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édition2021

à LADéCOUVERTEDES MéTIERS D'ART

Le programme Á la découverte des métiers d’art (ADMA) invite à la découverte des arts décoratifs et des métiers d’art. Il s’adresse aux collégiens (classes de 4ème et 3ème) et se développe en trois étapes :1. Parcours dans les collectionsLa présentation d’une sélection d’objets des collections du Musée des Arts Décoratifs, de Sèvres – Cité de la céramique et de la Monnaie de Paris permet d'observer des matières (bois, céramique, métal, textile…) et de découvrir des métiers (ébéniste, céramiste, graveur, plumassier…).2. Rencontre avec un artisanUne démonstration des gestes pratiqués dans l’atelier accompagnée d’un échange avec un professionnel conduit à distinguer des savoir-faire et à identifier des compétences (précision, patience, passion…) propres à l’exercice des métiers d’art.3. Présentation des formationsPrendre connaissance de lycées professionnels, d’écoles, de centres de formation aux métiers d’art permet de se projeter dans un parcours d’orientation professionnelle.

Á la découverte des métiers d’artPrésentation vidéo

La crise sanitaire nous amène à vous proposer une édition 2021 du programme ADMA dans un format numérique. Construit selon ces trois étapes, le dispositif imaginé par l’Institut National des Métiers d’Art, Le Musée des Arts Décoratifs et les délégations académiques à l'éducation artistique et à l'action culturelle des académies de Paris, Créteil et Versailles, propose l’utilisation de cette plate-forme numérique et la possibilité de vous connecter pour échanger, en direct, avec des artisans dans leurs ateliers.Nous vous souhaitons de belles découvertes et vous attendons très bientôt dans nos collections !

Les institutions culturelles

Les parcours parmatériau

Espace équipes éducatives

La plateforme ADMA a été conçue comme un outil de médiation à destination des élèves et des équipes éducatives. Avec la mention « En savoir plus », vous avez la possibilité d’accéder à des contenus plus développés. Des cartels d’œuvres et des dossiers thématiques vous sont régulièrement proposés pour enrichir les connaissances partagées. Les mots soulignés renvoient à un glossaire spécifiquement orienté sur les arts décoratifs et la description des œuvres présentées. « Le petit quizz » autour des matières offre une dimension plus ludique à ces découvertes. A utiliser en classe ou en autonomie, il invite à associer une œuvre à son matériau de fabrication ou de décoration. Pour compléter ce dispositif, une « activité plastique à réaliser en classe » vous est également proposée. Elle s’appuie sur les collections du Musée des Arts Décoratifs et permet l’utilisation de sa base de données en ligne.

Développer un projet annuel

Développer un projet autourdes matières et des métiers d'art

L'éducation artistique et culturelle est inscrite comme une des cinq priorités de la loi du 8 juillet 2013 sur la refondation de l'école de la république. Elle introduit la notion de parcours culturel et artistique. Ce parcours "doit permettre aux enfants d'acquérir des savoirs artistiques et culturels, de pratiquer des arts, de découvrir des œuvres, des artistes, des monuments et des lieux à caractère artistique et culturel".Il joue un rôle décisif dans la lutte contre les inégalités, en favorisant un égal accès à l'art et à la culture de tous les jeunes, tout au long de leur scolarité, dans le respect de la liberté et des initiatives des acteurs concernés.

Contacts projets

Institutions culturellesInstitut National des Métiers d'ArtStéphanie GILLE, chef de projetsgille@inma-france.orgMusée des Arts DécoratifsIsabelle GRASSART, responsable de l'action éducativeisabelle.grassart@madparis.frMonnaie de ParisBibiane de PAMPELONNE, chargée de l'action culturellebibiane.de-pampelonne@monnaiedeparis.frSèvres, Manufacture et Musées nationauxAlexandra BRONDEX, responsable du développement des publicsalexandra.brondex@sevresciteceramique.fr

Délégations académiques à l'éducation artistique et à l'action culturelleAcadémie de ParisNathalie BERTHON, déléguée à l'éducation artistique et à l'action culturellenathalie.berthon@ac-paris.frAcadémie de CréteilSylvain BORY, conseiller Arts plastiques, design, photographiesylvain-francoi.bory@ac-creteil.frAcadémie de VersaillesAmandine BARRIER-DALMON, conseillère Arts plastiques, design, photographieamandine.barrier-dalmon@ac-versailles.fr

Découvrir des projets déjà menés

Dans le cadre d’un PACTE élaboré en partenariat avec le Collège Eugénie Cotton d’Argenteuil et la DAAC de Versailles, le Musée des Arts Décoratifs a développé pour des classes de 4ème un projet sur le thème des métiers d’art et du spectacle.En s’inspirant des collections du musée mais aussi des ressources de la bibliothèque, les élèves se sont essayés au métier de costumier. De la documentation à la recherche et de l’expérimentation à la réalisation, les élèves ont fabriqué des coiffes de papier à porter.

METIERS D’ART ET DU SPECTACLE

1. documentationPhoto Lucy Winkelmann MAD Paris

2. inspirationPhoto Lucy Winkelmann MAD Paris

3. recherchesPhoto Lucy Winkelmann MAD Paris

4. formePhoto Lucy Winkelmann MAD Paris

5. architecturePhoto Lucy Winkelmann MAD Paris

6. réalisationPhoto Lucy Winkelmann MAD Paris

7. réalisation sur silhouettePhoto Lucy Winkelmann MAD Paris

INSTITUT NATIONALDES METIERS D'ART

Musée desArts Décoratifs

SEVRES -MANUFACTURE ET MUSEES NATIONAUX

MONNAIE DE PARIS

INSTITUT NATIONAL DES Métiers d'art

L’Institut National des Métiers d'Art, association reconnue d’utilité publique, est un organisme national menant une mission d’intérêt général au service du secteur des métiers d’art et du patrimoine vivant. Sous l’égide du ministère de l’Économie et des Finances et du ministère de la Culture, l’INMA porte la vision des métiers d’art et du patrimoine vivant ancrés dans leur temps, source de développement économique local et international, d’emplois qualifiés et d’innovation. Ses principales missions au plan national et international consistent à apporter son expertise aux pouvoirs publics, aux collectivités locales, aux acteurs territoriaux pour créer des réseaux innovants ; à produire des données et des informations publiques sur les métiers d’art et du patrimoine vivant ; à promouvoir les jeunes talents en formation en tant que futurs professionnels ; à sensibiliser à la pratique par l’éducation ; à apporter une expertise dans la transmission des savoir-faire exceptionnels ; et à promouvoir et célébrer les métiers d’art et du patrimoine vivant.Consulter le site internet pour retrouver toutes les informations relatives à l'Institut National des Métiers d'Art :

www.institut-metiersdart.org

Venir au centre de ressources

Découvrirles281métiers d'art

Trouverune formation

Bandes dessinées participatives

LEXIQUEBMA : brevet des métiers d’art.BM : brevet de maîtrise, formation continue.BP : brevet professionnel.BTM : brevet technique des métiers.BTMS : brevet technique des métiers supérieur.CAP : certificat d’aptitude professionnelle.DMA : diplôme des métiers d’art.DNMADE : diplôme national des métiers d’art et du designDNAP : diplôme national d’arts plastiques.DNAT : diplôme national d’arts et techniques.DNSEP : diplôme national supérieur d’expression plastique.DSAA : diplôme supérieur d’arts appliqués.ESAA : Boulle, Estienne, Duperré, Olivier de Serres, etc.Manaa 1 an : Mise à niveau arts appliqués, une annéepourles élèves qui ne viennent pas d’unBMA ou d’un Bac STD2AMC : Mention complémentaire, une année despécialisation.STD2A : sciences et technologies du design et des arts appliqués.

Formation Initiale aux métiers d’art

Accéder à l'annuaire des centre de formation de l'INMA

Dessinez votre propre bande dessinée sur les métiers d'art

Racontez votre propre «Histoire de la création d'un objet métiers d'art» !Après avoir suivi l'un des parcours proposés (verre, bois, textile, céramique ou métal), téléchargez et imprimez une planche ci-après pour réaliser votre propre bande dessinée en vous inspirant des cases pré-remplies.Commencez par écrire le titre de votre histoire en haut de la planche.Ensuite, choisissez vos outils d’écriture et de dessin (stylos, crayons, feutres, pinceaux et encres…) et complétez les cases en dessinant des objets, outils, personnages et en complétant les bulles de discussion.Vous pouvez nous renvoyer votre/vos planche/s par mail à battistolo@inma-france.org ou par courrier : Chloé Battistolo, INMA, 23 avenue Daumesnil 75012 PARIS. Nous nous ferons un plaisir de les publier sur les réseaux sociaux de l'INMA.

Verre

Bois

Textile

Céramique

Métal

MUSéE DES ARTS DéCORATIFS

Le Musée des Arts Décoratifs se situe dans le Palais du Louvre le long de la rue de Rivoli, entre les jardins des Tuileries et la place du Palais Royal. Les 6 000 objets présentés (meubles, objets de la table, mode, bijoux, jouets…) témoignent de la vie des hommes et des savoir-faire de leur temps depuis le Moyen Âge et jusqu’à nos jours. Si les formes et les lignes de ces objets nous transmettent le goût, la mode propre à chaque époque, les matières et les techniques nous révèlent l’excellence des gestes de leurs créateurs, artisans et artistes qui aujourd’hui encore défendent l’art de vivre à la française.Le musée est ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h. Il est gratuit jusqu’à l’âge de 26 ans. Toutes les informations (parcours virtuels, base de données, dossiers thématiques, programme des activités, propositions d’ateliers…) sont à retrouver sur le site du musée :

www.madparis.fr

BOIS

VERRE

MODEET TEXTILE

Le Musée des Arts Décoratifsen 9 objets

MUSéE DES ARTS DéCORATIFS

Le Musée des Arts Décoratifs se situe dans le Palais du Louvre le long de la rue de Rivoli, entre les jardins des Tuileries et la place du Palais Royal. Les 6 000 objets présentés (meubles, objets de la table, mode, bijoux, jouets…) témoignent de la vie des hommes et des savoir-faire de leur temps depuis le Moyen Âge et jusqu’à nos jours. Si les formes et les lignes de ces objets nous transmettent le goût, la mode propre à chaque époque, les matières et les techniques nous révèlent l’excellence des gestes de leurs créateurs, artisans et artistes qui aujourd’hui encore défendent l’art de vivre à la française.Le musée est ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h. Il est gratuit jusqu’à l’âge de 26 ans. Toutes les informations (parcours virtuels, base de données, dossiers thématiques, programme des activités, propositions d’ateliers…) sont à retrouver sur le site du musée :

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BOIS

VERRE

Le Musée des Arts Décoratifsen 9 objets

MODEET TEXTILE

MUSéE DES ARTS DéCORATIFS

Le Musée des Arts Décoratifs se situe dans le Palais du Louvre le long de la rue de Rivoli, entre les jardins des Tuileries et la place du Palais Royal. Les 6 000 objets présentés (meubles, objets de la table, mode, bijoux, jouets…) témoignent de la vie des hommes et des savoir-faire de leur temps depuis le Moyen Âge et jusqu’à nos jours. Si les formes et les lignes de ces objets nous transmettent le goût, la mode propre à chaque époque, les matières et les techniques nous révèlent l’excellence des gestes de leurs créateurs, artisans et artistes qui aujourd’hui encore défendent l’art de vivre à la française.Le musée est ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h. Il est gratuit jusqu’à l’âge de 26 ans. Toutes les informations (parcours virtuels, base de données, dossiers thématiques, programme des activités, propositions d’ateliers…) sont à retrouver sur le site du musée :

