Want to make creations as awesome as this one?

Vera Molnar

More creations to inspire you

Transcript

Vera Molnar

Pas froid au yeux

30 janvier • 12 septembre 2021

Exposition

Vera MolnarSainte Victoire rouge, 2019Galerie Oniris, Rennes© Adagp, Paris 2021

Sommaire

PRéSENTATION générale DE L'EXPOSITION ... page 3

FRISE CHROnoLOGIQUE ... page 4

LES MATHéMATIQUES dans sa pratique ... page 6

LA MACHINE IMAGINAIRE ET LE PASSAGE à L'ORDINATEUR ... page 5

LIENS avec L'ART CONCRET ... page 7

AMITIéS ET HOMMAGES ... page 8

filiations et citations ... page 9

FOCUS SUR UNE OEUVRE ... page 10

LE MANIFESTE DANS L'ART ... page 11

LIENS AVEC LES PROGRAMMES ... pages 12-13-14

GLOSSAIRE ... page 15

BIBLIOGRAPHIE et ressources ... page 16

©Galerie Oniris, Rennes

présentation générale de l'exposition

Le parcours de l’exposition fait découvrir les différentes périodes et séries du travail de Vera Molnar.Aux premiers travaux des années 1940, où se joue le passage définitif de Vera Molnar à l’abstraction, succèdent les œuvres réalisées à partir de la «machine imaginaire» qui mettent en place les bases du travail de l’artiste: écriture de programmes simples, élaboration de séries de transformations de formes selon des directives précises, introduction du hasard dans la création.

l'artiste

VeraEN VIDEO

CITATION

L’aspect programmatique et systématique du travail prend sa pleine dimension quelques années plus tard lorsque l’artiste se voit ouvrir les portes du laboratoire BULL à Paris.L’ordinateur libère l’artiste de tout formalisme. Apparaît alors un champ infini de possibles esthétiques, inlassablement explorés à travers séries et hommages. Par l’interférence de plusieurs paramètres simples, Vera Molnar explore lignes, surfaces, couleurs, rejouant avec humour, parfois irrévérence, les grands thèmes de l’histoire de l’art.

Vera molnar - pas froid aux yeux

Retour ausommaire

Vera Molnar1% de désordre gris, 1974-1978Galerie Oniris, Rennes© Adagp, Paris 2021Vera Molnar100 carrés jaunes, 1977Inv FBN 1997-08Collection FRAC Normandie, Caen© Adagp, Paris 2021

Vera MolnarSérie « Vénus de Willendorf », 1947-1948Collection privée© Adagp, Paris 2021

Vera Molnar est d’origine hongroise. Diplômée de l’École des beaux-arts de Budapest, Vera Molnar (née à Budapest en 1924) s’installe à Paris en 1947.Elle est donc française et peintre abstraite, de la tendance qui appartient à l’art constructif, dans son acception la plus conséquente, la plus radicale qui soit : celle de l’art systématique dans lequel elle est engagée depuis 1950. Elle a participé à tous les débats qui ont animé la naissance de l’art cinétique et permis la création de La Nouvelle Tendance et est devenue à partir de 1968 l’une des pionnières de l’utilisation de l’ordinateur dans la création artistique. La représentation de la nature ne fait pas partie de ses centres d'intérêts , et, quand elle cherche à expliquer les véritables raisons de son choix de travailler sur ces seules formes, c’est, dit-elle, que « la simplicité de ces formes l’émeut encore et toujours ». Son art, conduit de façon expérimentale, porte sur la forme, sa transformation, son déplacement, sa perception. Son travail s’accompagne d’une intense réflexion théorique sur les moyens de la création et les mécanismes de la vision. Il a son origine chez Mondrian, Malevitch et les Concrets zurichois et trouve de nombreuses correspondances dans tous les travaux conduits en rapport avec les sciences exactes et les mathématiques en particulier. Le travail, qui, chez d’autres, pourrait être systématique voire “machinique”, a en réalité pour but de faire surgir l’imprévu, la liberté, l’imaginaire. Les lignes, par exemple, deviennent « extravagantes », comme nous le précisent d’ailleurs les titres de certains tableaux.

« L’œuvre picturale est avant tout sensible, elle s’adresse à l’œil. C’est pour l’œil humain que je veux faire des images. L’art de la peinture commence sur la rétine, d’abord celle du peintre, ensuite celle du spectateur…. L’art doit être humain, c’est-à-dire conforme à la nature humaine. »- Vera Molnar

1924

1946

2018

Ecole des Beaux-Arts de Budapest

Co-fondatrice du C.R.A.V.

Premiers travaux sur ordinateur

Atelier de recherche des techniques avancées

Exposition Galerie Oniris

Nommée au Prix d'honneur AWARE

Exposition rétrospective pour ses 80 ans

Membre du CREIAV

Frise chronologique - dates clefs

Premier tableau abstrait

Oeuvres de Vera Molnar :Colline géométrique 1946Arbres et collines géométrique 1946Série de 14 dessins "Vénus de Willendorf" 1947-48

1942-1947

Naissance à Budapest

1968

Co-fondatrice du groupe Art et Informatique

1960

1967

1976

1974-1976

Invention du Molnart

1995

Première exposition personnelle

1946

Obtention de son diplôme et installation à Paris

1999

Première exposition monographique

1979

1980

2004

3 carrés noirs,3 rectangles gris, 5 rectangles bleus

1950

2021

Exposition monographique

1985-1990

Chargée de cours a l'UER de la Sorbonne

1987-1990

" Ecriture de ma mère "

1960

Exposition Groupe Konkrete Kunst à Zürich

1959

Machine imaginaire.

Hommage àSonia Delaunay

1947

Retour ausommaire

Née à Budapest le 5 janvier 1924.Vera Molnar avait décidé, dès l’âge de 16 ans, qu’elle deviendrait artiste et qu’elle vivrait à Paris. «D’abord, j’ai imaginé que la France, Paris, était la patrie de l’art et puis j’ai lu quelque part, ou on m’a expliqué, la beauté de l’idée de la République française, pas la France, la République. Je voulais vivre dans la République française».Elle est très rigoureuse et exigeante avec elle-même ; il ne lui serait pas possible de passer une journée sans travailler. Elle s’approprie d’ailleurs les mots de Pline l’Ancien : «Pas une journée sans une ligne.»L’idée que le trait est unique relève d’une fascination d’enfance : «Mon père, qui n’avait rien à voir avec l’art, me dessinait des footballeurs d’un seul trait sur le bord du journal, j’étais époustouflée.»Un déclic sera le carré magique dans La Mélancolie, gravure d’Albrecht Dürer.Nous sommes en 1948 ; elle a l’idée de relier les chiffres de ce carré qu’elle n’avait pas forcément remarqué alors que, adolescente, vers 15-16 ans, elle avait acquis un volume d’œuvres du peintre allemand chez un antiquaire à Budapest, en même temps qu’un autre sur des estampes du mont Fuji de Hokusai.

La machine imaginaire et le passage à l'ordinateur

À partir de 1968, la «machine imaginaire»devient réalité : Vera Molnar utilise unvéritableordinateur. Mais c’est toujours dans son cerveauque germent les idées; l’ordinateur ne créepas les œuvres à sa place. C’est juste un outilrapide et efficace qui n’exerce sur elle aucunefascination pour la technologie.L’ordinateur permet, à partir d’un algorithme,d’examiner toutes les combinaisons possibles, cequi conduit non pas à une image isolée mais àla constitution d’une série. Chaque œuvre n’estalors qu’un des innombrables possibles selonune idée chère à l’art concret.

