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François BajardCPC Essonne Ecole inclusive

Autour du

Langage

Les aspects du langage

Les troubles

Vocabulaire précision

Le développement

Les aires

Les dyslexies

La communication

Les conditions

Les composantes et les pistes

(notamment numériques)

Surveille ton langage !

Oh, il n'est vraiment pas fort en langue celui-là !

Il m'a coupé la parole !

Mais quelle différence entre ces 3 mots ?

Définition : le langage

Le langage désigne la capacité qui permet à chacun d'entre nous de communiquer et d'interagir avec les autres Hommes.

Le langage est une capacité universelle et innée chez l’Homme, qu’il soit muet ou comme Mowgli, un enfant sauvage.

Le langage est la faculté de mettre en œuvre un système de signes linguistiques (qui constituent la langue) permettant la communication et l’expression de la pensée, ce qui est privatif des humains, et des sentiments, ce qui est commun aux animaux. La linguistique est l’étude scientifique du langage. Wikipédia.fr

Le langage est un instrument de la pensée qui se développe au cours de l'enfance par différents stades.

Une capacité

Définitions

Le langage correspond à la faculté naturelle, inhérente et universelle qu’a l’être humain de construire des systèmes servant à la communication.F. de Saussure

Faculté que possèdent les hommes d’exprimer leur pensée et de communiquer entre eux par un système conventionnel de signes oraux ou graphiques constituant une langue.Le MaxidicoLe langage est la faculté de mettre en œuvre un système de signes linguistiques (qui constituent la langue) permettant la communication et l’expression de la pensée, ce qui est privatif des humains, et des sentiments, ce qui est commun aux animaux. La linguistique est l’étude scientifique du langage. Wikipédia.fr

Définition : le langage

Le langage humain possède une créativité extrêmement développée puisqu'à partir d'un nombre limité de sons et de mots, chacun d'entre nous peut exprimer une infinité de messages.

Schwartz et al. (2007) estiment qu’il doit y avoir un bon millier de phonèmes dans les langues du monde. Les inventaires de Maddieson (1984) et Maddieson et Precoda (1990) basés sur une échantillon de 451 langues incluent 920 phonèmes.

L’appareil vocal et le système auditif mettent de fortes contraintes sur ce qu’il est possible de produire comme articulations et sur ce qu’il est possible de discriminer comme sons de la parole.

1000 phonèmes

dans les langues du monde

Une capacité

Définition : la langue

La langue désigne un outil permettant de communiquer.La langue n'est pas commune à tous les êtres humains mais seulement à un groupe de personnes.

Une langue est un mode d'expression propre à une communauté. Les personnes parlant une même langue forment une communauté linguistique

La langue est, au contraire, "un produit social de la faculté du langage et un ensemble de conventions nécessaires, adaptées par le corps social pour permettre l'exercice de cette faculté chez les individus" (Saussure, 1995). Contrairement au langage qui repose sur les facultés naturelles des êtres humains, la langue est acquise progressivement et elle est liée aux conventions sociales d'une communauté linguistique.

Un outil

Définition : la langue

Toute langue constitue un système complexe réunissant un ensemble de mots (= le lexique) et un ensemble de règles de fonctionnement (= la grammaire, les règles d'agencement des sons, règles de conjugaison,...).

On estime que plus de la moitié des langues parlées aujourd’hui auront disparu à la fin du XXIè siècle.

82% des langues du monde sont parlées par des groupes de population de moins de 100 000 personnes.

On considère qu'il existe entre 5000 et 8000 langues. Selon les recherches des ethnologues 6912 langues.

L’inventaire des systèmes sonores montre des variations qui vont de 12 (celui duhawaïen) à 141 phonèmes avec une moyenne de 32 par langue.

39% des langues du monde sont parlées par des populations de moins de 10 000 personnes.

La diversité des langues est aujourd’hui très menacée. Environ 90% des langues sont parlées par 10% de la population du monde.

