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TOUS LES LUNDIS, LES COUPS DE ♥ 2020

#2 Lundi 23 novembre

Conseils de lectures, idées cadeaux…Le Salon d’Essayage de la Fête du livre vous recommande une sélection de titres jeunesse parus en 2020. Chaque lundi, retrouvez surnotre site et nos médias sociaux les coups de ♥ de professionnel(le)s du livre.

En partenariat avec les équipes de la Bibliothèque Départementale de Prêt de l’Ardèche, de la Médiathèque Jean Ferrat à Aubenas, de la Médiathèque de Nyons, de la Médiathèque de Saint-Paul-Trois-Châteaux, ainsi que la librairie du Tiers-Temps à Aubenas, l’OCCE de Valence et l’équipe de la Fête du Livre.

L'anguillede Valentine Goby aux éditions Thierry MagnierRoman, dès 10 ansLa belle rencontre entre Halis, un jeune turc obèse, harcelé par les autres au collège, et Camille, née sans bras, obligée d'emménager en ville, à devoir subir le regard des autres.Il va falloir apprendre à se connaître, à montrer à tous que le handicap est aussi source d'autres talents.Un roman bien écrit, sur l'amitié, la tolérance face à la différence, qui fait, sans pathos, la part belle à la légèreté et à l'humour. Une histoire touchante à recommander.Brigitte, Fête du livre jeunesse

Le jour où je serai grande : une histoire de Poucettede Timothée de Fombelle (photographies de Marie Lisse) aux éditions GallimardAlbum, dès 4 ansL’édition jeunesse propose peu d’albums photographiques, petite exception faite pour les imagiers. Pourtant la photographie a le pouvoir d’ajouter un supplément de réalité, de donner au lecteur l’illusion que tout ce qui se passe est possible, et donc de donner vie à des œuvres fortes.Cet album propose une relecture du conte d’Andersen « Poucette ». La photographe Marie Lisse a tout d’abord travaillé la mise en image du conte. Le texte de Thimotée de Fombelle a été conçu après. Les photos ont donc servi d’inspiration à l’écriture de ce texte, construit comme un écho poétique aux images.Le titre est intriguant. Est-ce qu’il manque des points de suspension ?Le lecteur imagine qu’il va, en tournant les pages, découvrir tout ce que fera Poucette quand elle sera adulte. Mais une fois rentré dans le livre, le lecteur hésite.Grande comment ? Grande par l’âge ? Grande par la taille, alors que la photographie nous montre une toute petite fille ?Les lecteurs les plus grands seront aidés par le sous-titre : « une histoire de Poucette ». Le souvenir du conte est en effet remobilisé par les photographies : la fillette minuscule, sortie d’une fleur, l’amitié avec un rongeur, la taupe, le mariage, l’envol, les voyages de fleurs en fleurs, l’hirondelle. Tout y est. Ce sont les photographies qui remémorent le texte d’origine car les mots n’en parlent pas. Ils portent un autre discours, celui des pensées de Poucette qui se dit qu’elle ne devra rien oublier lorsqu’elle sera adulte.Poucette, loin de l’insouciance enfantine, songe que la mémoire s’efface et que ses souvenirs disparaîtront si elle ne fait rien. Alors Poucette fixe dans sa mémoire les sons des pétales qui tombent, les odeurs des matins mouillés, le gout des larmes…Magie du photomontage, Poucette fait la taille des animaux et des plantes qu’elle croise. Les souvenirs à ne pas oublier sont souvent imprécis, comme l’indique ce flou qui occupe le contour des photographies, ou différents plans des images. Les photographies pleine page nous immergent, tout comme les gros plans, sur la bouche de la fillette, sur ses mains, des fleurs, une araignée dans sa toile… Lumière diffuse, jeux de couleurs vives, on plonge dans l’univers de Poucette et c’est féérique.Cheminement poétique entre rêve et réalité, comme souvent dans l'univers de Timothée de Fombelle, cet album est une invitation à profiter du temps de l'enfance, à prendre soin de ce qu'on y a récolté, à se souvenir que ces moments nous construisent pour toujours.Caroline, Bibliothèque départementale de l'Ardèche