À la suite du programme vient la réalisation, sur des rouleaux de papier, comme cela se passe d’ordinaire avec une table traçante reliée à un ordinateur.

molnart

En 1974-1976, Vera et François Molnar conçoivent et rédigent le Molnart. Soit "un programme souple qui permet une expérimentation picturale systématique."

CITATION

pionnière dans le domaine des arts numériques

ANALYSE D'OEUVRE

1% de désordre

" Grâce à l'ordinateur, je peux systématiser mes recherches, mettre dix sur dix carrés sur une surface et glisser de la fantaisie dans leur emplacement comme si il y avait eu un petit courant d'air. "- Vera Molnar

Retour ausommaire

De 1960 à 1968, Vera Molnar travaille à l’aide d’une «machine imaginaire». Les instruments cybernétiques étant trop onéreux à cette époque, elle décide de travailler comme si elle le faisait avec une machine, c’est-à-dire de façon systématique. Sa procédure de recherche consiste alors à écrire des programmes simples et à élaborer des séries de transformations de formes selon des directives précises et par la fixation d’interdits. Mais l’artiste ne devient pas une machine à peindre et ne renonce pas à faire des choix comme les formes géométriques, les couleurs, les supports (papier, carton, bois, toile), les textures (crayon, huile, vinyle, feutre, bandes adhésives).

Description du programme « Molnart » (1974-1976)

Vera Molnar, 100 carrés jaunes, 1977, Collection FRAC Normandie, Caen© droits réservés © Adagp, Paris 2021Selon Vera Molnar, "l'ordinateur aide mais ne fait pas - il ne dessine pas, n'invente pas quelque chose.".L'artiste, toujours maitre de son travail, continue systématiquement à faire des choix.Essayons de retrouver ceux de l'œuvre "100 carrés jaunes" :- choix des formes : ici quadrilatères - carrés- choix des couleurs : jaune- choix des supports : toile- choix des textures : huile

" L'ordinateur, si étonnant soit-il, n'est pour le moment qu'un outil qui permet de libérer le peintre des pesanteurs d'un héritage classique sclérosé. Son immense capacité combinatoire facilite l'investigation systématique du champ infini des possibles."- Vera Molnar

les Mathématiques dans sa pratique

Dans la filiation des pionniers de l’Abstraction géométrique, Vera se préoccupe d'un art qui permet une communication directe. L'art est mesurable, quantifiable, contrôlable.C'est sous l'influence de son ami proche, l'artiste suisse concret Max Bill,que Vera va se focaliser sur les rapports entre mathématiques, géométrie et art.Peu à peu Vera se démarquera de cette influence plutôt symbolique des mathématiques pour n'en garder que les possibilités opératoires et plastiques.En introduisant des principes et des méthodes propres aux sciences mathématiques, elle préserve les critères de pureté, d'exactitude et de logique que véhicule son oeuvre. Vera imagine des systèmes mathématiques auxquels vont obéir les formes élémentaires comme la ligne, le carré et d'autres formes avec quelquefois un déplacement résultant du 1% de désordre qu'elle leur impose.

Vera introduit la dimension géométrique en 1946 dans son travail en conjuguantséries et combinatoires.Les motifs sériés se répètent, se décalent, s’altèrent.Parallélisme, orthogonalité, diagonale, intersection translation, rotation, symétrie, concentricité sont les propriétés appliquées à l’aide de règles simples.Son travail se foccalise sur les formes les plus basiques, comme le carré, la ligne, le rectangle et autres quadrilatères et plus rarement le cercle ou le demi-cercle.Ligne droite, brisée, pliée, entrelacée, croisée, trait, tiret, courbe, grille, motif coloré combinant rigueur géométrique et impression de sauts, rompant toute monotonie, elle crée desvariations et des interactions entre les différents éléments provoquant l'inattendu, la surprise.

le carré et la ligne

titres des oeuvres

LOIS ET SYSTEMES

CITATIONS

Retour ausommaire

Les "titres mathématiques" des oeuvres de Vera MolnarVera Molnar au Frac-Lorraine, le 6 février 2009.Ici, devant une étude préparatoire de Trapèzes penchés à droite1987-88 / 2009Photo O.G.Véra Molnar, 100 carrés jaunes, 1977, Collection FRAC Normandie, Caen © droits réservés © Adagp, Paris 2021Vera Molnar,114 Lignes brisées, A– 1987-2012 Acrylique et collages sur toile - 100 x 80 cmVera Molnar,Genèse d'un carré magique (détail)Sérigraphie sur aluminium anodisé avec châssisEdition limitée à 12 exemplaires avec certificat numéroté et signé200 x 33 cmInspirée par la gravure "Melancolia" de Dürer, Vera Molnar ne cesse d’interroger un carré rempli de nombres dont la somme est immuable. Elle se l’approprie et tente continuellement de percer ses secrets. Vera Molnar,Carré tronqué scindé en deux,2001Peinture, Acrylique sur toile, 100 x 100 cmVera Molnar,Deux pistes se croisent, 2000Peinture, Acrylique sur toile, 100 x 100 cm

« L’art est une faille dans le système »V.M."Je crois qu'il est possible de développer largement un art basé sur une conception mathématique. [ ... ] Sans l'utilisation de la parole seul l'art peut rendre la pensée suffisamment expressive pour la perception."V.M.« J'éprouve de la fascination pour les mathématiques, c'est un ensemble de sciences qui ont pour objet la quantité et l'ordre. Dans le domaine des arts plastiques, la quantité, c'est le nombre, la grandeur, les valeurscolorimétriques des éléments constituants tandis que l'ordre c'est le mode de leur assemblage.» V.M.La ligne, la forme, et l’entre-deux…Il faut entendre Vera Molnar dire, d’une petite voix espiègle, comment elle réussit à échapper, dans une série comme 144 trapèzes (1975) à la tyrannie d'un carré auquel elle a voué, sa vie durant, une sorte de culte extraordinaire. En élargissant légèrement le sommet ou la base du tétragone, de manière à engendrer des séries trapézoïdales, elle parvient, dit-elle, à faire "souffler un vent de folie. Les carrés cessent alors d’être des carrés convenables ».Le trapèze serait une sorte de perversion jouissive du carré ! Car : « la série s’octroie des libertés. On prend une petite liberté et, comme ça, on peut aller très loin. Je n’étais définitivement pas faite pour être une intégriste constructiviste ! ».

Lois de la composition et lois mathématiques1/ Concernant les lois universelles de la composition, il s'agit de celles que Vera a apprises à l'école des Beaux-Arts de Budapest, dans les musées et dans divers traités d'esthétique classique :- la répétition- la symétrie- la composition en triangle, en pyramide- l'équilibre, le déséquilibre rééquilibré2/ Concernant les lois mathématiques, il s'agit de :- la règle d'or- la série de Fibonacci,- le Modulor- l'harmonie des carrésToutes ces lois ont influencé des générations d'artistes formés au Bauhaus ou dans la mouvance de De Stijl des années 1920-30. Les artistes étaient persuadés que les mathématiques permettaient d'accéder aux proportions et constructions idéales de l'art. Ainsi Vera Molnar avait connaissance des œuvreset des théories les exploitant. Son objectif sera recentré sur les rapports entre mathématiques, géométrie et art, puis de libérer cet ordre mathématicien pour en questionner ses limites et ses formes en intégrant 1% de désordre.

liens avec l'art concret

" Oeuvre entièrement conçue et formée par l'esprit "

" Eléments purement plastiques "

Le jeu avec la méthode

" Construction simple et contrôlable visuellement "

Retour ausommaire

Vera Molnar, M comme Malevitch, 1961Galerie Oniris, Rennes© droits réservés © Adagp, Paris 2021

Gottfried Honegger, Tableau relief Z 628, 1970-1971Inv FNAC 02/1414Centre national des arts plastiques - Donation Albers-Honegger© Adagp, Paris 2021Gottfried Honegger, artiste concret et co-fondateur de l'Espace de l'Art Concret, a lui aussi utilisé le jeu comme moyen de création.Pour le Tableau relief z 628, il a eu recours au dé qui lui permettait de décider aléatoirement de la disposition des formes sur la toile.Claire Spada, chargée de la collection à l'eac., présente le procédé dans la vidéo suivante.