Chaque langue construit son lexique à partir d'un nombre limité de phonèmes.Rouler un « r » en français est sans conséquence pour la compréhension; ne pas le faire en arabe conduit à des confusions, puisque cette langue comporte à la fois une apicale vibrante [r] (« r » roulé) et une fricative vélaire sonore [ġ] (proche du « r » français).

Définition : la langue

Signifiant graphique

a

n

c

h

o

i

s

Signifiant sonore

Pas de correspondance entre la valeur de base de la lettre et sa sonorité

85 % de transparence en français

Dans notre cas 0% de correspondance

Objet réel : le référent

https://www.philo5.com/Cogitations/190118_SaussureMagique.htm

[ɑ̃ʃwa]

Signifiants (représentation)

Ni le son ni les lettres le composant ne veulent rien dire ; ils sont arbitraires.

Signifié = concept

Signe = association

Un signe est quelque chose qui renvoie à autre chose que lui-même.

Anchois

anchois

ANCHOIS

La langue n'est pas automatiquement sonore

https://www.philo5.com/Cogitations/190118_SaussureMagique.htm

Le français signé est l'utilisation de signes de la LSF ordonnés selon la syntaxe linéaire de la langue française.

Pour dire : “Hier je me suis super bien amusé à la fête… “, le signeur va signer sur la ligne du temps que c'était « hier », signer le mot « la fête » et qu'il s'est « super bien amusé » en utilisant les intensifs du visage et des gestes.La langue des signes française a une grammaire différente du “français signé” (qui garde la syntaxe du français, mais utilise des signes pour les mots).

L'ordre des mots est le suivant : tout d'abord le lieu, puis le temps, ensuite le sujet et enfin l'action. Ce qui est logique puisque la pensée visuelle des sourds entraîne une mise en scène systématique de ce qui se dit : le décor est tout d'abord planté, les acteurs entrent ensuite en scène et l'action peut enfin débuter…

La langue des signes possède un signe pour un concept et une grammaire spécifique.

"bonjour"

Une syntaxe propre

https://www.philo5.com/Cogitations/190118_SaussureMagique.htm

Origine étymologique “communicare” qui signifie “être en relation”. C’est le fait d’établir une relation avec autrui, de transmettre quelque chose à quelqu’un.Fonction de communication : S’exprimer, mais aussi chercher à comprendre

La parole prend en compte la prononciation, l'accent, le rythme, l'intonation ou encore le type de mots ou d'expressions utilisés.

L’articulationest l’ensemble des mouvements des organes de la parole (essentiellement le voile du palais, le larynx, la langue et les lèvres) qui modifient la forme des cavités supralaryngées (résonnateurs). Le son (ou le souffle) sera ainsi modifié pour que soient réalisés les différents sons du langage (les phonèmes)

La parole

La parole désigne l'utilisation concrète de la langue qu'a chaque individu. Elle désigne donc la manière d’utiliser l’outil.

2 sphères

Les aspects du langage

La sphère expressive

La sphère récéptive

5 composantes

La première est le langage réceptif ou la compréhension des mots. La deuxième est le langage expressif ou la production des mots. Le langage réceptif précède le langage expressif. Autrement dit, l’enfant comprend les mots avant d’avoir la capacité de les produire (Boyd et Bee, 2017; Bouchard, 2008; Daviault, 2011; Papalia et Martorell, 2018).

Réfère à la capacité de distinguer tous les sons de la langue, de se faire une représentation mentale de la séquence des sons dans un mot afin de pouvoir bien le prononcer.

La phonologie

La morphosyntaxe (les phrases)

Réfère à l’ensemble des structures permettant de construire des phrases et des énoncés.

Les composantes du langage

Le langage comprend cinq composantes qui se développent simultanément durant l’enfance.

Au fur et à mesure que l’enfant développe et utilise son vocabulaire, il affine sa façon de prononcer les mots. Ainsi, un enfant peut dire « to » pour produire plusieurs mots comme « bateau » « auto » « mouton »… et, à force de les utiliser, il apprendra à produire tous ces mots de façon de plus en plus précise afin de les distinguer.

