé dans les rangs de l'armée.

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Notes :(1) AD31, 2R25 (2) Archives du MSSA, Fiche historique et Etat sommaire des archives, n° 44611.

En plus de l'hôpital militaire, le Lycée a accueilli en son enceinte un cantonnement pour prisonniers de guerre allemands blessés. Dès le début de la guerre, Toulouse voit arriver des convois de prisonniers, comme en atteste La Dépêche. Le carnet du Comité n'y fait pas référence une seule fois, pas plus que la correspondance du Lycée disponible aux Archives départementales. Une lettre du Maire de Toulouse adressée au Préfet en date du 2 septembre 1915 évoque bien le cas d'une école primaire affectée aux prisonniers de guerre et en suggère le déplacement (1). Mais pas un mot du Lycée de jeunes filles à ce sujet. La chronologie de l'hôpital militaire que dresse le Service de Santé établit que les premiers prisonniers allemands prennent leur quartier dans l'hôpital n°17 à partir de la fin du mois décembre 1915 (2). Madame Cazelles, la présidente de l'Association des Anciennes élèves, membre active du comité de soutien à l'hôpital, évoque en 1934 la présence des soldats allemands.

Des prisonniers de guerre allemands:

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Une photographie issue du fonds d'archives du musée du Service de Santé des Armées montre une vingtaine de ces prisonniers.

Madame Cazelles, présidente des Anciennes Élèves du Lycée de jeunes filles de Toulouse.« Un jour, des palissades se dressèrent dans le jardin ; des portes furent condamnées et nous eûmes comme voisins les prisonniers allemands, nous disions alors les prisonniers boches. A travers les interstices des planches, qui constituaient la palissade, nous pouvions voir les boches installer une longue rangée de lavabos rustiques le long du hangar qui rejoint l’internat ; nous les entendions faire leurs exercices d’assouplissement, car, même en captivité, ils observaient une stricte discipline ; le jardin à la française fut rempli de plants d’angélique (il en reste encore quelques-uns), et, dans la petite cour intérieure des Bénédictines, où s’ébattent aujourd’hui les bébés du Jardin d’Enfants, s’élevèrent des cages à lapins ; ainsi, les prisonniers comblaient le vide des journées oisives et variaient la monotonie de leur ordinaire. »(discours fait pour le cinquantenaire du Lycée p. 332-333)

Madame Cazelles, présidente des Anciennes Élèves du Lycée de jeunes filles de Toulouse.« Un jour, des palissades se dressèrent dans le jardin ; des portes furent condamnées et nous eûmes comme voisins les prisonniers allemands, nous disions alors les prisonniers boches. A travers les interstices des planches, qui constituaient la palissade, nous pouvions voir les boches installer une longue rangée de lavabos rustiques le long du hangar qui rejoint l’internat ; nous les entendions faire leurs exercices d’assouplissement, car, même en captivité, ils observaient une stricte discipline ; le jardin à la française fut rempli de plants d’angélique (il en reste encore quelques-uns), et, dans la petite cour intérieure des Bénédictines, où s’ébattent aujourd’hui les bébés du Jardin d’Enfants, s’élevèrent des cages à lapins ; ainsi, les prisonniers comblaient le vide des journées oisives et variaient la monotonie de leur ordinaire. »(discours fait pour le cinquantenaire du Lycée p. 332-333)

La Dépêche, 11 septembre 1914La Dépêche, 20 septembre 1914

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et la réouverture de l'internat

Travaux et remise en ordre

Notes :(1) AD31, 2R25, 15 septembre 1915(2) idem.

Dès 1915, la municipalité de Toulouse sollicite le préfet pour que l'autorité militaire rende les établissements scolaires à leurs fonctions éducatives. Au sujet du Lycée de jeunes filles, le maire, Jean Rieux, écrit: Une commission réunissant le préfet et le rectorat dresse un tableau de la situation pour les 14 établissements scolaires de Haute-Garonne concernés, dont 8 à Toulouse, dont le Lycée de garçons (actuel Lycée Fermat) ou encore l'école primaire supérieure Berthelot (actuel Lycée Berthelot). Concernant le lycée de jeunes filles, elle prend acte de la demande du maire mais remarque qu'il ne propose aucune solution de substitution. Elle souligne le rôle indispensable que l'hôpital 17 joue: Il faut également rappeler qu'un ouvroir départemental y est installé depuis 1915 et y fait travailler des femmes sans ressources pour confectionner du linge pour les soldats.

