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C

ommunication

ugmentée

lternative

A

François Bajard, CPC EEi

En attente de validation

Plan

Qu'est-ce que la communication ?

A quoi sert la CAA ? Origine de la CAA.

A qui s'adresse la CAA?

L'introduction d'une CAA?

Définition de la CAA?

Apport du geste

Apport du pictogramme

Le Makaton

Ressources

Le PECS

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La CAA robuste

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Origine étymologique “communicare” qui signifie “être en relation”. C’est le fait d’établir une relation avec autrui, de transmettre quelque chose à quelqu’un.Fonction de communication : S’exprimer, mais aussi chercher à comprendre

Communiquer

Notion

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Imaginez-vous ici :

Comment feriez-vous ?

Mise en situation

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Pourquoi communiquer ?

Nous communiquons tous pour de multiples raisons : demander quelque chose, dénommer, commenter, donner son opinion, poser des questions, informer, plaisanter, se plaindre, exprimer ses émotions, etc. Quelle que soit sa fonction, l’acte de communication consiste pour un émetteur à faire passer un message à un récepteur.

Image tirée de http://www.caapables.fr/

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Le message est échangé au moyen d’un système de symboles dont le sens est partagé : le langage, et peut passer par un canal particulier, notamment la parole, quiest la forme articulée du langage.

Lorsqu’une personne, du fait de limitations internes ou externes, temporaires ou permanentes, ne peut répondreà ses besoins de communication sur le plan de la compréhension (communication réceptive) ou de l’expression, elle peut trouver dansla Communication Alternative et Améliorée (CAA) un moyen de compenser ses difficultés.

Communiquer

A qui s'adresse la CAA ?

Les personnes qui ne possèdent aucune parole

Les personnes dont les troubles spécifiques […] sont si importants qu’ils empêchent d’atteindre un niveau efficace de communication.

Les personnes dont l’expression est inintelligible

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Les facteurs à l’origine de ces troubles sont multiples. Il peut s’agir :D’un trouble de la parole engendré par des difficultés motrices au niveau respiratoire, laryngé ou bucco-facialD’un trouble du langage, touchant le versant réceptif et/ou expressif, au niveau phonologique, lexical ou syntaxiqueD’une déficience auditive gênant la réception du message oral.Ces troubles peuvent être isolés ou multiples, développementaux ou acquis, évolutifs ou non

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La CAA recouvre donc un ensemble d’outils et de stratégies qui permettent de remplacer ou de soutenir/compléterl’utilisation dulangage oral déficitaire.

La CAA permet ainsi de faciliter la participation sociale et l’inclusion de la personne à dans tous les domaines de la vie.

A quoi sert la CAA ?

D'où vient le terme de CAA ?

Traduction du terme anglais « Alternative and Augmentative Communication»

On parle aussi de

communication augmentative

communication améliorée

La terminologie française utilise plutôt le terme de "suppléance (ou soutien) à la communication orale et écrite".

ou de

Dans le langage courant, le terme de CAA pour communication alternative et/ou augmentée est largement employé.

A quoi sert la CAA ?

La CAA « recouvre tous les moyens humains et matériels permettant de communiquer autrement ou mieux qu’avec les modes habituels et naturels, si ces derniers sont altérés ou absents. » (ISAAC)

International Society for Augmentative and Alternative Communication (ISAAC)

On entend par « modes habituels et naturels », la parole mais aussi l’écriture

La CAA permet de faciliter la communication sous ses deux versants : expressif et réceptif.

Qu'est-ce que la CAA ?

Développement d'une CAA

http://www.caapables.fr/wp-content/uploads/2019/10/Guide-CAA-CAApables-1.pdf

Le choix du ou des outils de CAA le(s) plus approprié(s) se fait en fonction d’une évaluation des capacités et des besoins individuelsnotamment sur la manière dont l’utilisateur de CAA peut accéder au vocabulaire et le sélectionner.

Une observation, en outre, des capacités motrices, sensorielles (auditives, visuelles), mais aussi cognitives et langagières sera importante au début, et tout au long du parcours de CAA.

Comment apprend-on la CAA ?

http://www.caapables.fr/wp-content/uploads/2019/10/Guide-CAA-CAApables-1.pdf

Lors de l'implantation de la CAA, les "entourants" de la personne vont eux-même mobiliser le langage alternatif, en plus de la parole (modélisation) pour s’adresser àl’utilisateur. Cette pratique, validée par la recherche, permet de soutenir, dansun premier temps, la compréhension du langage (versant réceptif), puis destimuler l’expression des personnes avec leurs modalités alternatives.