BOIS

VERRE

MODEET TEXTILE

Le Musée des Arts Décoratifsen 9 objets

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MUSéE DES ARTS DéCORATIFS

Le Musée des Arts Décoratifs se situe dans le Palais du Louvre le long de la rue de Rivoli, entre les jardins des Tuileries et la place du Palais Royal. Les 6 000 objets présentés (meubles, objets de la table, mode, bijoux, jouets…) témoignent de la vie des hommes et des savoir-faire de leur temps depuis le Moyen Âge et jusqu’à nos jours. Si les formes et les lignes de ces objets nous transmettent le goût, la mode propre à chaque époque, les matières et les techniques nous révèlent l’excellence des gestes de leurs créateurs, artisans et artistes qui aujourd’hui encore défendent l’art de vivre à la française.Le musée est ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h. Il est gratuit jusqu’à l’âge de 26 ans. Toutes les informations (parcours virtuels, base de données, dossiers thématiques, programme des activités, propositions d’ateliers…) sont à retrouver sur le site du musée :

BOIS

VERRE

Le Musée des Arts Décoratifsen 9 objets

MODEET TEXTILE

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Une saucière en porcelaineau 18e siècle / Arts décoratifs

Un coffre en bois au Moyen Âge / Arts décoratifs

Un papier peint au 19e siècle/ Arts graphiques

Une poupée en bois et tissuau 19e siècle / Jouet

Un lustre en verre àl’Art nouveau / Arts décoratifs

Une broche en pierres précieusesà l’Art déco / Bijou

Une affiche publicitaire au 20e siècle/ Publicité et design graphique

Un siège en rotin au 20e siècle/ Arts décoratifs

Une chaussure à plumeau 21e siècle / Mode et textile

9 objets pour découvrir la diversité des sujets, des matières et des époquesdes collectionsdu Musée des Arts Décoratifs.

Papier peint « Jardin d’hiver »Manufacture Jules Desfossé (1851-1947)Édouard Müller (1823-1876), dessinateurFrance, 1853Papier continu, fond brossé à la main, impression à la planche de boisInv. 48783

PoupéeAllemagne vers 1820Bois peint et verni, vêtements en soieInv. 15917

Lustre à douze lumièresÉmile Gallé (1846-1904)Nancy, vers 1904Verre soufflé, doublé, gravé à l’acide, monture en fer forgéInv. 41826

Bandeau publicitaire « Sans hésiter le rouge baiser »René Gruau, dessinateurFrance, 1949Papier, offset couleurRI 2007.211

Fauteuil SoleilJanine AbrahamDirk Jan RolFrance, 1958Édition RougierRotinInv. 2010.119.1

Sandale "Sandal Zizi"Roger Vivier, 2008, collection automne-hiver (prêt à porter)Bruno Frisoni, créateur, Lemarié, plumassier, Eric-Charles-Donatien, plumassierSatin noir, boucles strassées, talon en résine noire, semelle de propreté en peau dorée, médaillon en strass et plumulesInv. 2018.49.2.1-2

Coffre à penturesFrance fin du 13e siècleChêne, fer forgéInv. PE 982

SaucièreJean-Claude Duplessis, modeleur, Vincennes vers 1756Manufacture de Vincennes, fabricant, vers 1756Porcelaine tendre, pièce moulée à décor peint et rehauts d'orInv. 24047

BrocheRené-Charles Massé, dessinateurLouis Boucheron, bijoutier, joaillierParis, 1925Or gris, platine, corail, onyx, diamant taille rose.Inv. 25026

Sèvres - manufacture et musée nationaux

Sèvres réunit la Manufacture de porcelaine de Sèvres, en activité depuis le 18e siècle, et le Musée national de céramique créé au siècle suivant par Alexandre Brongniart. La Manufacture est un foyer unique de création de formes et de couleurs où les savoir-faire d’excellence se transmettent de génération en génération. Sous l’impulsion des artistes invités y naissent les œuvres d’art en porcelaine les plus audacieuses. Le Musée représente une source inépuisable d’inspiration, pour les artisans de la Manufacture, les créateurs et les collectionneurs. Il présente des céramiques du monde entier et de toutes les époques. Le Musée est ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 13h et de 14h à 18h. La Manufacture est accessible en visite guidée pour les groupes sur réservation. Consulter le site internet pour retrouver toutes les informations relatives à Sèvres – Manufacture et Musée nationaux :

www.sevresciteceramique.fr

CéRAMIQUE

Sèvres - manufacture et musée nationaux

Sèvres réunit la Manufacture de porcelaine de Sèvres, en activité depuis le 18e siècle, et le Musée national de céramique créé au siècle suivant par Alexandre Brongniart. La Manufacture est un foyer unique de création de formes et de couleurs où les savoir-faire d’excellence se transmettent de génération en génération. Sous l’impulsion des artistes invités y naissent les œuvres d’art en porcelaine les plus audacieuses. Le Musée représente une source inépuisable d’inspiration, pour les artisans de la Manufacture, les créateurs et les collectionneurs. Il présente des céramiques du monde entier et de toutes les époques. Le Musée est ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 13h et de 14h à 18h. La Manufacture est accessible en visite guidée pour les groupes sur réservation. Consulter le site internet pour retrouver toutes les informations relatives à Sèvres – Manufacture et Musée nationaux :

www.sevresciteceramique.fr

CéRAMIQUE

Monnaie de paris

Héritière du droit régalien de battre monnaie, la Monnaie de Paris est la plus ancienne institution française et la dernière manufacture en activité au cœur de Paris. Située sur le quai de Conti, 300 000 objets d’art sortent chaque année de ses ateliers : fontes d’art, monnaies de collection, décorations officielles, médailles ou encore bijoux.Le musée de l’institution est situé au cœur de l’usine et propose une expérience inédite associant collections patrimoniales et savoir-faire techniques, notamment grâce à des vues sur les ateliers. Les gestes traditionnels des artisans dialoguent avec les collections patrimoniales exposées.Le site de la Monnaie de Paris est ouvert du mardi au dimanche de 11h à 19h. Visites guidées pour les groupes sur réservation.Gratuité pour les moins de 26 ans et les enseignants sur présentation du Pass Education. Informations et contenus numériques disponibles sur le site internet. :

MéTAL

www.monnaiedeparis.fr

Monnaie de paris

Héritière du droit régalien de battre monnaie, la Monnaie de Paris est la plus ancienne institution française et la dernière manufacture en activité au cœur de Paris. Située sur le quai de Conti, 300 000 objets d’art sortent chaque année de ses ateliers : fontes d’art, monnaies de collection, décorations officielles, médailles ou encore bijoux.Le musée de l’institution est situé au cœur de l’usine et propose une expérience inédite associant collections patrimoniales et savoir-faire techniques, notamment grâce à des vues sur les ateliers. Les gestes traditionnels des artisans dialoguent avec les collections patrimoniales exposées.Le site de la Monnaie de Paris est ouvert du mardi au dimanche de 11h à 19h. Visites guidées pour les groupes sur réservation.Gratuité pour les moins de 26 ans et les enseignants sur présentation du Pass Education. Informations et contenus numériques disponibles sur le site internet. :

MéTAL

www.monnaiedeparis.fr

BOIS

CéRAMIQUE

MéTAL

VERRE

MODEET TEXTILE

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Le petitQuizz

LUXESDu 15 octobre 2020 au 2 mai 2021, le Musée des Arts Décoratifs présente«Luxes». Sensible et encyclopédique, sélective et historique, l’exposition offre à travers 100 œuvres une certaine idée du luxe à l’usage du monde contemporain.https://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/expositions/expositions-en-cours/luxes/L'invention du luxe à la françaiseSi la France symbolise le luxe sur le marché international, elle le doit à Louis XIV et son ministre Colbert. Un passionnant retour sur plus d'un siècle d'innovation scientifique et technique, mais aussi d’espionnage industriel.90 min -Disponible du 28/11/2020 au 02/02/2021https://www.arte.tv/fr/videos/084674-000-A/l-invention-du-luxe-a-la-francaise/

VERRE

Découverte des savoir-faire

Formations dans les lycées

Parcours dans les collections

UNE Activité à réaliser en classe

LE VERREEN 5 œuvres

LE MUSéE DESARTS décoratifs

Parcours dans les collections

2. Le verre de Bohême

En savoir plus

1. Le verre vénitien

4. Le vitrail

5. Objet de verre

3. L’opaline

Né du sable et du feu, le verre a toujours suscité l’émerveillement. Tout à la fois dur et fragile, ou transparent il se prête à différentes formes, différents usages, différents décors selon les époques et les cultures.De la Renaissance au 21esiècle, le verre est un matériau très représenté dans les collections du Musée des Arts Décoratifs. Verres à boire, vases, bijoux, objets décoratifs mais aussi miroirs et vitraux sont à découvrir dans les salles historiques du musée.

opaque

Verre à jambe, façon de VeniseProbablement France, fin du 16e siècleVerre soufflé, soufflé-moulé et modelé à chaudInv.2000.1.1© MAD

Vitrail « Le Printemps »Eugène Grasset (1845-1917), cartonFélix Gaudin (1851-1930), exécutionParis, 1894Verre et plombInv. 8003© MAD

Sea-formDale Chihuly (né en 1941)États-Unis, 1983Verre soufflé, décoré de filets et mis en forme à chaudInv. 54568© MAD, Paris / photo : Jean Tholance

Pot à surpriseEurope, Bohême ? 18e siècleVerre soufflé, modelé à chaud, décoré à la pince et gravé à la roueInv. 5294© MAD

VaseFrance, Epoque Restauration (1814/1830)Verre au plomb opacifié dit "opaline", soufflé, monture en bronze ciselé et doréInv. 35416.2© MAD Paris/Jean Tholance

Ressources documentairesCHRONOLOGIE DU VERREhttps://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/dossiers-thematiques/chronologie-du-verre/TRÉSORS DE SABLE ET DE FEUhttps://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/dossiers-thematiques/tresors-de-sable-et-de-feu/L’OPALINEhttps://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/dossiers-thematiques/zoom-sur-le-xixe-siecle/GALLÉ, MAGICIEN DU VERREhttps://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/dossiers-thematiques/zoom-sur-301/LA MAISON DE VERRE, PARIS (1928-1932)https://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/dossiers-thematiques/l-architecte-decorateur-pierre-chareau/architecture/

1. Le verre vénitien / Renaissance

En savoir plus

Dès la seconde moitié du 15e siècle, les verriers vénitiens (Venise – Italie) installés dans l’île de Murano, mettent au point une nouvelle composition de verre. Très pure et transparente, ils l’appellent « cristallo » en référence au cristal de roche.Cette invention, suivie d’autres évolutions techniques, permet à la verrerie vénitienne de s’imposer économiquement et de dominer le goût européen pendant deux siècles.