Préférant "les questions aux réponses, les hypothèses aux thèses", elle s'attache à redéfinir aussi bien la pratique que la conception de l'art. Sur ces deux plans, elle partage, prolonge, développe, nuance, voire perturbe les bases de la peinture telles que Paul Klee d'une part, l'art concret d'autre part ont pu les établir.Paul Klee, Château et soleil, 1928, Collection particulière.Crédit photo Domaine public.

"Peinture concrète et non abstraite parce que rien n'est plus concret, plus réel qu'une ligne, qu'une couleur, qu'une surface." -Theo Van Doesburg

Terme apparu dans l'entre-deux-guerres, l'art concret revendique l’objectivité et l’autonomie de son langage plastique en dehors de toute référence à la réalité du monde extérieur. S'opposant à l'art figuratif tout autant qu'à l'art abstrait, l'art concret rompt avec les processus d'abstraction progressive des aspects du monde réel, construisant son langage sur une utilisation exclusive des éléments plastiques (formes, surfaces, couleurs) pour servir un principe géométrique clair.Le groupe Art Concret est fondé en1930autour deTheoVan Doesburget rassembleJean Hélion,Otto Carlsund,Léon TutundjianetMarcel Wantz.

C'est l'artiste suisseMax Billqui donne une réelle impulsion à ce mouvement dès 1936 en diffusant en Suisse les thèmes de l'art concret à travers diverses manifestations et publications. Max Bill, Zwei Zonen - Dunkel und Hell, 1970Inv FNAC 02-1130Centre National des Arts Plastiques - Donation Albers-Honegger

Vera Molnar, Distribution de cinq couleurs, 1970Galerie Oniris, Rennes© droits réservés © Adagp, Paris 2021

La démarche concrète affirme que la peinture est une création de l'esprit : les moyens de la peinture doivent être réduits à l'essentiel, la technique et la forme maîtrisées dans un souci de clarté totale.Par exemple, depuis 1968, Vera Molnar utilise un ordinateur. Néanmoins, c'est toujours dans son cerveau que germent les idées : l'ordinateur est pour elle un outil.Il ne crée pas les œuvres à sa place.

On retrouve dans la pratique de Vera Molnar une conduite originale : le jeu.En effet, pour l'artiste, le jeu avec la méthode est un moyen rapide de générer rapidement une grande quantité de nombres aléatoires. D'abord avec des dés, des annuaires téléphoniques ou bien des tableaux de nombres aléatoires tirés de manuels mathématiques, elle se servira à partir des années 1990 de l'ordinateur et de son immense capacité combinatoire.

SD

AD

KM

PM

PC

PK

MB

RS

FM

SD

SD

9 artistes

c'est de ne jamais faire comme moi!

Si jamais plus tard, l'art t'intéresse, promets-moi une chose,

9 influences

Toute sa vie, Vera Molnar, a entretenu des relations particulières avec les œuvres de certains de ses aînés. Parmi ceux qui l'ont profondément et durablement marqué, citons Albrecht Dürer, Paul Cézanne, Paul Klee, Claude Monet... Ils sont ceux qui l’ont le plus accompagnée, ceux vers lesquels elle est revenue à un moment ou un autre de sa carrière.

amitiéS et hommageS

Retour ausommaire

Jesús Rafael Soto (1923-2005) est un artiste plasticien (sculpteur et peintre) vénézuélien.Il joue sur les vibrations optiques. Son concept est de rendre visible « l’invisible » et d’exprimer la fugacité du monde: tout bouge, rien ne dure. Il a également travaillé sur l’implication du spectateur par le biais de ses œuvres « Pénétrables », créant une certaine interactivité entre l’œuvre et son spectateur. Il se fait connaître dans le monde de l’art en tant que précurseur de l’art cinétique et peut être même le créateur de cette forme d’art fluide (l’art cinétique propose des œuvres qui contiennent du mouvement pouvant être causé par le vent, un moteur, ou même le spectateur lui même).

« Un jour, j’étais jeune étudiante, je suis tombée sur une gravure de Dürer, La Mélancolie. En haut à droite, il y avait une sorte de carré magique et en le voyant je me suis dit : là est enterré le secret de l’art non figuratif. J’ai compris que ce carré magique avait quelque chose à me dire. Je me suis demandée si je ne pouvais violenter cette chose, la transgresser. J’adore transgresser… J’ai appris par la suite que les quatre chiffres en bas étaient ceux du décès de sa mère. J’ai mis moi, 1924, ma date de naissance. Je me suis aussi inspirée de la façon dont il inscrivait ses initiales, un A dans un D, pour écrire les miennes VM. Ce petit machin me fait travailler depuis 50 ans. »- Vera MolnarAlbrecht Dürer (Nuremberg, 1471- Nuremberg 1528)Albrecht Dürer est sans conteste le peintre allemand le plus populaire. Il doit cette popularité à sa capacité de représenter la nature avec un réalisme que peu d'artistes avaient atteint à son époque. Ses paysages et ses figures de végétaux ou d'animaux à l'aquarelle et à la gouache demeurent encore aujourd'hui de grands succès commerciaux pour la reproduction. Il savait tout faire dans le domaine des arts graphiques : dessin, gravure sur bois et sur cuivre, huile, aquarelle et gouache. Sa peinture subit l'influence des italiens, en particulier de Giovanni Bellini et Andrea Mantegna, mais se refuse malgré tout à l'idéalisation de la beauté formelle qu'affectionnaient les artistes transalpins. On le voit nettement dans ses tableaux religieux où la Vierge par exemple conserve une épaisseur physique toute humaine, très éloignée des madones de Bellini. Il reste ainsi un peintre du nord de l'Europe, avec une sensibilité proche de celle des flamands. Il fut surtout un graveur d'exception. Il transforme l'artisanat de la gravure, qui permettait de diffuser des estampes plutôt grossières, en un art véritable. Pourquoi ? D'abord parce qu'il est un dessinateur de génie et qu'il aime dessiner. Ensuite, parce qu'au début de sa carrière la gravure lui permet de gagner sa vie. Ses gravures dépassent en qualité tout ce qui existe alors et connaissent rapidement un succès commercial. Il poursuit tout au long de sa vie ce travail de graveur. Ses estampes se vendent dans toute l'Europe et il connaît de son vivant une célébrité internationale.