Réhabilitation des locaux...

... et déboires divers

La restitution des locaux au lycée (1916-1918)

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Une restitution progressive

« Le Lycée de Jeunes Filles est en ce moment bien moins un hôpital qu'une caserne, un dépôt de convalescents. Le retour à sa destination normale serait désirable. Les familles de la région réclament avec insistance la réouverture de l'Internat dont la suppression a d'ailleurs causé à la Ville des pertes sérieuses » (1).

« C'est un hôpital-dépôt de convalescents où passent une foule de blessés et de malades qui y séjournent plus ou moins longtemps en attendant pour la plupart, suivant les cas, le règlement de leur situation, congés, instructions des retraites et réformes. Un tel hôpital doit forcément se trouver à Toulouse où il ne saurait être remplacé » (2).

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Travaux et remise en ordre

Notes :(1) AD31, 3153W188, Conseil des maîtres du 12 janvier 1916.(2) AD31, 3153W194, CA du 28 novembre 1916.(3) AD31,3153W184, CA du 20 novembre 1916.

Le Lycée récupère progressivement ses locaux au début de l'été 1916 (1). Pendant deux ans, les activités du Lycée ont cohabité avec celles de l'hôpital et des prisonniers de guerre.Lors des cérémonies du cinquantenaire du Lycée en 1934, la troisième directrice évoque la situation dans son discours.Si 70 lits sont toujours réservés à l'hôpital militaire (2), l'internat rouvre dès la rentrée 1916 et accueille 67 élèves sur les 590. Il a fallu l'équiper en vaisselle et literie, ainsi que rétablir la ferme dans le quartier de Croix-Daurade qui l'approvisionnait en légumes avant la guerre (3). Les effectifs continuent d'augmenter aux rentrées de 1917 et 1918 ce qui incite la direction du Lycée à demander à plusieurs reprises que les bâtiments des Bénédictines, encore occupés par l'hôpital militaire, soient rendus à l'usage de l'établissement pour répondre à la demande des familles et aux besoins d'extension des usages pédagogiques (4). Un mois après l'armistice du 11 novembre 1918, l'hôpital occupe toujours les bâtiments et le conseil d'administration du Lycée réitère sa demande d'en récupérer l'usage (5)...

Réhabilitation des locaux...

... et déboires divers

Une restitution progressive

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(4) AD31, 3153W184, CA du 19 novembre 1917.(5) AD31, 3153W184, CA du 7 décembre 1918.

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La restitution des locaux au lycée (1916-1918)

Madame Falcucci, troisième directrice du Lycée, de 1928 à 1940.« En 1916, les locaux sont rendus au Lycée. D’un côté, vers les Bénédictines, l’hôpital, un ouvroir, un cantonnement de prisonniers, et, dans le parc, des blessés cherchant le soleil ; de l’autre, dans les vieux bâtiments de la rue Gatien-Arnoult et ceux plus récents de la rue Gramat ou de la rue de la Chaîne, la vie scolaire reprend… Images de la guerre, images du travail, séparées par un mur… »(Bulletin municipal de la ville de Toulouse, juin 1934, p. 352)

Madame Falcucci, troisième directrice du Lycée, de 1928 à 1940.« En 1916, les locaux sont rendus au Lycée. D’un côté, vers les Bénédictines, l’hôpital, un ouvroir, un cantonnement de prisonniers, et, dans le parc, des blessés cherchant le soleil ; de l’autre, dans les vieux bâtiments de la rue Gatien-Arnoult et ceux plus récents de la rue Gramat ou de la rue de la Chaîne, la vie scolaire reprend… Images de la guerre, images du travail, séparées par un mur… »(Bulletin municipal de la ville de Toulouse, juin 1934, p. 352)

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et la réouverture de l'internat

Notes :(1) AD31, 3153W184, CA du 20 novembre 1916.