Ce verre à boire a plus de 400 ans. Sa matière est pure, fine, légère, transparente et ses formes sont très harmonieuses. Il est réalisé par soufflage à l’aide d’une canne creuse portée à la bouche. L’exercice nécessite une grande maîtrise et beaucoup d’expérience. Il est construit en trois parties ensuite assemblées à chaud. Si son titre est verre « à jambe », on utilise aujourd’hui le terme de verre « à pied ».

Verre à jambe, façon de VeniseProbablement France, fin du 16e siècleVerre soufflé, soufflé-moulé et modelé à chaudInv.2000.1.1© MAD

Dès la seconde moitié du XVe siècle les verriers vénitiens installés dans l’île de Murano avaient mis au point une composition de verre nouvelle, très pure et transparente, qu’ils dénommèrent cristallo, en référence au cristal de roche.Cette invention, suivie d’autres innovations techniques et stylistiques, permit à la verrerie vénitienne de s’imposer économiquement et de dominer le goût européen pendant deux siècles. Des migrations d’artisans italiens dans l’Europe entière donnèrent naissance, dès le XVIe siècle, à de nouvelles productions, dites « à la façon de Venise », et malgré des évolutions cette terminologie reste valable pour le XVIIe siècle.Ce verre à boire, dont les dimensions, les proportions et l’état de conservation sont exceptionnels, est un exemple original de ces productions. Il est apparenté à la tradition vénitienne par sa matière pure, fine et légère, comparable au cristallo des Vénitiens, ainsi que par sa construction qui comporte les trois parties soufflées, caractéristiques du verre à jambe mis au point à Murano au cours du XVIe siècle.Trois masses de verre, appelées paraisons, successivement cueillies au bout de la canne creuse et soufflées par le verrier, sont assemblées à chaud. L’une est ouverte en disque pour former le pied, une autre est ici soufflée dans un moule à treize côtes pour former le nœud central de la jambe, la troisième constitue la coupe ou contenant du verre.Cette coupe, arrondie à sa base, s’ouvre généreusement en une forme octogonale et comporte dans sa partie basse un filet de verre appliqué à chaud, enroulé une fois et décoré d’indentations obtenues avec une roulette. Plusieurs particularités de cet objet, dont son nœud à côtes parfois comparé à une citrouille aplatie, mises en relation avec des données archéologiques et iconographiques, permettent de l’intégrer à un groupe de verres « à la façon de Venise », utilisés et très probablement réalisés en France.

2. Le verre de Bohême / 17e et 18e siècles

Le verre vénitien était pour sa pureté et sa transparence, comparé au . On peut aussi comparer le verre de Bohême (Europe Centrale) à ce minéral mais pour d’autres raisons : il en a le poids et la dureté.Ces nouvelles propriétés permettent la création de décors à froid en travaillant directement dans l’épaisseur de la matière. Connue dès l’Antiquité et inspirée du travail des graveurs de pierres précieuses, la « gravure à la roue » est un procédé qui consiste à actionner (autrefois par un pédalier et aujourd’hui par un petit moteur électrique) un outil dont l’extrémité porte une roue verticale en cuivre. Le frottement de la roue enlève de la matière et crée un décor qui joue sur le contraste de transparence et d’opacité. De Prague, la technique se diffuse dans l’ensemble des pays germaniques.

Le pot trompeur ou pot à illusion, est un objet plein de surprise. On doit le regarder attentivement pour comprendre son utilisation. Il faut suivre le long tube de verre qui part du fond et forme l’anse puis la paille pour comprendre qu’il faut aspirer pour boire l’eau qu’il contient. La réalisation de ce pot fait appel à une grande maîtrise du geste de l’artisan verrier. La forme est complexe. Le décor est réalisé « à la pince » (le long de l’anse et de l’ouverture) et « à la roue » (frises de motifs floraux).

cristal de roche

Pot à surpriseEurope, Bohême ? 18e siècleVerre soufflé, modelé à chaud, décoré à la pince et gravé à la roueInv. 5294© MAD

3. L’opaline / 19e siècle

L’opaline est un verre précieux à l’aspect laiteux et . Elle tire son nom de l’opale, une roche très appréciée dans la création de bijoux précieux. Sa couleur est teintée dans le verre et non appliquée sur sa surface.C’est dans la première moitié du 19e siècle que l’on voit se multiplier les vases, coupes, flacons dans des teintes de blanc mais aussi de bleu turquoise ou de rose.

En savoir plus

Ce grand vase en opaline est d’une forme simple directement inspirée de l’Antiquité.Il est posé sur une en bronze doré qui assure son équilibre. Deux anses en bronze doré représentant des serpents permettent de s’en saisir. L’animal dont la forme s’apparente à une ligne que l’on peut tordre selon sa fantaisie et les besoins de l’objet, est souvent utilisé dans les arts décoratifs de cette période.

irisé

monture

VaseFrance, Epoque Restauration (1814/1830)Verre au plomb opacifié dit "opaline", soufflé, monture en bronze ciselé et doréInv. 35416.2© MAD Paris/Jean Tholance

À la fin du XVIIIe siècle, les Français parviennent à imiter le cristal anglais, réputé pour son éclat. Sous l’Empire, la coloration de ce cristal donne naissance à ce que nous nommons opaline et ce qu’on appelait alors cristaux opales ou cristaux en couleur d’opale. Les objets réalisés – coupes, baguiers, vases, garnitures de cheminée – adoptent d’abord les formes simples du retour à l’antique. Ces objets luxueux reçoivent souvent une monture de bronze doré.Dès le règne de Charles X, les formes s’épaississent, pour s’étirer et se galber de plus belle sous le second Empire. Aux couleurs douces succèdent des tons plus violents, inspirés par les verres de Bohême. Les délicates nuances de rose sont obtenues par des sels d’or.À partir de 1840, dans un souci d’économie, le verre rose n’est plus teinté dans la masse mais doublé d’un verre coloré. Au début du XIX e siècle, Le Creusot, Baccarat et Saint-Louis sont les principaux centres de production. Par la suite, de nombreuses cristalleries sont créées autour de Paris : Bercy, Choisy-le-Roi, Belleville, Clichy…

4. LE vitrailà l’Art Nouveau

Le vitrail désigne une technique qui consiste à assembler des pièces de verre blanches ou colorées, avec ou sans décor. C’est dans les cathédrales gothiques de la fin du Moyen Âge que l’on peut observer les plus nombreux et les plus impressionnants vitraux.Tout au long de son histoire, le verre est intimement associé à la lumière. Au 20e siècle, les progrès techniques permettent la réalisation de surfaces de verre plus grandes et plus résistantes. Les architectures se couvrent de toits de verre et de verrières pour laisser entrer la lumière. La fée électricité amène la lumière au cœur des habitations et les créateurs rivalisent d’ingéniosité pour la réalisation de lampes de verre aux formes et couleurs inspirés de la nature.

En savoir plus

Ce vitrail représente le printemps. Une jeune femme récolte dans un jardin, les fruits d’un arbre en fleurs. Symboles de la saison et de l’art nouveau : l’iris et l’hirondelle apportent des touches de couleurs plus fortes à la composition. Les formes sont et les couleurs douces. Elles sont par un filet de plomb qui maintient les différents morceaux de verre coloré à la manière d’une mosaïque ou d’un puzzle.

stylisées

serties

Vitrail « Le Printemps »Eugène Grasset (1845-1917), cartonFélix Gaudin (1851-1930), exécutionParis, 1894Verre et plombInv. 8003© MAD

Le Printemps et son pendant, Après-midi d’automne, furent exposés dans la section architecture du Salon du Champ-de-Mars en 1894. Ce vitrail aux riches coloris présente une composition simplifiée qui demeure cependant naturaliste. Il est représentatif de cette fin du XIXe siècle, où peinture et arts décoratifs sont étroitement liés, à l’exemple des nabis et de Paul Gauguin. Toutefois, la parenté stylistique la plus évidente vient de l’affiche : exaltation de la couleur posée en aplat, simplification de la forme, cernes noirs qui confèrent un aspect cloisonné au dessin, et que l’on retrouve transcrit dans le vitrail lorsque le verre est enchâssé dans le plomb.Eugène Grasset s’est fait connaître des milieux artistiques en illustrant la couverture de l’Histoire des quatre fils Aymon (1883) qui fit date dans l’histoire du graphisme et de l’Art nouveau par la nouveauté de sa composition : le texte et l’image s’interpénètrent et le cadrage s’inspire de l’art japonais. C’est toutefois grâce à son dessin La Semeuse, accompagné de la formule : Je sème à tout vent, réalisé en 1890 pour Larousse, qu’il acquit la notoriété. Il dessina de nombreux projets destinés aux arts appliqués (affiches, illustrations, bijoux…) Théoricien, il aimait transmettre ses connaissances ; il enseigna et donna des conférences, livrant sa réflexion sous forme de préceptes qui régissent l’ensemble de son travail : « La forme des objets ornés doit être adaptée à l’usage… La matière oppose une limite à la représentation exacte des objets naturels… »En 1896, il publia La Plante et ses applications ornementales, source d’inspiration pour de nombreux créateurs. À partir de 1897, il collabora aux revues Art et Décoration et L’Estampe et l’Affiche. Il enseigna l’« histoire et le dessin de la lettre » à l’école Estienne jusqu’à sa mort. Pour la réalisation de ses projets, Grasset s’entourait de professionnels reconnus : la maison Vever pour le bijou, le peintre, verrier et mosaïste Félix Gaudin pour le vitrail. Ce dernier avait repris en 1879 à Clermont-Ferrand un atelier verrier réputé, l’un des premiers fondés en France, et qui produisait des vitraux civils et religieux, ainsi que des mosaïques. La rencontre des deux hommes fut à l’origine d’une collaboration et d’une amitié indéfectible qui furent marquées par la réalisation de vitraux pour la cathédrale Sainte-Croix d’Orléans et de verrières pour la Chambre de commerce de Paris.

5. Objet de verre à la période contemporaine

Au cours du 20e siècle, des ateliers individuels se multiplient et permettent des pratiques plus libres des techniques traditionnelles du verre.Les créateurs, souvent formés dans des écoles d’art, d’architecture et de design, élargissent leur champ d’activité. Si le verre est toujours utilisé pour fabriquer des objets utiles, il est aussi une matière à sculpter pour réaliser des objets pleins de poésie. Les surfaces, les textures, les brillances et les couleurs font l’originalité de ces œuvres.

La splendeur des coraux, la souplesse des algues et la beauté de certains coquillages inspirent l’artiste pour la création d’objets de verre qui rejoignent la lignée vénitienne de légèreté, de souplesse et de fragilité du matériau verre.

Sea-formDale Chihuly (né en 1941)États-Unis, 1983Verre soufflé, décoré de filets et mis en forme à chaudInv. 54568© MAD, Paris / photo : Jean Tholance

Atelierchaud

Atelier froid

Vitrailliste

Atelier chaud / Saint Louis © Benoît Teillet

Atelier froid, taille de cristal / Saint Louis © Benoît Teillet

Atelier Luc-Benoît Brouard vitrailliste

Découverte des savoir-faire

/!\ Cette vidéo présente le savoir-faire de souffleur de verre. Pour toute information sur les formations menant à ce métier, nous vous conseillons de vous adresser directement à l'établissement de formation partenaire.