L’enfant commence par s’exprimer avec des mots simples (ex. maman, bateau) et ensuite par des combinaisons de mots. Peu à peu, il ajoute des mots pour produire une idée plus complexe et précise comportant tous les constituants de la phrase (ex. Jus. Veux jus. Veux jus d’orange. Je veux du jus d’orange.).

La phonologie, soit l’utilisation des sons. En français, il y a 36 unités de son, que l’on nomme phonèmes. L’enfant apprend ces sons, commence par les utiliser individuellement, puis les combine pour finalement former des mots (Bouchard, 2008; Daviault, 2011; Otto, 2006; Papalia et Martorell, 2018).

Progressivement, il combinera des mots pour former des phrases. Pour y arriver, il devra utiliser la syntaxe et mettre les mots dans un certain ordre afin que son message soit compris par les autres. Chaque langue possède ses propres règles syntaxiques (Bouchard, 2008; Cloutier, 2005; Daviault, 2011; Papalia et Martorell, 2018). La morphologie est aussi utile dans la construction des phrases. Cette composante renvoie aux formes que prennent les mots : singulier, pluriel, temps de verbe, etc. (Bouchard, 2008; Cloutier, 2005; Daviault, 2011; Otto, 2006).

Le sens

Le sens que l’on donne au mot est la composante sémantique. Tout au long de son développement, l’enfant apprend à associer les mots à des objets, des personnes, des réalités, des concepts (Bouchard, 2008).

Les mots que l’enfant utilise constituent son vocabulaire (lexique).

Le contenu(le lexique)

Au début, un enfant imite les mots qu’il entend et les associe à un objet, une action, un concept. Après un certain nombre d’expositions, il peut réutiliser ces mots par lui-même et c’est à ce moment qu’on dira qu’ils font partie de son vocabulaire.

L’utilisation (les interactions)

Réfère aux aspects sociaux et fonctionnels de la communication.

Pragmatique

Sémantique

Phonologie

Lexique

Syntaxe

L’enfant utilise le langage pour différentes raisons : pour faire des demandes, pour exprimer un refus, pour initier un contact social, etc. Dans les interactions, certaines habiletés sont cruciales pour développer une bonne communication avec l’entourage.

La dernière composante est la pragmatique ou l’usage des mots en fonction du contexte social. Les normes sociales entourant le langage ne sont pas toutes explicites. Les tours de parole, les intentions de communication, le langage non verbal sont tous des éléments de la pragmatique que l’enfant apprendra grâce aux interactions verbales qu’il aura avec les membres de son environnement (Bouchard, 2008; Cloutier, 2005; Otto, 2006; Papalia et Martorell, 2018).

Les troubles du langage oral peuvent toucher les composantes suivantes

L’articulation

Capacité à articuler les sons de façon permanente et systématique➡️ Troubles de l’articulation

La parole

Capacité à ordonner les sons➡️ Troubles /Retard de parole

Le langage

Capacité à choisir et ordonner les mots de façon à produire du sens➡️ Retard simple de langage➡️ Troubles sévères du langage oral, dont la dysphasie de développement

La parole

Capacité à ordonner les sons➡️ Troubles /Retard de parole

Le trouble de la parole réfère davantage à l'articulation des sons, à la fluidité. Par exemple, un trouble de la parole peut se caractériser par du bégaiement, un zézaiement ou encore une articulation imprécise.

L’articulation

Capacité à articuler les sons de façon permanente et systématique➡️ Troubles de l’articulation

Difficultés d’articulation : distorsions de sons (ex. : sigmatisme interdental), production erronée des sons de la parole causée par un problème au niveau du système nerveux central et/ou périphérique (i.e. dysarthrie)

Difficultés de voix : qualité vocale anormale (ex. : voix rauque, voix éteinte) causée par un trouble de la respiration et/ou du mouvement des cordes vocales, par des changements organiques des cordes vocales (exemple : nodules) ou par une mauvaise utilisation du mécanisme vocal (i.e. abus vocaux).

Difficultés de résonance : déséquilibre entre la production orale et la production nasale de la parole (exemples : hypernasalité, hyponasalité).