Romy et Juliusde Martine Carteron et Coline Pierré aux éditions du RouergueRoman, dès 12 ansUn village français qui se prend pour Vérone. Une population divisée : les locaux, partisans de l'école privée et des traditions séculaires. Les néo-ruraux, plutôt écolos, défenseurs de l'école publique.D'un côté bien sûr, Romy, 14 ans, la fille du boucher, destinée par son père à tenir plus tard la boutique alors qu'elle rêve d'être comédienne, de l'autre, Julius, végétarien convaincu, fan de Gene Kelly et de claquettes. Bien sûr, le cours de théâtre qui propose de monter Roméo et Juliette va les rapprocher, mais ce n'est pas si simple.Entre les rivalités qui s'exacerbent entre les deux clans, la violence qui monte, ils vont devoir apprendre un autre langage, favoriser ce qui les rapproche et laisser une chance à leur histoire.Shakespeare plane sur cette tragi-comédie, prétexte au dialogue entre deux modes de vie radicalement différents. Un récit très agréable, bien dans l'air du temps, alliant humour et gravité.Brigitte, Fête du livre jeunesse

Perdu dans la ville de Sydney Smith aux éditions KaléidoscopeAlbum, dès 5 ansUn jeune garçon chaudement emmitouflé se promène dans une grande ville enneigée. Il se sent seul et perdu au milieu de la foule et du vacarme incessant.Il raconte cette déambulation solitaire à quelqu’un. Cependant à qui parle-t-il ? Il semble à la fois inquiet mais se veut également rassurant. Il prodigue quelques conseils bienveillants à son interlocuteur : de bonnes cachettes, un endroit pour faire la sieste, un autre pour manger…La ville, probablement New York, est représentée de façon géométrique (verticalité des buildings) et cinématographique (gros plans, plans larges, contre-plongée, etc). Les illustrations, sombres au début de l’album, s’égayent ensuite de couleurs au gré des recommandations du garçon. L’atmosphère est à la fois mélancolique et douce jusqu’au dénouement final dévoilé à la toute dernière page.On retrouve ici le thème de la ville déjà développé par Sydney Smith dans « Les fleurs de la ville » ainsi qu’un découpage proche de celui de la BD.Laurence, Bibliothèque départementale de l'Ardèche

Le cœur du rouge-gorgede Ale + Ale aux éditions Albin MichelAlbum, dès 5 ansRacontée à la première personne, à l’aide de petits encadrés à la façon d’un film muet, cette histoire toute simple met en scène un rouge-gorge transis d’amour pour une belle colombe.Afin de toucher son cœur, il multiplie les attentions : chanson, billet doux, cadeaux, invitations… Mais la concurrence est rude, et notre héros doute de lui. Chaque tentative semble rater, car un oiseau d’une autre espèce le surpasse et attire les regards de la belle.Plein d’humilité, notre petit rouge-gorge en oublie ses qualités…ALE + ALE sont Alessandro Lecis et Alessandra Panzeri. Cette dernière est au pinceau, et elle propose dans cet album des illustrations sublimes, réalisées à partir de collages de coupures de vieux journaux. Vaporeuses, dans des tons chauds mettant admirablement en valeur la gorge de notre volatile, ces images dressent des tableaux japonisants de toute beauté.Une histoire touchante et tendre, qui nous rappelle qu’être amoureux, c’est parfois compliqué, mais qu’on finit toujours par se faire aimer pour ce qu’on est en vrai !Caroline, Bibliothèque départementale de l’Ardèche

Un peu beaucoup de Olivier Tallec aux éditions PastelAlbum, dès 4 ansIl ne s’agit pas ici d’effeuiller une marguerite, mais plutôt un arbre. Et c’est un écureuil au caractère bien trempé qui va s’en charger.On retrouve l’écureuil de « C’est mon arbre » qui toujours campé sur celui-ci s’assène à longueur de temps : « C’est fragile un arbre, il faut en prendre bien soin ». Mais dévoré par la gourmandise et son égoïsme (« Allez, encore une toute petite dernière ! Et puis quelqu’un va bien finir par les manger, alors autant que ce soit moi »), il va l’amputer de ses pommes de pins, aiguilles, branches et même racines. Bref tout y passe et lui aussi !Dans le premier volume, Olivier Tallec s’attache à dénoncer notre besoin de tout posséder sans laisser de place au partage.Ici, il met en avant la surconsommation qui va de pair avec l’épuisement des ressources. A ce rythme effréné, nous pourrions bien y laisser notre peau.Un album très drôle avec un écureuil aux mines toujours aussi expressives.Laurence, Bibliothèque départementale de l'Ardèche