Rencontre avec Aurélie Règue au Lycée de Nehou.Tourné le mardi 26 janvier 2021 en live steaming.

L’atelier du chaud est le lieu et le temps de la fabrication du cristal. La main et la bouche sont les véritablesoutils de travail. Les maîtres-verriers viennent « cueillir » au bout de leur canne la matière qu’ils travaillent par leur souffle.

Après avoir subi l'épreuve du feu, la pièce en cristal rejoint l'atelier du froid. L'artisan peut alors aborder la taille et le décor. Le travail du tailleur est avant tout celui d’un décorateur. Son geste doit être sûr, son coup d'œil parfait.

Le vitrailliste assemble au plomb des verres plats, colorés ou non, et parfois enrichis de motifs peints appelés grisailles. Il peut également réaliser des dalles de verre ou utiliser des méthodes de fusing associant différents verres de couleur.

Lycée Lucas de Nehou

CAP Arts et Techniquesdu verre Options VitrailetDécoration sur verreBMA Verrier décorateur DNMADE

Site des Feuillantines : 4 rue des Feuillantines75005 ParisSite rue Friant :19 rue Friant75014 Paris

établissement de formation partenaire

Découverte des savoir-faire

Formations dans les lycées

Parcours dans les collections

BOIS

UNE Activité à réaliser en classe

Visuelà insérer

Le MUSéE DESARTS décoratifs

LE BOISEN 5 œuvres

Parcours dans les collections

4. La marqueterieArt Déco

5. La marqueterie aujourd’hui

Du coffre à l’armoire et de la commode au fauteuil, le bois est utilisé du Moyen Age à nos jours pour la construction du mobilier. Le bois est aussi matière à décor pour la réalisation de panneaux muraux (boiseries) en bois sculpté, peint ou doré.Si le chêne et le pin servent à la fabrication du bâti ou ossature des meubles, l’ébène, l’acajou et le palissandre sont des bois précieux utilisés pour l’élaboration de très beaux décors.

3. Le décor en frisage

2. De l’ébène à l’ébéniste

1. L’Intarsia

Panneau d’intarsiaFin XVe-début XVIe siècleItalie du NordIncrustations sur panneau de peuplier ou tilleul merisier, chêne flotté, poirier dans un panneau de peuplier ou de tilleulInv. Pe 1807© MAD

ArmoireAttribuée à Nicolas Sageot (1666-1731), maître ébéniste en 1706Paris, vers 1710Bâti en chêne ; marqueterie en contre-partie d’écaille sur fond de laitonInv. 21919© MAD

Commode double à armoires d’encoignureParis, vers 1725Bâti en chêne et résineux, placage de palissandre et noyer ondé, bronze doré, marbre de RanceInv. 2006.1.1© MAD

Cabinet « État rectangle »Jacques-Émile Ruhlmann (1879-1933)Paris, vers 1922-1923Placage d’amarante, marqueterie d’ivoire et d’ébène, bronze doré, intérieur en satiné rougeInv. 42786© MAD

Prototype de cabinet CloudInChestBenjamin Graindorge (né en 1980)Collection « Feu de tout bois », la marqueterie revisitéeFrance, 2014Édition YMER&MALTAMarqueterie de 16 essences de boisInv. 2016.105.1© MAD, Paris / photo : Jean Tholance

1. L’Intarsia / 16e siècle

La marqueterie est une technique de décoration du mobilier qui trouve son origine dans l’intarsia. Utilisée pour la décoration d’objets en bois, ce procédé venu d’Italie consiste à creuser le bois pour y incruster d’autres matières souvent plus précieuses. Rares et luxueuses, ces matières proviennent de pays lointains. Elles peuvent être d’origine végétale comme le bois d’ébène (de couleur noire) et le bois d’acajou (de couleur rouge orangé), minérale (pierres dures), métallique (cuivre, laiton, étain) mais aussi animale comme l’écaille de tortue et la nacre (coquillage).

Ce petit panneau de bois donne l’illusion d’une porte qui s’ouvre pour nous laisser entrevoir des livres et une mandoline, instrument de musique très à la mode au 16e siècle. L’artisan compose son tableau par incrustation de pièces de bois choisies pour leurs contrastes colorés du miel doré au brun le plus foncé. Ces objets symbolisent les arts et le savoir à une période où l’on cherche à comprendre le monde en s’appuyant sur l’observation, les sciences, la redécouverte de l’Antiquité.

Panneau d’intarsiaFin XVe-début XVIe siècleItalie du NordIncrustations sur panneau de peuplier ou tilleul merisier, chêne flotté, poirier dans un panneau de peuplier ou de tilleulInv. Pe 1807© MAD

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Arrivés d’Allemagne et des Pays Bas à l’invitation du roi Henri IV, les artisans développent au début du 17e siècle une nouvelle technique de décoration du mobilier appelée « placage ».Les « menuisiers en ébène », ensuite appelés « ébénistes », recouvrent le meuble en bois solide (chêne, pin) de très fines feuilles d’ébène (bois très dur et d’un noir intense). Elles sont plaquées puis décorées par le travail de la . L'ébéniste André-Charles Boulle met au point au début du 18e siècle une technique de marqueterie qui portera son nom. Elle consiste à superposer et découper dans un même temps et un même mouvement des matériaux pour obtenir un décor en « partie et contre-partie » ou en « positif et négatif ».

Toute la surface de cette grande armoire est recouverte d’une marqueterie de cuivre (métal doré) et d’écaille de tortue. Dans une composition et parfaitement , les lignes s’étirent, s’enroulent et s’entrecroisent pour former de gracieux et de belles .

gravure

arabesques

entrelacs

symétrique

ordonnée

2. DE L’ÉBÈNE À L’ÉBÉNISTE / 17E ET 18E SIÈCLES

ArmoireAttribuée à Nicolas Sageot (1666-1731), maître ébéniste en 1706Paris, vers 1710Bâti en chêne ; marqueterie en contre-partie d’écaille sur fond de laitonInv. 21919© MAD

Les surfaces de cette grande armoire de type Boulle, qu’on attribue à l’ébéniste Nicolas Sageot, sont recouvertes d’une marqueterie de cuivre et d’écaille dessinant des motifs d’arabesques et de rinceaux particulièrement élégants. Plusieurs des meubles et objets réunis dans cette salle présentent des décors similaires.A cette époque, le goût de la cour de Louis XIV n’est plus déterminé par Charles Le Brun, le grand ordonnateur de sa gloire passée, qui est mort en 1690. Celui qui lui a succédé et a imposé ses choix est l’ornemaniste Jean Bérain, « dessinateur de la Chambre et du Cabinet du roi » depuis 1674. La solennité n’est pas son style : en rénovant les thèmes de la grotesque, il remet au contraire à la mode les lignes sinueuses, les galbes, les courbes, des jeux d’entrelacs gracieux. Une esthétique qui conduira plus tard au style rocaille.Ce changement est le reflet d’un art de vivre qui s’amorce à l’aube du XVIIIe siècle. Car ce n’est plus dans la noble grandeur versaillaise qu’on cherche ses modèles, et ce n’est plus la Cour qui dicte ses lois en matière d’art. La mode se fait davantage dans les salons parisiens où on cultive le goût du confort, de l’intime et du charmant. Dans des atmosphères intérieures plus claires, les murs et les plafonds se couvrent de grotesques, qu’on retrouve dans les tentures, les luminaires ou les céramiques.Jean Bérain occupait au Louvre un atelier voisin de celui de Boulle, et celui-ci a souvent puisé dans ses modèles, suivi par de nombreux ébénistes.

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Le frisage est une technique de marqueterie. L’ébéniste joue avec fils ou lignes du bois pour obtenir des décors purement géométriques comme les motifs à « cubes », ou encore en « pointe de diamant ».

Cette commode est sans doute la plus grande du 18e siècle français. Elle mesure près de trois mètres de long. La découpe de son plateau de marbre est un tour de force ! Le meuble ne repose que sur quatre pieds protégés par des en forme de pattes d’ours. Le meuble comporte quatre grands tiroirs et dans les coins deux petites armoires. Son décor est constitué d’un frisage en de palissandre (bois précieux).

bronzes dorés

mosaïque

3. DÉCOR EN FRISAGE / 18E SIÈCLE

Commode double à armoires d’encoignureParis, vers 1725Bâti en chêne et résineux, placage de palissandre et noyer ondé, bronze doré, marbre de RanceInv. 2006.1.1© MAD

Cette commode, destinée à une chambre de parade, est extraordinaire à plus d’un titre. Sa taille imposante en fait sans doute la plus grande commode du XVIIIe siècle français : elle mesure près de trois mètres de long, alors qu’une commode de belle qualité dépasse rarement la moitié !Son plateau de marbre de Rance, d’une seule pièce, est à lui seul un tour de force ; sa découpe puissamment moulurée suit le mouvement en arbalète de la façade qui se poursuit sur les côtés.Le meuble ne repose que sur quatre pieds, crânement campés dans des sabots de bronze doré à pattes d’ours, dont les griffes s’étalent largement sur le sol ! Sa structure n’est pas moins exceptionnelle : le bâti de cette « commode double » comporte quatre tiroirs répartis sur deux rangs, séparés par un trumeau central, et encadrés aux deux extrémités de deux petites « armoires d’encoignure » ouvrant à un battant.Réalisée sous la Régence, elle ne porte pas d’estampille, et cela ne doit pas étonner : bien que théoriquement obligatoire depuis 1637, cette marque frappée au fer ne se répandit auprès des ébénistes que timidement dans les années 1720.La présence de vantaux latéraux rattacherait cette commode à l’œuvre de Charles Cressent (1685-1767) qui employa plus que tout autre ce type de construction. Toutefois aucun des bronzes propres à son atelier, dont les modèles étaient jalousement conservés par le sculpteur-ébéniste, ne se retrouve sur ce meuble. Faut-il plutôt voir une création d’Antoine-Robert Gaudreaus (v. 1682-1746) ?Cet ébéniste du roi s’était fait une spécialité des commodes doubles, comme le médailler « en forme de commode », livré pour le cabinet intérieur du roi à Versailles en 1738 (musée national du château de Versailles). Par ailleurs, comme Cressent, il réalisa des meubles à armoires latérales, telle la commode de la chambre de Louis XV à Versailles, livrée en 1739 (Londres, Wallace Collection).Précurseur des exemples cités, la commode du musée évoque peut-être plus encore, par l’emploi du frisage en mosaïque de palissandre, l’œuvre d’un troisième ébéniste, Étienne Doirat, dont la carrière s’arrêta plus tôt (il mourut en 1732). Comme son auteur, sa provenance reste incertaine. Fut-elle créée pour Marie-Anne de Bourbon, princesse de Conti, fille légitimée de Louis XIV, ainsi que le laisse penser l’inventaire de son hôtel dressé en 1739, où figure « une grande commode en deux corps de bois de palissandre de neuf pieds de long [2,92 m] à deux tiroirs de chaque côté avec un dessus de marbre Rance regnant sur lesd. deux corps […] » ? Seule l’absence des armoires latérales laisse planer un doute sur cette identification.En revanche la commode fut acquise en 1836 par la vicomtesse Alfred de Noailles dont l’achat témoigne du goût « antiquaire » naissant pour le mobilier du XVIIIe siècle. Elle figurait dans l’antichambre de l’hôtel familial de la rue d’Astorg au moment du décès de Léontine de Noailles, selon l’inventaire établi en 1851. Quels qu’en soient l’auteur et le commanditaire, cette commode marque une étape majeure dans l’histoire du meuble emblématique du siècle des Lumières.