Les théories d’acquisition du langage s’accordent sur l’importance, pour apprendre à parler une langue, d’être entouré d’utilisateurs de cette langue (le "bain de langage, stimulation langagière").

Des pré-requis ?

Voir la formation en ligne sur le langage

La littérature et les bonnes pratiques en CAA soutiennent aujourd’hui qu’il n’y a PAS de pré-requis (cognitif, comportemental, linguistique ou sensori-moteur) à la CAA : la communication est un besoin humain fondamental, or comment démontrer qu’on peut communiquer sans accès à la communication ? Il faut commencerpar intégrer la CAA dans l’environnement, pour permettre à la personne de s’en saisir.

Qu'est-ce que la CAA ?

http://www.caapables.fr/wp-content/uploads/2019/10/Guide-CAA-CAApables-1.pdf

Expressions faciales Gestes mouvements Regard Signes gestuels Vocalisation ...

Nous utilisons tous différentes modalités pour communiquer : la parole,les expressions faciales, les gestes, le langage écrit sur des supportsvariés, etc

La CAA propose de s'appuyer cette multimodalité...

Chez les personnes sans langage oral, toutes les formesde communication doivent être appréciées comme un acte decommunication...

Ainsi, chez les personnes polyhandicapées, il existe des grilles d'observation des modes de communicationExemple avec le CHESSEPhttps://www.isaac-fr.org/outils/evaluation-de-la-communication-de-la-personne-polyhandicapee/

Parole

Pictogrammes

Geste

A la parole, la CAA "ajoute" une gestuelle, des pictogrammes ou signes, le tout combiné ou non.

Définitions

90% des informations transmises au cerveau sont visuellesLa vitesse de lecture d’une image est 60 000 fois plus rapide que celle d’un texte

La communication est dite alternative lorsqu’elle se substitue au langage oral

La communication est dite augmentée lorsqu’elle est utilisée en complément du langage oral ou écrit, afin d’améliorer les capacités réceptives et expressives du sujet.

Définitions

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Définitions

Communication non aidée

Il existe 2 types de suppléance à la communication

Il s'agit de systèmes qui ne requièrent pas d'outillage électronique spécifique.

C'est ici l'utilisation de moyens techniques d'aide à la communication via des outils informatiques, électroniques, techniques comme le sont les synthétiseurs vocaux, les contacteurs, les aides au pointage : lunettes de pointage, licorne...

Communication aidée

(Sans aide technique)

(Avec aide technique)

geste

L'apport du

L'être humain a une forte tendance à utiliser des signes et des gestes lorsque la parole et l'audition font défaut.

Cela diminue le sentiment de frustration de l'enfant et contribue à le faire progresser tout en réduisant sa tension et son anxiété.Les gestes ne sont donc pas des signes. L'enfant les utilise quand les mots ne viennent pas. Ces gestes disparaissent plus tard, lorsque ceux-ci sont maîtrisés.

Gestes naturels, similaires à ceux que nous utilisons dans une langue qui nous est inconnue ou lorsqu'on communique au travers d'une vitre.

"Le parlé nourrice"

La mimogestualité

Prothèse au langage déficitaire

Accompagnée de l'intonation de l'adulte

favorise la focalisation du regard et l'écoute de l'enfant

Renforce la compréhension

Le français signé

Dictionnaire visuel:

Le français signé utilise les gestes de la LSF( langue des signes française) maisvassalisée à l'utilisation de la langue orale.

En pratique, cela consiste à exprimer vocalement un français syntaxiquement correct tout en plaçant un signe ou un geste sur les mots qui peuvent être traduits par ce moyen.