De manière très ironique, c'est par lassitude du carré que Vera Molnar s'intéresse à la lettre M pour produire une série hommage à Malevitch M comme Malevitch :« A un moment, j’en ai fait des carrés, des carrés, des carrés… Puis, j’en ai eu assez. Il fallait que je trouve une issue, que je mette au moins 1% de désordre. Je ne sais pas pourquoi j’ai pensé à la lettre M qui est formée à partir des diagonales du carré. »- Vera MolnarPresque carré, le M permet à l'artiste de sortir du répertoire, souvent contraignant, des formes de l'abstraction géométrique. Puis viennent les N, H et I.Kasimir Malevitch (Kiev, Ukraine, 1878 - Saint-Pétersbourg, 1935)En 1915, Malevitch peignit les trois éléments fondateurs du suprématisme : le carré noir, la croix noire et le cercle noir. Maniant des formes simples à caractère géométrique et unicolore disposées sur la toile ou érigées dans le réel (architectones), le suprématisme montre le caractère infini de l'espace, et la relation d'attraction et de rejet des formes. Pour Malevitch, l'art est un processus amenant la sensation (c’est-à-dire le rapport de l'artiste au monde) à se concrétiser en œuvre grâce à un module formateur étranger au support, « l'élément additionnel », qui structure la masse picturale ou les matériaux. A Vitebsk où il fonde en 1920, avec ses amis, l’Ounovis, la première école consacrée à l’art moderne dont l’objectif est de revêtir "la terre d’une forme et d’un sens nouveaux". Cette abstraction suprématiste est proche de l’utopie dans la mesure où elle s’éloigne de toute imitation du monde, où elle bouscule la figuration du donné sensible pour laisser surgir des formes nouvelles venues de nulle part et laisser espérer un monde à construire.

Dans la lignée de Max Bill et Georges Vantongerloo, elle explore les possibilités picturales d’une procédure scientifique fondée sur les mathématiques, questionnant la place de la logique dans le processus de création, à l’image des deux séries Mondrian et U-Pictures, réalisées entre 1947 et 1968. Vera Molnar est fascinée par un art fait de mathématique et de géométrie.Vincent Baby écrit : «Cette préoccupation d’un art qui permette une communication “directe”, sans recours à la littérature, est un leitmotiv puissant de la démarche de Vera Molnar et les arguments de Max Bill (peintre, architecte, sculpteur, designer suisse, ndlr) explicitant le rôle que les mathématiques peuvent y jouer l’ont confortée dans l’idée d’un art mesurable, quantifiable, contrôlable.»Mais l’artiste a besoin de déjouer les règles qu’elle se fixe, de transgresser pour surtout ne pas être enfermée dans une case, être libre. Elle injecte son fameux «1 % de désordre», qui lui permet de créer de subtiles variations dans une géométrie qui pourrait être trop stricte. C’est à Max Bill qu’elle doit sa première exposition de groupe en 1960 à Zurich.

« La première fois que j’ai vu une Montagne Sainte-Victoire de Cézanne, c’était en reproduction à Budapest. Beaucoup plus tard, aux États-Unis, j’ai découvert dans un livre la courbe de Gauss, ce fameux mathématicien allemand. J’ai fait une pile de dessins qui m’ont été volé. J’étais furieuse. Je ne voulais plus entendre parler de Gauss. Dix ou quinze ans après, j’étais à Aix, un matin j’ouvre ma fenêtre et qu’est-ce que je vois ? : la courbe de Gauss : c’était la montagne Sainte-Victoire. »- Vera MolnarPaul Cézanne (Aix-en-Provence 1839-1906)Cézanne a toujours été profondément attaché à sa Provence natale. En grand observateur de la nature, il connaissait parfaitement la géologie de son pays. Les chemins de la campagne aixoise qu’il arpente dès l’adolescence avec Emile Zola, n’ont plus de secret pour lui. Partout la montagne Sainte-Victoire domine le paysage. Il en fera son motif de prédilection : 44 huiles et 43 aquarelles témoignent de son attachement à la montagne.Cézanne se partage entre Paris et la Provence. Il abandonne l’impressionnisme mais reste fidèle au travail en plein air et aux ombres colorées. Par sa volonté de faire « du Poussin sur nature », il apparait comme un continuateur de l'esprit classique français autant qu'un innovateur radical. Vers 1890-1895, sa peinture se renouvelle par un changement radical de style et de facture, dessinant fortement les contours des objets, esquissant seulement les modelés, utilisant la géométrie dans les portraits, natures mortes et les nombreux paysages qu'il peint. Il est alors considéré comme le précurseur du postimpressionnisme et du cubisme.Son travail influence les générations futures d'artistes, Pablo Picasso et Henri Matisse diront que Cézanne est "notre père à tous". Il est considéré comme le « père de l'art moderne" par son sens du volume et l’importance donnée à la structure géométrique.

"Je ne me souviens pas quelle mouche m’avait piquée pour commencer mon travail avec le jaune. C’était une vieille histoire… Toute jeune (c’est pardonnable), j’ai peint des espèces de semi-abstractions entre Delaunay et Picasso : une figure humaine sur un triangle jaune sur un fond blanc. Je l’ai montrée à Sonia Delaunay qui a dit : « Cette petite ira loin si elle travaille. » C’est resté dans ma tête. "- Vera Molnaril existe de fortes affinités dans les choix de leur engagement artistique : toutes deux adhèrent à l’idéologie du constructivisme et ont foi en cet esprit d’un art qui transcende la simple individualité d’un artiste et permet parfois de parvenir à une « communion » créatrice. À l’instar de Sonia Delaunay qui prit part à la réalisation d’œuvres collectives avec son mari Robert ou encore à Grasse, pendant la Seconde Guerre mondiale, avec le couple Arp et Alberto Magnelli, Vera Molnar ne fut jamais insensible à cette forme de connivence participative. La collaboration avec son mari François a marqué une grande partie de son œuvre.Sonia Delaunay(Odessa, Ukraine, 1885 – Paris, 1979) Elle découvre l’art enfant, chez son oncle maternel, avant de se former à l’École des beaux-arts de Karlsruhe. Pionnière de l’abstraction géométrique, elle arrive à Paris en 1905, où elle découvre Gauguin et les fauves. Avec Robert Delaunay, elle invente une esthétique fondée sur le mouvement simultané des couleurs et les formes géométriques, baptisée « orphisme » ou « simultanéisme ». Refusant la distinction entre beaux-arts et arts décoratifs, elle peint, mais crée aussi costumes, décors ou tapisseries. Composée de formes circulaires qui se rencontrent, cette lithographie fait apparaître des aplats de couleurs qui se complètent selon la théorie du contraste simultané des couleurs de Chevreul.Véra Molnar fréquente Sonia Delaunay qui l'encourageà se rapprocher des représentants de l’art construit.

« Au départ, j’étais constructiviste avec une grande sympathie pour le Bauhaus, donc je devais aimer Kandinsky. Mais je n’ai pas aimé Kandinsky, j’ai aimé Klee. Un autre monde, une autre sensibilité. À une époque j’ai fait des simulations autour de Klee avec un ordinateur. Mais sans suite. Des années plus tard, je me suis souvenue d’une toile de Klee, Ad Parnassum. En la revoyant, elle m’a rappelé un souvenir d’enfance, le soleil que je voyais du fond de mon jardin et que je peignais à l’aquarelle. Ce soleil qui ne m’a jamais quitté, je l’ai retrouvé chez Klee. »- Vera MolnarPaul Klee (Münchenbuchsee, 1879 - Locarno 1940)Paul Klee est d’abord musicien : fils d’un pianiste-violoniste et d’une cantatrice, il devient lui-même un grand violoniste. Tout au long de sa vie, la musique animera ses peintures et fera partie de son processus de création. Paul Klee est donc "musical": par sa culture, sa formation, ses fréquentations et sa peinture.D’apparence enfantine, ses compositions soulignent une grande variété de techniques et une richesse d’imagination. Considéré comme l’un des artistes majeurs de la première moitié du XXe siècle, les fondements de son œuvre sont liés à la musique. Cet artiste complet réalise plus de 10 000 peintures et dessins. En plus de la musique, il s’essaie également à la gravure, la lithographie, ou encore à la sculpture.