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L’Art déco est un mouvement artistique qui apparait en France à partir de 1910. Il se caractérise par l’utilisation de formes géométriques, de lignes droites et des de couleurs fortes et . Les objets se veulent pratiques pour correspondre à un mode de vie plus moderne.Si de nouveaux matériaux issus de l’industrie comme le tube de métal font leur apparition dans le mobilier, les matières précieuses sont très appréciées. L’art du placage continue à séduire les créateurs. L’utilisation des peaux du serpent au requin (galuchat) sont à la mode !

Les formes géométriques simples (rectangle et ovale) de ce petit meuble de rangement appelé « cabinet » tranche avec l’importance du décor central réalisé en ivoire (blanc) et en ébène (noir). Symbole de la période Art déco, ce motif de vase fleuri est constitué, à la manière d’un puzzle, de pièces ajustées les unes aux autres.

contrastées

aplats

4. LA MARQUETERIE ART DÉCO

Cabinet « État rectangle »Jacques-Émile Ruhlmann (1879-1933)Paris, vers 1922-1923Placage d’amarante, marqueterie d’ivoire et d’ébène, bronze doré, intérieur en satiné rougeInv. 42786© MAD

Ce cabinet à un vantail ouvrant sur trois étagères possède deux pieds postérieurs droits, tandis que ceux de devant, galbés, se rattachent au corps par deux volutes soulignées d’un large filet d’ivoire.L’ivoire est également utilisé pour les quatre sabots des pieds, pour l’encadrement de petites pastilles entourant le vase fleuri, pour le haut des montants verticaux et enfin dans la frise de rectangles qui orne le profil du plateau supérieur.Il est surtout employé avec l’ébène pour réaliser le vase fleuri – symbole du style Art déco –, inscrit dans un médaillon tapissé de fleurs et de feuillages.Le rôle majeur joué par le décor floral ne nuit en rien à l’architecture générale de ce meuble d’appui.Les décorations figuratives sur les meubles de Ruhlmann demeurent exceptionnelles, même au début de sa carrière – ainsi d’un petit cabinet de 1913, en bois doré, avec sur le vantail un décor de personnages en costumes du XVIIIe siècle dans un jardin, réapparu récemment en vente publique ; ou encore du Meuble au char de 1919, conservé au musée d’Art moderne de la Ville de Paris.Pour d’autres modèles, le décor figuratif se réfugie sur les grandes plaques de serrurerie, sculptées par Alfred Janniot ou par Simon Foucault (comme le meuble à fards du musée André-Malraux du Havre ou le bahut à motif de cailloutis du Mobilier national).Ce cabinet provient de l’appartement d’Édouard Rasson, un riche industriel du textile de Roubaix. Il a été donné par ses deux filles en exécution de la volonté de leur père. Rasson possédait plusieurs meubles de Ruhlmann, dont le premier exemplaire du bureau Ambassadeur réalisé en 1923 (également conservé au Musée des Arts Décoratifs). Plusieurs exemplaires de ce cabinet sont connus : deux d’entre eux – dits État d’angle – ont été réalisés en encoignures à trois pieds (New York, Brooklyn Museum, et Richmond, Virginia Museum of Fine Arts) ; trois autres – dits État rectangle –, de forme rectangulaire à fond plat et à quatre pieds, sont actuellement identifiés en plus de l’exemplaire du musée (Paris, Mobilier national, New York, Metropolitan Museum of Art, et Chicago, Art Institute).Le premier État d’angle fut réalisé en 1916 tandis que le premier État rectangle fut exposé pour la première fois au Salon d’automne de 1922 et décrit comme un « meuble précieux en ébène macassar, marqueterie d’ivoire ».À partir d’un modèle, Ruhlmann faisait exécuter par ses deux ateliers d’ébénisterie de nombreux exemplaires, en variant les essences de bois. Ainsi le cabinet du Musée des Arts Décoratifs a-t-il été réalisé en placage de bois d’amarante, de palissandre ou d’ébène macassar. Il est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de Ruhlmann.

Si la marqueterie est une technique ancienne, elle est aujourd’hui encore très vivante. De jeunes , créateurs, s’en emparent pour la réinterpréter avec des formes nouvelles. Ils allient parfois la tradition du geste aux nouvelles technologies.

Le cabinet cloudInChest, est composé de près de trois mille pièces de seize essences de bois différentes, toutes découpées à la main. Elles épousent le du meuble dont les formes évoquent les facettes du diamant. Un nuage nous apparaît en mouvement et nous invite au voyage.

designers

pixellisé

volume

5. LA MARQUETERIE AUJOURD’HUI

Prototype de cabinet CloudInChestBenjamin Graindorge (né en 1980)Collection « Feu de tout bois », la marqueterie revisitéeFrance, 2014Édition YMER&MALTAMarqueterie de 16 essences de boisInv. 2016.105.1© MAD, Paris / photo : Jean Tholance

Ébéniste

Restaurateur de meubles

Marqueteur

Michel Jamet, ébéniste, restaurateur © Magali Delporte, Picturetank, INMA

Atelier Henri Desgrippes, restaurateur de meubles anciens © Alexis Lecomte, INMA

Anne Le Corno © Nicolas Lascourrèges

Découverte des savoir-faire

/!\ Cette vidéo présente le savoir-faire d'ébéniste. Pour toute information sur les formations menant à ce métier, nous vous conseillons de vous adresser directement aux établissements de formation partenaires.

Rencontre avec Carole Szwarc pourune démonstrationdemarqueterie au sein de son atelierTourné le vendredi 29 janvier 2021 en live steaming.

L’ébéniste conçoit et réalise différentes sortes de meubles, comme des meubles d’agencement, des meubles de style ou de création. Le travail del’ébéniste est traditionnellement attaché au bois, notamment d’essences rares et précieuses mais le métier s’ouvre à l’utilisation de tous types de matériaux tels que le textile ou le métal.

Le restaurateur de meubles procède à un ou plusieurs types d’interventions : nettoyage et traitement du bois, rebouchage des lacunes par masticage ou ajout de pièces, coloration des parties détériorées, aplanissement d’une surface enfoncée, application de cires ou de vernis.

Jouant de toute la palette des essences de bois, lemarqueteurréalise des compositions pour orner meubles ou objets ou pour créer des tableaux. Il découpe des placages naturels ou teintés et assemble les pièces avec de la colle chaude avant de les mettre sous presse pour les coller sur leur support.

Ecole Boulle

FMA (2de, 1re, terminale) CAP, BMA et DMA Ebénisterie DNMADE

9 rue Pierre Bourdan75012 Paris ecole-boulle.org

établissementS de formation partenaireS

Lycée Bartholdi

CAP Menuisier fabricant de menuiserie, mobilier et agencementBAC PRO Technicien menuisier-agenceur

12 rue de la Liberté 93200 Saint-Denis www.bartholdi93.fr

Lycée Prony

CAP et BAC PRO Ebénisterie

4 rue de Bretagne 92600 Asnières-sus-Seine lyc-prony-asnieres.ac-versailles.fr

Ecole d’ameublement de Paris – La Bonne Graine

CAP et BMA Ébenisterie CAP Menuiserie en siège

200 bis boulevard Voltaire75011 Paris labonnegraine.org/ecole.html

Lycée des méters du bois Leonard de Vinci

BAC PRO Agencement de l’Espace ArchitecturalBAC PRO Technicien de fabrication bois et matériaux associésBTS Développement et Réalisation BoisBTS Étude Réalisation d’Agencement

20, rue Bourseul75015 Paris ac-aris.fr/serail/jcms/s2_101772/accueil

Découverte des savoir-faire

Formations dans les lycées

Parcours dans les collections

MODEET TEXTILE

Activité à réaliser en classe

Visuelà insérer

LE MUSéE DESARTS décoratifs

Parcours dans les collections

LA MODE ET LE TEXTILEEN 5 œuvres

D’origine végétale (coton, lin, chanvre), animale (mouton, lapin, lama, ver à soie…) ou encore minérale (or, argent), le fil est tissé selon différents procédés pour constituer une surface textile ou tissu. Laissé brut ou par d’autres techniques comme la broderie, le textile est utilisé dans la décoration intérieure (tentures, rideaux, du mobilier) et dans la mode.Vêtements de tous les jours ou tenues de soirée, les collections du Musée des Arts Décoratifs témoignent de l’évolution de la mode et de la société du 17e siècle à nos jours.

2. La broderie

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1. La haute couture

4. La fleur

5. Le pli

3. La plume

garniture

ennobli

Robe du soir en deux partiesParis vers 1885Satin de soie à décor façonné, tulle de soir, broderies de fils métalliques et paillette orInv. 22014.E.1-2

Magnificent GoldGuo Pei — Collection « Samsara » Pékin, 2006Courtesy of the Asian Civilisations Museum, Singapore.© Photograph by Russel Wong

RobeCollection Métiers d’artNew-York Look 84Karl Lagerfeld , Chanel, 2018© Chanel

ChapeauRose Valois (1927-1958), modiste, ParisPaille tressée, fleurs en toile de coton teinte, apprêtée, découpée, peinte à la main, gaufrée et griffée, doublure en taffetas.Inv. UF 59-17-5©Paris, MAD / Jean Tholance

RobeMadame Grès, 1976Collection printemps-étéJersey de soie blancInv. UF 80-4-1©Paris, MAD / Jean Tholance

Ressources documentairesLUXES du 15 octobre 2020 au 2 mai 2021https://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/expositions/expositions-en-cours/luxes/CHRONOLOGIE DE LA MODE 1715-1914https://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/dossiers-thematiques/chronologie-de-la-mode-1715-1914/UNE HISTOIRE DE SAVOIR-FAIRE : CINQ ICÔNES DE LA MODE RESTAURÉEShttps://madparis.fr/francais/nous/presentation/partenariats/une-histoire-de-savoir-faire-cinq-icones-de-la-mode-restaurees-avec-la-vallee/PRÉSENTATION VIDÉO DE L’EXPOSITION « LA MÉCANIQUE DES DESSOUS »https://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/expositions/expositions-terminees/la-mecanique-des-dessous-une-histoire-indiscrete-de-la-silhouette/decouvrez-le-presentation-video-de-l-exposition

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La haute couture rassemble les maisons de couture de luxe.Pour être considérées comme une maison de couture, les marques doivent répondre à des critères très précis : les vêtements doivent être réalisés sur mesure, le travail fait à la main dans les ateliers de la maison, le personnel doit être d’au moins 20 personnes par atelier (broderie, plumasserie…), la maison doit proposer deux défilés par an (janvier et juillet) avec au moins 25 modèles par collection présentée.C’est ce qui distingue la haute couture du prêt à porter.On considère le couturier Charles-Frederick Worth (1825 – 1895) comme l’un des fondateurs de la haute couture parisienne.