Difficultés de fluidité (bégaiement) : interruptions dans le flot normal de la parole (i.e. répétitions, prolongements, pauses excessives).

Le langage

Capacité à choisir et ordonner les mots de façon à produire du sens➡️ Retard simple de langage➡️ Troubles sévères du langage oral, dont la dysphasie de développement

Un retard/trouble de langage touche davantage la construction des phrases, les habiletés à raconter, échanger, la prononciation des sons (en-dehors de difficultés motrices).

Difficultés de langage réceptif : difficultés à comprendre le langage (mots, phrases, idées exprimées).

Difficultés phonologiques : difficultés persistantes à produire les sons d’un mot (omission de sons ou de syllabes).

Difficultés de vocabulaire : difficultés à nommer les objets ou à reconnaître le nom des objets.

Difficultés de langage expressif : difficultés à s’exprimer en utilisant le langage (production de sons, de mots et de phrases, formulation d’idées)

Difficultés morphosyntaxiques : difficultés à produire des phrases correctes grammaticalement ou à comprendre des unités grammaticales.

On entend par retard undécalage chronologiquedansl'acquisition d'une fonction, décalagepar rapport àdes normes attendues pour l'âge. Le retard sous-entend rattrapage et évolution vers la normalisation (rééducation)

On entend par retard undécalage chronologiquedansl'acquisition d'une fonction, décalagepar rapport àdes normes attendues pour l'âge. Le retard sous-entend rattrapage et évolution vers la normalisation (rééducation)

Précautions

Un enfant qui a des difficultés importantes de langage réceptif et/ou expressif a généralement de la difficulté à interagir avec sa famille et avec ses pairs et à développer son autonomie et ses habiletés de socialisation.

Attention aux manifestations qui présentent des similitudes avec d’autres troubles...

Toutes ces difficultés sont souvent associées à des problèmes de comportement qui résultent des frustrations vécues quotidiennement par l’enfant lorsqu’il ne réussit pas à comprendre les autres et/ou à exprimer ses besoins.

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Les dysphasies

Trouble durable et sévère de la production et/ou de la compréhension du langage oral

Diagnostic ne peut être posé que par des professionnels de la santé

Retentissement sur la sphère scolaire et la vie sociale

Adrien Honnons

Les dysphasies

3 types de dysphasie:

Dysphasie mixte

Dysphasie d’émission

Dysphasie de réception

Dysphasie de production phonologique / Dysphasie phonologico-syntaxique/ Dysphasie sémantico-pragmatique

Les dysphasies

Les dysphasies

Les dysphasies

Développement du langage : repères

Le développement du langage suit un déroulement assez fixe d'un enfant à l'autre, mais avec des variations dans les dates des différentes étapes. Il dépend à la fois de capacités neurocognitives innées et d'une rencontre de l'enfant avec un environnement humain parlant.

Tableau d’indicateurs n°1 - Indicateurs de vigilance pour des enfants normalementscolarisésTableau d’indicateurs n°2 - Quelques repères relatifs au développement du langage Indicateurs de progrès

Développement du langage : alertes

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Des compétences et des profils

Certaines difficultés langagières ont donc une explication physiologique ….

L'acquisition du langage est conditionnée par l'intégrité : • des organes phonatoires • des structures corticales et sous-corticales spécialisées dans diverses fonctions du langage; • de l'appareil auditif.

… mais aussi la spécificité de certains profils a des incidences dans le développement du langage.

Difficulté à entrer en interaction

Difficulté de généralisation

Difficulté d'abstraction

Hyper-sensibilité

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Les aires du langage

Le langage s'appuie sur des aires distinctes clairement identifiées

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http://lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_10/i_10_cr/i_10_cr_lan/i_10_cr_lan.html

Pendant longtemps, notre compréhension des bases cérébrales du langage était plutôt simple : l’aire de Wernicke prenait en charge la compréhension des mots et la relayait à l’aire de Broca par un dense faisceau de fibres pour que celle-ci produise la prononciation des phrases. Mais des expériences subséquentes en imagerie cérébrale ont mis en évidence l’existence d’une troisième région indispensable au langage.