François Morellet, rencontré en 1957, par l’intermédiaire de Jésus Rafael Soto, est devenu un ami intime. Le travail de François Morellet et de Vera Molnar, souvent marqué du sceau de préoccupations communes, introduit dans leurs œuvres des parentés formelles évidentes, et ce, avant même qu’ils ne se connaissent, dès le début des années 50. Un désir identique d’élémentarisme, de minimalisme et de géométrisation systématique caractérise leurs démarches.

Vera Molnar s'intéresse au travail de Mondrian dès les années 1950 :« J’ai beaucoup travaillé sur Mondrian et j’y reviens encore très souvent pour ces tirets horizontaux et verticaux qui m’inspirent par leurs variations infinies. C’est très simple, très minimal. »Elle simplifie la grille modulaire et le champ des couleurs en élargissant les traits d'intersection. L'orthodoxie du néoplasticisme s'effondre... Vingt ans plus tard, en 1974, l'artiste lui consacre une nouvelle série : "Molndrian series". Comme le suggère le néologisme du titre, la série cherche à fusionner l’approche de Mondrian avec la propre méthode de calcul de l’artiste, créant ainsi un amalgame stylistique.Piet Mondrian (1872–1944)Maître de la ligne droite, du quadrillage parfait et des couleurs primaires, Mondrian est l’un des fondateurs de l’abstraction historique, et la grande figure du mouvement De Stijl à la recherche d’un art total. L’artiste néerlandais visait la création d’un langage pictural universel, néanmoins radical, sans négliger la dimension spirituelle. Aux côtés de Vassily Kandinsky et de Kasimir Malevitch, mais dans un style bien différent, Mondrian a consacré la naissance de l’art moderne.« Je construis des lignes et des combinaisons de couleurs sur des surfaces planes afin d’exprimer, avec la plus grande conscience, la beauté générale. »- Vera Molnar

FILIations et citations

Toute sa vie, Vera Molnar, a entretenu des relations particulières avec les œuvres de certains de ses aînés.Parmi ceux qui ont profondément et durablement marqué, citons Albrecht Dürer, Paul Cézanne, Paul Klee. Ils sont ceux qui l’ont le plus accompagnée, ceux vers lesquels elle est revenue à un moment ou un autre de sa carrière. Ces hommages rendus aux grandes figures de l'art moderne dessinent à chaque fois la trame et rendent compte du caractère expérimental qui a toujours présidé à la demarche artistique de Vera Molnar.

les grands de l'abstraction géometrique

Monet

Malevitch

Dürer

Mondrian

Retour ausommaire

Vera MOLNARMeules en 3 couleurs (3 sur 6) / 5, 3, 1 201325 x 25 cmLa série de tableaux Les Meules de Claude Monet a été commencée à la fin de l'été 1890, suite à la moisson, et s'est poursuivie plusieurs mois jusqu'au début de l'année suivante. La série se focalise sur des gerbiers de blé qui ont été montés en meules. Le champ représenté se situe près de la maison de Claude Monet, qui habite dans l'Eure, département de la Normandie. Le lieu représenté est le clos Morin, qui appartient à un certain Quéruel, fermier de son état. Cette série montre un travail autour de la lumière et des conséquences du climat sur celle-ci. Au fil des tableaux, les saisons passent et l'atmosphère change. Les conditions météorologiques proposent à Monet des situations nouvelles, et le peintre joue aussi avec le cadrage en changeant de perspective.

Vera MolnarM comme Malevitch - 1961De manière très ironique, c’est par lassitude du carré que Vera Molnar s’intéresse à la lettre M pour produire une série hommage à Malevitch M comme Malevitch. "À un moment, j’en ai fait des carrés, des carrés, des carrés… Puis, j’en ai eu assez. Il fallait que je trouve une issue, que je mette au moins 1% de désordre. Je ne sais pas pourquoi j’ai pensé à la lettre M qui est formée à partir des diagonales du carré." Presque carré, le M permet à l’artiste de sortir du répertoire, souvent contraignant, des formes de l’abstraction géométrique. Puis viennent les N, H et I.

Vera MolnarHommage à Dürer, thèmes et variations, 1982Encre sur papier de 45 x 45 cm.Une gravure datée de 1514 de Dürer : « Mélancolie », donne une représentation du carré magique que découvre Vera Molnar dans sa jeunesse. Composé des nombres de 1 à 16 disposés en 4 lignes et 4 colonnes, la particularité du carré magique est que la somme des lignes, des colonnes et des diagonales a toujours pour résultat : 34. Depuis, l’artiste n’aura de cesse dans sa pratique artistique d’interroger cet objet mystérieux, de jouer avec. Elle tente ainsi d’en dévoiler les innombrables surprises qu’il réserve à celui ou celle qui cherche à en percer le mystère.Genèse du carré magique est un hommage à Dürer, 500 ans après l’édition de sa gravure. Les 16 nombres sont reliés entre eux selon une séquence précise, chaque étape venant relier un nombre à son suivant : le premier au deuxième, puis le premier au deuxième et au troisième etc. jusqu’à la liaison du premier au seizième.Dans cette séquence, l’artiste apporte deux variantes : à chaque étape, le dessin qui naît est décalé de 45° et les traits du dessin s’amincissent progressivement.Le carré magique n’a pas fini de livrer ses mystères !Qu'est-ce qu'un carré magique?

Vera MolnarMondrian dérangé, 1974Piet Mondrian réalise des compositions équilibrées produites par la juxtaposition de lignes horizontales et verticales, de carrés ou rectangles aux couleurs pures (rouge, jaune, bleu), ainsi que par l'utilisation du noir et du blanc, sans lien avec la réalité.

Focus sur une oeuvre

Le nom de la montagne Sainte-Victoire est indéfectiblement lié à l'œuvre de Paul Cézanne. Il n'est certes pas le premier à peindre le célèbre motif, mais assurément celui qui en a le plus souvent reproduit la silhouette. Tableaux, dessins, aquarelles: on dénombre plus de 87 tableaux, 44 huiles et 43 aquarelles de l'artiste sur ce thème.Dès la fin des années 1870 et jusqu'à sa mort en 1906, Cézanne reprend plusieurs fois le motif de cette montagne, située à l'est de la ville d'Aix-en-Provence. D'abord vue de loin, elle domine, massive et minérale, la vallée verdoyante et ses champs cultivés. Sa silhouette conique est un motif idéal pour le peintre, qui veut traiter la nature en formes géométriques, pour mieux en restituer la parfaite harmonie. Il la place d'abord à l'arrière-plan de ses tableaux, comme si elle l'intimidait. Puis, il s'en rapproche, l'apprivoise et finit par la placer au centre de ses toiles. Grâce à elle, sa façon de peindre évolue, les formes se simplifient. Cézanne révolutionne la peinture et préfigure l'art abstrait. La touche s'est allégée, la lumière est transparente, la composition solidement agencée. Comme si Cézanne n'osait encore approcher ce motif qui va l'obséder jusqu'à la fin de sa vie.C'est de cet héritage que toute une génération d'artiste s'inspire. Vera Molnar sera l'une d'eux.

la sainte victoire comme sujet de représentation

Retour ausommaire

Vera MolnarDe l'imprimante au pinceau, Sainte-VictoireGalerie Oniris - Florent PaumelleAu sein de son corpus, un thème émerge particulièrement,la Montagne Sainte-Victoire. Cette formation rocheuse qu’elle considère comme l’un des rares exemple naturel et déformé d’une équation mathématique (courbe de Gauss) est devenu le thème de mille variations, soit dictées à l’ordinateur soit, au contraire, réalisées librement à la main, au crayon, avec des papiers déchirés ou à la gouache. Ils répondent aux dessins à l’ordinateur déclinant dans des couleurs vives ce motif si célèbre dans l’histoire de l’art. Avec près d’une vingtaine d’œuvres de différents formats et techniques, elle préfigure les divers hommages qui vont lui être consacrés dont une exposition lors de la prochaine biennale de Venise.