Cette robe en satin de soie orangé est particulièrement luxueuse. Elle est composée de deux parties : un corsage décolleté et très serré à la taille au moyen d’un et une jupe à la traine majestueuse. Une tournure, mécanisme placé sous le vêtement soutient le volume du tissu. Aussi appelé « faux cul » il modèle cette silhouette très à la mode sous le Second Empire (Napoléon III). Le décor brodé au fil métallique et aux paillettes or accentue le caractère luxueux de la robe.

corset

1. LA HAUTE COUTURE

Robe du soir en deux partiesParis vers 1885Satin de soie à décor façonné, tulle de soir, broderies de fils métalliques et paillette orInv. 22014.E.1-2

Couturier de prédilection des souveraines des dernières Cours européennes et d’une clientèle américaine fortunée, Worth a conçu cette robe du soir d’un goût des plus somptueux. Celle-ci se distingue par l’ampleur de sa tournure, sa traîne majestueuse, mais aussi par le luxe de son étoffe en satin façonné ainsi que par la magnificence de ses combinaisons décoratives.Elle fut commandée au milieu des années 1880 par madame Franklin Dexter, épouse d’un riche homme d’affaires américain de Boston, lors de l’un de ses nombreux séjours parisiens.En 1874, le couturier Charles Frederick Worth faisait travailler à ses côtés ses deux fils, Gaston et Jean-Philippe. Ce dernier secondait son père dans la direction artistique de la maison de mode en développant des tissus exclusifs avec les fabricants de soie lyonnais. En frontispice du livre A Century of Fashion (1928), dans lequel Jean-Philippe retrace l’histoire de la maison familiale et rend hommage à son père, l’inventeur de la couture, est reproduit un portrait peint d’Elisabeth Ière, reine d’Angleterre, portant une robe en velours dont le coloris orangé fait écho à celui de cette robe en satin de soie.Extrait du catalogue de l’exposition « Luxes » présentée au Musée des Arts Décoratifs du 15 octobre 2020 au 2 mai 2021.

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A l’aiguille et à petits points, la broderie apporte un décor à une surface textile et magnifie tant les tissus utilisés pour la confection de vêtements haute couture que ceux plutôt dédiés à l’ameublement.Fil d’or et de soie, mais aussi perles et ou encore rubans et dessinent de merveilleuses figures décoratives sur les œuvres textile du Musée des Arts Décoratifs.

Inspirée d’un uniforme de Napoléon Ier, cette robe est un chef d’œuvre de broderie de fil d’or et de sequins Swarovski. C’est le fruit du travail de plus de 500 artisans et sa réalisation a nécessité plus de 50 000 heures !

passementeries

sequins

2. La broderie

Magnificent GoldGuo Pei — Collection « Samsara » Pékin, 2006Courtesy of the Asian Civilisations Museum, Singapore.© Photograph by Russel Wong

Magnificent GoldGuo Pei — Collection « Samsara » Pékin, 2006Courtesy of the Asian Civilisations Museum, Singapore.© Photograph by Russel Wong

De son enfance passée à Pékin, la créatrice de mode Guo Pei a nourri son imaginaire des promenades dans la Cité interdite, des souvenirs des fastes de la Cour impériale chinoise et de l’excellence des savoir-faire et des arts décoratifs de son pays.A sa connaissance de la peinture et des textiles précieux, elle ajouta très tôt une dextérité technique acquise au sein de l’Ecole des arts industriels de Pékin dont elle sortit diplômée en 1986, à peine âgée de 20 ans. Si la révolution culturelle avait édicté avec une violence radicale de nouveaux codes vestimentaires, il n’en est pas moins vrai que les formes traditionnelles étaient alors encore perpétuées dans certains studios de design où Guo Pei poursuivait sa formation.En 1997, elle fonde sa propre maison et, défendue par une nouvelle génération de stars chinoises flamboyantes, se fait remarquer par l’opulence de ses vêtements – broderies coûteuses, ornement de fourrure, luxuriance des détails -, une mode à l’image de sa collection des « Mille et deux nuits » présentée en 2009. Robes à traine impressionnante, couleurs vives, matières nobles, le retentissement mondial de son travail trouve l’écho parfait lorsque la chanteuse Rihana porte son imposante robe de fourrure jaune canari lors du Met Gala de 2015 qui célèbre l’exposition « China » ; Through the Looking Glass », explorant l’influence de la Chine sur l’histoire de la mode.Extrait du catalogue de l’exposition « Luxes » présentée au Musée des Arts Décoratifs du 15 octobre 2020 au 2 mai 2021.

De faisan ou d’autruche, la plume peut être taillée, courbée, teintée… Elle est sublimée pour orner robes hautes couture et costumes de scène, chapeaux, éventails et chaussures. La plume est une matière délicate et fragile mais aussi, selon les espèces d’oiseaux, une matière protégée.

Cette longue robe d’inspiration égyptienne est composée de plumes d’oie et de coq or. Cette précieuse mosaïque est contrastée de bleu et de rouge dans un décor rythmé par des frises aux . C’est une des plus belles pièces de la collection « Métiers d’art » de la maison Chanel. Conçue par le couturier Karl Lagerfeld, elle rend hommage à l’excellence des savoir-faire des artisans de la mode.

lignes brisées

laquées

3. LA PLUME

RobeCollection Métiers d’artNew-York Look 84Karl Lagerfeld , Chanel, 2018© Chanel

Le fleuriste compose des parures de fleurs en tissu destinées à orner, décorer des robes de soirées ou des chapeaux. Il crée chaque fleur en découpant, teignant, modelant à l’aide de divers outils chauffés un par un les pétales avec souvent un effet de réalisme saisissant.

Ce petit chapeau de paille tressée est décoré d’une belle rose épanouie. Violette ou camélia, muguet ou hortensia, le thème de la fleur domine tous les autres thèmes dans la décoration des chapeaux. Chaque pétale de tissu est teint dans différentes nuances de couleur allant du blanc au rose. La conception et la fabrication des chapeaux est assurée par la modiste.

4. LA FLEUR

ChapeauRose Valois (1927-1958), modiste, ParisPaille tressée, fleurs en toile de coton teinte, apprêtée, découpée, peinte à la main, gaufrée et griffée, doublure en taffetas.Inv. UF 59-17-5©Paris, MAD / Jean Tholance

Inspiré par les drapés des statues de l’Antiquité mais aussi par l’origami japonais, l’art du pli consiste à donner un relief particulier au tissu. Celui-ci est placé dans un moule en carton qui présente les formes désirées puis il est chauffé pendant des heures pour fixer les plis. En « accordéon », « soleil » ou encore « paon », il existe une quantité extraordinaire de formes de pli. On considère Madame Grès, couturière française de la première moitié du 20e siècle comme un maître en matière de plis et de plissés. Ses vêtements, tout en fluidité et confort ont grandement contribué à la libération du corps des femmes.

Cette robe de soirée, de coupe asymétrique est entièrement plissée. Elle dévoile tout le talent de Madame Grès, couturière dans la première moitié du 20e siècle. Magicienne du pli, elle coupe le tissu de manière à ce qu’il enveloppe et sculpte le corps de la femme tout en lui laissant beaucoup de liberté dans ses mouvements.

5. LE PLI

RobeMadame Grès, 1976Collection printemps-étéJersey de soie blancInv. UF 80-4-1©Paris, MAD / Jean Tholance

Parurier floral

Plumassier

Couturier

Brodeur

Les métiers des Maisons d'Artde Chanel

Découverte des savoir-faire

© Maison Lesage

© Maison Lemarié - Vincent Lappartient

© Maison Lemarié - Delphine Achard

Rencontre avec l'Atelier Bizet pourune démonstrationde broderieTourné le mardi 26 janvier 2021 en live steaming.

L’art du couturier consiste à interpréter l’idée d’un vêtement puis à le réaliser d’aplomb et sur mesure. Maillon indispensable dans la chaîne de création d’une collection, le couturier effectue et/ou supervise les différentes étapes de travail nécessaires entre le croquis et le prototype d’une pièce.

Le brodeur crée des motifs en aplat ou en relief sur des tissus variés à l’aide de fi ls de lin, de coton, de soie ou de laine. Les créations du brodeur peuvent s’enrichir de perles, de paillettes ou de fi ls d’or. La profession de brodeur nécessite de la créativité, de l’habileté manuelle et de la précision.

Le plumassier transforme des plumes d’autruche, de coq, de faisan, de dinde, d’oie ou autres, en accessoires ou éléments de costume pour le monde du chapeau, du spectacle ou de la haute couture.

Après avoir teint et apprêté le tissu, le parurier floral le découpe à l’aide d’emporte-pièce de formes et de tailles variées. Il réalise ensuite la mise en forme des pétales puis l’assemblage. Ses créations peuvent se composer d’autres matières comme la plume.

Ecole supérieure des arts appliqués Duperré

DN MADE

11 rue Dupetit-Thouars75003 Paris duperre.org

établissements de formation partenaires

Lycée Paul Poiret

BAC Pro Métiers de la mode vêtementsDN MADE

19 rue des Taillandiers75011 Paris lycee-paul-poiret.org/mode_a_paris

Lycée Jules Verne

CAP et BMA Broderie

2 rue de la Constituante 78500 Sartrouville lyc-verne-sartrouville.ac-versailles. fr

Lycée des métiersLa Source

DN MADE Broderie

54 avenue de la Source 94130 Nogent-sur-Marne lasource-nogent.fr

Lycée Octave Feuillet

CAP Mode et chapellerie CAP Fleuriste en fleurs artificiellesCAP Plumasserie

9 rue Octave Feuillet75016 Paris lyc-octave-feuillet.scola.ac-paris.fr

Découverte des savoir-faire

Formations dans les lycées

Parcours dans les collections

CéRAMIQUE

Parcours dans les collections

Sèvres - manufacture et musée nationaux

La céramiqueEN 5 œuvres

Activité à réaliser en classe

4. Coupe omnisport

5. Vase

1. Vase étrusque

2. Moufles

3. Danseuse

Vase étrusque à rouleauxArrivée à Paris des œuvres rapportées par l’armée d’Italie pour le musée NapoléonAntoine Béranger (1785-1867), peintre1813Porcelaine dure, émaillée, peinte, dorée et bronze doréSèvres - Manufacture et Musée nationaux

Moufles1827Assiette à dessert, service des arts industrielsJean-Charles Develly (1783 - 1862)Porcelaine dureSèvres - Manufacture et Musée nationaux

Danseuse N°14 du Surtout du Jeu de l’Écharpe1899-1900 (édition de 1914)Agathon Léonard (1841-1923), sculpteurBiscuit de porcelaine dure nouvelleSèvres - Manufacture et Musée nationaux

Coupe Omnisport, 1e grandeurRoger Vieillard (1907-1989)1971, édition de 1978Porcelaine dure, monture en laitonSèvres - Manufacture et Musée nationaux

VasePierre Soulages (né en 1919)2005Porcelaine nouvelle, émaillée et doréeSèvres - Manufacture et Musée nationaux

L’histoire de l’objet et son contexte de création Commandé en 1810 par Napoléon 1er, le vase évoque, à la manière d’un triomphe romain, la « Fête de la Liberté des Arts » organisée en 1798 pour accueillir au musée du Louvre les œuvres rapportées d’Italie par l’armée. Le vase n’est totalement achevé qu’en 1814, au moment même de la chute de l’Empereur Napoléon 1er. Menacé de destruction, il est sauvé par le Directeur de la Manufacture, Alexandre Brongniart, qui met en avant ses qualités techniques exceptionnelles, notamment le montage des anses et le mécanisme de rotation qui permet au vase de tourner sur lui-même, ainsi que les qualités esthétiques de la peinture et les effets variés du travail de l’or.