Le Salon d'Essayage, qu'es acò ?Habituellement,le Salon d’Essayage des livres est un espace de consultation au sein du Salon, présentant les 100 coups de ♥ jeunesse de l’année par des professionnel(le)s du livre : bibliothécaires, libraires, médiateur(rice)s...La Fête du livre n’aura malheureusement pas la possibilité en 2021 de proposer un Salon avec une grande librairie, ses auteurs, éditeurs et Salon d’Essayage.Elle vous propose cependant un rendez-vous hebdomadaire sur notre site et nos médias sociaux dès lundi 16 novembre, pour retrouver des conseils de lectures avec une sélection de titres parus en 2020 accompagnés de critiques littéraires.Dans cette rubrique de notre site web, vous trouverez toute la sélection archivée :

Pour plus de renseignements et de conseils, n'hésitez pas à contacter nos libraires partenaires de la Fête du livre jeunesse !à Aubenas (07)Page Facebook de la librairie du Tiers-Tempsà Avignon (84)Page Facebook de la librairie de L'Eau Vive

L'anguillede Valentine Goby aux éditions Thierry MagnierRoman, dès 10 ansLa belle rencontre entre Halis, un jeune turc obèse, harcelé par les autres au collège, et Camille, née sans bras, obligée d'emménager en ville, à devoir subir le regard des autres.Il va falloir apprendre à se connaître, à montrer à tous que le handicap est aussi source d'autres talents.Un roman bien écrit, sur l'amitié, la tolérance face à la différence, qui fait, sans pathos, la part belle à la légèreté et à l'humour. Une histoire touchante à recommander.Brigitte, Fête du livre jeunesse

Romy et Juliusde Martine Carteron et Coline Pierré aux éditions du RouergueRoman, dès 12 ansUn village français qui se prend pour Vérone. Une population divisée : les locaux, partisans de l'école privée et des traditions séculaires. Les néo-ruraux, plutôt écolos, défenseurs de l'école publique.D'un côté bien sûr, Romy, 14 ans, la fille du boucher, destinée par son père à tenir plus tard la boutique alors qu'elle rêve d'être comédienne, de l'autre, Julius, végétarien convaincu, fan de Gene Kelly et de claquettes. Bien sûr, le cours de théâtre qui propose de monter Roméo et Juliette va les rapprocher, mais ce n'est pas si simple.Entre les rivalités qui s'exacerbent entre les deux clans, la violence qui monte, ils vont devoir apprendre un autre langage, favoriser ce qui les rapproche et laisser une chance à leur histoire.Shakespeare plane sur cette tragi-comédie, prétexte au dialogue entre deux modes de vie radicalement différents. Un récit très agréable, bien dans l'air du temps, alliant humour et gravité.Brigitte, Fête du livre jeunesse

Perdu dans la ville de Sydney Smith aux éditions KaléidoscopeAlbum, dès 5 ansUn jeune garçon chaudement emmitouflé se promène dans une grande ville enneigée. Il se sent seul et perdu au milieu de la foule et du vacarme incessant.Il raconte cette déambulation solitaire à quelqu’un. Cependant à qui parle-t-il ? Il semble à la fois inquiet mais se veut également rassurant. Il prodigue quelques conseils bienveillants à son interlocuteur : de bonnes cachettes, un endroit pour faire la sieste, un autre pour manger…La ville, probablement New York, est représentée de façon géométrique (verticalité des buildings) et cinématographique (gros plans, plans larges, contre-plongée, etc). Les illustrations, sombres au début de l’album, s’égayent ensuite de couleurs au gré des recommandations du garçon. L’atmosphère est à la fois mélancolique et douce jusqu’au dénouement final dévoilé à la toute dernière page.On retrouve ici le thème de la ville déjà développé par Sydney Smith dans « Les fleurs de la ville » ainsi qu’un découpage proche de celui de la BD.Laurence, Bibliothèque départementale de l'Ardèche

Un peu beaucoup de Olivier Tallec aux éditions PastelAlbum, dès 4 ansIl ne s’agit pas ici d’effeuiller une marguerite, mais plutôt un arbre. Et c’est un écureuil au caractère bien trempé qui va s’en charger.On retrouve l’écureuil de « C’est mon arbre » qui toujours campé sur celui-ci s’assène à longueur de temps : « C’est fragile un arbre, il faut en prendre bien soin ». Mais dévoré par la gourmandise et son égoïsme (« Allez, encore une toute petite dernière ! Et puis quelqu’un va bien finir par les manger, alors autant que ce soit moi »), il va l’amputer de ses pommes de pins, aiguilles, branches et même racines. Bref tout y passe et lui aussi !Dans le premier volume, Olivier Tallec s’attache à dénoncer notre besoin de tout posséder sans laisser de place au partage.Ici, il met en avant la surconsommation qui va de pair avec l’épuisement des ressources. A ce rythme effréné, nous pourrions bien y laisser notre peau.Un album très drôle avec un écureuil aux mines toujours aussi expressives.Laurence, Bibliothèque départementale de l'Ardèche