De 1916 à 1918, les bâtiments des rues de la Chaîne, Gramat et Gatien-Arnoult sont progressivement rendus par l'autorité militaire au Lycée, tandis que l'hôpital investit uniquement le bâtiment des bénédictines et l'hôtel du Barry – hormis le 1er étage et les salles historiques. Cette restitution s'accompagne de travaux conséquents de remise en ordre des lieux et de réparations. Un inventaire minutieux des travaux est réalisé, associé à une comptabilité complexe. Le Lycée devait être rénové à la veille de la guerre: les détériorations provoquées par l'installation de l'hôpital militaire ne font que souligner l'urgence de cette rénovation.Lors du conseil d'Administration du 20 novembre 1916, la Directrice admet que «l'on ne pouvait exiger du Service de Santé la remise à l'état de neuf de locaux qui étaient fort détériorés au moment où il en avait pris possession» (1).Les autorités militaires s'engagent à effectuer l'essentiel des travaux. La municipalité de Toulouse accepte d'en avancer l'argent que le Ministère des Armées remboursera. Les sources mentionnent l'avantage de la main d'oeuvre militaire pour la réalisation des travaux: s'agit-il des soldats réformés? Ou bien des prisonniers allemands? La municipalité prend en charge les frais concernant l'internat qui est municipal et demande à l'Etat de partager les frais de réhabilitation du reste des locaux.

Une restitution progressive

... et déboires divers

Réhabilitation des locaux...

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La restitution des locaux au lycée (1916-1918)

Extrait de l'état des lieux dressé le 26 septembre 1916 par Mme Blanchard, Econome du Lycée, pour constater les détériorations.(AD31, 3153W194)

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et la réouverture de l'internat

Notes :(1) AD31, 3153W194.(2) idem.En fond, extrait du plan de 1896 sur la construction des marquises (AMT).

L'Économe, madame Blanchard, est comme toujours très active (1). Le 26 septembre 1916, elle dresse l'inventaire des réparations nécessaires et des objets détériorés. Les poêles sont hors d'usage quand ils n'ont pas disparu, de même qu'une bonne partie du mobilier élémentaire. Trois grands travaux sont envisagé urgemment:Les toilettes de l'externat: Mme Blanchard doit batailler ferme avec un artisan plombier pour leur installation. Elle souhaite voir les voir équipés d'eau courante, ce que l'artisan ne semble pas prêt de faire (lettres des 16 et 21 octobre 1916).Les panneaux de verres qui composent les marquises dans les cours tombent régulièrement au risque de blesser les élèves comme c'est déjà arrivé une fois. L'Econome alerte l'architecte de la ville sur leur dangerosité (lettre du 24 octobre 1916).Le plafond du cabinet et de la salle de Physique s'est effondré. Celui du cabinet est réparé en septembre 1917, mais pas celui de la salle: l'Économe relance l'architecte de la ville à ce sujet dans une lettre du 16 mars 1918...Le 18 juin 1917, la Directrice écrit au Directeur des Postes pour demander l'installation d'un nouvel appareil téléphonique pour remplacer celui déjà en place qualifié de « défectueux» (2). Le 6 juillet, le Directeur des Postes répond qu'il ne peut pas accéder à cette requête en raison d'une pénurie d'appareils et de la nécessité de privilégier la Défense nationale en équipement...

Une restitution progressive

Réhabilitation des locaux...

... et déboires divers

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Travaux et remise en ordre

La restitution des locaux au lycée (1916-1918)

AD 31, 3153W194

AD 31, 3153W194

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(2) Bulletin municipal de la ville de Toulouse, juin 1934, p. 336.(3) AD31, 3153W273.