La LSF

La LSF est une langue et non une CAA. Cependant, si vous souhaitez en savoir davantage sur la LSF

En effet, la LSF possède sa propre syntaxe qui ne fonctionne pas comme la langue française

La LSF étant une langue à part entière, elle possède sa propre syntaxe, sa propre grammaire et n’est pas une traduction pure et simple du langage parlé français.L’ordre des mots est donc différent entre le langage signé et le langage parlé.Le Français se base sur la structure suivante : Sujet + Verbe + Complément.En tant que langage visuel, la LSF nécessite de planter le décor de la conversation plus rapidement. La structure des phrases est donc la suivante : Temps + Lieu + Sujet + Action.La Langue des signes française ne possède pas de conjugaison. Comment représenter le temps dans ces conditions ? Comment parler de ses projets à venir ou de ses dernières vacances ?Le locuteur positionne son récit dans l’espace. La ligne du temps est perpendiculaire par rapport à son corps. Le passé est dans son dos, le présent au niveau de son corps et le futur est devant lui.

Le français signé souligne donc la structure sémantique de l'énoncé et l'ordre des motsIl est souvent utilisé dans le cadre scolaire afin d'expliquer aux enfants sourds le fonctionnement du français écrit.De manière épisodique, les sourds signants peuvent avoir recourt au français signé pour s'adapter aux entendants, ne signant pas encore très bien, et faciliter la tâche à leur interlocuteur.

La méthode verbo-tonale

Il existe une gestuelle articulatoire spécifique à une langue donnéeLe recours à l'intonation (gestuée si besoin)La combinatoireLa prononciation nuancée (déformation d'un son pour aider à son assimilation

Les langues exploitent des possibilités articulatoires distinctes. L'appareil phonatoire acquiert une posture spécifique à la langue, etl'appareil perceptuel acquiert un filtre (abstrait) spécifique à la langue qui rend difficile la perception sonore.Le but est de mettre en valeur la caractéristique du son qui est mal appréciée par l'apprenant.

La méthode Borel-Maisonny

La méthode Borel-Maisonny utilise le canal visuel. Il s'agit de gestes symboliques utilisés au cours de l'apprentissage de la lecture. Il y a un geste par phonème et non par graphie.

Pas de mot

Souligne l'ossature phonétique de la parole

Exemple d'utilisation dans la méthode Patati et Patata

La gestuelle, un support ludique et naturelLa gestuelle constitue une aide temporaire efficace à la mémorisation des correspondancesgrapho-phonémiques. Elle offre un support physique à l’acte orthographique. Le jeu du « mot en gestes » permet d’intégrer de manière quasi naturelle la chronologie des unités phonémiques.La gestuelle donne une dimension ludique à l’apprentissage du code et favorise la concentration.

DNP: dynamique naturelle de la parole

"Exprimer sa parole de manière corporelle, verbale et artistique".

C’est une méthode qui facilite l’articulation de la parole grâce à de grands mouvements qui représentent les mouvements articulatoires de la parole et en traçant les gestes à la peinture.

Le "b" par exemple exemplifie le relâchement du corps, on le "mime" donc en laissant descendre ses deux bras à terre. La DNP s'écrit également en peinture ; chaque voyelle a sa couleur (on parle du "soleil des voyelles") et chaque consomme a sa forme. Forme et couleur permettent donc d'"écrire" en DNP.

Madeleine DUNOYER DE SEGONZAC (enseignante à l’école des sourds d’Alger), inventrice de cette méthode

Le but ici est d'enrichir la parole par le mouvement, le rythme et la couleur.

"Libération de la parole par la libération du geste"

Chaque vibration, chaque voyelle est symbolisée par une couleur.

Chaque consonne, au niveau bucco-laryngé, a une position et un mouvement propre qui lui permettent d’être identifiable. Ce sont ces mouvements caractéristiques qui sont agrandis par le corps tout entier.

DNP: dynamique naturelle de la parole

LPC: Langue parlée complétée

La langue française parlée complétée est un code gestuel qui permet de transmettre et recevoir au mieux la langue parlée.

La LPC repose sur la lecture labiale, c'est à dire la lecture sur les lèvres, qui permet de compenser les sons qui sont mal perçus du fait de la surdité.

La LPC permet de distinguer les phonèmes dont les images labiales sont identiques. Ainsi la langue française parlée complétée est un appui pour le développement de l'oralisation.

LPC: Langage parlé complété

Les clés du LPC sont des positions de la main (avec un ou plusieurs doigts pliés ou dépliés) près du visage de celui qui parle et qui code en même temps.

La LSF tactile

La personne sourde et aveugle place ses mains sur les mains de la personne qui signe afin de percevoir par le toucher : la configuration, l’orientation, l’emplacement et le mouvement des signes.

Le Coghamo

Le COdes Gestuels pour HAndicaps MOteurs est un langage gestuel simplifié inspiré du français signé et des gestes de la vie courante.