Globalement, l'aire de Broca est la zone associée à la production des mots parlés alors qu'une zone différente du cerveau, l'aire de Wernicke, est associée à la compréhension de ces mots.

L’étude des interrelations entre le cerveau, le langage et le sens par Galina IakimovUne conférence de l'UTLS au lycée, Lycée Pierre et Marie Curie (06 Menton) CanalU

http://lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_10/i_10_cr/i_10_cr_lan/i_10_cr_lan.html

Il s’agit du lobule pariétal inférieur, aussi appelé "centre de Geschwind" qui est connecté par d’importants faisceaux de fibres nerveuses à la fois à l’aire de Broca et à l’aire de Wernicke. L’information pourrait donc transiter entre ces deux régions soit directement par le faisceau arqué, soit en passant par le centre de Geschwind par une seconde route parallèle.

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https://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_10/a_10_cr/a_10_cr_lan/a_10_cr_lan.html

Il existe une importante variabilité de taille et de position des aires de Broca et de Wernicke selon les auteurs qui les ont décrites.

La partie postérieure du gyrus frontal inférieur serait impliquée dans le traitement phonologique et la production comme telle du langage, rôle qui serait facilité par sa position proche des centres moteurs de la bouche et de la langue.

La partie antérieure du gyrus frontal inférieur serait davantage impliquée dans les aspects sémantiques du langage. Sans être directement impliquée dans l’accès au sens, l’aire de Broca participe donc à la mémoire verbale (sélection et manipulation d’éléments sémantiques).

L’aire de Broca : 2 zones

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Les aires du langage sont distinctes des circuits de la perception auditive des mots entendus ou de la perception visuelle des mots lus.

Le cortex visuel, responsable pour sa part de la vision consciente du monde, est aussi crucial pour le langage en permettant la lecture des mots et la reconnaissance d’objets comme première étape de leur identification par un nom.

Remarque

Le cortex auditif permet la reconnaissance des sons, préalable essentiel à la compréhension du langage.

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Apprendre à parler c'est d'abord apprendre à communiquer

L'enfant n'apprend pas le langage. Il apprend à utiliser un outil indispensable pour communiquer avec son entourage.

L'apprentissage de la langue passe obligatoirement par des interactions dans lesquelles l'adulte répond à l'enfant, corrige et enrichit directement ses propos.

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Origine étymologique “communicare” qui signifie “être en relation”. C’est le fait d’établir une relation avec autrui, de transmettre quelque chose à quelqu’un.Fonction de communication : S’exprimer, mais aussi chercher à comprendre

Communiquer

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Imaginez-vous ici :

Comment feriez-vous ?

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Pourquoi communiquer ?

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Les 9 possibilités de ne pas se faire comprendre...

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Parler ce n'est pas seulement communiquer

Le langage est impliqué dans la construction de l'image de soi, dans le développement de l'intelligence, dans la socialisation

« La pensée gagne en précision ce que le vocabulaire gagne en variété. Comment penser avec des concepts mous et flottants ? Comment penser quand les mots manquent ? »

J. de Romilly, discours académique prononcé lors du 300e anniversaire du Dictionnaire, 26 mai 1994.

L'école joue un rôle primordial dans l'apprentissage des différentes conduites discursives : décrire, raconter, expliquer, prescrire, convaincre, dialoguer, jouer avec la langue…

https://www.direlireecrire.ruedesecoles.com/outils-pratiques/bigdata/4/le-langage#:~:text=Vers%203%20ans%2C%20l'enfant,1%20300%20mots%20par%20an.

Les conditions du développement du langage

Le développement du langage Catherine Loisy

L'enfant acquiert le lexique (les mots) et la syntaxe (la fonction et la disposition des mots dans la phrase) dans les échanges avec son environnement familial et social. Les psychologues admettent aujourd'hui que les 2 fonctions du langage (communication et représentation) sont étroitement liées au cours du développement

Des traitements cognitifs

Un bain langagier

Un besoin de communiquer

Une maturité neurologique

Composante lexicale

Nombre de mots

Elle s'appuie avant tout sur la catégorisation, mémoire sémantique plus puissante que la mémoire lexicale.

https://www.direlireecrire.ruedesecoles.com/outils-pratiques/bigdata/4/le-langage#:~:text=Vers%203%20ans%2C%20l'enfant,1%20300%20mots%20par%20an.