Né en 1964 à Paris, Éric Bourret vit et travaille dans le Sud de la France et en Himalaya. Son œuvre d'«artiste marcheur » s'inscrit dans la lignée des Land-Artists Anglais et des photographes-arpenteurs de paysages. Depuis le début des années 1990, Il parcourt le monde à pied, traversant tout horizon à toute altitude, effectuant des prises de vues photographiques qu'il nomme « expérience de la marche, expérience du visible ». Dans ces images, Éric Bourret exprime les transformations sensorielles et physiques profondes que provoque la marche. L'expérience du trajet parcouru exacerbe la perception et la réceptivité au paysage. Au cours de ses marches, sur la Sainte-Victoire, de quelques jours à plusieurs mois, selon un protocole conceptuel précis qui détermine le nombre et les espacements des prises de vue, l'artiste superpose différentes vues du même paysage sur un seul négatif.Éric Bourret, Sainte-Victoire, la montagne de cristal, 2013tirage jet d’encre mat Hahnemühle 140 x 200 cm, 1/3Éric Bourret, Sainte-Victoire, la montagne de cristal, 2013tirage jet d’encre mat Hahnemühle 140 x 200 cm, 1/3Éric Bourret, Sainte-Victoire, la montagne de cristal, 2013tirage jet d’encre mat Hahnemühle 140 x 200 cm, 1/3Éric Bourret, Sainte-Victoire, la montagne de cristal, 2013tirage jet d’encre mat Hahnemühle 140 x 200 cm, 1/3

Maurice Denis (1870-1943)Hommage à Cézanne, 1900Huile sur toileH. 1,8 ; L. 2,4 m© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé LewandowskiMaurice Denis a immortalisé l'un de ces moments avec « Visite à Cézanne » ou « Cézanne peignant dans la campagne ». Une manière d'approcher, ou plus exactement de contourner le motif cézannien. Car après le maître d'Aix, peu d'artistes se risqueront à peindre la Sainte-Victoire, préférant sans doute éviter la comparaison avec leur aîné.

André MassonLa Montagne Sainte-Victoire émergeant de la brume, (1949, Granet).Sa série deSainte-Victoiredit son admiration pour Cézanne; certaines toiles sont sinisantes*, d'autres plus expressionnistes, d'autres enfin presque classiquement cézanniennes, avec leurs blancs réservés,La Montagne Sainte-Victoire émergeant de la brume,(1949, Granet).*sinisante :Se dit d'un artiste, d'une œuvre qui s'inspirent de l'art de la Chine ancienne.

Le manifeste dans l'art

Un manifeste artistique est une déclaration publique sur les intentions, motivations ou opinions d'un artiste ou d'un mouvement artistique.Le manifeste artistique a deux grands objectifs :définir et critiquer le paradigme culturel et artistique de son époque,définir un ensemble de valeurs esthétiques permettant de contrer le paradigme.Le terme manifeste était avant le XXe siècle, exclusivement utilisé dans le domaine politique, même si:en 1855, Gustave Courbet rédige un Manifeste du Réalisme en introduction du catalogue d'une de ses expositions,en 1886, Jean Moreas publie le Manifeste du symbolisme dans le supplément littéraire du Figaro.Mais ce sont historiquement les futuristes, en 1909, qui vont vraiment diffuser de façon remarquée un manifeste avec une vision de l'art comme outil politique et à partir de cette époque on va retrouver chez la plupart des mouvements artistiques cette pratique de formaliser leurs intentions par la publication d'un manifeste fondant le mouvement.

Manifeste du Bauhaus

Dans le Manifeste du Bauhaus, la vocation de l'école est annoncée en ces termes : « Le but de toute activité plastique est la construction ! […] Architectes, sculpteurs, peintres ; nous devons tous revenir au travail artisanal, parce qu'il n'y a pas d'“art professionnel”.

Manifeste Concret

La démarche concrète affirme que la peinture est une création de l'esprit : les moyens de la peinture doivent être réduits à l'essentiel, la technique et la forme maîtrisées dans un souci de clarté totale.

Selon la formule de Marek Wieczorek « la plupart de ses membres envisagent un environnement utopique par le biais de l'art abstrait, d'une harmonie universelle dans l'intégration complète de tous les arts ». L'ambition de De Stijl a été de donner un sens nouveau aux arts.

Manifeste De Stijl

04

02

01

Manifeste C.R.A.V.

Le Manifeste du CRAV, contenu sous la forme d’un tract, est largement distribué pour la première fois lors de la 3e biennale de Paris en octobre 1963. Il s’appelait : “Assez de mystifications”.

Durant les années 60, des groupes d’artistes se forment pour libérer la création en touchant un public jusqu’alors exclu par une tradition jugée trop intellectuelle.En juillet 1961 dans les locaux du 9 , rue Beautreillis, dans le quartier du Marais à Paris, naît le G.R.A.V., le Groupe de Recherche d’Art Visuel. On retrouve des artistes sud-américains Hugu Demarco, Héctor Garcia Miranda, Julio le Parc, Carloz Cruz-Diez, Horacio Garcia Rossi mais aussi François et Vera Molnar, François Morellet, Moyano, Servanes, Francisco Sobrino, Joël Stein et Jean-Pierre Yvaral, signent la déclaration fondatrice. Le Centre se définit comme une unité de recherche dans le cadre de la méthode des activités du groupe. Un de leur but principaux est de "donner un sens social à la géométrie". Le groupe témoigne d’un intérêt pour des expositions et des manifestations hors du circuit des galeries et des musées. Ils veulent incarner des modes de production collectifs, allant jusqu’à remettre en cause la figure sacralisée de l’artiste qui les étouffe.L’important est de libérer l’art et de le rendre accessible, simple, mais facilement identifiable pour ne pas l’oublier de sitôt.Des différends majeurs naissent au sein du groupe ce qui conduira François et Vera Molnar à quitter le CRAV en novembre de la même année.