Le Coghamo, qualifié de "langage gestuel S.O.S." comporte un vocabulaire de 107 gestes exprimant les besoins essentiels.

Il s'agit d'un langage simplifié au point de vue moteur car principalement destiné aux personnes avec un handicap moteur.

pictogramme

L'apport du

Tenir compte du niveau d'abstraction

Préalables

Objet réel

Photographie

Pictogramme

Pictogramme symbolisé

Exemples

Banque de pictogrammes Sclera

Exemples

Banque de pictogrammes Arasaac

Exemples

Emploi du temps visuels

Des routines visuelles

Signalétique

Des recettes

Exemples

Support d'apprentissage

Exemples

Exemples

Il convient d’utiliser les mêmes pictogrammes dans l’ensemble des lieux que fréquente l’enfant.

Cela suppose une décision de l'équipe pluridisciplinaire et une évaluation du déploiement

Des logiciels de gestion des pictogrammes

Ressources pour l'école inclusive

Le Makaton

Margaret Walker, Kathy Johnston et Tony Cornforth.

Pictogrammes spécifiques

Gestes spécifiques

Le Makaton

Le Makaton

Matériel payant

Le Makaton

Un logiciel de conversion en pictogrammes : Mopikto

Le Makaton

Picture Exchange Communication System

Le PECS

Système de communication par échange d’images, langage alternatif élaboré aux USA,dans un contexte d’éducation structurée par une orthophoniste Lori Frost et un psychologue Andrew Bondy.

Il a été développé en 1985 dans le cadre d’un programme éducatif proposé à des enfants avec autisme aux USA.

Un mode d’apprentissage procédural issudes techniques ABA.

Le PECS : un apprentissage en 6 phases

La demande: fonction première du langage.

La motivation : ce que l’enfant veut obtenir.

Le développement de l’autonomie del’enfant.

http://www.abaautisme.org/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=5&Itemid=2

Phase I – Echange physique (mand/tact)Face à un objet fortement désiré, l’enfant prend l’image de cet objet et la donne à son partenaire de communication afin d’obtenir l’objet désiré.

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Le PECS : un apprentissage en 6 phases

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Phase 2 : obtenir la spontanéité

Phase 3 : la discrimination d’images

Phase 4 : construire la phrase

Phase 5 : répondre à la demande

Phase 6 : faire un commentaire spontané en réponse à une sollicitation.

Phase II – Distance & PersistanceL’élève doit aller chercher l’image (ou le pictogramme) symbolisant l’objet convoité à distance et attirer l’attention de son partenaire de communication (qui simule d’être attentif à autre chose) afin de lui transmettre l’image.

Phase IIIA – Discrimination d’image: objet fortement préféré VS objet de diversionTout comme dans la précédente phase, l’élève doit se munir de son pictogramme accroché à son classeur de communication (qui se trouve à distance) et le transmettre à son partenaire de communication pour obtenir l’objet convoité. Cette fois-ci, il devra distinguer l’image recherchée parmi toute une série d’autres images (distractives).

Phase IV – Structure de la phrase ( mand avec cadre autoclitique)Cumul logique des précédentes phases, il est maintenant aussi question d’ajouter des éléments de « débuts de phrases ». Le fameux pictogramme « je veux », suivi par l’image de l’objet convoité, tout ceci sur une bande phrase.

Phase V – Demande réactive (intraverbal-mand) – Répondre à « Qu’est-ce que tu veux ? »Dans cette phase, l’élève est capable de demander spontanément toutes sortes d’objets (au travers des pictogrammes) et de répondre (toujours avec les images) à la question « qu’est-ce que tu veux ? »

Phase VI – Faire des commentairesA ce stade avancé du programme PECS, l’élève doit pouvoir répondre aux questions « qu’est-ce que tu veux ? », « qu’est-ce que tu vois ? », « qu’est-ce que tu as ? », « qu’est-ce que tu entends ? », « qu’est-ce que c’est ? » et faire lui-même des demandes et commentaires spontanés.

La CAA robuste

La CAA robuste permet d'envisager une communication beaucoup plus complète, permettant d'exprimer, de modéliser des messages plus complexes

Exemple d'outils de CAA robuste : Proloquo2Go

Explications

Des ressources

http://www.caapables.fr/

Des ressources

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