Le développement du système lexical d'un enfant est dû à sa capacité à extraire implicitement des régularités statistiques de son environnement langagier. Il comprend que tel assemblage de sons est toujours associé au même objet ou à la même situation.La production des premiers mots débute aux environs de 11-13 mois. Vers 1 an le bébé connaît environ 50 mots. Ce nombre s'accroît lentement puis s'accélère vers la fin de la 2e année (environ 200 mots). Le nombre de mots produits par les enfants de 24 mois peut aller de 100 (10 %) à 550 (10 %).Vers 18-20 mois, on assiste à une explosion lexicale qui se traduit par l'acquisition majoritaire de substantifs (entre 4 et 10 mots nouveaux par jour). Ensuite, ce sont les verbes et les adjectifsqui se développent. Quand le lexique atteint 400 mots, les mots grammaticaux se multiplient.Vers 3 ans, l'enfant connait environ 1 000 mots, vers 6 ans, entre 2 500 et 3 000 mots. On considère qu'un adulte connait entre 25 et 40 000 mots (les écrits pour adultes en comportent environ 73 000).Entre le CE1 et le CM2, le vocabulaire augmente d'environ 1 300 mots par an. Le nombre de mots appris chaque année est supérieur de 50 % environ à ce qu'il était en moyenne entre 1 an et 7 ans. Toutefois, la connaissance de ces mots n'implique pas toujours une définition précise de ceux-ci. Des mots qui semblent familiers aux adultes peuvent avoir un sens très approximatif pour les enfants. Ainsi le verbe « oser » n'est défini qu'en CM2.On peut donc estimer que le vocabulaire connu par les enfants d'école primaire correspond à environ 1 900 mots en CP, 2 en CE1 et 4 900 en cycle 3.

Les premières phrases (à partir de 2 ans)Les mots sont maintenant accompagnés de leur déterminant (article, pronom) et suivis de verbes dont la maîtrise de la conjugaison va s'étendre sur plusieurs années.Le groupe verbalÀ partir de 3 ans, plusieurs temps commencent à être utilisés : impératif, présent, infinitif et passé composé. L'utilisation correcte de ces temps est en place vers 4 ans-4 ans et demi. Le futur est d'abord exprimé sous forme périphrastique (semi-auxiliaire « aller » suivi du verbe à l'infinitif). En langage parlé le futur simple est généralement exprimé sous la forme « je vais manger », plutôt que « je mangerai », temps utilisé à partir de 6 ans.Là encore, l'enfant fait preuve de repérages de règles dont la généralisation peut l'amener à commettre des erreurs. Ainsi, le fait que « vendre » donne au participe passé « vendu », « tendre, tendu » pourra inciter à dire « prendu » pour le verbe « prendre ». Les nombreuses irrégularités des verbes en français ne simplifient pas la tâche de l'apprenti.Entre 3 et 6 ans, le passé composé est employé dans le cas d'un délai temporel long entre l'action et le moment où on la raconte et pour exprimer le résultat de l'action ; sinon l'enfant utilise le présent.Groupe nominalL'utilisation correcte des articles définis et indéfinis se fait vers 6 ans. Les premiers pronoms personnels sont logiquement ceux qui concernent les première et deuxième personnes vers 3 ans (« je », « tu », « toi »), puis apparait la troisième personne (« il », « elle ») puis les autres (« nous », « on »). L'acquisition des adjectifs possessifs se fait dans le même ordre mais un peu plus tardivement (« mon », « mien », « ton », « tien », « son », « sien »). Pour les pronoms possessifs, il faut attendre 5 ans pour que soient utilisés « le mien », « le tien » et 6 ans pour « le sien », « le nôtre », « le vôtre », « le leur ».Des prépositions sont acquises dès 2 ans (« de », « à », « pour »). Mais il faut attendre entre 3 ans et 4 ans pour la maîtrise des prépositions de lieu (« dans », « sur », « sous », « près de », « avec ») et 4-5 ans pour les adverbes et les prépositions de temps (« aujourd'hui », « hier », « demain », « maintenant », « tout de suite » ; « avant », « après », « pendant »).L'expression de la temporalité et celle de la causalité sont étroitement liées dans le développement cognitif et l'acquisition linguistique de l'enfant.Les phrasesDès 2 ans l'enfant a compris qu'il existait différentes modalités : impératif, affirmatif, interrogatif. Les moyens de les exprimer vont évoluer avec l'âge. Au départ, l'enfant ne va utiliser que l'intonation. À partir de 3 ans apparaissent les pronoms interrogatifs (« qui », « quand », « pourquoi »…). Ils utilisent aussi la locution « est-ce que » pour formuler des interrogations.Les subordonnées apparaissent dès le début des phrases (2 ans et demi-3 ans). Elles sont souvent introduites par la conjonction « parce que ». Mais « jusqu'à ce que » n'est employé qu'entre 6 et 7 ans.