Ce vase de près d' 1,20 m était selon le directeur de la Manufacture, Alexandre Brongniart « l’un des plus beaux qui soit sorti des ateliers de la manufacture » mais aussi « le plus grand qu'on ait [...] peint de figures ».L’or utilisé à Sèvres, depuis ses origines, est l’or pur à 24 carats, mat après cuisson. Le polissage qui lui rend sa brillance, s’appelle brunissage à l’aide de pierres semi-précieuses : l’agate et l’hématite. Les multiples techniques peuvent varier l’éclat de l’or. La technique de brunissage à l’effet permet de composer des décors brillants sur une surface d’or mat, à l’aide de l’agate effilée. Ici la panse est entièrement recouverte d’or, rehaussée de motifs d’abeilles gravées.

1. Vase étrusque à rouleaux

Vase étrusque à rouleauxArrivée à Paris des œuvres rapportées par l’armée d’Italie pour le musée NapoléonAntoine Béranger (1785-1867), peintre1813Porcelaine dure, émaillée, peinte, dorée et bronze doréSèvres - Manufacture et Musée nationaux

L’histoire de l’objet et son contexte de création Le projet du Service à dessert des Arts industriels naît en 1820. Il faudra 15 ans pour terminer ce service, véritable hommage aux progrès techniques du début du 19e siècle. Le peintre Jean-Charles Develly illustre 89 métiers sur 119 assiettes, dont 8 sont consacrées à la Manufacture de Sèvres. Le service fut en partie présenté à l'exposition du Louvre en 1827 et finalement offert en 1836 par le roi Louis-Philippe au diplomate autrichien, le prince de Metternich.

Les moufles sont des fourneaux en terre qui servent à fixer sur la porcelaine les couleurs et les dorures à une température inférieure à 1 000 degrés. La dimension du moufle varie en fonction des pièces à cuire. Ainsi, sur l’étagère de droite, la tasse en or et biscuit du Déjeuner Régnier (du nom du chef des fours et des pâtes), dispose d’un petit moufle ajusté à sa taille. Au premier plan, la réparation des fentes du fourneau avec des agrafes rappelle que la cuisson est délicate et ne supporte aucun courant d’air froid.

2. MOUFLES

Moufles1827Assiette à dessert, service des arts industrielsJean-Charles Develly (1783 - 1862)Porcelaine dureSèvres - Manufacture et Musée nationaux

L’histoire de l’objet et son contexte de création Le surtout Le Jeu de l’Écharpe est composé de quinze statuettes différentes dont le sujet s’inspire des mouvements de la danseuse Loïe Fuller. Destiné à décorer une table, il est récompensé d'une médaille d'or à l’Exposition Universelle de Paris en 1900.

La pâte nouvelle est mise au point en 1880. Utilisée pour la création des biscuits (porcelaine cuite une fois et non émaillée), elle offre une plus grande liberté d’exécution de formes et de formats. Elle permet ici aux mouleurs-repareurs de gonfler les écharpes, de plisser les drapés et de décliner des gestes inédits sans risque de casse. Chaque personnage est individualisé par sa coiffure, sa tenue et son mouvement.

3. Danseuse N°14 du Surtout du Jeu de l’Écharpe

Danseuse N°14 du Surtout du Jeu de l’Écharpe1899-1900 (édition de 1914)Agathon Léonard (1841-1923), sculpteurBiscuit de porcelaine dure nouvelleSèvres - Manufacture et Musée nationaux

L’histoire de l’objet et son contexte de création Dans les années 1970, la Manufacture de Sèvres fait appel à des artistes contemporains pour renouveler l’inspiration des pièces officielles traditionnellement offertes par l’État. Le peintre graveur Roger Vieillard propose pour cette coupe une forme sobre décorée de deux frises figurant des sportifs en pleine action. La coupe Omnisports est remise au nom du président de la République depuis 1975 au vainqueur du Tour de France. Elle couronne également les vainqueurs des prix hippiques de Diane à l’hippodrome d’Auteuil et des 24h du Mans.

Cette coupe est l’exemple de deux éléments caractéristiques de l’identité de la Manufacture : le bleu de Sèvres et l’or 24 carats. Le bleu de Sèvres est un bleu de cobalt obtenu en 3 couches égalisées avec un pinceau portant le nom de blaireau ; les pièces ornées cuisent en four dit de bleu à 1 360° C et sont triées à l’atelier de tri et polissage. Les couleurs de grand feu sont très différentes avant et après leur cuisson.

4. Coupe Omnisports, 1e grandeur

Coupe Omnisport, 1e grandeurRoger Vieillard (1907-1989)1971, édition de 1978Porcelaine dure, monture en laitonSèvres - Manufacture et Musée nationaux

L’histoire de l’objet et son contexte de création Réalisé en 2000 pour la Présidence de la République française, le premier exemplaire de ce vase a été remis par le Président Jacques Chirac au Grand Prix de Sumo de Tokyo. Il a ensuite été édité, en accord avec l’artiste, en dix exemplaires par la Manufacture de Sèvres en 2008. L’édition est aujourd’hui épuisée.

C’est l’unique création céramique du peintre Pierre Soulages. L'artiste a réinterprété une forme classique du répertoire de la Manufacture des années 30, le vase Gensoli n°11. La surface extérieure a été modifiée, striée de haut en bas, puis teintée en dégradé de noir sur un fond gris clair. Le laboratoire a fabriqué, conformément au désir du peintre, un émail noir d'un effet semi-mat très intense. La surface intérieure du vase est recouverte avec 400 grammes d'or pur 24 carats.

5. VASE

VasePierre Soulages (né en 1919)2005Porcelaine nouvelle, émaillée et doréeSèvres - Manufacture et Musée nationaux

La Manufacturede Sèvres

© Sarah Mineraud, Sèvres -Manufacture et Musée nationaux

Découverte des savoir-faire

Fabrication

Les ateliers detournageet d'émaillage

L'atelier de peinture

L'atelier demoulage-réparage

L'atelier d'impression

© Coyau Wikimedia Commons

Décoration

© Coyau Wikimedia Commons

Rencontre dans les ateliers de la Manufacture de Sèvres pourune démonstrationdepeinture sur porcelaineTourné le jeudi 28 janvier 2021 en live steaming.

Cent-vingt artisans travaillent dans la Manufacture et maîtrisent une trentaine de métiers qui permettent de réaliser des œuvres en porcelaine du répertoire mais aussi de l'expression artistique contemporaine.Le vaisseau à mât Pompadour, Sèvres – Cité de la céramique :https://www.youtube.com/watch?v=nEgRToXfkBs&ab_channel=S%C3%A8vres-ManufactureetMus%C3%A9enationaux

Dans l’atelier de tournage, la pâte est travaillée directement sur un tour. Les pièces créées subissent une première cuisson dite de dégourdi à 980°C. La pièce est ensuite émaillée, c’est-à-dire qu’elle est plongée rapidement dans le bain d’émail. Elle est ensuite cuite à 1 380°C.

Le biscuit est le nom donnée à une pièce en porcelaine non émaillée. Il est créé dans l’atelier de moulage-réparage et cuit à haute température en four puis est poli après cuisson à l’atelier de polissage.

Les couleurs de Sèvres, fabriquées dans son laboratoire, sont appliquées au pinceau par les peintres. Les objets sont ensuite cuits pour fixer les couleurs.

Le métal précieux le plus utilisé est l’or pur à 24 carats, provenant d’un lingot réduit en poudre au laboratoire. L’impression permet de réaliser des décors de frise en or, platine ou argent.

École de Sèvres

La Cité de la céramique – Sèvres et Limoges recrute chaque année des apprentis pour les former pendant deux ans à l’un des métiers de la Manufacture, dans le cadre du Brevet des métiers d’art (BMA céramique) par la voie de l’apprentissage. Cette formation est rémunérée. Elle s’articule entre trois jours de formation en atelier et deux jours d’enseignements spécialisés : histoire de l’art (esthétique), design, dessin d’art, dessin technique, technologie et process de fabrication.À l’issue des deux années de formation, les apprentis pourront passer les épreuves finales de l’examen du BMA céramique et se présenter aux épreuves du concours de technicien d’art organisé par le ministère de la Culture, afin d’intégrer l’équipe des artisans titulaires de la manufacture de Sèvres.Pour plus d’informations sur l’apprentissage à Sèvres, consulter les fichiers attachés à la page suivante :

établissementS de formation partenaireS

www.sevresciteceramique.fr/manufacture/ecole-de-sevres/la-formation-par-apprentissage.html

établissementS de formation partenaireS

Lycée technologiqued’arts appliqués Auguste Renoir

BTS concepteur en art et industrie céramiqueDNMADE

24 rue Ganneron, 75018 Paris ltaa-augusterenoirparis.com

Lycée des métiersdu Gué à Tresmes

CAP Décoration en céramiqueCAP modèles et moules céramiquesBAC Pro Matériaux céramiquesDNMADE

Rue du Gué, 77440 Congis-sur-Thérouannegueatresmes.fr/

Découverte des savoir-faire

Formations dans les lycées

Parcours dans les collections

MéTAL

Parcours dans les collections

Monnaie de paris

Le métalEN 5 œuvres

4. Légion d'honneur

2. Poinçon

3. Balancier

1. Statère d’or de Crésus

5. Déesse violoncelle

Statère d’or de Crésus, ou créséideMonnaie561-541 av JCOrInv PAR_0736©Monnaie de Paris

Poinçon de face figurant Henri IVOutillageXVIe siècleGravure sur acierInv PAR_0319©Monnaie de Paris

Balancier dit « d’Austerlitz »P. Gengembre et J.-P. SaulnierMachine1807Acier et bronzeInv PAR_0310©Monnaie de Paris

Légion d’honneurEtoile à cinq branche émaillées blanc, en argent, et suspendue à une couronne de feuilles émaillée de vert et composée de feuilles de chêne et de laurier.©Monnaie de Paris

Déesse violoncelleArmanOr1991Fonte en cire perdueInv PAR_1821©Monnaie de Paris

L’histoire de l’objet et son contexte de création Au VIe siècle avant Jésus-Christ, dans le royaume de Lydie, le célèbre roi Crésus tient sa fortune du fleuve Pactole qui sillonne son royaume. Celui-ci charrie des pépites d’électrum. Il parvient à isoler l’or de l’argent pour finir par frapper une monnaie, et bâtir un solide système monétaire dont l’influence va s’étendre sous l’Antiquité de la Grèce à Rome.