03

Retour ausommaire

Groupe et revue créés à Paris en 1930 par Théo Van Doesbourg et quelques uns des ses amis.Van Doesbourg, cet agitateur-né qui, depuis dix ans, avait un pied dans l'art abstrait construit et l'autre au cœur du mouvement Dada, réagissait, avec les autres, contre l'essor du surréalisme, mais aussi contre les tendances géométriques pondérées et post-cubistes du groupe de la revue Cercle et carré fondée en 1929 dont leconcepteur fut le peintre Joaquin Torres Garcia qui fut rejoint par le dessinateur, poète et critique d'art Michel Seuphor.En avril 1930, donc, Van Doesbourg sort sa propre revue : Art concret dont le premier numéro est assorti d'un manifeste signé par lui ainsi que par Léon Tutundjian, Otto Gustav Carlsund, Wantz et Jean Hélion. Il n'y aura pas d'autre numéro : Van Doesbourg, fauché par la maladie, meurt en 1931. Mais des proches, comme Georges Vantongerloo, Auguste Herbin et Jean Arp reprennent plus ou moins le flambeau en créant l'association Abstraction-création, en 1931. L'Art concret, au fond, c'est quoi ? Un terme nouveau qui, pour un certain nombre d'artistes d'alors, remplace avantageusement celui d'abstraction : Wassily Kandinsky et Arp par exemple, pour qui il s'agit de marquer la différence entre une réalité abstractisée et la création d'un objet autonome, par-delà la géométrie. L'art concret revendique l’objectivité et l’autonomie de son langage plastique en dehors de toute référence à la réalité du monde extérieur. S'opposant à l'art figuratif tout autant qu'à l'art abstrait, l'art concret rompt avec les processus d'abstraction progressive des aspects du monde réel, construisant son langage sur une utilisation exclusive des éléments plastiques (formes, surfaces, couleurs) pour servir un principe géométrique clair.

École ou style ? Le Bauhaus (1919–1933) est les deux à la fois. Cette école d’arts appliqués, laboratoire du modernisme, fut fondée à Weimar, en Allemagne. Elle a pour particularité de ne pas établir de hiérarchie entre les arts dits « majeurs » (architecture, peinture, sculpture) et ceux dits « mineurs » (design, mode, graphisme…). Sur le plan du style, il se veut minimaliste et fonctionnaliste. Au Bauhaus, l’art est total et pour tous ! De grands artistes tels que Vassily Kandinsky ou Paul Klee y ont collaboré. Son histoire fut mouvementée, en raison de ses déménagements successifs puis de sa fermeture par les Nazis en 1933. Mais son esprit demeure vivace ! Le Bauhaus est considéré comme un moment clé dans l’histoire des avant-gardes.

Le « Manifeste V » du groupe De Stijl rédigé à Paris est intitulé « Sur le chemin d’une architecture collective ». Construire collectivement signifie qu’architectes, peintres et sculpteurs travaillent ensemble sur une œuvre, dans l’espace et le temps, chacun selon les lois élémentaires de son matériau particulier. Il en résulte une unité bien soudée de tous les arts, d’où toutes les émotions individuelles sont bannies. Theo van Doesburg et Cor van Eesteren commentent, dans « De Stijl VI », le manifeste de Paris en ces termes : l’art et la vie ne peuvent plus être dissociés. Le concept d’art est de ce fait devenu inutilisable. Nous sommes à la recherche d’un système objectif.

ELEMENTAIRE

CUS SUR QUELQUES ENTRÉESDES PROGRAMMES

F

Découvrir les pistes pédagogiques autour de la série des Meules de foin, Hommage à Claude Monet

Retour ausommaire

ARTS PLASTIQUESCycle 2/ 3Expérimenter, produire, créer /S’approprier par les sens les éléments du langage plastique : matière, support, couleur... Observer les effets produits par ses gestes, par les outils utilisés.Mettre en oeuvre un projet artistique/ Respecter l’espace, les outils et les matériaux partagés, mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné.S'exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s'ouvrir à l'altérité/ Prendre la parole devant un groupe pour partager ses trouvailles, s’intéresser à celles découvertes dans des œuvres d’art, formuler ses émotions, entendre et respecter celles des autres, repérer les éléments du langage plastique dans une production : couleur, forme, matière, support.Se repérer dans les domaines liés à l'art/S’ouvrir à la diversité des pratiques et des cultures artistiques, effectuer des choix parmi les images rencontrées, établir un premier lien entre son univers visuel et la culture artistique.Histoire de l'art (cycle 3 uniquement) /Donner un avis argumenté sur ce que représente ou exprime une œuvre d’art. Dégager d’une œuvre d’art, par l’observation ou l’écoute, ses principales caractéristiques techniques et formelles. Se repérer dans un musée, un lieu d’art, un site patrimonial.

LIENS AVEC LES PROGRAMMES scolaires

Un manifeste artistique est une déclaration publique sur les intentions, motivations ou opinions d'un artiste ou d'un mouvement artistique.Le manifeste artistique a deux grands objectifs :définir et critiquer le paradigme culturel et artistique de son époque,définir un ensemble de valeurs esthétiques permettant de contrer le paradigme.Le terme manifeste était avant le XXe siècle, exclusivement utilisé dans le domaine politique, même si:en 1855, Gustave Courbet rédige un Manifeste du Réalisme en introduction du catalogue d'une de ses expositions,en 1886, Jean Moréas publie le Manifeste du symbolisme dans le supplément littéraire du Figaro.Mais ce sont historiquement les futuristes, en 1909, qui vont vraiment diffuser de façon remarquée un manifeste avec une vision de l'art comme outil politique et à partir de cette époque on va retrouver chez la plupart des mouvements artistiques cette pratique de formaliser leurs intentions par la publication d'un manifeste fondant le mouvement.

COLLEGE

ARTS PLASTIQUESCycle 4Représentation, images, réalité, fiction /La ressemblance : Rapport au réelReprésentation, images, réalité, fiction / La conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numériqueReprésentation, images, réalité, fiction / Autonomie de l'oeuvre : Inclusion, mise en abyme de ses propres constituants : abstrait, informel, concret...La matérialité de l’œuvre, l’objet et l’œuvre / Le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports) : Relations entre intentions, médiums, codes et outils numériques.L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur / Les métissages entre arts plastiques et technologies numériques : Les évolutions repérables sur la notion d’œuvre et d’artiste, de créateur, de récepteur ou de public. Croisements arts plastiques et sciences, technologies et environnements numériques.

CUS SUR QUELQUES ENTRÉESDES PROGRAMMES

F

Découvrir les pistes pédagogiques autour de la série des Meules de foin, Hommage à Claude Monet

Retour ausommaire

Accéder auxprogrammesde LYCEE

Découvrir une oeuvre ...

Un manifeste artistique est une déclaration publique sur les intentions, motivations ou opinions d'un artiste ou d'un mouvement artistique.Le manifeste artistique a deux grands objectifs :définir et critiquer le paradigme culturel et artistique de son époque,définir un ensemble de valeurs esthétiques permettant de contrer le paradigme.Le terme manifeste était avant le XXe siècle, exclusivement utilisé dans le domaine politique, même si:en 1855, Gustave Courbet rédige un Manifeste du Réalisme en introduction du catalogue d'une de ses expositions,en 1886, Jean Moreas publie le Manifeste du symbolisme dans le supplément littéraire du Figaro.Mais ce sont historiquement les futuristes, en 1909, qui vont vraiment diffuser de façon remarquée un manifeste avec une vision de l'art comme outil politique et à partir de cette époque on va retrouver chez la plupart des mouvements artistiques cette pratique de formaliser leurs intentions par la publication d'un manifeste fondant le mouvement.