La trousse de base

La demande

Le nombre de mots compris est nettement supérieur au nombre de mots utilisés, et ceci reste vrai tout au long de la vie. Le développement quantitatif du lexique utilisé est très rapide.18 mois-2 ans : 20 mots6 ans : 2500 mots --> soit, en moyenne, de 1 à 2 mots par jour pendant 4 ans.Adulte cultivé : 20 000 à 30 000 connus, utilisation de 2500 à 5 000

Développement quantitatif

Développement qualitatif

Concepts affinés(mots concrets = bon mot pour un objet)

CatégorisationGénéralisation (termes génériques)

Polysémie - contextemots abstraits

Multiplier les expériences qui amène du lexique (attention cependant à structurer ce lexique : récurrence, décontextualisation, généralisation, représentations…) : le mobiliser

Numérique et langage

Numérique et langage

Numérique et langage

Numérique et langage

Diaporama avec paroles : Microsoft Photorécit

Photorécit est un logiciel extrait de MovieMaker qui permet de réaliser des diaporamas sonorisés (un fond sonore), commentés (titre en texte, commentaire audio).

Exemple : raconter

Numérique et langage

Utilisation des capacités des diaporamas pour scénariser une histoire...

Base d'images

Logiciel de présentationMise en saynète

Exemple de projet créatif

Un livre augmenté

Exemple de projet créatif

Un livre augmenté

Numérique et langage

Application ChatterPix Kids pour faire parler une image

Créer un film en StopMotion

Application "Animation en 3D"

ChatterPix et PhotoSpeak

Numérique et langage

Présentations à l'aide de Tellagami

Numérique et langage

Thinglink : application en ligne

Numérique et langage

Numérique au service de la poésie

Garder trace du lexique, exporter le lexique dans les groupes de vie (cohérence)

Composante syntaxique

Les différentes structures des phrases produites à l’oral.

Composante syntaxique

Les étapes de l’acquisition des pronoms

La construction du système des temps

L’ordre des mots

L’utilisation des pronoms

La construction de phrases de plus en plus complexes

Les conduites langagières, raconter, argumenter...

Composante syntaxique

C’est une méthode conçue par une orthophoniste et un enseignant spécialisé pour des enfants dysphasiques. Il s’agit que l’enfant visualise les phénomènes syntaxiques pour améliorer son discours. Le principe est de symboliser par des jetons de couleurs les mots, les notions catégorielles et les principales règles de fonctionnement de la langue. Le travail s’effectue sous deux formes : l’écriture en jetons d’une phrase présentée oralement pour travailler la segmentation en mots et l’analyse grammaticale; l’évocation par l’enfant d’une phrase en rapport avec une série de jetons proposée.

Rendre visible la syntaxe

La méthode des jetons

Pédagogie Montessori

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Ressources

http://rire.ctreq.qc.ca/2019/11/les-declencheurs-de-parole-une-ressource-didactique-pour-stimuler-loral-spontane-des-eleves-du-primaire/