Le jour où je serai grande : une histoire de Poucettede Timothée de Fombelle (photographies de Marie Lisse) aux éditions GallimardAlbum, dès 4 ansL’édition jeunesse propose peu d’albums photographiques, petite exception faite pour les imagiers. Pourtant la photographie a le pouvoir d’ajouter un supplément de réalité, de donner au lecteur l’illusion que tout ce qui se passe est possible, et donc de donner vie à des œuvres fortes.Cet album propose une relecture du conte d’Andersen « Poucette ». La photographe Marie Lisse a tout d’abord travaillé la mise en image du conte. Le texte de Thimotée de Fombelle a été conçu après. Les photos ont donc servi d’inspiration à l’écriture de ce texte, construit comme un écho poétique aux images.Le titre est intriguant. Est-ce qu’il manque des points de suspension ?Le lecteur imagine qu’il va, en tournant les pages, découvrir tout ce que fera Poucette quand elle sera adulte. Mais une fois rentré dans le livre, le lecteur hésite.Grande comment ? Grande par l’âge ? Grande par la taille, alors que la photographie nous montre une toute petite fille ?Les lecteurs les plus grands seront aidés par le sous-titre : « une histoire de Poucette ». Le souvenir du conte est en effet remobilisé par les photographies : la fillette minuscule, sortie d’une fleur, l’amitié avec un rongeur, la taupe, le mariage, l’envol, les voyages de fleurs en fleurs, l’hirondelle. Tout y est. Ce sont les photographies qui remémorent le texte d’origine car les mots n’en parlent pas. Ils portent un autre discours, celui des pensées de Poucette qui se dit qu’elle ne devra rien oublier lorsqu’elle sera adulte.Poucette, loin de l’insouciance enfantine, songe que la mémoire s’efface et que ses souvenirs disparaîtront si elle ne fait rien. Alors Poucette fixe dans sa mémoire les sons des pétales qui tombent, les odeurs des matins mouillés, le gout des larmes…Magie du photomontage, Poucette fait la taille des animaux et des plantes qu’elle croise. Les souvenirs à ne pas oublier sont souvent imprécis, comme l’indique ce flou qui occupe le contour des photographies, ou différents plans des images. Les photographies pleine page nous immergent, tout comme les gros plans, sur la bouche de la fillette, sur ses mains, des fleurs, une araignée dans sa toile… Lumière diffuse, jeux de couleurs vives, on plonge dans l’univers de Poucette et c’est féérique.Cheminement poétique entre rêve et réalité, comme souvent dans l'univers de Timothée de Fombelle, cet album est une invitation à profiter du temps de l'enfance, à prendre soin de ce qu'on y a récolté, à se souvenir que ces moments nous construisent pour toujours.Caroline, Bibliothèque départementale de l'Ardèche

Le cœur du rouge-gorgede Ale + Ale aux éditions Albin MichelAlbum, dès 5 ansRacontée à la première personne, à l’aide de petits encadrés à la façon d’un film muet, cette histoire toute simple met en scène un rouge-gorge transis d’amour pour une belle colombe.Afin de toucher son cœur, il multiplie les attentions : chanson, billet doux, cadeaux, invitations… Mais la concurrence est rude, et notre héros doute de lui. Chaque tentative semble rater, car un oiseau d’une autre espèce le surpasse et attire les regards de la belle.Plein d’humilité, notre petit rouge-gorge en oublie ses qualités…ALE + ALE sont Alessandro Lecis et Alessandra Panzeri. Cette dernière est au pinceau, et elle propose dans cet album des illustrations sublimes, réalisées à partir de collages de coupures de vieux journaux. Vaporeuses, dans des tons chauds mettant admirablement en valeur la gorge de notre volatile, ces images dressent des tableaux japonisants de toute beauté.Une histoire touchante et tendre, qui nous rappelle qu’être amoureux, c’est parfois compliqué, mais qu’on finit toujours par se faire aimer pour ce qu’on est en vrai !Caroline, Bibliothèque départementale de l’Ardèche