Tandis que le Lycée de garçons de Toulouse célébrait la mémoire de la Grande Guerre dès 1923 avec l'inauguration d'un monument aux morts au sein de l'établissement (1), le Lycée de jeunes filles n'a pas matérialisé la mémoire de cet hôpital militaire ni de cet épisode pourtant marquant. Vingt ans après, les célébrations du cinquantenaire de l'établissement en 1934 ont été néanmoins l'occasion de l'évoquer. Si la directrice Amélie Gonnet est décédée en 1929, la présidente des Anciennes Elèves, Mme Cazelles, qui assurait déjà cette fonction pendant la guerre et présidait le comité de soutien, retrace en quelques phrases le fonctionnement du Lycée pendant la guerre, comme on a pu le lire dans ce livret. Jules Julien, adjoint au maire en charge des affaires scolaires et qui l'était déjà entre 1914 et 1918, l'évoque aussi pour expliquer que la guerre a retardé la rénovation de l'établissement (2).Le portail rue de la Chaîne portant l'inscription « Hôpital complémentaire / Dépôt de convalescents» reste jusqu'au milieu des années 1930 quand des travaux sont réalisés.En 1939, alors que la guerre éclate, on songe à rouvrir l'hôpital militaire: un inventaire est dressé, notamment des réserves en substances chimiques (3). Mais la défaite de juin 1940 met fin à l'opération et le Lycée reste ouvert.En 2020, tandis qu'éclate la crise sanitaire, les autorités de l'Etat ont recensé des locaux publics susceptibles d'être réquisitionnés en cas de besoin. Le Lycée Saint-Sernin et son internat ont fait partie de cet inventaire...

Et après ? La mémoire de cet épisode.

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Une photographie du portail rue de la Chaîne, vestige de l'hôpital militaire, encore visible dans les années 1930.

Notes :(1) LIVRE D'OR, dédié à la gloire des camarades morts pour la patrie. Guerre 1870 - Guerre 1914, par l’Association des Anciens Élèves du Lycée de Toulouse, Edouard Privat, Toulouse, 1923.

Archives municipales de Toulouse - 3 Fi 351

Archives municipales de Toulouse - 3 Fi 351

Chronologie générale de l'hôpital militaire complémentaire n°17

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2 août 1914 - ouverture

L'hôpital complémentaire ouvre 300 lits et propose des soins de médecine générale et de chirurgie avec un service de radiographie.

automne 1914

Créations de trois divisions spécifiques (typhique, tuberculeux, nerveux) et ouverture de 484 lits.

27 décembre 1915

Cantonnement de prisonniers et blessés allemands.

automne 1916

Restitution d’une partie des locaux au Lycée et partage de l'espace avec l'hôpital jusqu'à la fin de la guerre.

17 août 1914

Formation et première réunion du Comité de soutien à l'hôpital n°17.

4 juillet 1915

L'hôpital devient essentiellement un dépôt de convalescents

4 septembre 1916

Ouverture du Centre spécial de réforme de Toulouse.

1917-1918

Travaux de réhabilitation du lycée.21 juin 1917, dernier procès-verbal du Comité.

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Photographies de l'hôpital militaire complémentaire n°17 de Toulouse

Sources : archives du Musée des Services de Santé de l'Armée du Val-de-Grâce (photographies 1 à 4)archives municipales de Toulouse, 9Fi6704 (photographie 5)

On voit ici la façade de l'Hôtel Dubarry qui est occupé par les services hospitaliers du centre de Réforme de la région militaire n°17: c'est là que le cas des blessés des hôpitaux militaires de Toulouse est examiné et que les médecins leur donnent le statut de soldats réformés ou aptes à retourner au front. L'adresse du 13 place St-Raymond est celle de l'Hôpital n°17 depuis l'automne 1916. Cinq médecins militaires posent devant l'entrée. Le 1er étage n'a pas été investi pour en préserver le patrimoine historique. (Photographie non-datée, fonds d'archives du Musée du Service de Santé des Armées du Val-de-Grâce)