QUESTIONNEMENTS ARTISTIQUES TRANSVERSAUXL’art, les sciences et les technologies : dialogue ou hybridation

Programme de spécialité d'arts plastiques de première et terminale généralesQuestionnements plasticiens :La représentation, ses langages, moyens plastiques et enjeux artistiquesLe dessin : diversité des statuts, pratiques et finalités du dessin.L’artiste dessinant : traditions et approches contemporaines, modalités introduites par le numérique.La figuration et l’image, la non figurationPassages à la non-figurationLa matière, les matériaux et la matérialité de l’œuvreReconnaissance artistique et culturelle de la matérialité et de l’immatérialité de l’oeuvre : perception et réception, interprétation, dématérialisation de l’oeuvreLa présentation de l’œuvreConditions et modalités de la présentation du travail artistique : éléments constitutifs, facteurs ou apports externes.La monstration et la diffusion de l’œuvre, les lieux, les espaces, les contextesContextes d’une monstration de l’oeuvre : lieux, situations, publics.L’idée, la réalisation et le travail de l’oeuvreProcessus créatif, intentionnalitéLa création à plusieurs plutôt que seul

QUESTIONNEMENTS ARTISTIQUES INTERDISCIPLINAIRESCinéma, animation, images de synthèse, jeu vidéo.Animation des images et interfaces de leur diffusion et de leur réception

CUS SUR QUELQUES ENTRÉESDES PROGRAMMES

F

Le dessin de l’espace et l’espace du dessin L’artiste dessinant et les « machines à dessiner »

Enseignement optionnel d'arts plastiques de seconde générale et technologiqueQuestionnements plasticiens :La représentation, ses langages, moyens plastiques et enjeux artistiquesDessiner sur de nouveaux supports et formats à diverses échelles, avec de nouveaux outils dont le numérique

Oeuvres et thèmes de références pour les épreuves du baccalauréat de l'enseignement artistique pour l'année scolaire 2020-2021 et la session 2021 Arts plastiquesProgramme limitatif au baccalauréat pour la session 2021, notamment :Machines à dessiner, protocoles ou programmes informatiques pour générer des dessins

LYCEE

RETOUR VERS LESprogrammesde College

Retour ausommaire

Machines à dessiner, protocoles ou programmes informatiques pour générer des dessinsL’utilisation de machines, de protocoles de travail ou de programmes informatiques pour dessiner – avant même l’ère du numérique – a connu et poursuit des développements contribuant à l’évolution globale des pratiques, des démarches et des attitudes artistiques. Elle ouvre sur une variété de modalités de création et de finalités exprimant également des positions critiques dans l’art et sur la société.Les Méta-matics de Jean TINGUELY (1925-1991), les wall drawings de Sol LEWITT (1928-2007), les dessins assistés par ordinateur de Vera MOLNAR (née en 1924) reconfigurent, élargissent ou déplacent les manières de convoquer ou de générer le dessin. Héritières de lointaines traditions et témoignant de divers usages du dessin en art, elles sont porteuses de nombreuses caractéristiques de la modernité en art.

glossaire

L'ART FIGURATIF ...

L'ART ABSTRAIT ...

... est un style artistique qui s’exprime par la représentation du visible. Il utilise comme modèles des objets du réel, en les représentant tels qu’ils se présentent ou en les déformant.

... est unartqui ne représente pas la réalité. Il utilise la matière, la ligne, la couleur pour elle-même.

LA SÉRIE D'OEUVRES ...

L'OEUVRE MULTIPLE ...

... désigne une catégorie d’œuvres dont la technique permet une reproduction en nombre limité d’exemplaires . S’ils s’opposent à la pièce unique, les techniques leur donnant jour et leur reproduction restreinte, les identifient en tant qu’œuvres.

... est un ensemble ou suite d’éléments de même nature ou possédant des points communs (portraits, images, objets, etc.).

L'ALÉATOIRE ...

LE HASARD ...

... désigne, à partir d'un événement choisi, quelque chose que l'on ne peut prévoir, dont le résultat est incertain. Exemple: jeu de dés

... indique un cas ou un événement accidentel dont les circonstances sont inattendues et inexplicables. Le hasard relève plus d’une ignorance consciente et est le témoin plutôt d’une méconnaissance.

LE CARRÉ ...

LE CONTRECARRÉ ...

... est, par analogie avec les «Contre-compositions» de Van Doesburg, des figures linéaires irrégulières dérivées le plus souvent du carré mais comportant des courbes.

... est, en géométrie euclidienne, un quadrilatère convexe à quatre côtés de même longueur avec quatre angles droits.

Retour ausommaire

Wassily Kandinsky, Sans titre (Étude pour composition VII, Première abstraction), 1913 (datée de 1910), 49,6 × 64,8cm, musée national d'Art Moderne, Paris

Vincent van Gogh,Les Tournesols, 92 × 73 cm, août 1888 (Neue Pinakothek, Munich, Allemagne)

Vera Molnar, 30 carrés non concentriques, 1974

Franck Bordas encre une lithographie de Jean Dubuffet en 1982

Vera Molnár, Contrecarrés concentriques, 1974

bibliographie

LA TOURETTE / Dialogue(s), Rencontre Le Corbusier / Vera Molnar, Stéphane Couturier, Ian Tyson, 2010, éd. Couleurs contemporainesVERA MOLNAR, une rétrospective 1942/2012, 2012, éd. Bernard ChauveauPour un Art Concret / Konkrete Kunst : Donation Albers-Honegger, 2014, éd. Les presses du Reel VERA MOLNAR, une ligne..., 2018, éd. Bernard ChauveauCatalogue de l'exposition Vera Molnar Pas froid aux yeux [exposition monographique à l’Espace de l’Art Concret à Mouans-Sartoux du 30 janvier au 12 septembre 2021 puis au Musée des Beaux-arts de Rennes du 9 octobre 2021 au 9 janvier 2022], 2021, éd. Bernard Chauveau

Catalogue de l’exposition monographique à l’Espace de l’Art Concret du 30 janvier au 31 mai 2021 puis au musée des Beaux-arts de Rennes du 9 octobre 2021 au 9 janvier 2022, cet ouvrage présente le travail de l’artiste Vera Molnar. Cette exposition est une première collaboration entre deux institutions culturelles françaises qui ont comme point commun une vraie spécialité dans le domaine de l’art abstrait après 1945 et de l’art concret en particulier.Artiste prolifique encore en activité à l’aube de ses 97 ans, Vera Molnar place sa pratique entre art concret, art construit et art conceptuel. Elle est également considérée comme une pionnière du dessin par ordinateur, ayant contribué à partir des années 1960 au mouvement de l’art numérique. L’exposition, sans pour autant se placer comme une rétrospective, vise à présenter les multiples visages de Vera Molnar en proposant desœuvrescréées entre les années 1960 et aujourd’hui (tout en évoquant brièvement les prémices des années 1940). Le catalogue s’appuie sur une sélection des œuvres des deux expositions, structurée autour d’une problématique principale qui pose la question de l’usage de la machine dans le processus créatif de Vera Molnar. Un regard particulier sur les apports de cette artiste majeure de l’art abstrait au champ particulier de l’art numérique peut ainsi constituer un fil conducteur.L’ouvrage s’accompagne des textes de Vincent Baby, historien de l’art spécialiste du travail de Vera Molnar et de Francesca Franco, historienne de l’art et auteure de l’ouvrage The Algorithmic Dimensionsur l’art numérique.

ouvrages sur Vera Molnar

ouvrages sur l'art concret

BT L'art concret - Quelques aspects, L'espace de l'Art Concret, UN COLLECTIONNEUR, Sybil Albers-Barrier, 1995, éd. Pemfart concret [exposition à l'Espace de l'Art Concret à Mouans-Sartoux du 2 juillet au 29 octobre 2000], 2000, éd. Réunion des Musées NationauxL'art concret (Revue Dada n°101), 2004, éd. ArolaPour un Art Concret / Konkrete Kunst : Donation Albers-Honegger, 2014, éd. Les presses du Reel

RESSOURCES

https://www.ina.fr/video/I18089373

Retour ausommaire