1. Statère d’or de Crésus, ou créséide

Statère d’or de Crésus, ou créséideMonnaie561-541 av JCOrInv PAR_0736©Monnaie de Paris

L’histoire de l’objet et son contexte de création Ce poinçon est un outillage gravé à la main dans le bloc d’acier, on parle de « gravure en taille direct ». Cette technique est toujours utilisée dans l’atelier de la Monnaie de Paris. Gravé à l’endroit et en relief, ce poinçon sert à enfoncer un ensemble de coins, le motif y sera donc « imprimé » en creux et à l’envers. Ces coins seront ensuite installés sur une presse qui permettra de frapper la monnaie ou la médaille qui se retrouvera marquée à l’endroit et en relief.

La technique et les savoir-faire des ateliers de la Monnaie de Paris se développent sous la Renaissance, et nous pouvons remarquer sur ce poinçon la vie qui se dégage de ce portrait très réaliste du roi de France et de Navarre, Henri IV.

2. Poinçon de face figurant Henri IV

Poinçon de face figurant Henri IVOutillageXVIe siècleGravure sur acierInv PAR_0319©Monnaie de Paris

L’histoire de l’objet et son contexte de création Fabriqué avec le bronze des canons russes saisis sur le champ de bataille d’Austerlitz en 1805, ce balancier présente de nombreuses avancées : « main poseuse », virole pleine ou encore chassoir. Autant de mécanismes actionnés par le seul mouvement de la vis et dont l’objectif est d’accélérer autant que de sécuriser la frappe.

3. Balancier dit « d’Austerlitz »

Balancier dit « d’Austerlitz »P. Gengembre et J.-P. SaulnierMachine1807Acier et bronzeInv PAR_0310©Monnaie de Paris

L’histoire de l’objet et son contexte de création Tous les ordres royaux de chevalerie ont été abolis à la Révolution française. En 1802, Bonaparte rétablit cette tradition et officialise, par décret, la création de l’ordre de la Légion d’honneur pour récompenser les « mérites éminents » militaires et civils.

La Monnaie de Paris, qui va d’abord fabriquer quelques éléments constitutifs de ces objets complexes, va progressivement en assurer toutes les étapes de fabrication. Aujourd’hui encore, les artisans produisent cet objet de prestige dans la plus pure tradition du XIXe siècle, ils sont nombreux à participer à sa création : graveur, estampeur, émailleur, doreur.

4. Légion d’honneur

Légion d’honneurEtoile à cinq branche émaillées blanc, en argent, et suspendue à une couronne de feuilles émaillée de vert et composée de feuilles de chêne et de laurier.©Monnaie de Paris

L’histoire de l’objet et son contexte de création En 1991, la Monnaie de Paris fait appel au talent du plasticien franco-américain Arman. Cette collaboration débouche sur la fonte d’une œuvre en or dont les caractéristiques esthétiques sont héritées du Nouveau-Réalisme.

Créé en 1960 et considéré comme le pendant français du Pop Art, ce mouvement artistique mettant en œuvre des assemblages et des accumulations d’objets hétéroclites, a pour ambition d’incarner le retour au réalisme sans pour autant revenir à un art réellement figuratif. La Vénus est un terme très fréquent dans l’art d’Arman. Elle incarne la beauté antique qu’il déstructure.

5. Déesse violoncelle

Déesse violoncelleArmanOr1991Fonte en cire perdueInv PAR_1821©Monnaie de Paris

Fondeur

La fabrication des fontes d’art

©Monnaie de Paris

Découverte des savoir-faire

©Monnaie de Paris

©Monnaie de Paris

La fabrication des décorations

©Monnaie de Paris | Younh-Ah KIM

Graveur

Rencontre dans les ateliers de fabrication de la Monnaie de Paris pourune démonstrationdefonte d'artTourné le vendredi 29 janvier 2021 en live steaming.

établissements de formation partenaires

Ecole nationale supérieuredes arts appliquéset des métiers d’art(ensaama)

DNMADE Création métal

63 rue Olivier de Serres, 75015 Paris ensaama.net

Ecole Boulle

Formation Métiers d’Art - FMA (2de, 1re, terminale)DNMADE Création métal

9 rue Pierre Bourdan, 75012 Paris ecole-boulle.org

GLOSSAIRE

Arabesque : motif décoratif composé de lignes qui s’enroulent et de feuillages entrelacés. Aplat : surface de couleur uniforme. Bronze : alliage ou mélange de deux métaux (le cuivre et l’étain) utilisé pour réaliser des sculptures, des objets décoratifs. Il peut aussi protéger et décorer les objets comme les meubles (pieds, poignées) ou les vases (monture, anses). Corset : sous vêtement féminin utilisé pour soutenir la poitrine et serrer la taille. Contrasté : opposition de deux choses dont l'une fait ressortir l'autre. Par exemple un contraste de couleur. Cristal de roche : minéral de la famille des quartz qui se caractérise par sa transparence et son éclat.Designer : métier qui consiste à imaginer et réaliser les objets qui nous entourent.Ennoblir : donner de la noblesse, enrichir, magnifier une matière en utilisant différentes techniques de décoration. Par exemple la broderie sur du textile.

Les mots listés peuvent parfois avoir plusieurs significations mais les définitions proposées donnent à comprendre la description des œuvres et les arts décoratifs.

Entrelac : motif composé de lignes qui s’entrelacent.Garniture : ensemble des matériaux qui servent à assurer le confort d’un siège ou d’un lit (tissu, sangles, rembourrage…). Gravure : principe qui consiste à inciser, creuser la matière pour créer un motif. Irisé : effet brillant et scintillant à la lumière. Laqué : effet lisse et brillant comme les objets en laque (résine extraite d'arbres d'Extrême-Orient). Ligne brisée : ligne en « dents de scie ». Monture : pièce de métal servant à soutenir, protéger, embellir et faciliter l’usage des objets. Par exemple les anses d’un vase. Mosaïque : petites pièces assemblées pour réaliser une surface.Opaque : qui ne permet pas le passage de la lumière.

Les mots listés peuvent parfois avoir plusieurs significations mais les définitions proposées donnent à comprendre la description des œuvres et les arts décoratifs.

GLOSSAIRE

Ordonné : en bon ordre en opposition à désordonné.Passementerie : ensemble des réalisations en fils de toute nature (ruban, cordon, galon, franges…) utilisés dans la décoration intérieure et la mode. Pixellisé : effet produit lorsque les points qui composent une image deviennent apparents. Sequin : petit disque en métal ou en plastique coloré, cousu sur un vêtement ou un tissu pour le décorer. Sertir : unir une pièce à l’autre afin d’obtenir un ensemble ou panneau. Symétrique : on parle d’un décor symétrique en imaginant qu’une ligne centrale partage le décor en deux moitiés et que les deux moitiés se superposent parfaitement. Stylisé : manière de représenter de façon simplifiée. Volume : espace occupé par l’objet.

Les mots listés peuvent parfois avoir plusieurs significations mais les définitions proposées donnent à comprendre la description des œuvres et les arts décoratifs.

GLOSSAIRE

Ce petit quizz invite à associerboutons et matières, boutons ettechniquesLe Musée des Arts Décoratifs possède une collection unique au monde de plus de 3000 boutons. Datées du 18e au 20e siècle, ces objets, petits par leur taille, sont de véritables objets d’art par la préciosité des matériaux et des techniques qui entrent dans leur fabrication. Les matières d’origine animale sont très représentées. L’écaille (carapace de tortue), la nacre (coquillage), l’ivoire (défense d’éléphant) ou encore le galuchat (peau de requin) sont des matières considérées comme luxueuses de par leur rareté. Les espèces sont aujourd’hui protégées et les matériaux sont fabriqués artificiellement pour imiter les couleurs et les textures. Réalisées par des artisans de différents métiers d’art, ces boutons sont comme des concentrés des collections du musée.

LE PETIT QUIZZ

Le Petit Quizzen PDF

Ensavoir plus sur l’exposition«Déboutonner la mode » présentée au MAD du 10 février au 19 juillet 2015.

Accéderau jeu en ligne

https://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/expositions/expositions-terminees/deboutonner-la-mode/

Voir les réponses

Bois France, 20e siècle Inv. 2012.48.2948

Calcite bleue(pierredure) marbréeFrance, 20e siècle Inv. 2012.48.2797

Verre transparent,travaillé au chalumeau Elsa Triolet, Paris 1930-1939 Inv. 2012.48.163

Métal France, 1920-1940 Inv. 2012.48.2674

Céramique émailléeJean Clément, Paris 1930 - 1949 Inv. 2012.48.2331

Tissu façonné cousu au dos du boutonavec un fil marron plus épaisEurope, fin du 18e siècle Inv. 2012.48.55

Voir les réponses

Nacre Line Vautrin, Paris, 1940 - 1960 Inv. 2012.48.2195

Cuir teinté France, 20e siècle Inv. 2012.48.2822

Ivoire sculptée Béla Voros, Nice,1930-1939 Inv. 2012.48.1640

Plastique et fourrure France, 20e siècle Inv. 2012.48.2950

Ecaille Claude, France,20e siècle Inv. 2014.46.43

Plumes collées surun disque en écaille Lucien Weingott, Paris 1950 -1959 Inv. 2012.48.2035

Galuchat collé sur une pastille en résine Jean Clément Paris 1930-1949 Inv. 2012.48.2406.1-2

Morceaux de coquille d'escargotLucien Weingott, Paris 1950 -1959 Inv. 2012.48.2041

Tresse de laine et structure en métal François Hugo Cannes, 1940-1960 Inv. 2012.48.1884

Voir les réponses

Marqueterie de paille Atelier Trégor Paris, 1950-1959 Inv. 2012.48.2063

Ivoire et incrustation de nacre Japon, 19e siècle Inv. 2012.48.3014

Taffetas de soie brodé Europe fin du 18e siècle Inv. 2012.48.37

Réalise ton petit cabinet de curiosités en papier

Cette activité propose la réalisation de la façade d’un meuble en papier où chacun peut ranger, présenter sa petite collection d’objets précieux. Pas à pas, suis bien le mode d’emploi. Chaque petite fenêtre peut s’ouvrir pour laisser découvrir une œuvre du musée. Amuse-toi à chercher, sur la base de données du site du Musée des Arts Décoratifs, les objets que tu rêves de collectionner et place-les dans ton petit cabinet de papier.

Photos: Lucy Winkelmann / MAD Paris

http://collections.madparis.fr/

L'activitéen PDF

Réalise ton petit cabinet de curiosités en papier

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Photos: Lucy Winkelmann / MAD Paris

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Réalise ton petit cabinet de curiosités en papier

Cette activité propose la réalisation de la façade d’un meuble en papier où chacun peut ranger, présenter sa petite collection d’objets précieux. Pas à pas, suis bien le mode d’emploi. Chaque petite fenêtre peut s’ouvrir pour laisser découvrir une œuvre du musée. Amuse-toi à chercher, sur la base de données du site du Musée des Arts Décoratifs, les objets que tu rêves de collectionner et place-les dans ton petit cabinet de papier.

Photos: Lucy Winkelmann / MAD Paris

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