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Chapitre correspondant

L'entrée de l'internat, rue de la Chaîne, qui sert d'entrée aux soldats blessés ou convalescents. C'est l'actuel bâtiment du réfectoire au rez-de-chaussée, du CDI au premier étage et de l'internat au 2e étage. On distingue la place des Tiercerettes en arrière-plan et le début de la rue d'Embarthe où a été rédigée la carte postale du soldat Elie Moreau (photo n°5).(Photographie non-datée, fonds d'archives du Musée du Service de Santé des Armées du Val-de-Grâce)

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Chapitre correspondant

Cette belle photographie non-datée regroupe des médecins de l'hôpital militaire (certains portent le n°17 sur leurs uniformes, indiquant la région militaire n°17 à laquelle appartient Toulouse) et des femmes. L'homme assis au centre est vraissemblablement le gestionnaire de l'hôpital, Louis Fraissingea. Le médecin assis à droite apparaît sur la photo de l'Hôtel Dubarry. Parmis les femmes, peut-être des membres du Lycée et du comité de soutien à l'hôpital... (fonds d'archives du Musée du Service de Santé des Armées du Val-de-Grâce)

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Cet homme pourrait être Louis Fraissingea (1860-1933), gestionnaire civil de l'hôpital, professeur à l'Université de Droit et dont on possède un portrait réalisé à la fin du XIXe siècle.Louis Fraissingea (1860-1933), professeur de Droit commercial à l'Université de Droit de Toulouse.Toile de 1955, copie de celle réalisée en 1896, salle Hauriou de l'UT1.

Cette femme élégante pourrait être Amélie Gonnet, la directrice du Lycée entre 1909 et 1927... Mais ce n'est qu'une rêverie!

Une vingtaine de ces prisonniers pose devant la façade du bâtiment des Bénédictines où ils étaient cantonnés. Un écriteau mentionne «Erinnerung Toulouse hospital 17 » (souvenir de l’hôpital 17 de Toulouse): ces photographies de groupe sont ordinaires et attestent du bon traitement que les prisonniers reçoivent, en vertu des conventions internationales établies à La Haye en 1899 et 1907. (Photographie non-datée, fonds d'archives du Musée du Service de Santé des Armées du Val-de-Grâce)

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Chapitre correspondant

Verso d'une carte postale non-datée envoyée par un blessé de l'hôpital n°17, Elie Moreau, à l'un de ses camarades, François Lazeyras. On comprend qu'il y effectue sa convalescence. La carte a sans doute été achetée dans un restaurant situé à proximité du lycée, rue d'Embarthe, comme le tampon l'indique. On y voit aussi le cachet de la poste militaire.(Archives Municipales de Toulouse, 9Fi6704)

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Ressources et bibliographie

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Sur les hôpitaux militaires de la Première Guerre mondiale :

François Olier, «Hôpitaux militaires dans la zone de l'Intérieur (1914-1918). D'une guerre à l'autre», Médecine et armée, Revue du Service de Santé des armées, tome 44, n°1, février 2016, « Centenaire de la Grande Guerre », p. 42-48. A lire en ligneLe blog de François Olier: http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/J.-P. Capel, P.-J. Linon, « Les évacuations sanitaires », Ibidem, p. 30-35.

Sur Toulouse pendant la Première guerre mondiale, deux sites de la Région réalisés à l'occasion du Centenaire de la guerre :

Archives du Lycée Saint-SerninArchives départementales de Haute-Garonne (AD31)Archives municipales de ToulouseArchives du Musée du Service de Santé des Armées du Val-de-Grâce (MSSA)

ici

ici

Dépôts d'archives consultés pour cette étude :

Musique d'accompagnement :Maurice Ravel, Concerto pour piano pour main gauche, composé entre 1929 et 1931 pour Paul Wittgenstein, pianiste autrichien, qui avait perdu son bras droit pendant la guerre.

Musique d'accompagnement :Maurice Ravel, Concerto pour piano pour main gauche, composé entre 1929 et 1931 pour Paul Wittgenstein, pianiste autrichien, qui avait perdu son bras droit pendant la guerre.

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https://saint-sernin.mon-ent-occitanie.fr/contact: patrimoine.lycee.saintsernin@gmail.com